Les Simpson

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Les Simpson

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Logo de la série.

Titre original The Simpsons
Genre Série d'animation
Humour
Satire
Musical
Création Matt Groening
Production Al Jean
Ian Maxtone-Graham
John Frink
James L. Brooks
Matt Groening
Matt Selman
Sam Simon
Acteurs principaux Les Simpson
Musique Danny Elfman (générique)
Alf Clausen
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d'origine Fox Broadcasting Company
Nb. de saisons 26
Nb. d'épisodes 552
Durée 21 minutes environ
Diff. originale 17 décembre 1989 – en production
Site web http://www.thesimpsons.com

Les Simpson (The Simpsons) est une série télévisée d'animation américaine créée par Matt Groening et diffusée depuis le 17 décembre 1989 sur le réseau de l'entreprise américaine Fox Broadcasting Company.

Elle met en scène les Simpson, stéréotype d'une famille de classe moyenne[1],[2]. Leurs aventures servent une satire du mode de vie américain. Les membres de la famille, tous ayant la pigmentation de peau de couleur jaune, sont Homer, Marge, Bart, Lisa et Maggie.

Depuis ses débuts, la série a récolté des dizaines de récompenses, dont vingt-quatre Primetime Emmy Awards, vingt-six Annie Awards et un Peabody Award. Le Time Magazine du 31 décembre 1999 l'a désignée comme la meilleure série télévisée du XXe siècle et elle a obtenu une étoile sur le Walk of Fame d'Hollywood le 14 janvier 2000. « D'oh! », l'expression d'abattement d'Homer Simpson, est entrée dans la langue anglaise. L'influence des Simpson s'exerce également sur d'autres sitcoms.

En 2007, Les Simpson, le film, un long métrage basé sur la série, est sorti au cinéma et a recueilli 527 millions de dollars américains en recettes brutes[3].

Origines[modifier | modifier le code]

Matt Groening a conçu la famille Simpson en 1986 dans l'entrée du bureau du producteur James L. Brooks. On avait fait appel à Groening pour lancer une série de courts métrages d'animation pour The Tracey Ullman Show, qui seraient adaptés de son comic strip Life in Hell. Lorsque Groening comprit que l'animation de Life in Hell demanderait qu'il renonçât aux droits de publication, il décida d'aller dans une direction différente[4] et esquissa rapidement une famille dysfonctionnelle, nommant les personnages d'après les membres de sa famille. Pour le fils de la famille, il a remplacé son nom par « Bart », une anagramme du mot anglais brat[4] signifiant « môme » (ou « galopin »), car il trouvait que nommer le personnage Matt serait trop évident pour lui[5].

La famille Simpson apparaît pour la première fois sous forme de courts métrages diffusés par The Tracey Ullman Show à partir du 19 avril 1987[6]. Matt Groening n'avait fait que de simples croquis des personnages, supposant qu'ils seraient affinés par la production. Cependant, les animateurs avaient simplement retracé ses dessins, ce qui donna une apparence grossière aux personnages des premiers épisodes. L'une des premières tâches de la société Klasky Csupo fut de créer les séquences animées pour The Tracey Ullman Show, qui conduisit au début des Simpson[7].

En 1989, un groupe de sociétés de production adapta Les Simpson pour en faire des épisodes d'une demi-heure, pour le réseau Fox. L'équipe était identique à celle de l'actuelle maison d'animation Klasky Csupo. Jim Brooks négocia une clause du contrat avec la Fox qui privait le réseau de tout droit de regard sur le contenu de la série[8]. Matt Groening dit que son objectif, en créant la série, était d'offrir au public un autre choix à ce qu'il appelle « the mainstream trash »[9]. Le premier épisode d'une demi-heure, Noël mortel (Homer au nez rouge au Québec), un épisode spécial Noël, a été diffusé le 17 décembre 1989[10]. Une soirée d'enfer (Une soirée romantique au Québec), le premier épisode long produit, n'a été diffusé qu'en mai 1990, en tant que dernier épisode de la première saison, en raison de problèmes d'animation[11].

En 1992, Tracey Ullman déposa une plainte contre la Fox, affirmant que son émission était à l'origine de la série à succès. Le plaignant réclamait une part des bénéfices des Simpson, plainte rejetée par les tribunaux[12].

Production[modifier | modifier le code]

Producteurs délégués[modifier | modifier le code]

Matt Groening et James L. Brooks ont été producteurs délégués de la série au cours de son histoire mais aussi consultants créatifs. Sam Simon, qui a œuvré comme directeur de création pour les quatre premières saisons, a aussi reçu un rôle de producteur délégué même s'il n'a pas travaillé sur l'émission depuis 1993[13].

Un des postes les plus importants au sein de la série est le show runner, qui agit à titre de scénariste en chef et qui gère la production de la série pour toute la saison[14].

Scénaristes[modifier | modifier le code]

Groupe de scénaristes de la série en 1992.

L'équipe de rédaction des Simpson se compose de seize scénaristes qui proposent des idées d'épisodes au début de chaque mois de décembre[15]. Le scénariste principal de chaque épisode écrit la première ébauche. Les sessions de l'équipe de rédaction ajoutent ensuite des blagues, peuvent en enlever, insèrent des scènes et font relire le script aux personnes chargées des voix des personnages[16]. Jusqu'en 2004[17] le superviseur de ces sessions était George Meyer, qui développait la série depuis la saison 1. D'après le scénariste de longue date Jon Vitti, George Meyer inventait habituellement les grandes lignes d'un épisode, même s'il mobilisait d'autres scénaristes[16].

Chaque épisode demandant six mois de production la série commente rarement les événements récents[18]. Cependant, certains épisodes font mention d'événements prévus, comme les Jeux olympiques ou le Super Bowl.

Au générique de soixante épisodes, John Swartzwelder est le scénariste le plus prolifique du personnel des Simpson[19]. L'un des anciens scénaristes les plus connus est Conan O'Brien, qui contribua à plusieurs épisodes au début des années 1990, avant de remplacer David Letterman à l'animation du talk show Late Night[20]. L'humoriste britannique Ricky Gervais a écrit l'histoire d'Échange d'épouses (J’aime ta femme au Québec), devenant la première célébrité à la fois scénariste et invité d'un épisode[21]. Seth Rogen et Evan Goldberg, les scénaristes du film SuperGrave, ont fait de même avec un épisode dans lequel le premier prête sa voix à l'un des personnages[22],[23].

À la fin de 2007, les scénaristes des Simpson firent grève avec le reste de la Writers Guild of America, East. Ils s'étaient joints à l'association en 1998[24].

