Éric Cantona

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Éric Cantona
Eric Cantona Cannes 2009.jpg
Éric Cantona au Festival de Cannes 2009
Biographie
Nom Éric Daniel Pierre Cantona
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 24 mai 1966 (48 ans)
Lieu Marseille (Bouches-du-Rhône)
Taille 1,88 m (6 2)
Période pro. 1983-1997
Poste Attaquant
Parcours junior
Saisons Club
Drapeau : France Caillols
1981-1983 Drapeau : France AJ Auxerre
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1983-1988 Drapeau : France AJ Auxerre 094 0(29)
1985-1986 Drapeau : France Martigues 015 00(4)
1988-1990 Drapeau : France Marseille 043 0(14)
1989 Drapeau : France Bordeaux 012 00(6)
1989-1990 Drapeau : France Montpellier 039 0(14)
1991 Drapeau : France Nîmes Olympique 019 00(4)
1992 Drapeau : Angleterre Leeds United 035 0(13)
1992-1997 Drapeau : Angleterre Manchester United 188 0(82)
Total 445 (166)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1987-1995 Drapeau : France France 045 0(20)
1997-2005 Drapeau : France France Beach Soccer 002 0 (1)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1997-2011 Drapeau : France France Beach Soccer
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Éric Cantona est un ancien footballeur français, devenu acteur au terme de sa carrière sportive, né à Marseille le 24 mai 1966. Sa carrière sportive en France et en Angleterre – où il est surnommé « King Eric » – suscite aussi bien l'enthousiasme pour ses qualités de joueur que les polémiques autour de son attitude sur le terrain et en dehors.

Pendant sa carrière de joueur, Cantona est un attaquant talentueux et inspiré. Champion d'Angleterre avec Leeds United et à quatre reprises avec Manchester United, il devient une des personnalités historiques des Red Devils. Élu par les supporters de Manchester United comme le meilleur joueur ayant évolué au sein de ce club[1] et meilleur joueur de l'histoire de la Premier League par un sondage réalisé par Barclays[2], King Eric est l'un des meilleurs attaquants de son époque.

Ses frasques, colères et son caractère imprévisible font de lui un acteur incontournable des médias. Ses différentes affaires avec Henri Michel, ou encore le coup de pied sur un spectateur anglais, lui valent de se faire exclure à plusieurs reprises de ses différentes équipes. Il n'est pas sélectionné par Aimé Jacquet pour le Championnat d'Europe de football 1996 et prend sa retraite sportive un an avant la Coupe du monde de football 1998, remportée par l'équipe de France. De plus, il joue avec son image en provoquant et en choquant délibérément.

Cantona s'occupe activement de la promotion du football de plage en France et dans le monde. En 2005, l'équipe de France de football de plage devient championne du monde avec Éric Cantona comme sélectionneur-joueur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Éric Cantona est né le 24 mai 1966 à Marseille, de parents ayant des origines espagnoles et italiennes[3]. Il est le fils cadet de la famille. L'aîné, Jean-Marie, est quatre ans plus âgé qu'Éric, alors que Joël, le benjamin, est d'un an plus jeune que lui[4]. Ils grandissent dans le quartier Les Caillols dans le 12e arrondissement de Marseille. À l'âge de six ans, Éric commence le football dans le Sports Olympiques Caillollais au poste de gardien de but[5]. Il change de poste en poussin pour devenir attaquant parce que Les Caillols dominent les autres équipes et le jeune joueur ne touche pas le ballon au poste de gardien[6]. Quelques semaines plus tard, il remporte avec son club le tournoi poussins de Cannes où il est désigné meilleur joueur[7]. Il joue plus de 200 rencontres pour le club de son quartier, marquant des centaines de buts[8].

Footballeur (1981-1997)[modifier | modifier le code]

Début de carrière à Auxerre (1981-1985)[modifier | modifier le code]

Guy Roux, entraîneur d'Éric Cantona sous les couleurs de l'AJ Auxerre.

Bien que né à Marseille, Éric Cantona n'y débute pas sa carrière professionnelle. Après avoir envisagé d'intégrer les centres de formation de l'AS Monaco ou de l'OGC Nice, il opte finalement pour celui de l'AJ Auxerre qu'il intègre à 15 ans[9].

Le 14 mai 1982, Cantona réalise sa première apparition sous le maillot de l'équipe de France de moins de 17 ans. L'équipe affronte la Suisse et les Bleus gagnent grâce à un but décisif d'Éric Cantona[10].

Cantona débute en première division française le 5 novembre 1983 contre Nancy[11]. Aligné en attaque aux côtés de Andrzej Szarmach, il participe plus d'une heure à la victoire 4 à 0 d'Auxerre[11]. Six semaines plus tard, Guy Roux l'appelle à nouveau lors d'une rencontre contre le Racing Club de Lens. L'AJA Auxerre bat Lens sur le score de 4 à 0 à nouveau mais Roux préfère laisser Cantona s'épanouir avec la réserve jusqu'en mars 1985[12]. L'équipe réserve d'Auxerre devient championne de troisième division lors de cette saison 1983-1984. Lors de la finale, Cantona marque le but victorieux contre l'OGC Nice, club qu'il a failli rejoindre jeune[13]. Au total, Éric Cantona marque vingt buts et termine second meilleur buteur de l'équipe réserve cette saison-là[13].

Cantona réapparait en équipe première à la fin de la saison 1984-1985. Auxerre est en course pour disputer la Coupe UEFA pour la deuxième fois de l'histoire du club[14]. Le 14 mai 1985 dans le stade Robert-Diochon de Rouen, Éric Cantona inscrit son premier but pour une victoire 2 buts à 1 du club de Bourgogne[14]. Deux semaines plus tard, au stade de la Meinau, Auxerre perd 1 à 0 à la mi-temps contre le RC Strasbourg[14]. Cantona marque le but égalisateur d'une frappe de loin et permet à Auxerre de se qualifier pour la Coupe d'Europe[14]. Cette année-là, il remporte également avec la réserve auxerroise une seconde fois son groupe de Division 3 puis en juin, avec les juniors de l'AJA, il gagne la Coupe Gambardella en marquant les trois buts de la victoire contre Montpellier[15].

Au début de la saison 1985-1986, Éric Cantona a une chance de devenir titulaire après le départ d'Andrzej Szarmach mais une infection virale touche l'espoir français[16]. Guy Roux lui laisse sa chance mais Cantona échoue à marquer le moindre but en six rencontres de championnat[16] et Roger Boli devient finalement titulaire à la pointe de l’attaque ajaïste aux côtés de Patrice Garande[16].

Passage par Martigues pour rebondir (1985-1986)[modifier | modifier le code]

Guy Roux appelle Yves Herbet, entraîneur du FC Martigues, pour lui proposer son jeune attaquant en prêt[17]. Éric Cantona veut en effet se rapprocher de son amie, Isabelle, et de sa famille restée à Marseille[17]. En octobre 1985, il est prêté pour sept mois dans un club qui lutte pour le maintien[18].

