Bérénice Bejo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Bérénice Bejo

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Bérénice Bejo au festival de Cannes 2014.

Naissance 7 juillet 1976 (38 ans)
Buenos Aires, Argentine
Nationalité Drapeau : France Française
Drapeau : Argentine Argentine
Profession Actrice
Films notables Meilleur Espoir féminin
24 heures de la vie d'une femme
OSS 117 : Le Caire, nid d'espions
The Artist
Le Passé

Bérénice Bejo, née le 7 juillet 1976 à Buenos Aires (Argentine), est une actrice franco-argentine[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

À l'âge de trois ans, Bérénice Bejo et ses parents quittent l'Argentine alors en pleine dictature militaire, pour aller vivre en France. Très tôt Miguel Bejo, son père[2], réalisateur argentin, la plonge dans la culture cinématographique et l'inscrit dans des cours de théâtre. Elle vit alors près de Rambouillet, ville où elle passe le baccalauréat C (en y incluant l'option théâtre facultative) au lycée Louis-Bascan.

Elle partage sa vie avec le réalisateur Michel Hazanavicius avec qui elle a deux enfants : Lucien, né le 25 juin 2008, et Gloria, née le 18 septembre 2011[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Elle effectue ses premières apparitions à l'écran dans les courts métrages Pain perdu en 1993, Enceinte ou lesbienne pour L'@mour est à réinventer en 1996, et interprète le personnage de Karine dans Les Sœurs Hamlet en 1998. En 2000, elle poursuit sa carrière grâce à des petits rôles dans La Captive et Passionnément. Elle obtient enfin un premier rôle grâce à Meilleur Espoir féminin de Gérard Jugnot. Sa prestation d'apprentie-comédienne lui vaut d'être nommée au César du meilleur espoir féminin.

Bérénice Bejo photographiée en 2007
Bérénice Bejo photographiée en 2007 par le Studio Harcourt.

Les années 2000-2010[modifier | modifier le code]

En 2001, Bérénice Bejo décroche le rôle de Christiana dans la production hollywoodienne Chevalier de Brian Helgeland, incarnant la confidente de Shannyn Sossamon à l'écran. Elle partage, durant quelques années, la vie de l'acteur néo-zélandais Martin Henderson[4].

En 2002, elle tourne en France aux côtés de Marie-France Pisier et Guillaume Depardieu dans Comme un avion.

En 2003, Bérénice Bejo est à l'affiche de 24 heures de la vie d'une femme de Laurent Bouhnik, où elle interprète Olivia, une jeune fille déroutant Michel Serrault par sa beauté et sa vitalité.

Tournant à deux reprises sous la direction de Steve Suissa, elle séduit tour à tour Stéphane Freiss et Titoff dans Le Grand Rôle (2004), une comédie sur le monde des acteurs, et Cavalcade (2005), un drame abordant le thème du handicap.

En 2006, elle effectue un retour en force en s'illustrant aux côtés de l'agent OSS 117, alias Jean Dujardin, dans OSS 117 : Le Caire, nid d'espions réalisé par Michel Hazanavicius. Il s'agit de la première collaboration du trio.

En 2007, elle fait une apparition dans le court métrage La Pomme d'Adam de Jérôme Genevray, avant d'incarner de petits rôles dans La Maison de Manuel Poirier et 13 m² de Barthélémy Grossman[5].

En 2008, elle apparaît dans la distribution de deux comédies romantiques : Modern Love de Stéphane Kazandjian et Bouquet final de Michel Delgado. La même année, elle met au monde son premier enfant, fruit de sa relation avec le réalisateur Michel Hazanavicius, mettant ainsi sa carrière entre parenthèse pendant quelque temps[6].

En 2009, elle participe au documentaire de Serge Bromberg, L'Enfer d'Henri-Georges Clouzot. Le documentaire reconstruit le film de Clouzot en alternant images réelles et scènes de lecture entre Jacques Gamblin et Bérénice Bejo.

2011 et la suite : César pour The Artist et prix à Cannes pour Le Passé[modifier | modifier le code]

Bérénice Bejo remporte le César de la meilleure actrice à la 37e cérémonie des César en 2012
Bérénice Bejo remporte le César de la meilleure actrice à la 37e cérémonie des César en 2012.

En 2011, elle apparaît dans la distribution du film La Traque de Antoine Blossier aux côtés de Grégoire Colin. Ce film de genre a été tourné en 2009, mais n'a obtenu une sortie en salle qu'en 2011[7].

Elle retrouve Jean Dujardin dans le film muet et en noir et blanc The Artist réalisé par son compagnon, Michel Hazanavicius, qui ressuscite, entre pastiche et célébration, l'âge d'or du cinéma classique hollywoodien. Elle y interprète le rôle de Peppy Miller, jeune étoile du cinéma parlant, amoureuse de la star déchue du muet George Valentin (Jean Dujardin). Le film connaît un grand succès critique et public (près de trois millions d'entrées) et est sélectionné au Festival de Cannes 2011 où Jean Dujardin reçoit un prix. Il connaît également une brillante carrière à l'étranger et notamment aux États-Unis. Nommé, en janvier 2012, dans six catégories des Golden Globes, le long métrage gagne trois récompenses : meilleure comédie, meilleur acteur dans une comédie (Jean Dujardin) et meilleure musique originale (Ludovic Bource). Cité peu après douze fois aux BAFTA du cinéma britannique, The Artist obtient sept trophées dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur (Michel Hazanavicius) et du meilleur acteur (Jean Dujardin).

En novembre 2011, elle rejoint la distribution du film Populaire de Régis Roinsard, aux côtés de Romain Duris et Déborah François[8].

Après ses nominations successives, comme meilleur rôle secondaire, aux Golden Globes et aux SAG Awards puis comme meilleure actrice aux BAFTA, elle apprend, le 24 janvier 2012, qu'elle est également nommée aux Oscars en tant que meilleure actrice dans un second rôle pour The Artist[9].

Un mois après, elle reçoit le César de la meilleure actrice pour The Artist. Au total, le film obtient six récompenses lors de la 37e cérémonie dont celles du meilleur film et du meilleur réalisateur pour son compagnon Michel Hazanavicius. The Artist est ensuite couronné par cinq Oscars à Hollywood, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur pour Michel Hazanavicius et du meilleur acteur pour Jean Dujardin. Cette série de récompenses se poursuit avec l'obtention du Prix Romy-Schneider en juin 2012.

Elle participe, au côté d'Emir Kusturica, à l'adaptation du roman Au bonheur des ogres de Daniel Pennac[10], et est également la voix parlée française de la princesse Mérida, héroïne du film d'animation des studios Pixar : Rebelle. En 2013, elle reçoit le Prix d’interprétation féminine au 66e Festival de Cannes pour son rôle de mère d'une famille recomposée en perte de repères dans Le Passé du cinéaste iranien Asghar Farhadi.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

Bérénice Bejo au festival de Cannes 2014.

Courts-métrages[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • Présidente du Jury professionnel du festival Cinespaña 2000.
  • Membre du jury du festival de Gérardmer du 16 au 20 janvier 2002.
  • Membre du jury de L'Étoile du Rire 2003 - Festival International du film de comédie et d'humour du 15 au 19 janvier à l'Alpe-d'Huez, Oz et Vaujany.
  • Maîtresse de cérémonie du Festival de Cannes 2012[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :