Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Astérix et Cléopâtre (homonymie).

Astérix et Obélix :
Mission Cléopâtre

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Logo du film.

Réalisation Alain Chabat
Scénario Alain Chabat
d'après l'œuvre de :
René Goscinny
Albert Uderzo
Sociétés de production Canal+
CNC
Chez Wam
KC Medien
Katharina
La Petite Reine
Renn Productions
TF1 Films Production
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Sortie 2002
Durée 107 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre est un film français réalisé par Alain Chabat, sorti en 2002. Il s'agit d'une adaptation de la bande dessinée Astérix et Cléopâtre (1963) de René Goscinny et Albert Uderzo.

C'est le deuxième film de la saga Astérix et Obélix sur grand écran, et à ce jour celui qui a rencontré le plus de succès avec en France, avec plus de 14 millions d'entrées, ce qui le place au 4e rang des films français au box office national et au premier rang des films de l'année 2002.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Cléopâtre, la reine d'Égypte, décide, pour prouver à Jules César la grandeur de la civilisation égyptienne, de construire un palais en plein désert en l'espace de trois mois. Pour cela, elle fait appel à l'architecte Numérobis. Ce choix déplaît fortement à l'architecte royal, Amonbofis, jaloux de n'avoir pas été désigné pour mener à bien le projet. Numérobis, inquiet du délai extrêmement court dont il dispose, décide de se rendre en Gaule pour demander de l'aide à un vieil ami, le druide gaulois Panoramix, détenteur du secret de la potion magique, ainsi qu'à ses amis, Astérix et Obélix. Les trois gaulois accompagnent Numérobis à Alexandrie où ils devront déjouer les manigances d'Amonbofis et des Romains, car si Numérobis ne termine pas à temps, il sera jeté aux crocodiles sacrés.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Avec un total de 14 559 509[2] entrées, ce film se place en quatrième position des films de nationalité française au box-office français, derrière Bienvenue chez les Ch'tis, Intouchables et La Grande Vadrouille, mais devant Les Visiteurs, et à la neuvième position du box-office français. En Europe, le film a fait 21 525 941 entrées.

Pays Box-office Date de sortie Distributeur Source
Drapeau de la France France 14 565 506 entrées 30/01/2002 Pathé Distribution [3]
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 1 621 762 entrées 07/03/2002 [4]
Drapeau de la Belgique Belgique 793 389 entrées 30/01/2002 Alternative Films [5]
Drapeau de la Suisse Suisse 496 813 entrées 30/01/2002 Pathé Distribution [6]
Drapeau du Luxembourg Luxembourg 39 000 entrées 2006 [7]
Drapeau de l’Union européenne Union européenne 21 567 233 entrées 2006 [8]
Drapeau : Québec Québec 651 582 entrées 2002/2003 Christals Films/Pathé Distribution [9]
Drapeau des États-Unis États-Unis 451 762 entrées 2006 [10]
Monde Total hors France 10 200 000 entrées [11]
Monde Total 24 800 000 entrées

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Décor utilisé pour le film.

Clins d'œil[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

De nombreuses scènes du film font référence à des domaines, tels que le cinéma, la musique ou encore la peinture.