Loin de Guy Roux, Cantona n'a pas la même discipline sur le terrain et se fait expulser à deux reprises avec Martigues[19] ; il s'impose cependant à la pointe de l'attaque martéguale marquant 4 buts en 15 rencontres et le club, bon dernier à son arrivée, se maintient. Roux, encouragé par ses prestations et ses progrès, lui propose de signer son premier contrat professionnel qu'il signe le 1er février 1986 après une rencontre contre l'Olympique lyonnais[20].

Retour en Bourgogne et débuts internationaux (1986-1988)[modifier | modifier le code]

Lorsqu'Éric Cantona effectue son retour dans l'effectif de l'AJA, il devient un élément clef de l'équipe entraînée par Guy Roux. Cantona a besoin de neuf matchs pour marquer en faveur d'Auxerre, lors d'une victoire 3 à 0 contre Saint-Étienne le 13 septembre[21]. En tout, il marque 17 buts toutes compétitions confondues dont 13 en championnat.

Ses bonnes performances en club sont remarquées et Cantona est appelé en équipe de France Espoirs, il marque contre la Hongrie lors d'une victoire 4 à 1[22]. Le 10 octobre, il inscrit à nouveau deux buts contre l'URSS offrant la victoire 2 à 1 aux jeunes français[22]. Plus tard dans la saison, les Bleuets se qualifient pour les quarts de finale des championnats d'Europe grâce à une victoire contre la Norvège lors de laquelle Éric Cantona est une nouvelle fois décisif[23].

La saison 1987-1988 débute sur le même rythme pour Éric Cantona. En juillet, dans le cadre des matchs de préparation, l'attaquant de l'AJA Auxerre inscrit un but lors du succès 3 à 1 d'Auxerre contre le Grasshopper Club Zurich et remporte la Coupe des Alpes[23],[24]. Le 4 août, Henri Michel sélectionne Éric Cantona pour jouer la rencontre contre l'Allemagne de l'Ouest à Berlin[23]. Titulaire aux côtés de Jean-Pierre Papin, Cantona inscrit son premier but avec l'équipe A française sur un tir à ras de terre de 10 mètres sur une ouverture de José Touré[25]. L'attaquant d'Auxerre n'évite cependant pas la défaite de l'équipe de France 2 buts à 1[26]. Il marque à nouveau des points contre la Norvège le 14 octobre 1987 au Parc des Princes en offrant une passe décisive à Philippe Fargeon[27].

Lors du premier tour de la Coupe UEFA 1987-1988, Auxerre est battu 3 à 0 au match aller contre le Panathinaïkos. Avant le match retour, Cantona promet de faire gagner le match retour après sa mauvaise performance de la première rencontre[28]. L'attaquant français marque un des trois buts de la victoire 3 à 2 de l'AJA[28].

En Championnat, Cantona marque 13 buts lors de cette saison que l'AJA termine à la 4e place. Il se fait également remarquer, le 5 avril 1988, en taclant par derrière, volontairement et très violemment, Michel Der Zakarian lors d'une rencontre contre Nantes, en 16e de finale de la Coupe de France. Cette agression lui vaut trois matchs de suspension[29]. Quelques jours plus tard, il est un des principaux acteurs des demi-finale du championnat d'Europe Espoirs contre l'Angleterre. Il inscrit le deuxième but de la victoire 4-2 à domicile puis les deux buts français du nul 2-2 obtenu à Londres[30].

Éric Cantona conserve d'ailleurs une affection toujours particulière pour son premier club, son particularisme, ses valeurs et son idée du football, il déclare à ce propos : « La France ne mérite pas Auxerre, l’Angleterre sans doute, mais pas la France. »

Transfert à l'OM, prêts à Bordeaux et Montpellier : des titres et des ennuis (1988-1991)[modifier | modifier le code]

De nombreux clubs français espèrent à la fin de la saison s'attacher les services de Cantona. L'AS Monaco, le PSG, le Matra Racing et l'Olympique de Marseille sont les principaux clubs enclins à le recruter[31]. Éric Cantona choisit de revenir dans sa ville natale et donne son accord à l'OM de Bernard Tapie. Il reçoit au dernier moment une offre du Milan AC mais la refuse, étant déjà engagé avec le club marseillais. C'est donc à l'Olympique de Marseille, un des clubs emblématiques du football français, que Cantona signe un contrat de cinq ans en 1988 lors d'un transfert à hauteur de 22 millions de francs (soit près de 3,4 millions d'euros) entre les deux clubs[32], un montant record à l'époque dans le football français.

Peu de temps après, Cantona se fait remarquer par son premier coup d'éclat médiatique. Alors qu'il est titulaire lors de la victoire contre l'Espagne en mars 1988, il n'est pas retenu par Henri Michel cinq mois plus tard pour jouer la Tchécoslovaquie. Cantona traite le sélectionneur de l'équipe de France de « sac à merde » et affirme qu'il ne jouera plus avec l'équipe de France tant qu'Henri Michel en sera le sélectionneur[33],[27]. Éric Cantona se voit exclu par la fédération française de football de toute sélection nationale jusqu'au 30 juin 1989, le privant ainsi de sélection A mais également espoirs, il ne peut donc participer à la victoire de ceux-ci en finale retour du Championnat d'Europe de football espoirs 1988.

L'aventure marseillaise tourne également court lorsqu'en janvier 1989, il se distingue à l'occasion d'un match amical opposant l'OM au Torpedo de Moscou à Sedan. Lorsque l'entraîneur marseillais Gérard Gili décide de le remplacer, le joueur exprime vivement son mécontentement et jette son maillot à terre. Le club le sanctionne pendant un mois puis décide de le prêter, le 12 février 1989, aux Girondins de Bordeaux jusqu'à la fin de la saison. Éric Cantona reste trois mois et demi à Bordeaux, jouant 1 110 minutes sous le maillot des Girondins[34] et marquant à six reprises sous ses nouvelles couleurs. En coupe de France, les Girondins sont éliminés dès les 32e de finale par Beauvais aux tirs au but, Cantona ratant sa tentative de panenka face au gardien beauvaisien[35]. Sans rejouer avec l'Olympique de Marseille, Cantona devient en fin de saison champion de France.

La suspension d'un an en équipe de France étant terminée, Éric Cantona retrouve l'équipe de France le 16 août 1989 à Malmö lors d'un match amical contre la Suède[36]. Alors sélectionneur de l'équipe de France, Michel Platini aligne une formation en 4-4-2[note 1] avec Cantona titulaire aux côtés de Jean-Pierre Papin, meilleur buteur du dernier exercice de première division française avec 22 buts[36]. Le match est une réussite, la France l'emporte 4-2 grâce à des doublés de Papin et Cantona[36]. L'Équipe titre « Platini a trouvé le truc »[36], Éric Cantona en profite pour s'imposer comme titulaire en pointe de l'attaque française.

