La Cérémonie (film, 1995)

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La Cérémonie

Réalisation Claude Chabrol
Scénario Caroline Eliacheff
Claude Chabrol
Acteurs principaux
Sociétés de production Drapeau : France MK2 Productions
Drapeau : France France 3 Cinéma
Drapeau : Allemagne Prokino Filmproduktion
Drapeau : Allemagne Olga-Film
Drapeau : Allemagne ZDF
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Film dramatique
Sortie 1995
Durée 111 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Cérémonie est un film franco-allemand de Claude Chabrol, sorti en 1995, adaptation du roman L'Analphabète de Ruth Rendell, lui-même librement inspiré du fait divers célèbre qui vit les sœurs Papin assassiner leurs patronnes, ainsi que de la pièce de Jean Genet Les Bonnes.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Sophie (Sandrine Bonnaire) est engagée comme bonne à tout faire par un couple de bourgeois. Jeune femme timide et introvertie, elle est analphabète, mais le cache soigneusement car elle en a honte. Elle se lie peu à peu avec Jeanne (Isabelle Huppert), la postière du bourg, une femme au passé trouble. Cette dernière voue une haine et une jalousie sans limite aux Lelièvre, les patrons de Sophie (Jean-Pierre Cassel et Jacqueline Bisset). Progressivement, elle la monte contre eux. Un jour, Melinda (Virginie Ledoyen), la fille de ses patrons, découvre par hasard son analphabétisme et lui propose son aide. Honteuse de son état, Sophie la menace afin qu'elle garde son secret, mais la jeune fille s'empresse de tout raconter à son père, qui décide de licencier la bonne.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

« Tout ça finira mal, aucun doute. Mais Hitchcock nous l'a bien appris : c'est justement cette certitude qui fait naître la peur. L'angoisse naît moins de la catastrophe qui survient que de l'attente intolérable qui la précède. Et, donc, avec la perversité qu'on lui connaît et cette sorte d'élégance implacable qu'il atteint, parfois, Chabrol va faire de cette danse de mort une « cérémonie » funèbre. Un suspense de classe. […]Mais il suffit d'un secret découvert, cet analphabétisme, dont Chabrol joue en orfèvre ­pour que le fragile équilibre se rompe et que l'horreur se déchaîne. Chabrol est beaucoup trop malin pour songer à se prendre au sérieux. Son film est un divertissement. Brillant. Mais c'est, peut-être, aussi, un avertissement. Qui suggère, mais comme ça, mine de rien, que tout pourrait péter un jour. Que tout pétera sûrement. Et qu'il n'y aura, alors, ni remords ni regrets. »

— Pierre Murat, Télérama, août 1995

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]