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Pulp Fiction : quand César dessine à Cléopâtre une pyramide avec son doigt (« ces trucs pointus »). Une référence à la scène de Pulp Fiction quand Mia Wallace et Vincent Vega sont devant le Jack Rabbit Slim's. Mia lui dit « Ne sois pas si... » et elle lui dessine un carré avec ses doigts, Vincent lui répond « Pas la peine de me faire un dessin ».
  • Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ : le terme utilisé par Numérobis « charagiste » est un terme faisant référence au film de Jean Yanne.
  • Excalibur : lorsque Amonbofis termine son discours par le fameux « Voilà ! » : le magicien Merlin termine un dialogue avec Arthur en haut du château de Camelot par ce même mot.
  • Blade Runner : le nom du personnage Nexusis renvoie à Nexus 6, qui est aussi le type de l'androïde que l'on trouve dans Objectif Nul.
  • Cyrano de Bergerac : la tirade d'Obélix lorsqu'il parle du nez du Sphinx, interprétée par Gérard Depardieu qui avait joué le rôle-titre dans l'adaptation cinématographique de la pièce, mise en scène par Jean-Paul Rappeneau.
  • Forrest Gump : lorsqu'Astérix porte le message à Cléopâtre, il est encouragé par Numérobis : « Cours, Astérix ! Cours ! », également allusion au titre du film Cours, Lola, cours et au film Les Aventures du baron de Münchhausen de Terry Gilliam (Berthold et Astérix démarrent de la même façon).
  • Jurassic Park : l'agneau et les crocodiles parodiant la vache dévorée par les vélociraptors. Astérix se sert d'un miroir comme rétroviseur lorsqu'il se fait poursuivre en char, on peut y lire une inscription rappelant celle que l'on observe lorsque le T-Rex poursuit la Jeep.
  • Matrix : le combat entre Numérobis et Amonbofis.
  • Star Wars : lorsque Numérobis rencontre Astérix et Obélix à son arrivée en Gaule, il cherche Panoramix en précisant que « c'est un droïde », en référence à C-3PO et R2-D2 (également recherchés par les sbires de l'Empire). Plus tard on découvre le costume de Caïus Céplus qui parodie celui de Dark Vador, la musique de la Marche impériale accompagnés de la tirade  : « Quand on l'attaque, l'empire contre-attaque! ». On peut aussi entendre la voix robotique et la respiration de Dark Vador. Juste avant, Céplus dit à Antivirus  : « Je suis très déçu par votre attitude  » en l'étranglant. Cela fait allusion à l'épisode IV de Star Wars où Dark Vador étrangle l'amiral Motti avec la Force en disant  : « Votre manque de foi me consterne ». Une réplique de Panoramix fait aussi référence à l'épisode I de Star Wars avec la réplique de Jar Jar Binks :« Quelle vulgarité » lors de la scène du pilonnage du palais par les Romains.
  • Tigre et Dragon et plus généralement les films d'art martiaux hongkongais wu xia pian : la scène de combat entre Numérobis et Amonbofis.
  • Titanic : le chef pirate sur son bateau qui hurle « Je suis le roi du monde ! ».
  • Gladiator : la phrase de salutation « Respect et robustesse » des Romains parodie le salut « Force et honneur ».
  • Le Grand Pardon : la réplique d'Amonbofis à Numérobis : « Arrête tes salamalecs, Bettoun. », allusion à la famille mafieuse du film, dans lequel joue également Gérard Darmon.
  • Wayne's World 2 : Astérix annonce qu'il y a de la fausse potion magique qui circule sur le chantier, dans Wayne's World c'est de la réglisse rouge empoisonnée. Alain Chabat était par ailleurs à l'origine de l'adaptation française des Wayne's World avec son compère Dominique Farrugia.
  • Les Bronzés font du ski : lorsqu'un centurion se trompe avec le nom de Caïus Antivirus et l'appelle Jean-Claude Dusse. C'est une allusion au personnage maladroit interprété par Michel Blanc.
  • Le Grand Blond avec une chaussure noire  : Une des extravagantes robes de Cléopâtre fait clairement référence à la célèbre robe décollée du dos (laissant entrevoir le début des fesses) portée par Mireille Darc.
  • Uranus : Quand Obélix, Astérix et Panoramix se retrouvent en prison suite à la ruse du gâteau empoisonné, Obélix crie plusieurs fois « j'ai faim ! », en référence bien sûr à son énorme appétit, mais c'est également un clin d'œil au personnage de poète bistrotier alcoolique incarné par Depardieu dans Uranus, qui crie lui « j'ai soif ! » depuis la cellule où il est incarcéré.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

  • Où est Charlie ? : lorsque Amonbofis utilise ses mains comme jumelles pendant la chanson I Feel Good. On peut voir sur le chantier avant l'intervention d'Amonbofis, un égyptien déguisé en Charlie interprété par Louis Leterrier, le personnage de ce livre.
  • Barbe-Rouge de Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon.
  • Le dessin d'Astérix, Obélix et Idéfix brandi par Barbe-Rouge est le même que celui qu'utilisent les romains dans Astérix et les Goths.
  • La scène où le bateau des pirates a sombré, laissant les pirates sur un radeau après qu'obélix a accidentellement fait naufrage en envoyant un projectile aux romains d'un puissant coup de pied, est similaire à celle dans l'album Astérix légionnaire.

Peinture[modifier | modifier le code]

  • Le Radeau de la Méduse : les pirates sur leur radeau après que leur bateau a coulé. Barbe Rouge fait d'ailleurs la remarque : « Je suis médusé ! ». Cette référence est également présente dans la version bande dessinée.
  • La Joconde : lorsque Cléopâtre pose pour un tableau et demande à être peinte de face plutôt que de profil. Claude Berri est le peintre et paraît assez dubitatif sur l'art moderne : « Ben, moi, l'art contemporain... ». En fait, le metteur en scène était lui-même collectionneur d'art contemporain, et allait ouvrir une galerie en son honneur à Paris. Référence à la Joconde.