Après son passage à Bordeaux, Éric Cantona rejoint de nouveau en prêt le Montpellier-Hérault pour la saison 1989-1990. Arrivé avec son ami Stéphane Paille, le début de saison se passe mal et Montpellier se traîne en queue de classement. À ce mauvais parcours sportif s'ajoute un incident de vestiaire avec Jean-Claude Lemoult à la suite d'une défaite à Lille[37]. Louis Nicollin, le président montpelliérain, tranche en suspendant Éric Cantona deux matchs et en prêtant Stéphane Paille aux Girondins de Bordeaux.

En équipe nationale, Cantona, rappelé par Michel Platini, enchaîne les bonnes performances, participant à une série de six victoires consécutives des Bleus. Le numéro 18 de l'équipe de France marque un but contre l'Écosse[38], puis un doublé contre l'Allemagne de l'Est trois mois plus tard[39]. Il inscrit un nouveau but contre l'Allemagne de l'Ouest[40]. et enfin un doublé contre la Hongrie en mars 1990, ce qui fait de lui un titulaire indiscutable avec huit buts en huit rencontres[41].

En club, Montpellier est lanterne rouge à la mi-février. Aimé Jacquet est alors licencié et remplacé par Michel Mézy qui redonne vie au groupe. Éric Cantona et ses coéquipiers quittent les dernières places du championnat et finissent à la 13e place. Ce nouvel esprit va trouver son accomplissement en Coupe de France, les Montpelliérains se hissent en finale après avoir éliminé l'AS Saint-Etienne à Geoffroy Guichard sur un but de Cantona. Face au Matra Racing, les Montpelliérains s'imposent après prolongation 2-1, le premier but sur coup franc de Laurent Blanc faisant suite à une faute sur Cantona[42].

Il retourne à l'OM en 1990 mais ce deuxième passage à Marseille ne s'avère guère plus réussi que le premier. Il bénéficie pourtant de la confiance de Franz Beckenbauer en début de saison, son entente avec Jean-Pierre Papin fonctionne et Cantona marque 8 buts en 16 matchs. Lors de la 14e journée du championnat contre Brest, il est blessé gravement au genou sur un tacle de Racine Kané à la 40e minute et doit observer une convalescence de plusieurs mois[43]. À son retour, Raymond Goethals ayant remplacé Beckenbauer, Éric Cantona ne peut jamais retrouver sa place dans l'effectif marseillais, ne rentrant pas dans les plans de l'entraîneur belge qui préfère jouer avec un seul attaquant central. Il ne participe pas ainsi ni à la finale de la Coupe des clubs champions européens contre l'Étoile rouge de Belgrade ni à la finale de la coupe de France contre l'AS Monaco.

Nîmes et la première retraite sportive (1991)[modifier | modifier le code]

Le départ de Marseille ne fait aucun doute pour Éric Cantona[44]. L'Olympique lyonnais et le Paris Saint-Germain sont deux destinations possibles mais aucun de ces deux clubs ne satisfait Cantona[44]. Michel Mézy, son ancien entraîneur à Montpellier devenu président du Nîmes Olympique lui propose de venir rejoindre son équipe tout juste promue de Division 2 et d'en devenir le capitaine[44]. L'attaquant marseillais accepte de jouer dans un club moins prestigieux que l'OM et signe à Nîmes[45] où il retrouve deux autres anciens montpelliérains William Ayache et Jean-Claude Lemoult et un ancien coéquipier marseillais Philippe Vercruysse[44]. Le club de Nîmes paie le transfert 10 millions de francs grâce à des fonds publics débloqués par Jean Bousquet, maire de la ville de Nîmes et ancien président du club[46].

Cantona rate le premier match de la saison mais fait ses débuts contre Sochaux le 27 juillet à domicile lors d'un match nul 1 à 1[46]. Après un nouveau match nul 2 à 2 contre Toulouse, l'équipe enchaîne une mauvaise série avec deux défaites et deux matchs nuls 0 à 0[46]. Éric Cantona se blesse alors à la cuisse et est indisponible un mois[46]. Nîmes encaisse alors une défaite 4 à 2 contre l'Olympique de Marseille et le club pointe à la 19e place du championnat[46], l'avant dernière place. Michel Platini, sélectionneur de l'équipe de France, continue à avoir confiance en Cantona et le sélectionne pour jouer la Tchécoslovaquie le 4 septembre. La France l'emporte 2 à 1 grâce à un doublé de Jean-Pierre Papin.

Nîmes reprend espoir grâce à des victoires sur Cannes, Nancy et Le Havre alors que Cantona est toujours absent[47]. À son retour, la star des Crocodiles inscrit un pénalty décisif lors d'une victoire 1 à 0 contre Lille. Le rendez-vous en octobre avec l'équipe de France est une réussite avec une victoire 2 à 1 contre l'Espagne assurant la qualification de la France au championnat d'Europe. Le retour à Nîmes est plus difficile avec des défaites contre le PSG, Rennes, Toulon, Caen puis Metz[48].

Une nouvelle affaire le met au ban du football français quelques mois après son arrivée à Nîmes. Lors d'un Nîmes-AS Saint-Étienne, il s'énerve contre l'arbitre qui vient d'accorder un coup-franc aux visiteurs, lui jette le ballon dessus[49] puis rentre aux vestiaires sans regarder l'arbitre l'exclure. La FFF le sanctionne alors par quatre matchs de suspension[49]. Le joueur répond à cette décision en traitant d'« idiots » les membres de la commission de discipline[50]. Ces propos ont pour effet d'aggraver la durée de la sanction à deux mois de suspension[49]. Par orgueil, Cantona décide le 12 décembre 1991 de résilier le contrat le liant au Nîmes Olympique et de renoncer au football.

L'Angleterre comme terre d'accueil : la renaissance à Leeds United (1992)[modifier | modifier le code]

Éric Cantona ne joue que six mois à Elland Road mais il y devient champion d'Angleterre pour la première fois de sa carrière.

La décision de mettre un terme à sa carrière prise par Cantona est remise en cause par ses admirateurs ainsi que par Michel Platini. Le sélectionneur des Bleus persuade son attaquant de trouver dans le championnat anglais un terrain d'expression idéal pour relancer sa carrière.

En janvier 1992, Cantona rejoint le club de Sheffield Wednesday. Mais cette expérience ne dure que le temps d'une mise à l'essai d'une durée d'une semaine et d'un match d'exhibition. Lassé par les hésitations des dirigeants de Sheffield qui tardent à lui proposer un contrat, Cantona accepte cinq jours plus tard une offre ferme de Leeds United où il est persuadé de prouver à la France qu'il est un grand joueur. Le Yorkshire Evening Post annonce l'arrivée de Cantona à Leeds le 1er février 1992[51]

Recruté par Howard Wilkinson, suite aux recommandations de Platini et Gérard Houllier[52] l'attaquant français ne parle alors presque pas anglais[53]. Éric Cantona effectue ses débuts en championnat anglais à Oldham le 8 février, soutenu par 5 000 supporteurs de Leeds United qui ont fait le déplacement pour observer les débuts de la recrue française[54]. Surnommé « Le Brat » par le Sunday Mirror, Cantona touche peu de ballons et est observateur de la défaite 2 à 0 de son équipe[54]. Après un court voyage en Irlande et une victoire 2 à 0 contre le champion irlandais Shelbourne, l'équipe retourne à Elland Road le 15 février où Éric évolue pour la première fois[55].

