Annie Ducaux

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Avec René Arrieu (à gauche) dans Bajazet à la Comédie-Française,
Décembre 1957.

Annie Ducaux (de son vrai nom Anne-Marie Catherine Ducaux[1]) est une comédienne française née le 10 septembre 1908 à Besançon (Doubs), décédée le 31 décembre 1996 à Champeaux (Seine-et-Marne).

Elle entra à la Comédie-Française en 1946, en fut sociétaire de 1948 à 1982, puis sociétaire honoraire, commandeur de la légion d'honneur et officier des arts et des lettres.

Sommaire

Carrière [modifier]

Après avoir étudié au Conservatoire national d'art dramatique où elle obtient le 1er prix de comédie, elle débute au théâtre de l'Odéon et interprète notamment sur scène les héroïnes de Racine, La Prisonnière d'Édouard Bourdet, ou encore l'impératrice Joséphine dans Napoléon unique de Paul Raynal[2]. Entrée à la Comédie-Française , elle en devient sociétaire en 1948 et pendant trente-cinq ans, interprète avec succès les pièces des auteurs du répertoire - dont Molière, Shakespeare, Racine, Henry de Montherlant, Jean Giraudoux, Eugène Ionesco, Georges Feydeau, jouant indifféremment la comédie ou la tragédie[2].

Au cinéma (où elle débute en 1932), elle est dirigée en 1933 par Marcel Pagnol dans Le Gendre de Monsieur Poirier. Durant les années 1930, les réalisateurs la sollicitent principalement pour jouer dans des mélodrames, comme Les Deux gosses de Fernand Rivers (1936), Conflit et Prison sans barreaux de Léonide Moguy (tous deux sortis en 1938), L'Homme du Niger de Jacques de Baroncelli (1940). Pendant l'Occupation, elle trouve son meilleur rôle au cinéma dans Pontcarral, colonel d'empire de Jean Delannoy (1942)[2], et participe à deux comédies à succès : L'Inévitable Monsieur Dubois de Pierre Billon (1943) et Florence est folle de Georges Lacombe (1944). Elle tourne en 1961 son dernier film, La Princesse de Clèves de Jean Delannoy. Pour la télévision, elle incarne (entre autres rôles) à deux reprises la reine Marie-Antoinette, en 1958 dans un épisode de La Caméra explore le temps (La mort de Marie-Antoinette) de Stellio Lorenzi, puis en 1963 dans la série télévisée Le Chevalier de Maison-Rouge de Claude Barma.

En 1982, elle met fin à sa carrière de comédienne, nommée aussitôt sociétaire honoraire de la Comédie-Française.

Filmographie [modifier]

Cinéma [modifier]

Télévision [modifier]

Théâtre [modifier]

Bibliographie [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. selon O. Barrot et R. Chirat
  2. a, b et c Olivier Barrot et Raymond Chirat, Noir & Blanc, 250 acteurs du cinéma français 1930-1960, Flammarion, 2000 ISBN 2-08-067877-9 pp. 208-212

Lien externe [modifier]