Distribution[modifier | modifier le code]

Personnage Drapeau des États-Unis Voix originale Drapeau de la France Voix française Drapeau du Québec Voix québécoise
Homer J. Simpson Dan Castellaneta Philippe Peythieu Hubert Gagnon
Marge Simpson Julie Kavner Véronique Augereau Béatrice Picard, Johanne Léveillée (lorsque Marge chante)
Bart Simpson Nancy Cartwright Joëlle Guigui, Nathalie Bienaimé Johanne Léveillée
Lisa Simpson Yeardley Smith Aurélia Bruno, Chantal Macé (saison 7) Lisette Dufour
Maggie Simpson (Lors de ses premiers mots ou gags) Nancy Cartwright, James Earl Jones, Elizabeth Taylor, Jodie Foster Aurélia Bruno Lisette Dufour
Krusty le clown Dan Castellaneta Michel Modo, Gérard Rinaldi, Xavier Fagnon Marc Labrèche, Gilbert Lachance
Abraham Simpson Dan Castellaneta Philippe Peythieu Jean-Louis Millette, Hubert Gagnon
Herbert Powell Danny DeVito Patrick Guillemin, Michel Modo Hubert Gagnon
Ned Flanders Harry Shearer Patrick Guillemin, Pierre Laurent Bernard Fortin
Apu Nahasapeemapetilon Jr Hank Azaria Patrick Guillemin, Pierre Laurent Jean-Louis Millette, Alain Zouvi
Barney Gumble Dan Castellaneta Patrick Guillemin, Pierre Laurent Yves Massicotte
Moe Szyslak Hank Azaria Roland Timsit, Michel Modo, Gilbert Levy Benoît Marleau, Sébastien Dhavernas
Willie le jardinier Dan Castellaneta Roland Timsit, Michel Modo, Gilbert Levy Julien Bessette, Pierre Auger
Charles Montgomery Burns Harry Shearer Michel Modo, Gérard Rinaldi, Xavier Fagnon Edgar Fruitier
Sideshow Mel Dan Castellaneta Michel Modo, Gérard Rinaldi, Xavier Fagnon François Sasseville
Jeff Albertson (Le vendeur de BD) Hank Azaria Patrick Guillemin, Pierre Laurent Gilbert Lachance
Martin Prince Russi Taylor Régine Teyssot Flora Balzano, Natalie Hamel-Roy
Chef Wiggum Hank Azaria Michel Modo, Gérard Rinaldi, Xavier Fagnon Bernard Fortin
Lou Hank Azaria Patrick Guillemin, Pierre Laurent Martin Watier
Joe Quimby Dan Castellaneta Michel Modo, Gérard Rinaldi, Xavier Fagnon Mario Desmarais
Professeur Frink Hank Azaria Roland Timsit, Patrick Guillemin, Gilbert Levy Gilbert Lachance
Le Serpent Hank Azaria Patrick Guillemin, Pierre Laurent Benoit Rousseau, Yves Massicotte
Edna Krapabelle Marcia Wallace Martine Meiraghe, Régine Teyssot Louise Rémy
Seymour Skinner Harry Shearer Michel Modo, Gérard Rinaldi, Xavier Fagnon Mario Desmarais
Otto Bus Harry Shearer Philippe Peythieu Marc Labrèche, Patrick Chouinard
Kent Brockman Harry Shearer Michel Modo, Gérard Rinaldi, Xavier Fagnon Benoît Marleau, Sylvain Hétu
Jimbo Jones Tress MacNeille, Pamela Hayden Joëlle Guigui, Nathalie Bienaimé Martin Watier, Joël Legendre
Cletus Spuckler Hank Azaria Gilbert Levy Pierre Auger
Janey Powell Pamela Hayden Aurélia Bruno, Régine Teyssot Hélène Lasnier
Wendell Borton Jo Ann Harris, Pamela Hayden, Nancy Cartwright, Russi Taylor Aurélia Bruno, Régine Teyssot Hélène Lasnier
Patty Bouvier Julie Kavner Véronique Augereau Chantal Baril
Selma Bouvier Julie Kavner Véronique Augereau Johanne Garneau
Jackie Bouvier Julie Kavner Véronique Augereau Béatrice Picard
Jasper Beardley Harry Shearer Michel Modo, Gérard Rinaldi, Xavier Fagnon Pierre Auger
Milhouse Van Houten Pamela Hayden Aurélia Bruno Chantal Baril
Waylon Smithers Harry Shearer Patrick Guillemin, Pierre Laurent Jean-Louis Millette, Alain Zouvi
Troy McClure Phil Hartman Patrick Guillemin, Pierre Laurent Benoît Rousseau
Révérend Lovejoy Harry Shearer Patrick Guillemin, Pierre Laurent Bernard Fortin
Rainier Wolfcastle Harry Shearer Patrick Guillemin, Pierre Laurent Martin Watier, Benoit Rousseau, Yves Massicotte
Lenny Leonard Harry Shearer Roland Timsit, Patrick Guillemin, Gilbert Levy Benoît Rousseau
Carl Carlson Hank Azaria Patrick Guillemin, Pierre Laurent Gilbert Lachance

En France, l'adaptation des dialogues a été assurée par Juliette Vigouroux et Alain Cassard jusqu'à la saison 19 puis par Régine Teyssot (saison 19) et Christian Dura. La direction artistique est tenue par Christian Dura. Selon Véronique Augereau, au MIPCOM 2009, Matt Groening a dit considérer la version française comme son interprétation favorite car elle a quelque chose de spécifique[25].

Au fil des années, le doublage français de la série a subi bon nombre d'événements :

  • Après avoir doublé quelques épisodes de la saison 19, Michel Modo décède le 25 septembre 2008 des suites d'un cancer à l'âge de 71 ans. Gérard Rinaldi le remplace au pied levé pour les doublages de Krusty le clown, Charles Montgomery Burns, Seymour Skinner, Kent Brockman, le chef Wiggum…
  • Rinaldi meurt à son tour d'un cancer le 2 mars 2012 à l'âge de 69 ans, quelque temps après le doublage de la saison 22. Xavier Fagnon est choisi pour lui succéder à partir de la saison 23.

Au Québec, l'adaptation des dialogues est assurée par Benoît Rousseau, assisté de Johanne Léveillée (qui fait aussi la voix de Bart). La direction artistique, quant à elle, est assurée par Johanne Léveillée, assistée de Benoît Rousseau. C'est Gilbert Lachance qui a doublé Krusty le clown en québécois dans Les Simpson : le film. Ce dernier a d'ailleurs doublé Krusty à quelques reprises dans la série, en remplacement de Marc Labrèche.