Musique[modifier | modifier le code]

  • L'œil peint sur un mur au debut du film est un clin d'œil un album du groupe The Alan Parsons Project (The Eye in the Sky).
  • Yakety Sax, la chanson du thème de Benny Hill : lorsque les trois Gaulois sont dans la pyramide et qu'Idéfix arrive et que les spectateurs ne voient que les yeux des principaux personnages.
  • la chanson I Feel Good de James Brown : lorsque les Égyptiens prennent de la potion magique et se mettent au travail.
  • la chanson Alexandrie Alexandra de Claude François : sur le bateau de Numérobis : « ...Barracuda... ». Et Astérix réplique à Numérobis « ...fait naufrager les papillons de ma jeunesse » à la réponse à la question « Quelle est cette lueur ? » « La lumière du Phare d'Alexandrie » et aussi quand Obélix dit « J'ai plus d’appétit qu'un barracuda » lui et Astérix reprennent « Ba ra cuda ».
  • le groupe texan ZZ Top : les Égyptiens barbus avec les blocs de pierres qui tournent durant la chanson I Feel Good.
  • Ennio Morricone : la musique Chi Mai, composée pour le film Le Professionnel et reprise pour les publicités d'aliments pour chiens Royal Canin est diffusé lorsque Idéfix poursuit un légionnaire courant à quatre pattes. Alain Chabat, à l'époque des Nuls, avait déjà couru sur cette musique déguisé en rabbin pour la parodie « Royal Rabbin ».
  • Hugues Aufray : Lorsque les pirates sont de retour sur leur troisième bateau, Barbe-Rouge dit « C'est un fameux un mât, fin comme un oiseau, hissez haut ! », ce qui rappelle la chanson Santiano.
  • La Marche impériale, quand le centurion Céplus décide de bombarder le chantier, il imite la marche et la voix de Dark Vador, ainsi que ses gestes (« quand on l'attaque, l'Empire contre-attaque »).
  • Gipsy Kings, lors de la confrontation entre Numérobis et le Marchand de Pierre avant la série de baffes, une partie du dialogue reprend la fameuse chanson Djobi Djoba.
  • Umberto Tozzi, lorsqu'Astérix croise le regard de Guimieukis avec la chanson Ti amo.
  • The Bangles : la chanson du générique de fin est une reprise de "Walk Like An Egyptian", tube des Bangles dans les années 1980.
  • Le theme original compose par Philippe Chany est tres largement inspiree de la musique du generique d'ouverture du Dictateur de Charlie Chaplin composee par Charlie Chaplin lui meme.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Mallaury Nataf : au générique, l'un des pirates est appelé Maori Mataf.
  • Elisha Otis : Otis, scribe de Numérobis invente l'ascenseur sous le nom de « sanseffortseur » alors qu'Elisha Otis est devenu célèbre en ajoutant le système de « parachute » à l'ascenseur. Otis est aussi une société de construction d'ascenseur.
  • Jacques Chirac : lorsque Panoramix dit à Numérobis que la disposition des cuisines pourrait gêner par « les bruits et les odeurs ».
  • Lionel Jospin et Martine Aubry : mention des 35 heures.
  • Mathieu Kassovitz : quand Numerobis et Otis cherchent le nom de Panoramix.
  • Jean Jaures  : la façon de parler d'Itinéris, Amonbofis s'adressant aux employés égyptiens en criant « Camarades ! »[14].
  • Stéphane Bern : caricaturé par le scribe Otis lorsqu'il s'émeut de la trace que laisseront dans l'Histoire les souliers des romains.
  • Claude Berri : caméo dans le rôle d'un peintre dans le film, il répond dubitatif à une demande de Cléopâtre : « Oh, moi l'art contemporain... », alors qu'il possédait une importante collection d'œuvres d'art contemporain.
  • Malcom X : quand Caius Céplus se trompe de nom en désignant Astérix.
  • Alfred Dreyfus : lorsque Caïus Céplus étrangle Antivirus à la façon de Dark Vador, il se trompe et lui dit "je suis très déçu par votre attitude, centurion affairdreyfus"

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Saga Astérix et Obélix[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]