Malgré son faible temps de jeu depuis l'incident avec l'arbitre en France, Cantona est sélectionné par Michel Platini pour affronter l'Angleterre à Wembley à l'occasion d'un match amical de prestige[56]. L'équipe de France domine et joue à un bon niveau de jeu mais le réalisme des Anglais fait la différence[56]. Ces derniers s'imposent sur le score de 2 à 0[56]. Lors du match nul opposant Everton à Leeds, la première apparition de Cantona à la télévision britannique nationale, il apparait que celui-ci ne s'est pas encore adapté au style de jeu du football anglais[57].

C'est en mars 1992 que Cantona révèle son talent outre-Manche. Il est mis sur le banc de touche, mais réalise un bon dernier quart d'heure lors d'une rencontre contre Aston Villa[58]. Éric Cantona se retrouve à nouveau sur la touche à Tottenham le 7 mars. Quelques secondes après son entrée en jeu, Cantona réalise une passe décisive pour Gary McAllister qui double l'avantage de Leeds[59]. Cette nouvelle victoire place le club en tête du championnat devant Manchester United. Il impressionne lors d'un match nul contre West Ham United puis en marquant d'une reprise de volée contre Chelsea[53].

Il devient d'ailleurs champion d'Angleterre. Lors des célébrations du titre, le premier depuis près de 18 ans pour Leeds, amené à s'exprimer devant la foule des supporters en liesse, Cantona déclare avec un fort accent français : « I love you, I don't know why, but I love you »[60]. Ajoutée à ses performances sur le terrain, cette simple phrase (qui, samplée sur un rythme techno, fait l'objet d'un disque) fait chavirer les cœurs et marque le point de départ de la « Cantomania » en Angleterre.

Après son titre en Angleterre, Éric Cantona est logiquement retenu par Platini pour disputer le championnat d'Europe 1992. Bien que l'équipe n'ait pas joué dans une compétition majeure depuis six ans, elle fait partie des favoris après ses huit victoires en huit matchs lors des éliminatoires[61]. Au milieu de l'attaque à trois avec Pascal Vahirua et Jean-Pierre Papin, Cantona est presque transparent et n'a aucune influence sur les deux premiers matchs nuls de l'équipe de France contre la Suède, puis l'Angleterre[62]. Lors du troisième match, contre le Danemark, la France s'incline sur le score de 2 à 1[63]. Cantona termine son tournoi sans avoir marqué ni réalisé de passe décisive.

Lors du Charity Shield joué une semaine avant le début du championnat, Cantona apparait très en forme. Contre Liverpool, il inscrit un triplé avec pour la première fois en match officiel le numéro 7 sur le maillot[64]. Leeds United glane un nouveau trophée grâce à son succès 4 à 3 dû en grande partie à son attaquant français. Cantona devient le premier Français à inscrire un but à Wembley pour un club anglais, le premier Français à être nommé homme du match en Angleterre et le premier joueur de Leeds à réaliser le triplé dans le vieux stade de Wembley[65].

La défense du titre commence par une victoire 2 à 1 contre Wimbledon avec une attaque à trois composée de Cantona, Chapman et Wallace[66]. Il reçoit son premier carton jaune en Angleterre lors de ce match. Titulaire, Cantona est dans la lumière en inscrivant un nouveau triplé contre Tottenham. Quatre jours plus tard, il met en valeur le jeune gardien de Liverpool David James. Éric Cantona inscrit un doublé contre Oldham dans la même semaine[67].

Défait par Stuttgart 3 à 0 en Allemagne, Leeds United réussit à battre l'équipe allemande 4 à 1 au retour et est éliminé de la compétition européenne. Mais l'entraîneur de Stuttgart, Christoph Daum, a mis quatre joueurs étrangers sur le terrain, contre les trois autorisés par l'UEFA. L'équipe de Cantona gagne 3 à 0 sur tapis vert et les deux équipes doivent disputer un troisième match. Leeds passe finalement le tour avec un succès 2 à 1 malgré la performance moyenne de l'attaquant français[68]. Au deuxième tour de la Coupe d'Europe, Cantona a un traitement de faveur des défenseurs centraux des Glasgow Rangers[69]. Les Écossais éliminent Leeds au terme de deux matchs rugueux.

La naissance du « King » (1992-1995)[modifier | modifier le code]

Alex Ferguson recrute l'attaquant français en 1992 avec qui il devient champion la saison suivante.

Malgré cette entame en fanfare à l'occasion du Charity Shield, ses rapports avec ses dirigeants se dégradent rapidement et l'histoire avec Leeds ne dure pas. Le 26 novembre 1992, il est transféré à Manchester United pour 1,2 million de livres sterling[70]. Dès la première saison avec les Red Devils, Éric Cantona réalise une exceptionnelle saison et remporte son deuxième titre de champion d'Angleterre de suite, devenant le premier joueur du championnat à être successivement champion avec deux clubs différents[70]. Il permet ainsi à Manchester United de remporter son premier titre depuis 26 ans. Pour Ryan Giggs, « Quand il était sur le terrain, même les choses les plus difficiles paraissaient faciles. Avant, nous avions du mal à trouver la faille. Dès qu'il est arrivé, les buts ont commencé à pleuvoir[71]. » Manchester United poursuit sa domination la saison suivante avec un doublé championnat-coupe[70].

Il enchaîne plusieurs saisons exceptionnelles dans ce club prestigieux, gagnant le cœur des fans et surtout des titres (quatre fois champion d'Angleterre et deux fois vainqueur de la Cup). Celui qui n'était que le Frenchie à ses débuts en Angleterre devient alors Eric the King.

En équipe de France, il est le capitaine de Gérard Houllier et la sélection bleue réalise un sans faute dans les qualifications de la coupe du monde 1994. Il ne lui faut qu'un match nul pour se qualifier alors qu'il lui reste deux matchs à domicile. La France perd cependant contre Israël, puis contre la Bulgarie sur un but de Kostadinov à la dernière minute et doit laisser la qualification à la Bulgarie et à la Suède, futures demi-finalistes.

Son côté « bad boy » refait son apparition en octobre 1993. À la fin du match contre Galatasaray en Ligue des Champions qui voit son équipe éliminée, il s'en prend avec véhémence à l'arbitre du match et se fait sanctionner de quatre matchs de suspension[72]. En mars 1994, il piétine un défenseur de Swindon et prend trois matchs de suspension qui se transforment en cinq matchs à la suite d'une nouvelle expulsion contre Arsenal quelques jours plus tard[73].