Acteurs principaux prêtant leur voix dans la version originale

Dans le casting original, Marcia Wallace décède le 25 octobre 2013. Son remplacement n'a pas été encore confirmé.

Animation[modifier | modifier le code]

Plusieurs studios internationaux et américains sont chargés de l'animation des Simpson. Lorsque la série était diffusée sous forme de courts métrages dans le Tracey Ullman Show, elle était produite en interne par Klasky Csupo[26]. Le début de la série telle qu'on la connaît actuellement provoquant une augmentation du volume de travail, la Fox sous-traita alors la production à plusieurs studios situés en Corée du Sud[26]. Il s'agit d'AKOM[27], d'Anivision[28], de Rough Draft Studios[29], de U.S. Animation Inc.[30], et de Toonzone Entertainment[31]. Les artistes du studio d'animation américain DPS Film Roman dessinent les storyboards, conçoivent les nouveaux personnages, décors, accessoires et l'agencement de l'arrière-plan. Le studio produit alors des animatics qu'il transmet aux scénaristes de Gracie Films pour contrôle avant que le travail ne soit expédié à l'étranger. Les studios étrangers font ensuite le tweening, apportent des modifications aux images, pour aboutir à une animation sur bande prête à être expédiée aux États-Unis pour être livrée à la Fox, trois à quatre mois plus tard[32].

Pour les trois premières saisons, Klasky Csupo anima Les Simpson aux États-Unis. En 1992, la société de production de la série, Gracie Films, a transféré la production nationale à DPS Film Roman[33], qui produisait encore la série en 2008.

La production en haute définition débuta lors de la saison 20 ; le premier épisode, Prenez ma vie, je vous en prie, a été diffusé le 15 février 2009. Le passage à la haute définition comprend une nouvelle séquence d'ouverture[34]. Matt Groening a qualifié le changement de complexe, car il affecte le minutage et la composition de l'animation[35].

Personnages[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des personnages des Simpson.

Les Simpson forment une famille américaine typique qui vit dans la ville de Springfield[36]. Homer, le père, travaille en tant que responsable de la sécurité à la centrale nucléaire de Springfield, un poste en contradiction avec son imprudence. Il est considéré comme bête mais il s'avère que la cause de son idiotie soit un crayon imprégné dans son cerveau depuis son enfance. Obèse, il aime boire des bières devant sa télé. Il est marié à Marge Simpson, stéréotype de la mère au foyer américaine. C'est une femme fleur-bleu mais attachante. Ils ont trois enfants : Bart, un fauteur de troubles de 10 ans ; Lisa, une surdouée[37] activiste de 8 ans et Maggie, un bébé qui communique en suçant une tétine. Bien que les Simpson soient une famille à problèmes, plusieurs épisodes examinent leurs relations et montrent souvent qu'ils prennent soin les uns des autres[38]. La famille possède un chien, Petit Papa Noël (Le P'tit Renne au nez rouge, au Québec), et un chat, Boule de Neige V, renommé Boule de Neige II dans l'épisode Robotflop. Ces deux animaux de compagnie ont eux-mêmes eu des rôles vedettes dans plusieurs épisodes. Malgré les indications du temps qui passe, comme les vacances, les fêtes ou les anniversaires, la mort de certains personnages ou des divorces, les personnages ne vieillissent jamais et ont la même apparence que celle qu'ils avaient à la fin des années 1980.

La série comporte de nombreux personnages secondaires, comme les professeurs, les amis de la famille ou les célébrités locales. Certains sont associés à des endroits particuliers, comme Moe, le propriétaire du bar fréquenté par Homer, ou Carl et Lenny, qui travaillent à la centrale nucléaire. Les créateurs ont initialement conçu plusieurs de ces personnages pour l'humour de la série ou pour remplir des fonctions spécifiques de la ville. Certains d'entre eux ont eu des rôles de plus en plus importants et, par la suite, ont même eu les rôles principaux de certains épisodes. D'après Matt Groening, la série a pris l'idée d'une large gamme de personnages secondaires de la série comique canadienne SCTV[39].

Thèmes[modifier | modifier le code]

La série Les Simpson, centrée sur une famille et sa vie dans une ville typiquement américaine[36] reprend la dramaturgie d'une sitcom (comédie de situation, au Québec) dont les limites sont repoussées par l'animation. La ville de Springfield est l'univers des personnages, là où ils sont confrontés aux problèmes posés par la société actuelle. Homer travaillant dans une centrale nucléaire, la série aborde les questions d'environnement[40]. La scolarisation de Bart et Lisa à l'école élémentaire de Springfield permet aux scénaristes d'utiliser les controverses en matière d'éducation. La ville disposant d'un large éventail de chaînes de télévision, des émissions réservées aux enfants aux nouvelles locales, les auteurs peuvent se moquer de l'industrie du divertissement (eux-mêmes compris)[41].

Plusieurs commentateurs pensent que la série est politiquement marquée à gauche[42]. Al Jean a admis dans une interview que « Nous [la série] avons des tendances libérales »[43]. Néanmoins la satire n'épargne aucune case de l'échiquier politique[44]. Le gouvernement et les grandes entreprises y sont des entités amorales qui exploitent les individus[43] et aucune figure d'autorité (proviseur, patron, policier, etc.) ne vient racheter les abus (ou les faiblesses) de l'autre : dans Les Simpson, les politiciens sont corrompus, la police est incompétente et le clergé doute[45]. La religion est un thème récurrent de la série et la plupart des cultes majeurs y sont apparus. Politique et sectes sont également critiquées par l'apparition et la caricature de nombreux Présidents ou de sectes connues. De plus, le racisme est souvent présent, et l'homosexualité est gentiment moquée.

Cadre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Springfield (Les Simpson).

La série d'animation Les Simpson a lieu dans la ville américaine fictive de Springfield, sans aucune coordonnée géographique ou référence à un État des États-Unis qui permettrait de déterminer son emplacement. Néanmoins, les exégètes de la série tentèrent de déterminer l'emplacement de la ville en tenant compte de ses caractéristiques, de sa géographie et des lieux situés à proximité. Face à de telles questions, ses concepteurs se montrèrent très évasifs[46]. Les Springfield sont en fait très communes aux États-Unis, se signalant dans plus de la moitié des États[47]. La géographie de Springfield et de ses environs comprend des côtes, des déserts, de vastes terres agricoles, de hautes montagnes ou, plus simplement, tout ce que l'histoire de la série exige[48]. Malgré cela, Matt Groening a confié que Springfield partageait nombre de similitudes avec Portland, Oregon, la ville où il a grandi[49].

