Sei Shōnagon

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Sei Shōnagon

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Sei Shonagon

Activités écrivain
Naissance vers 965
Japon
Décès après 1013
Japon
Langue d'écriture japonais

Dame Sei Shōnagon (清少納言?) est une femme de lettres japonaise, auteure des Notes de chevet, l'un des deux chefs-d'œuvre de la littérature japonaise de l'époque Heian (IXe ‑ XIIe siècles).

Biographie[modifier | modifier le code]

Sei Shōnagon est née vers 965 dans le clan Kiyohara[1]. On ne connaît pas avec certitude son nom de naissance, qui est peut-être Kiyohara Nagiko. Sei Shōnagon est son nom nyōbō: Sei (清) est le premier élément du nom de son clan (原), et shōnagon était le titre d'un poste gouvernemental.

Fille de Kiyohara no Motosuke, elle appartient à la cour de l'empereur Ichijō et elle devient en 991 dame de compagnie de l'impératrice Fujiwara no Teishi /Sadako (藤原定子). Après la mort en couches de celle-ci en 1001, elle quitte la cour impériale. On ne sait rien de certain de sa vie ultérieure. Elle meurt après 1013[1].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Notes de chevet.

Son œuvre Makura no sōshi est une collection de listes, de poésies, de complaintes, d'anecdotes, de réflexions et d'observations glanées tout au long de son séjour à la cour. Sei Shōnagon laisse libre cours à son esprit dans ce texte inclassable, qui préfigure le fragment de la littérature contemporaine.

On estime que les Notes de chevet ont été achevées entre 1001 et 1010.

Makura no sōshi et le Dit du Genji (Genji monogatari), de sa contemporaine Murasaki Shikibu, les deux grands chefs-d’œuvre de leur époque, sont souvent considérés comme des sommets de la littérature mondiale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Source: Sei-Shonagon, article de René Sieffert sur le site de l'Encyclopædia Universalis.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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