Il se déplace malgré tout aux États-Unis pour la Coupe du monde 1994 mais en tant que consultant pour France Télévisions où il commente des matches en compagnie de Didier Roustan[74].

Éric Cantona devient une véritable star en Angleterre où ses exploits sur le terrain effacent tous ses déboires passés. Il est élu à deux reprises « meilleur joueur de l'année » du championnat anglais. Cantona participe au développement de Manchester United, les maillots floqués au nom du joueur se vendent par centaines. Une chanson est même créée à sa gloire, et encore aujourd'hui, cette chanson est interprétée lors des rencontres effectuées par Manchester United. Enfin, Cantona gagne rapidement son surnom désormais indissociable de sa personne : « Eric the King » ou encore « King Eric ».

Scandales et suspension (1995)[modifier | modifier le code]

L'idylle entre Cantona et l'Angleterre est pourtant bien proche de se finir prématurément. Le 25 janvier 1995, les télévisions passent en boucle son fameux coup de pied contre un spectateur de Crystal Palace, qui lui a lancé des insultes xénophobes après une expulsion[75]. L'affaire fait évidemment grand bruit et contribue à renforcer la légende du joueur. Ses détracteurs y voient le coup de sang de trop, ses admirateurs louent au contraire sa personnalité unique.

Avant le procès, sa mère, inquiète, appelle Guy Roux, son ancien entraîneur, en lui demandant s'il pouvait faire quelque chose, non pas parce qu'elle avait peur d'une peine de prison ferme pour son fils, mais car elle craignait une éventuelle réaction violente de celui-ci vis-à-vis du juge chargé du dossier. Son premier entraîneur ira à son tour jusqu'à appeler le Président François Mitterrand lui demandant de faire quelque chose, ce dernier lui ayant promis de lui rendre service en cas de besoin[76].

Ce qu'il convient d'appeler l'affaire Cantona est marquée par une nouvelle sortie médiatique du joueur. Lors d'une conférence de presse liée à l'affaire, plutôt que de répondre aux multiples questions des journalistes, il prononce la phrase suivante en anglais : « Quand les mouettes suivent un chalutier, c'est parce qu'elles pensent que des sardines seront jetées à la mer », avant de se lever et de laisser ses interlocuteurs mi-amusés mi-décontenancés.

Il est condamné en mars 1995 à deux semaines de prison ferme avant que la peine soit commuée en 120 heures de travaux d'intérêt général en appel, et suspendu neuf mois par la fédération anglaise (suspension étendue au niveau international par la FIFA). Ces heures de travaux d'intérêt général consistent à entraîner des jeunes joueurs anglais[77].

Cette suspension l'éloigne de l'équipe de France et Aimé Jacquet qui en avait fait son capitaine ne le rappelle plus chez les Bleus.

Derniers titres et fin de carrière du King Eric (1995-1997)[modifier | modifier le code]

Cantona fait un retour triomphal sur les pelouses anglaises le 1er octobre 1995, 248 jours après son dernier match avec les Red Devils[78]. Il offre une passe décisive à Nicky Butt dès la deuxième minute de jeu[78]. Le Liverpool FC inscrit alors deux buts par Robbie Fowler[79]. Ryan Giggs obtient un pénalty que Cantona tire et marque en prenant David James à contre-pied[79]. Deux jours plus tard, Cantona joue 90 minutes contre York mais ne marque pas[79]. Le 7 octobre, l'attaquant français joue avec la réserve de United contre celle de Leeds United devant 21 502 spectateurs[79]. Il se blesse à la 18e minute lors d'une collision avec Jason Blunt[79]. Il rate le derby contre Manchester City et doit attendre le 21 octobre pour retrouver les terrains[80]. Il revient alors à Londres pour jouer contre Chelsea et contribue à trois des quatre buts de Manchester d'une victoire 4 à 1[80]. S'il ne marque toujours pas contre Middlesbrough, Cantona offre un but à Andy Cole[81].

Newcastle a alors une avance de six points sur Manchester United[81]. Éric Cantona retrouve alors son meilleur niveau. Il provoque et inscrit le pénalty égalisateur contre Nottingham Forest le 27 novembre[81]. Cantona inscrit deux nouveaux buts mais ne peut empêcher le retard de Manchester d'augmenter[81]. Ancien coéquipier à l'AJ Auxerre, le défenseur français William Prunier est recruté par Manchester United suite aux recommandations de Cantona[82]. Ce dernier participe à la victoire contre QPR puis disparait après une défaite record 4 à 1 contre Tottenham[82].En fin de saison, Cantona permet aux Mancuniens de réaliser le doublé en marquant à la 86e minute de la finale de la Cup contre Liverpool. Après la saison 1996-1997, marquée par un nouveau titre de champion, mais également des performances sportives moins éclatantes, à 30 ans, Cantona annonce son retrait du football[83]. Une lassitude du milieu sportif le décide à jeter l'éponge au sommet de sa carrière[83].

« J'ai été footballeur professionnel pendant treize ans, ce qui est très long. Maintenant, je souhaite faire d'autres choses. J'ai toujours prévu de prendre ma retraite en étant au sommet, et à Manchester United j'ai atteint l'apogée de ma carrière. »[84].

Tous les médias anglais font leur une sur la retraite du joueur français[84].

Aujourd'hui encore, quand il va voir Manchester United jouer dans son antre d'Old Trafford, le public chante la Marseillaise pour lui rendre hommage.

Beach soccer (1997-2010)[modifier | modifier le code]

Dès la fin de sa carrière de footballeur, Éric Cantona se consacre au football de plage. Il devient ambassadeur du beach soccer en France[85] avec son frère Joël Cantona. Il démarre en 1997, après avoir arrêté sa carrière de footballeur professionnel. Il prend sa retraite en mai et joue son premier tournoi de football de plage en décembre, attiré par la nouveauté[86].

Lors de la Coupe du monde de football de plage de 2005, la France se retrouve dans le groupe D avec l'Argentine et l'Australie. Le premier match se déroule sans problème pour l'équipe emmenée par Canto puisqu'elle s'impose 5 à 1 face aux Australiens puis 8 à 2 contre les Argentins et se qualifie pour les quarts de finale.

La France domine l'Espagne en quart de finale au terme d'un match serré où Cantona marque le cinquième but français de la victoire 7 à 4. Les Français passent l'obstacle japonais en demi-finale grâce à un nouveau succès, 4 à 1 cette fois-ci.

Les joueurs français affrontent en finale le Portugal qui a éliminé aux tirs aux buts le Brésil précédemment. La bande à Cantona et les Portugais se tiennent dos à dos pendant tout le match. Le score après le temps réglementaire est de 3 à 3. Au terme de la séance de tirs au but, la France remporte son premier titre de champion du monde de la compétition, et Cantona devient le premier sélectionneur français de football de plage à glaner le titre mondial. L'équipe de France a également terminé sous ses ordres à la 3e place de la coupe du monde 2006 et vice-champion de l'Euro Beach Soccer League et une quatrième place au Mondial en 2007.