Éléments récurrents[modifier | modifier le code]

Générique[modifier | modifier le code]

La séquence d'ouverture des Simpson est une des caractéristiques les plus mémorables de la série. Presque tous les épisodes s'ouvrent par un zoom sur le titre Les Simpson, puis vers la ville de Springfield. Par la suite, on suit les membres de la famille rentrant à la maison simultanément. Une fois chez eux, les Simpson s'installent sur leur canapé et regardent la télévision sans se saluer. Le générique permet de cerner rapidement la personnalité et le caractère des personnages. Il a été créé par David Silverman, premier travail qu'il a effectué lors du début de la production de la série[50]. La musique du générique a été composée par le musicien Danny Elfman en 1989, après que Matt Groening l'a contacté pour lui demander un morceau de style rétro. Pour Danny Elfman, ce morceau, dont la création demanda deux jours, est le plus populaire de sa carrière[51].

Dans ce générique, trois points changent d'épisode en épisode : Bart écrit différentes phrases sur le tableau noir de l'école[50] qui est en rapport avec l'histoire de l'épisode ou sans rapport particulier selon les épisodes, Lisa joue différents solos sur son saxophone, le célèbre gag du canapé varie très souvent[52]. En revanche le panneau d'affichage de la caisse enregistreuse du supermarché affiche le prix de 847,63$. Le 15 février 2009, une nouvelle séquence d'ouverture a été mise en place pour accompagner le passage à la haute définition. La séquence reprend les caractéristiques de la précédente avec deux nouveaux points variant à chaque épisode : un personnage de Matt Groening sur un moyen de locomotion apparaît devant le titre Les Simpson (Otto avec son bus, Frink sur un vélo volant, le vaisseau de Futurama), le panneau lors de la vue plongeante sur l'école montre à chaque fois une nouvelle pub et le « prix » de Maggie est de 486,52$. Enfin, de nombreux détails et personnages ont été ajoutés[53]. La vingtième saison a vu son huitième épisode Burns est piqué bénéficier d'un générique entièrement redessiné sous la neige et le thème de Noël, le même générique neigeux ayant été dessiné auparavant pour l'épisode 9 de la dix-huitième saison (Kill Gill, volumes 1 et 2).

Le premier épisode de la dix-neuvième saison Privé de jet privé fait suite au long métrage Les Simpson, le film, et propose un générique inédit, dans lequel on suit toujours Bart sur son skateboard à travers Springfield, mais cette fois-ci dans une ville en reconstruction, faisant apparaître les éléments et les personnages principaux du film, y compris Spidercochon qui est assis sur le divan familial.

Épisodes spéciaux d'Halloween[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Épisodes Horror Show des Simpson.

L'épisode spécial d'Halloween (le Horror Show) est devenu une tradition annuelle. L'action délaisse alors son cadre habituel pour ceux du fantastique, de l'horreur ou de la science-fiction, dont les classiques sont ainsi souvent parodiés[54].

Le Simpson’s Horror Show (en France) ou Spécial d’Halloween (au Québec) a été diffusé pour la première fois en 1990 au cours de la saison 2. Son format n'a jamais varié : trois histoires courtes dans le temps d'un épisode ordinaire[55].

Bien que conçu pour Halloween, le Horror Show aura vu, ces dernières années, certains épisodes diffusés après, en raison d'un contrat liant la FOX à la Série mondiale de la Ligue majeure de baseball[56].

Humour[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gags récurrents des Simpson.

L'humour se nourrit de références culturelles, dont la grande variété permet à la série de toucher le plus large public[57]. Celles-ci appartiennent souvent aux univers du cinéma, de la télévision, de la musique, de la littérature, de la science ou de l'histoire[57]. Les animateurs ajoutent régulièrement blagues et autres gags visuels au second plan via des bouts de texte humoristique ou absurde sur des panneaux, des journaux etc[58]. Souvent, le public ne repère pas ces gags à la première diffusion de l'épisode[58].

La série utilise les « tics de langage » et beaucoup de personnages en ont au moins un chacun[59], comme le célèbre « D'oh! » d'abattement d'Homer Simpson, l'« Excellent… » de Charles Montgomery Burns ou encore le « Ha-ha ! » moqueur de Nelson Muntz. Ceux de Bart, tels que « ¡Ay, caramba! », « ¡No problemo! » et « Va te faire shampooiner ! » en France ; (« Mange de la crotte » au Québec ; « Eat my shorts » en version originale), furent imprimés sur t-shirt aux débuts de la série[60]. Cependant, Bart a rarement utilisé ces deux dernières phrases après qu'elles furent devenues populaires. L'épisode Bart devient célèbre tourne même en ridicule l'humour fondé sur de telles répétitions[61].

Couleur des personnages[modifier | modifier le code]

Deux explications sont avancées pour répondre à la question « pourquoi les Simpson sont-ils jaunes ? ». La première provient de David Silverman qui la donna dans une interview en 1998. D'après lui, si les Simpson sont jaunes, c'est pour que les cheveux - blonds - de Lisa, Bart et Maggie soient confondus avec leur visage, ce qui était souhaité car le front de Bart était très haut. La deuxième explication fait valoir que la couleur jaune attire l'attention des téléspectateurs et leur permet d'identifier rapidement la série[62], comme les minifig Lego apparus en 1975.

Les concepteurs de la série ont également pensé à la couleur verte mais celle-ci fut abandonnée car elle était plus chère que le jaune[62].

Une autre explication, qui ne fait pas forcément la fierté des responsables mais qui est la plus vraisemblable, provient d'un problème d'étalonnage de la couleur lors d'une des premières diffusions. En effet, on peut remarquer que, depuis le début de la série, plusieurs couleurs peuvent paraître incongrues. Au-delà des personnages jaunes, on remarque des murs violet vif, parfois un ciel mauve, des sols verts, etc. Il s'agit d'une erreur d'étalonnage des couleurs lors de la première diffusion sous forme de mini-épisode dans The Tracey Ullman Show. Étant une diffusion intégrée dans un talk show et considérant la durée de l'épisode (quelques minutes), l'erreur d'étalonnage des couleurs n'a pu être anticipée et a perduré pendant toute sa diffusion. Malgré la colère générale qui s'en est suivie, l'équipe de production et Matt Groening ont trouvé que le mélange des couleurs n'était finalement pas si mauvais et venait ajouter à l'originalité de la série. Le réglage a été conservé pendant toute la diffusion durant The Tracey Ullman Show et les créateurs ont choisi de produire la série avec ces couleurs pour le format actuel en épisode d'une trentaine de minutes [63].

Diffusion[modifier | modifier le code]

Épisodes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des épisodes des Simpson.

Dans l'espace francophone[modifier | modifier le code]

En France, la série débute le 15 décembre 1990 sur Canal+, puis est reprise par France 3 entre 1993 et 1995 dans le cadre de l'émission Les Minikeums. Puis ce fut au tour de M6 de la diffuser[64] entre 1994 et 1999 puis entre 2007 et 2008, mais la chaîne l'a finalement déprogrammée. Elle est rediffusée depuis le 2 janvier 2006 sur W9, avec la diffusion des saisons 1 à 15, puis 1 à 17 (2012), 1 à 18 (2013), 1 à 23 (2014). À l'occasion des vingt ans de la série, la chaîne a organisé une journée spéciale le 12 décembre 2009 puis une autre le 15 novembre 2014, pour les vingt-cinq ans.

Les horaires actuels sont :

  • W9 : de 19 h 45 à 20 h 35 du lundi au vendredi ; le samedi de 20 h 10 à 23 h 15 ;
  • Canal+ : du lundi au vendredi à 8 h 20 ;
  • Canal+ Family : du lundi au vendredi de 18 h 45 à 19 h 50 ;

Au Québec, elle est d'abord présentée sur Super Écran en 1990[65], puis sur TQS (maintenant devenue V). Cependant, pour des raisons financières, elle est passée sur Télétoon en septembre 2004, soit depuis la treizième saison[66]. Des rediffusions des plus anciennes saisons sont toujours diffusées sur V.

En Belgique, elle est diffusée depuis 1995 sur Club RTL. Quant au Maroc, leur diffusion est assurée par 2M.

Partout dans le monde[modifier | modifier le code]

Au Japon, une saison spéciale est accessible par le réseau téléphonique 3G.

Influence et héritage[modifier | modifier le code]

Expressions[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de néologismes provenant de la série Les Simpson sont entrés dans le jargon populaire[70]. Mark Liberman, directeur du Linguistic Data Consortium, a fait remarquer que « les Simpson ont apparemment pris la relève de Shakespeare et de la Bible, en tant que plus grande source culturelle d'expressions et de slogans[71] ». La plus célèbre expression est celle d'Homer quand il est agacé : « D'oh! ». L'expression est tellement omniprésente qu'elle est maintenant répertoriée dans l’Oxford English Dictionary, mais sans l'apostrophe[72]. Dan Castellaneta explique qu'il a emprunté l'expression de James Finlayson, un acteur du début des comédies de Laurel et Hardy, qui l'a prononcée dans un ton plus allongé et pleurnichard. Le réalisateur des Simpson a dit à Castellaneta de raccourcir le bruit, et celui-ci est devenu la célèbre exclamation dans la série télévisée[73].

La description des Français par le jardinier Willie (le concierge Willie au Québec) en tant que « singes mangeurs de fromages » a été utilisée par le chroniqueur du National Review Jonah Goldberg, en 2003, après l'opposition de la France à la proposition d'invasion de l'Irak. L'expression s'est ensuite rapidement étendue à d'autres journalistes[74]. « Cromulent », un mot utilisé dans Le Vrai Faux Héros, est paru dans le Dictionnaire Webster en anglais[75]. « Kwyjibo », un faux mot de Scrabble inventé par Bart dans Bart le génie, a été utilisé comme l'un des pseudonymes du ver informatique Melissa[76]. « Et moi, au nom de tous, j'accueille nos nouveaux maîtres les insectes », une phrase prononcée par Kent Brockman dans Homer dans l'espace, a engendré une diversité de phrases communément employées[77]. Les variantes de cette phrase de Brockman sont utilisées pour exprimer la soumission fantaisiste, généralement dans un but humoristique[78]. Elle a déjà été utilisée dans les médias, tels que dans le magazine New Scientist[79]. Le terme dédaigneux « Meh », qui a été popularisé par la série télévisée[80], est apparu dans le Collins English Dictionary en 2008[81].

Télévision[modifier | modifier le code]

Les Simpson ont été le premier programme d'animation à succès aux États-Unis à une heure de grande écoute depuis Wait Till Your Father Gets Home dans les années 1970[82]. Durant les années 1980, les experts ont considéré que les programmes d'animation uniquement adaptés aux enfants étaient trop coûteux à réaliser dans un but de diffusion en première partie de soirée. Les Simpson ont modifié cette façon de voir[26]. L'utilisation par les studios d'animation coréens du tweening (l'interpolation) et d'autres procédés ont rendu les épisodes moins chers. Le succès des Simpson et le bas coût de production ont incité les chaînes de télévision à prendre des risques sur d'autres séries animées[26]. Cette évolution a conduit à un boum dans les années 1990 des nouveaux programmes d'animation en première partie de soirée, dont South Park, Les Griffin, Les Rois du Texas (Henri pis sa gang au Québec), Futurama et Profession : critique[26].

« Les Simpson ont créé une audience pour un prime time d'animation qui n'avait pas été là pendant de nombreuses années. Au fond, je pense qu'ils ont réinventé la roue. Ils ont donc créé ce qui est, à bien des égards — on peut le classer comme cela — un tout nouveau média. »

— Seth MacFarlane, créateur des Griffin[83]

Plus tard, South Park a rendu hommage aux Simpson avec l'épisode Les Simpson l'ont déjà fait[84].

Les Simpson ont également influencé des programmes comme Malcolm, qui a débuté le 9 janvier 2000 aux États-Unis sur le créneau horaire après Les Simpson[85],[86]. Malcolm présente la caractéristique d'utiliser le recours à des gags visuels et de ne pas utiliser de rires enregistrés, contrairement à la plupart des sitcoms. Ricky Gervais a déclaré que Les Simpson ont eu une influence majeure sur sa comédie britannique The Office qui n'utilise pas non plus de rires enregistrés[87].

Le 10 janvier 2010, à l'occasion des vingt ans de la série, la Fox a diffusé un documentaire sur Les Simpson intitulé The Simpsons 20th Anniversary Special – In 3-D! On Ice!, à la suite du 450e épisode[88]. Réalisé par Morgan Spurlock, il revient, entre autres, sur son impact culturel dans l'histoire de la télévision[89].