Malgré le charisme de son sélectionneur, la sélection française régresse ensuite dans ses résultats, avec un quart-de-finale en 2008 et une non-qualification à la Coupe du monde 2009. Cantona quitte son poste en 2011 suite à la relégation de l'équipe de France lors du Championnat d'Europe 2010. Il est remplacé par Stéphane François.

Directeur sportif (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

Le 19 janvier 2011, le magazine anglais The Sun annonce qu'à la demande de Paul Kemsley, Eric Cantona devient le nouveau directeur sportif du Cosmos de New York, club américain phare des années 1960 et 1970, dont la réintégration en Major League Soccer est prévue pour 2013[87]. L'ancien club de Pelé, devenu président d'honneur, espère en effet devenir la 20e franchise de la MLS. Cantona participe à la promotion du Cosmos sur le site internet du club : « We're back »[88], en français « nous sommes de retour ». Dans les médias, Éric Cantona loue également le projet : « Le Cosmos, c'est un mix entre l'art et le football. »[88]. Il est également présent lors de la tournée asiatique du club début mars[89],[90]. Il quittera le poste en novembre 2012.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il s'est marié le 16 juin 2007, en secondes noces, avec la comédienne Rachida Brakni qu'il a rencontrée sur le tournage du film L'Outremangeur[91]. Père de deux enfants, Raphaël et Joséphine, issus de son premier mariage avec Isabelle Ferrer, il a eu un garçon prénommé Émir le 25 octobre 2009[92] et une fille Selma, le 17 octobre 2013 [93] de son union actuelle.

Évocation d'une panique bancaire[modifier | modifier le code]

En octobre 2010, Éric Cantona donne une interview pour le journal Presse-Océan dans laquelle il tourne en dérision les protestations contre les retraites qui se déroulent en 2010. Il estime pour sa part que le meilleur moyen pour faire la révolution serait que tout le monde aille retirer son argent des banques, ce qui provoquerait un écroulement du système[94]. En novembre 2010, cette idée suscite un buzz, divers internautes appelant au retrait des dépôts en banque[95]. La date fixée est le 7 décembre 2010 et l'information, relayée sur internet, attire l'attention des médias français et étrangers[96].

Le 1er décembre Cantona, joint par Libération, déclare que compte tenu de l'ampleur du mouvement, il va lui aussi aller retirer son argent des banques[97] pour contribuer à une course au dépôt qui déstabiliserait le système bancaire. Le Figaro observe que la femme de Cantona, l'actrice Rachida Brakni, a quant à elle tourné une campagne publicitaire pour LCL en début d'année 2010[98].

Le 2 décembre, 5 jours avant la journée d'action, la ministre française de l'Économie Christine Lagarde déclare devant les caméras que Cantona, compétent en matière de football, devrait éviter de se mêler d'économie[99]. Baudouin Prot, PDG de BNP Paribas, a quant à lui jugé cet appel « mal fondé » et « insécuritaire »[100].

Le 7 décembre, la quasi-totalité des grands réseaux bancaires affirment n’avoir constaté « aucun mouvement particulier » à la suite de l'appel d'Éric Cantona. Ce dernier, après avoir annoncé qu'il retirerait son argent de la banque de la ville d'Albert (Somme), effectue finalement un « retrait symbolique » dans la commune voisine de Péronne. Si un certain nombre de responsables politiques français critique l'appel d'Éric Cantona, le Mouvement démocrate estime que « la proposition un peu farfelue de Cantona rencontre la préoccupation des gens qui se demandent comment adresser un signal » aux dirigeants[101].

Politique[modifier | modifier le code]

Éric Cantona est un citoyen engagé qui prend régulièrement position sur des sujets de société. En janvier 2012, l'ancien footballeur s'est associé à la Fondation Abbé-Pierre pour faire un coup d'éclat : dans une lettre publiée dans le journal Libération à destination des maires, il explique qu'il cherche à collecter 500 signatures d'élus. En réalité, il ne fait pas acte de candidature mais s'insère dans le débat afin de mobiliser les candidats sur la question du logement en France, ses 500 signatures qu'il recherche sont des signatures de politiques s'engageant pour la cause du logement[102].

Palmarès, records et récompenses[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Éric Cantona sur le terrain en 2008.

Éric Cantona inaugure son palmarès de footballeur avec les équipes de jeunes de l'AJ Auxerre en remportant la coupe Gambardella 1985 et le championnat de France de Division 3 en 1984. Il est également vainqueur de la Coupe des Alpes avec l'équipe A en 1987. Cantona devient champion d'Europe Espoirs en 1988 lors duquel il brille par ses performances sur le terrain.

Transféré à l'Olympique de Marseille, il est champion de France à deux reprises sans être un artisan de ces titres en 1989 puis 1991. Entre temps, Cantona est un des principaux joueurs de la victoire de Montpellier en Coupe de France 1990.

En 1991, Il quitte finalement la France pour l'Angleterre où il remporte dès sa première saison avec Leeds United le championnat d'Angleterre 1991-1992 et le Charity Shield.

Cantona rentre ensuite dans l'histoire avec Manchester United, gardant son titre de champion d'Angleterre en 1993 et 1994. Il réalise même le doublé en 1994 en remportant la Coupe d'Angleterre. Battus par les Blackburn Rovers en 1995, Cantona et les joueurs de Manchester United prennent leur revanche en ajoutant deux nouveaux titres à leur palmarès en 1996 et 1997. En 1996, le club réalise même le triplé avec à nouveau la Coupe et le Charity Shield. Cette dernière compétition réussit à Cantona puisqu'il contribue grandement aux trois victoires en 1993, 1994 et 1996.

Avant de quitter l'équipe de France, Éric Cantona est vainqueur de la Coupe Kirin en 1994 avec une partie de l'équipe qui sera championne du monde quatre ans plus tard.

En beach soccer, ou football de plage, Éric Cantona complète son palmarès sportif en devenant champion du monde de beach soccer en 2005 avec la France.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1993 : Troisième du classement du Ballon d'or[103]
  • 1994 : élu meilleur footballeur de l'année du championnat anglais par les joueurs adhérents à l'Association anglaise des footballeurs professionnels (PFA) ;
  • Joueur du mois du Championnat d'Angleterre de football en mars 1996.
  • 1996 : élu meilleur footballeur de l'année du championnat anglais par les journalistes de la Football Writers' Association ;
  • 1996 : élu Onze d'or par les lecteurs du magazine Onze Mondial et les téléspectateurs de TF1 ;
  • 2001 : désigné Joueur du Siècle par les supporters de Manchester United ;
  • 2002 : seul membre non-Britannique du English Football Hall of Fame à sa fondation.
  • 2004 : nommé par Pelé dans la liste FIFA 100 des plus grands joueurs vivants ;
  • 2005 : élu meilleur joueur de l'histoire de la Première League (Premiership) lors d'un sondage commandé par Barclays, le sponsor du championnat anglais.