Accueil[modifier | modifier le code]

Premiers succès[modifier | modifier le code]

Les Simpson ont été la première série télévisée du réseau Fox à apparaître dans un palmarès des trente émissions les plus regardées aux États-Unis, sur toute une saison (1989-1990)[90]. Alors que les saisons suivantes sont centrées sur Homer, Bart est le personnage principal dans les trois premières saisons. En 1990, Bart est rapidement devenu l'un des personnages les plus populaires de la télévision, ce qui a donné le nom de « Bartmania »[91],[92],[93],[94]. Il devient alors le personnage Simpson le plus présent sur les produits dérivés comme les tee-shirts. Au début des années 1990, des millions de tee-shirts représentant Bart furent vendus[95], et jusqu'à un million ont été vendus en l'espace de quelques jours[96]. Pensant que Bart est un mauvais modèle, plusieurs écoles publiques américaines ont interdit les tee-shirts le représentant à côté des titres tels que « I'm Bart Simpson. Who the hell are you? » (Je suis Bart Simpson. Mais qui diable êtes-vous ?) ou « Underachiever ('And proud of it, man!') » (Sous-performant [et fier de l'être, mec !])[97],[98],[99]. Les produits dérivés des Simpson se sont très bien vendus et ont généré deux milliards de dollars américains durant les quatorze premiers mois de ventes[97].

En raison du succès de la série, durant l'été 1990, le réseau FOX décida de changer le créneau horaire des Simpson, le déplaçant du dimanche à 20 heures (heure de l'Est) au jeudi, à la même heure. Cela l'a mise en concurrence avec le Cosby Show sur la NBC, série bénéficiant d'un très bon audimat à l'époque[100],[101]. Pendant l'été, plusieurs articles de presse sont parus, décrivant la rivalité supposée de « Bill vs Bart »[96],[100].

En raison de sa popularité, Bart était souvent le membre de la famille Simpson le plus mis en avant lors des publicités pour la série, même pour les épisodes dans lesquels il n'était pas impliqué dans l'intrigue principale. Les Simpson ont été salués par de nombreuses critiques, décrivant la série comme « la plus irrespectueuse et la moins apologétique » à l'antenne[102]. Dans une critique de la série datant de 1990, Ken Tucker, du magazine Entertainment Weekly, a décrit la famille Simpson comme « la famille américaine dans ce qu'elle est de plus complexe, représentée par de simples dessins animés. C'est cet habile paradoxe qui fait que des millions de personnes se détournent des trois grands réseaux de télévision les dimanches soir pour regarder Les Simpson[103]. ». Ken Tucker a aussi décrit Les Simpson comme un « phénomène pop-culturel, une série d'animation en prime time qui rassemble toute la famille[104]. ».

Succès à long terme[modifier | modifier le code]

Le 9 février 1997, Les Simpson ont dépassé Les Pierrafeu en tant que série d'animation en première partie de soirée qui a duré le plus longtemps aux États-Unis, avec l'épisode Itchy, Scratchy et Poochie (Itchy & Scratchy et Poochie au Québec). En 2004, Les Simpson ont remplacé The Adventures of Ozzie and Harriet (1952-1966) en tant que sitcom ayant duré le plus longtemps aux États-Unis[105]. En octobre 2004, Scooby-Doo a dépassé brièvement Les Simpson quant au nombre d'épisodes, devenant la série américaine en ayant le plus[106]. Cependant, les dirigeants du réseau, en avril 2005, ont de nouveau annulé Scooby-Doo, qui s'est terminé avec 371 épisodes. Les Simpson ont donc récupéré le titre avec 378 épisodes à la fin de leur dix-septième saison[107]. En mai 2007, Les Simpson ont atteint leur 400e épisode à la fin de la dix-huitième saison. Alors que Les Simpson ont le record du nombre d'épisodes d'une série américaine d'animation, d'autres séries animées, non américaines, les ont dépassés[108]. Par exemple, la série animée japonaise Sazae-san a près de deux mille épisodes à son actif[108].

L'année 2007 marquait le vingtième anniversaire de la franchise Simpson. Au cours de la vingtième saison (2008-2009), la série était à égalité avec Gunsmoke en tant que série télévisée américaine ayant duré le plus longtemps. Toutefois, Gunsmoke compte 635 épisodes, ce qui dépasse de loin les épisodes des Simpson, qui ne pourront pas atteindre ce nombre jusqu'à environ leur vingt-neuvième saison, dans des conditions normales de programmation[105],[109].

En juillet 2009, Les Simpson sont entrés dans le Livre Guinness des records en tant que sitcom ayant été diffusée le plus longtemps au monde, détrônant ainsi The Adventures of Ozzie and Harriet[110].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Étoile des Simpson sur le Walk of Fame, à Hollywood.

Les Simpson ont remporté des dizaines de récompenses depuis le début de la série, dont vingt-quatre Emmy Awards[111], vingt-six Annie Awards[112] et un Peabody Award[113]. Dans une édition de 1998, ayant pour but de célébrer les plus grands succès du XXe siècle dans les arts et les divertissements, le Time Magazine a inclus Les Simpson dans les meilleures séries télévisées du siècle[114]. Dans ce même numéro, le Time a inclus Bart Simpson dans le Time 100, la liste des cent personnes les plus influentes du siècle[115]. Bart était alors le seul personnage fictif sur la liste. Le 14 janvier 2000, Les Simpson ont reçu une étoile sur le Walk of Fame d'Hollywood[116]. Toujours en 2000, un critique du magazine Entertainment Weekly, Ken Tucker, a désigné Les Simpson comme la plus grande émission de télévision des années 1990. En outre, les téléspectateurs de la chaîne de télévision britannique Channel 4 ont élu Les Simpson en tête de deux sondages : en 2001, les cent plus grandes émissions de télévision pour enfants[117] et en 2005, en tête du classement des cent plus grands dessins animés[118]. D'ailleurs, en 2001, Homer Simpson a également été élu par les téléspectateurs de cette chaîne comme le plus grand personnage de télévision[119]. Homer a aussi décroché la neuvième place sur la liste des cinquante plus grandes icônes de télévisions du magazine Entertainment Weekly[120]. En 2002, Les Simpson ont été classés huitième plus grande émission de tous les temps par le TV Guide[121]. En 2007, la série a été incluse dans la liste des cent meilleures émissions de tous les temps du Time Magazine[122]. En 2008, la série d'animation a été placée en première position du palmarès des cent émissions des vingt-cinq dernières années du magazine Entertainment Weekly[123] et Empire l'a nommée plus grande émission télévisée de tous les temps[124].

Critiques et controverses[modifier | modifier le code]

La nature rebelle de Bart qui, souvent, n'est pas sanctionnée, a conduit certains parents et conservateurs à le considérer comme un mauvais modèle pour les enfants[125],[126]. Dans les écoles, des éducateurs ont fait valoir que Bart était « une menace pour l'apprentissage » en raison de ses « faibles résultats dont il est fier » et de son attitude négative envers l'éducation[127]. D'autres l'ont décrit comme « égocentrique, agressif et mesquin »[128]. Dans une interview de 1991, Bill Cosby a décrit Bart comme un mauvais modèle pour les enfants, le qualifiant de « colérique, confus et frustré ». En réponse, Matt Groening a dit : « Cela résume parfaitement Bart. La plupart des gens sont dans une lutte pour être normaux, Bart pense que la normalité est très ennuyeuse et fait des choses que d'autres souhaiteraient faire mais qu'ils n'osent pas faire[129]. » Le 27 janvier 1992, le président américain George H. W. Bush a déclaré : « Nous allons continuer à essayer de renforcer la famille américaine, en faisant le plus de familles américaines ressemblant aux Waltons et le moins aux Simpson[97]. » Les auteurs ont répondu ironiquement sous la forme d'un court extrait diffusé trois jours plus tard, avant la rediffusion de Mon pote Michael Jackson (Lobot-Homer au Québec), dans lequel Bart disait « Hé, nous sommes comme les Waltons. Nous prions également pour la fin de la crise[130],[131]. ».

Plusieurs épisodes de la série ont suscité des controverses. Les Simpson ont visité l'Australie dans Bart contre l'Australie (saison 6, 1995) et le Brésil dans Aventures au Brésil (Lisa rêve à Rio au Québec) (saison 13, 2002), chacun des épisodes ayant provoqué une polémique et suscité une réaction négative dans les pays visités[132]. Dans le cas du Brésil, le conseil du tourisme de Rio de Janeiro, qui a fait valoir que la ville avait été décrite comme abritant une forte criminalité, des enlèvements, des taudis et des infestations de rats et de singes, est même allé jusqu'à menacer la Fox d'une action en justice[133]. Le Principal principal (saison 9, 1997) est l'un des épisodes les plus controversés des Simpson. Beaucoup de fans et de critiques ont réagi négativement à la révélation que le principal Seymour Skinner, un personnage récurrent depuis la première saison, était un imposteur. L'épisode a été critiqué par Matt Groening et par Harry Shearer, qui fournit la voix originale du principal Skinner. Dans une interview de 2001, Shearer a fait remarquer qu'après avoir lu le script, il a dit aux auteurs : « C'est tellement arbitraire, gratuit et irrespectueux envers le public[134]. »

Lors d'une interview pour un journal américain, Al Jean, le producteur de la série, a annoncé qu'une mort surviendrait dans la vingt-cinquième saison[135]. De nombreux personnages sont ainsi morts tout au long de la série.[136]

Qualité inégale des saisons[modifier | modifier le code]

Les critiques à propos des premiers épisodes des Simpson ont félicité la série pour son humour, son réalisme et son intelligence[9],[137]. À la fin des années 1990, le ton et l'accent de la série ont cependant commencé à changer. Certaines critiques ont alors qualifié la série de « fatiguée »[138]. En 2000, certains fans de longue date ont été déçus par la série et ont pointé le fait que les personnages principaux se comportaient de façon de plus en plus niaise[139],[140]. L'auteur Douglas Coupland a décrit les nouvelles critiques envers la série comme des foutaises, en affirmant que « Les Simpson n'ont fait aucune maladresse en quatorze ans, il y a donc peu de chance qu'ils en fassent maintenant[141]. ». Mike Scully, qui a été scénariste de la série de la saison 9 à la saison 12, a notamment fait l'objet de critiques[142],[143].

En 2003, pour célébrer le trois centième épisode de la série, Homer va le payer (Chambre en Bart au Québec), USA Today a publié deux articles à propos des Simpson : un palmarès des dix épisodes de la série choisis par le webmestre du site de fan The Simpsons Archive[144] et un top quinze par les auteurs des Simpson eux-mêmes[145]. L'épisode le plus récent cité sur la liste du site est La Phobie d'Homer, datant de 1997. Celui de la liste des auteurs date de 2000, c'est Derrière les rires (Biographies : Les Simpson au Québec). En 2004, Harry Shearer a critiqué ce qu'il percevait comme la baisse de la qualité de la série : « Je considère les trois dernières saisons comme faisant partie des pires, alors que la saison 4 m'apparaît désormais très bonne[146]. ». En réponse, Dan Castellaneta a déclaré : « Je ne suis pas d'accord […] Je pense que le problème de Harry est que la série n'est plus aussi fondée que dans les trois ou quatre premières saisons, c'est désormais un peu plus loufoque[147]. ».

Audiences en baisse[modifier | modifier le code]

Les Simpson tentent de maintenir un large public tout en attirant de nouveaux fans. Alors que la première saison a connu une moyenne de 13,4 millions de téléspectateurs par épisode aux États-Unis[90], la vingtième saison a recueilli une moyenne de 7,1 millions de téléspectateurs. Dans une interview d'avril 2006, Matt Groening a dit : « Honnêtement, je n'ai pas en vue la fin des Simpson. Je pense qu'il est possible que la série devienne trop pesante financièrement… mais, en ce moment, je pense qu'elle est aussi créative qu'auparavant, voire plus. L'animation est incroyablement détaillée et imaginative et les histoires mettent en scène des choses que nous n'avons jamais faites auparavant. Tellement créative qu'il n'y a aucune raison d'arrêter[148]. »

Cette supposée baisse de qualité peut en tout cas être mise en relation avec une nette baisse des audiences au cours des dernières saisons[149] :

Audiences moyennes des Simpson par saison aux États-Unis
Saison Audience moyenne aux États-Unis (millions)
15 11,1
16 10,14
17 9,58
18 9,15
19 8,26
20 7,06
21 7,41
22 8,30

De plus, en mai 2010, sur les cinq épisodes ayant recueilli les plus faibles audiences de la série, un appartenait à la vingtième saison et quatre à la vingt-et-unième[149].

Autres médias[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

De nombreuses bandes dessinées sur les Simpson sont sorties. Jusqu'à présent, neuf séries de bandes dessinées ont été publiées par Bongo Comics depuis 1993[150]. La première bande dessinée basée sur les Simpson est apparue en 1991 dans la revue Simpsons Illustrated[151]. Les bandes dessinées ont eu du succès et une bande dessinée one shot intitulée Simpsons Comics and Stories, contenant quatre histoires différentes, est sortie en 1993, pour les fans[152]. Elle a également eu du succès, ce qui fait que le créateur des Simpson, Matt Groening, et ses compagnons Bill Morrison, Mike Rote, Steve Vance et Cindy Vance ont créé la société d'édition Bongo Comics[152]. Les parutions de Simpsons Comics, Bart Simpson's Treehouse of Horror et Bart Simpson ont été recueillies et réimprimées aux États-Unis par HarperCollins[153],[154],[155]. Une BD collector, sortie en 2009 sous le nom de Les Simpson/Futurama : la crise multiple, se déroulait également dans l'univers des Simpson et celui de Futurama.