Records[modifier | modifier le code]

Statistiques[modifier | modifier le code]

Saison Club Championnat Coupe d'Europe Équipe de France
Division Matchs Buts Type Matchs Buts Matchs Buts
1983-1984 AJ Auxerre Drapeau : France Division 1 3 0 - - - - -
1984-1985 AJ Auxerre Drapeau : France Division 1 5 2 - - - - -
1985-1986 FC Martigues Drapeau : France Division 2 15 4 - - - - -
1985-1986 AJ Auxerre Drapeau : France Division 1 7 0 C3 1 0 - -
1986-1987 AJ Auxerre Drapeau : France Division 1 36 13 - - - - -
1987-1988 AJ Auxerre Drapeau : France Division 1 32 8 C3 2 1 5 1
1988-février 1989 Olympique de Marseille Drapeau : France Division 1 22 5 - - - - -
février 1989-1989 Girondins de Bordeaux Drapeau : France Division 1 11 6 - - - - -
1989-1990 Montpellier HSC Drapeau : France Division 1 33 10 - - - 8 8
1990-1991 Olympique de Marseille Drapeau : France Division 1 18 8 C1 3 1 5 1
1991-décembre 1991 Nîmes Olympique Drapeau : France Division 1 17 2 - - - 2 2
février 1992-1992 Leeds United Drapeau : Angleterre First Division 15 3 - - - 7 0
1992-novembre 1992 Leeds United Drapeau : Angleterre Premier League 13 6 C1 5 2 2 2
novembre 1992-1993 Manchester United Drapeau : Angleterre Premier League 22 9 - - - 2 3
1993-1994 Manchester United Drapeau : Angleterre Premier League 34 18 C1 4 2 8 2
1994-1995 Manchester United Drapeau : Angleterre Premier League 21 12 C1 2 0 6 0
1995-1996 Manchester United Drapeau : Angleterre Premier League 30 14 - - - - -
1996-1997 Manchester United Drapeau : Angleterre Premier League 36 11 C1 10 3 - -

Buts en sélection[modifier | modifier le code]

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Le buste et menton haut, crâne rasé, col de maillot relevé deviennent des symboles de Cantona sur le terrain.
Le jeu de Cantona se caractérise par de nombreuses feintes et des accélérations brutales qui laissent sur place ses adversaires. Il est à la fois un buteur et un passeur décisif, toujours à la recherche du geste juste et efficace, c'est lui qui souvent fait basculer les matchs en faveur de son équipe.
Au niveau technique, il est un des précurseurs de la frappe en « rupture », caractérisée par une frappe explosive, avec peu d'amplitude, et le blocage du pied lors de l'impact avec le ballon. Il admettra qu'il s'est inspiré de la technique de frappe des joueurs de golf.

Culture[modifier | modifier le code]

Éric Cantona dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Les slogans de Nike, « 66 est une grande année pour le football anglais. Éric est né. »[note 2] et « On dit les Anglais arrogants, moi je dis qu'ils ont toutes les raisons de l'être. »[104], en référence à Éric Cantona, montrent toute l'importance du joueur français en Angleterre. À Manchester, il reste une idole ; le maillot de Manchester United au nom de Cantona y est toujours en vente[104]. Les supporteurs de United chantent en son honneur plusieurs chants comme « Oh Ah Cantona » et « 12 Cantonas »[105]. Les Guignols de l'info représentent une marionnette de Cantona dès le début des années 1990 avec Jean-Pierre Papin généralement[106]. Cantona est alors surnommé « Picasso » par l'émission télévisée en référence à sa passion pour la peinture[106].

Éric Cantona incarne Giant Jack dans l'univers musical du groupe de rock français Dionysos.

Le stade de Sainte-Cécile-les-Vignes (Vaucluse) porte son nom depuis juin 2007[107].

Le stade de Tignes porte depuis 2008 le nom d'Éric Cantona[108].

En avril 2008, Éric participe avec son frère Joël Cantona a un match de charité entre une équipe OM All Stars contre l'équipe 4-4-2 Team, et inscrit un but pour chaque équipe[109].

Peinture[modifier | modifier le code]

Passionné par la peinture, il expose ses toiles, en 1988, à Marseille. Elles sont expressionnistes et très colorées[110]. Éric Cantona est également un collectionneur. À 22 ans, il achète une dizaine de tableaux de peintres postimpressionnistes[110]. Il a acquis cinq toiles de très grand format de Ronan Barrot[110].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Éric Cantona n'attend pas la fin de sa carrière sportive pour débuter derrière une caméra. En 1995, il décroche, aux côtés de son frère Joël, un rôle remarqué dans Le bonheur est dans le pré d'Étienne Chatiliez, aux côtés de Michel Serrault et d'Eddy Mitchell. En 1998, il campe un ambassadeur français dans le film Elizabeth du réalisateur Shekhar Kapur puis enchaîne avec un rôle de boxeur dans la comédie Mookie d'Hervé Palud aux côtés de Jacques Villeret qu'il retrouve en 1999 dans le film de Jean Becker Les Enfants du marais.

Il joue ensuite un joueur de pétanque dans La Grande Vie ! en 2001, film de Philippe Dajoux. En 2003, il incarne le commissaire Séléna dans L'Outremangeur de Thierry Binisti. Il rencontre sur le tournage l'actrice Rachida Brakni, qui devient son épouse en 2007. Ces rôles lui assurent une certaine reconnaissance auprès de la critique cinématographique française.

La même année, il réalise le court-métrage Apporte-moi ton amour, avec Daniel Duval et Nadia Farès, d'après la nouvelle Bring me your love de Charles Bukowski. Le film est présenté au Festival international du film et de la télévision Cinéma Tous Écrans de Genève de 2003. En 2005, il est présent à l'affiche dans La vie est à nous ! de Gérard Krawczyk. En 2007, il est à l'affiche des films Le Deuxième Souffle d'Alain Corneau et Lisa et le pilote d'avion de Fando Pietri où il retrouve Rachida Brakni. Il fait ensuite un détour par la télévision dans le téléfilm Papillon noir réalisé par Christian Faure.

En 2009, il coproduit le film de Ken Loach Looking for Eric, présenté au Festival de Cannes 2009 en sélection officielle. Il y interprète également son propre rôle aux côtés de Steve Evets[111]. Ce film recueille de nombreuses critiques positives et la performance d'acteur de Cantona est saluée par la presse[112]. La réplique « I'm not a man, I'm Eric Cantona. »[note 3] est reprise dans de nombreux médias. Selon Le Point, l'acteur a « trouvé outre-Manche le rôle de sa vie »[113].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Éric Cantona a également effectué des apparitions à la télévision. Il joue le personnage principal du téléfilm noir Papillon noir de Christian Faure, diffusé en 2008 sur TF1. L'année suivante, il est un flic qui mène une enquête parallèle dans La Liste du même Christian Faure. Ce téléfilm réalise la meilleure audience le jour de sa diffusion le 8 octobre 2009[114].