Film[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Les Simpson, le film.
L'Empire State Building illuminé en jaune pour promouvoir la sortie DVD du film.

Un long métrage d'animation réalisé par David Silverman est sorti le 27 juillet 2007 dans le monde entier (mis à part en Europe, où il est sorti le 25 juillet). La production a choisi le compositeur Hans Zimmer pour l'écriture de la bande sonore du film.

Dans le film, Homer pollue le lac de Springfield avec des déchets toxiques, ce qui conduit le gouvernement américain à mettre en quarantaine la ville entière. Washington la recouvre donc d'un immense dôme dans l'intention d'y éradiquer toute forme de vie. Les Simpson se voient alors obligés de déménager en Alaska, mais tous les membres de la famille ne veulent pas laisser leurs amis vivre un tel drame[156].

Le film reprend une multitude de personnages issus de la série ainsi que de nouveaux, comme Spider-Cochon (Spider-Pig au Québec) ou Colin. Une suite est prévue, mais certaines difficultés sont venues à l'encontre de son développement[157].

Musique[modifier | modifier le code]

Une production discographique accompagne depuis des années la série. Des collections des musiques originales présentes dans la série sont sorties sur les albums Songs in the Key of Springfield, Go Simpsonic with The Simpsons et The Simpsons: Testify[158]. Plusieurs morceaux ont été enregistrés dans le but d'être placés sur un album, sans apparaître dans la série. L'album The Simpsons Sing the Blues est sorti en septembre 1990 et fut un succès, se classant troisième au Billboard 200[159] et fut certifié deux fois disque de platine par la Recording Industry Association of America[160]. Le premier morceau de l'album était Do The Bartman, interprété par Nancy Cartwright et sorti le 20 novembre 1990. La musique était composée par Michael Jackson, sans que cela fût reconnu[161].

  • 1990 : The Simpsons Sing the Blues
  • 1997 : Songs in the Key of Springfield
  • 1998 : The Yellow Album
  • 1999 : Go Simpsonic with The Simpsons
  • 2007 : The Simpsons Movie: The Music
  • 2007 : The Simpsons Theme (reprise du thème musical de la série par le groupe Green Day pour le film)
  • 2007 : The Simpsons: Testify

The Simpsons Ride[modifier | modifier le code]

Article détaillé : The Simpsons Ride.

The Simpsons Ride est un cinéma dynamique officiellement annoncé en 2007. C'est une attraction implantée à Universal Studios Hollywood et à Universal Studios Florida[162]. The Simpsons Ride a officiellement ouvert le 15 mai 2008 en Floride[163] et le 19 mai 2008 à Hollywood[164]. Dans l'attraction, les clients sont introduits dans un parc d'attractions cartoon construit par Krusty le clown. Cependant, Tahiti Bob ou Sideshow Bob (version originale et version québécoise) s'est enfui de prison et veut prendre sa revanche sur Krusty et la famille Simpson[165]. L'attraction présente plus de vingt-quatre personnages récurrents des Simpson ainsi que leurs voix originales respectives, avec aussi bien Pamela Hayden, Russi Taylor que Kelsey Grammer[166]. Harry Shearer a décidé de ne pas y participer, ce qui fait qu'aucun des personnages qu'il interprète ne dispose de voix[167].

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jeux vidéo des Simpson.

L'industrie du jeu vidéo a rapidement adapté les personnages et le monde des Simpson. Parmi les jeux sortis très tôt, on peut citer The Simpsons: Arcade Game, un jeu d'arcade de Konami et The Simpsons: Bart vs. the Space Mutants, édité par Acclaim Entertainment, tous deux sortis en 1991. Plus récemment, d'autres jeux vidéo sont sortis, comme The Simpsons: Road Rage (2001), The Simpsons: Hit and Run (2003) ou Les Simpson, le jeu (2007). Deux machines de flipper aux couleurs des Simpson ont été produites, une qui a été disponible rapidement après la première saison, et une autre qui est encore disponible à l'achat[168].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Le Kwik-E-Mart au The Simpsons Ride.
À Seattle, un magasin 7-Eleven transformé en Kwik-E-Mart.

La popularité des Simpson en a fait une industrie de produits dérivés se chiffrant en milliards de dollars[97]. La famille homonyme et les personnages secondaires apparaissent sur de nombreux produits, allant des tee-shirts aux posters. La chaîne de restaurants Quick a même proposé un hamburger à l'éffigie d'Homer prénommé Le Homer Burger[169]. Les Simpson ont également donné lieu à des éditions spéciales de célèbres jeux de société, comme des échecs, Cluedo, Monopoly, Docteur Maboul, Scrabble ou Destins. Plusieurs jeux de cartes comme The Simpsons Trading Card Game sont aussi sortis, mais également des livres, officiels ou non, sur les Simpson comme, par exemple, des guides d'épisodes. Un grand nombre d'épisodes de la série est sorti en VHS ou en DVD au cours des années. Lorsque le DVD de la première saison a été édité en 2001, il est rapidement devenu le DVD tiré de la télévision le plus vendu de l'histoire, mais il a ensuite été dépassé par celui de la première saison de Chappelle's Show[170].

L'édition pour la zone 1 de l'intégrale de la saison 6 comporte une erreur de conception. Le quatrième épisode (Itchy et Scratchy Land) reprend la bande son québecoise du premier épisode (Bart des ténèbres).

En 2003, environ cinq cents entreprises du monde entier étaient autorisées à utiliser les personnages des Simpson dans leurs publicités[171]. Pour la promotion du film, douze magasins 7-Eleven étaient transformés en Kwik-E-Mart et vendaient des produits se rattachant à l'univers des Simpson, comme du « Buzz Cola », des céréales Krusty-O's ou des donuts roses[172].

Le 9 avril 2009, le United States Postal Service a dévoilé une série de cinq timbres de 44 cents mettant en vedette Homer, Marge, Bart, Lisa et Maggie, pour célébrer le vingtième anniversaire de la série[173]. Les Simpson est la première série de télévision à recevoir cet honneur alors qu'elle est encore en production[174],[175]. Les timbres, dessinés par Matt Groening, ont été rendus disponibles à l'achat le 7 mai 2009[176]. Environ un milliard de timbres sont imprimés[177].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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