En novembre 2012, il débute le tournage du téléfilm Délit de fuite, réalisé par Thierry Binisti. Il est diffusé le 8 janvier 2014 sur France 2.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Photographie[modifier | modifier le code]

En 2005, Éric Cantona expose à Paris des photos presque abstraites à la galerie M[116]. À l'occasion de la Feria de Pâques d'Arles, Éric Cantona expose des photographies taurines, avec la plasticienne Hélène Arnal[116],[117]. Les images sont en argentique, sans recadrage ni retouche. En photographie, il collectionne Saul Leiter, Sarah Moon, Sabine Weiss, Lucien Hervé et le Chinois Fan Ho[110].

Parrain de la Fondation Abbé-Pierre, Éric Cantona publie le 3 décembre 2009 un livre de photographies de personnes défavorisées[118]. Les droits d'auteur de l'ouvrage, intutilé Elle, lui et les autres, ont été remis à l'association.

Publicité[modifier | modifier le code]

Éric Cantona est l'une des icônes des publicités de l'équipementier sportif américain Nike. Depuis la fin des années 1990, il a participé à différentes campagnes publicitaires. Loin de le marginaliser, les frasques extra-sportives de Cantona font au contraire les délices de ses principaux partenaires, notamment Nike et Sharp. Cantona apparaît ainsi dans de très populaires campagnes de publicité où il n'hésite pas à jouer de son image avec un certain sens de l'autodérision. Une publicité Nike le représente devant le drapeau anglais avec la phrase : 66 fut une grande année pour le football anglais, Éric est né, par analogie avec la victoire anglaise de la coupe du monde 1966.

À l'occasion de la Coupe du monde 2006, il devient l'ambassadeur du « Joga bonito »[note 4]. Aussi, il apparait régulièrement à la télévision dans la publicité pour la dernière Renault Laguna[119] ainsi que pour les rasoirs recyclables BiC. Il devient en 2010 égérie des déodorants L'Oreal Paris Men Expert[120]. En 2011, il participe à une campagne publicitaire de Pepsi, où il joue le rôle caricatural d'un jeune de banlieue[121]. En 2013, il réalise une publicité pour Kronenbourg dans laquelle les brasseurs sont des vedettes poursuivies par les photographes[122]. Il a également fait une apparition dans un des spots pour la Neuf Box aux côtés du comédien Arnaud Viard.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Philippe Auclair, Cantona, the Rebel who Would be King, Pan Books,‎ 2009, 470 p. (ISBN 978-0-330-51185-8) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Éric Cantona, Elle, lui et les autres : Un regard pour la Fondation Abbé Pierre, Éditeur Buchet-Chastel,‎ 2009, 158 p. (ISBN 9782283610992)
  • Éric Cantona et Pierre Louis Basse, Un rêve modeste et fou, Robert Laffont,‎ 1994, 155 p. (ISBN 2221076230)
  • Denis Chaumier, Les Bleus : tous les joueurs de l’équipe de France de 1904 à nos jours, Larousse, 2004. p. 64 et 65. (ISBN 2-03-505420-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Andrew Mourant, Leeds United Player by Player, Londres, Hamlyn,‎ 1992, 1e éd. (ISBN 0-851-12568-9), p. 149 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Agnès Olive, Éric Cantona, La Belle Bleue éditions,‎ 2009, 80 p. (ISBN 2917970030)
  • (en) Ivan Pointing, Manchester United Player by Player, Londres, Hamlyn,‎ 1998, 3e éd. (ISBN 0-600-59496-3), p. 198 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Marc Dolisi, Looking for Eric (d'après le film), Le serpent à plumes,‎ 2009, 219 p. (ISBN 2268068056)

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'équipe est composée de quatre défenseurs, de quatre milieux de terrain et de deux attaquants en plus du gardien de but.
  2. 1966 est l'année de la seule victoire de l'Angleterre à la Coupe du monde de football.
  3. En français, « Je ne suis pas un homme, je suis Éric Cantona. »
  4. Du portugais, traduit par « beau jeu » en français.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les bons mots d'Éric Cantona », sur http://fr.fifa.com,‎ 27 août 2010 (consulté le 23 septembre 2010)
  2. (en) « Cantona voted Premiership's best », sur http://news.bbc.co.uk,‎ 15 novembre 2005 (consulté le 25 octobre 2010)
  3. Jean-Louis Beaucarnot, « Aux origines d'Éric Cantona le révolutionnaire », sur http://www.rfgenealogie.com,‎ 7 décembre 2010.
  4. (en) Philippe Auclair, Cantona, the Rebel who Would be King, Pan Books,‎ 2009, 470 p. (ISBN 978-0-330-51185-8), p. 13
  5. (en) Cantona, the Rebel who Would be King, op. cit., p. 15.
  6. « Éric Cantona : «Je suis comme ça...» », sur http://www.lexpress.fr,‎ 16 décembre 1993 (consulté le 2 octobre 2010)
  7. Jérôme Cazadieu, « Le Minot », L'Équipe magazine, no 1295,‎ 28 avril 2007, p. 40 (ISSN 02453312)
  8. (en) Cantona, the Rebel who Would be King, op. cit., p. 17.
  9. (en) Cantona, the Rebel who Would be King, op. cit., p. 33.
  10. (en) Cantona, the Rebel who Would be King, op. cit., p. 42.
  11. a et b (en) Cantona, the Rebel who Would be King, op. cit., p. 43.
  12. (en) Cantona, the Rebel who Would be King, op. cit., p. 44.
  13. a et b (en) Cantona, the Rebel who Would be King, op. cit., p. 45.
  14. a, b, c et d (en) Cantona, the Rebel who Would be King, op. cit., p. 50.
  15. « Coupe Gambardella 1985 », sur histoaja.free.fr (consulté le 1er novembre 2010)
  16. a, b et c (en) Cantona, the Rebel who Would be King, op. cit., p. 55.
  17. a et b (en) Cantona, the Rebel who Would be King, op. cit., p. 56.
  18. (en) Cantona, the Rebel who Would be King, op. cit., p. 57.
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  20. (en) Cantona, the Rebel who Would be King, op. cit., p. 59.
  21. (en) Cantona, the Rebel who Would be King, op. cit., p. 61.
  22. a et b (en) Cantona, the Rebel who Would be King, op. cit., p. 64.
  23. a, b et c (en) Cantona, the Rebel who Would be King, op. cit., p. 67.
  24. « Finale de la Coupe des Alpes 1987 », sur http://www.histoaja.free.fr (consulté le 1er novembre 2010)
  25. « Fiche de R.F.A.-France du 12 août 1987 », sur http://www.fff.fr (consulté le 1er octobre 2010)
  26. Jean-Michel Cazal, Pierre Cazal et Michel Oreggia, L’intégrale de l’équipe de France de football, 1904-1998, Paris, First Editions,‎ 1998 (ISBN 2-87691-437-9), p. 304
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  30. (en) « France - U-21 - International Results - Details », sur http://www.rsssf.com (consulté le 1er novembre 2010)
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