John Quincy Adams

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John Quincy Adams
Image illustrative de l'article John Quincy Adams
Fonctions
6e président des États-Unis
4 mars 18254 mars 1829
(&&&&&&&&&&&014614 ans, 0 mois et 0 jour)
Élection 1er décembre 1824
Vice-président John C. Calhoun
Prédécesseur James Monroe
Successeur Andrew Jackson
8e Secrétaire d'État des États-Unis
22 septembre 18173 mars 1825
Président James Monroe
Prédécesseur James Monroe
Successeur Henry Clay
Biographie
Date de naissance 11 juillet 1767
Lieu de naissance Braintree, Massachusetts (États-Unis)
Date de décès 23 février 1848 (à 80 ans)
Lieu de décès Washington DC (États-Unis)
Nationalité Américain
Parti politique Parti fédéraliste
Parti républicain-démocrate
Conjoint Louisa Johnson
Diplômé de Université de Leyde
Université Harvard
Profession Juriste
Religion Unitarisme

Signature

John Quincy Adams
Présidents des États-Unis

John Quincy Adams (17671848) a été le sixième président des États-Unis, élu pour un mandat de 1825 à 1829.

Successivement militant du parti fédéraliste puis du parti Démocrate-Républicain, fils de John Adams, le second président des États-Unis, il a été élu grâce à la multiplication des candidatures, ce qui l'a privé de nombreux soutiens. S’il est considéré comme l’un des meilleurs diplomates américains avant sa présidence, puis l’un des meilleurs représentants à la Chambre après sa présidence, son unique mandat n’a pas marqué l’histoire des États-Unis.

Biographie[modifier | modifier le code]

John Quincy Adams naît le 11 juillet 1767 à Braintree, Massachusetts. Sa mère est Abigail Adams.

Il fait une partie de ses études à l’université de Leyde aux Pays-Bas, alors qu’il accompagne son père venu négocier des traités de paix et de commerce auprès des cours européennes dont la France et la Grande-Bretagne. À l’âge de 14 ans il accompagne comme secrétaire Francis Dana envoyé en mission diplomatique à Saint-Pétersbourg, afin de faire reconnaître les États-Unis à Catherine II. Pendant ce séjour sur le vieux continent, il visitera également la Finlande, la Suède, et le Danemark, et y apprendra le français, le néerlandais et des notions d'allemand.

Il est diplômé en droit de l’université Harvard. Admis au barreau il commence à pratiquer à Boston, Massachusetts. Il est nommé ambassadeur auprès des Pays-Bas en 1794, auprès du Portugal en 1796 et de la Prusse en 1797.

Élu au sénat du Massachusetts en 1802, il le sera également au Sénat des États-Unis où il siège de 1803 à 1808, pour le parti fédéraliste. Il quitte cette formation pour intégrer le parti Démocrate-Républicain. Il est membre de la commission qui négocie le Traité de Gand en 1814, et ministre des affaires étrangères dans le cabinet du président James Monroe entre 1817 et 1825.

Le 2 novembre 1824, l’élection présidentielle est la première où les votes populaires sont totalisés au niveau national. John Quincy Adams arrive deuxième derrière le général Jackson. Ce dernier obtient aussi le meilleur score pendant le vote du Collège électoral mais, du fait de la présence de trois autres candidats, il n’obtient pas de majorité. C’est la Chambre des représentants qui, à la surprise générale, votera finalement le 1er décembre en faveur d’Adams.

Présidence[modifier | modifier le code]

1825[modifier | modifier le code]

4 mars : investiture de John Quincy Adams en tant que sixième président des États-Unis.

1828[modifier | modifier le code]

4 juillet : le jour anniversaire de l’indépendance deux cérémonies se déroulent, l’une à Baltimore pour la pose de la voie ferrée qui reliera Baltimore à l’Ohio et la seconde à Washington où le président Adams commence à creuser le canal reliant Washington à l’Ohio. Long de 300 km, il sera utilisé pendant quelques années avant d’être détrôné par le chemin de fer.

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Bien que rompu à la diplomatie dès son plus jeune âge, Adams n’a pas été à l’origine d’actions importantes pendant son mandat à la fois parce qu’il avait résolu beaucoup de problèmes pendant qu’il était ministre des affaires étrangères dans le gouvernement de James Monroe, mais aussi en raison de l’opposition d’Andrew Jackson pendant sa présidence.

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Adams croyait que les États composant l’Union devaient être interdépendants et que chacun d’eux devait se spécialiser dans un domaine. Dans l’un de ses discours au Congrès il souhaite créer une université nationale, une banque nationale etc. ce qui déplaît fortement aux représentants des États qui, de plus, considèrent qu’il n’a pas été élu à une majorité suffisante pour avoir le droit de se lancer dans de grands projets.

Il signe aussi une loi instituant de nouveaux droits de douane qui handicape les états du Sud et lui vaudra de ne pas être réélu. En Amérique, il est connu pour avoir été l'un des opposants les plus résolus à la franc-maçonnerie. En 1834, il participa à l'élection pour le poste de gouverneur du Massachusetts sous les couleurs du Parti anti-maçonnique, sans succès[1].

Politique partisane[modifier | modifier le code]

Andrew Jackson reçoit plus de votes populaires et plus de votes du Collège électoral que John Quincy Adams lors de l’élection de 1824. Comme il n’arrive pas à obtenir la majorité, c’est la Chambre des représentants qui désigne Adams à la présidence. Lorsque Adams désigne Henry Clay, l’un des candidats à la présidence, en tant que ministre des affaires étrangères, les partisans de Jackson y voient le résultat d’un arrangement destiné à priver leur héros de sa victoire. L’opposition à la politique d’Adams restera virulente pendant tout son mandat jusqu’à l’élection de 1828 d’où Andrew Jackson sortira, cette fois là, victorieux.

Retraite[modifier | modifier le code]

John Quincy Adams, en 1843. Ceci est la toute première photographie d'un président américain.

John Quincy Adams continue sa carrière politique après 1828 : tout d'abord au Parti anti-maçonnique puis au Parti whig, qu'il contribue à fonder vers 1833-1834. Élu à la Chambre des représentants en 1831, il y reste jusqu'à sa mort, le 23 février 1848. Il brigue également le mandat de gouverneur du Massachusetts en 1834 mais ne pourra l'obtenir. En 1841, il défend devant la Cour suprême le cas des africains du navire espagnol La Amistad qui en avaient pris le contrôle alors qu'ils étaient transportés comme esclaves illégaux. Menacés d'expulsion vers l'Espagne, ils seront finalement libérés.

Vie privée[modifier | modifier le code]

John Quincy Adams est le fils de John Adams, le 2e Président. Cette situation ne se reproduisit que deux siècles plus tard : George W. Bush, le 43e Président, est le fils de George Bush, le 41e Président.

En 1797 il épousa Louisa Catherine Johnson qu'il avait rencontrée à Londres en 1794.

Le fils de John Quincy Adams, Charles Francis Adams, Sr., a également fait carrière dans la politique.

En 1825, le président John Quincy Adams, partisan de la laïcité, a prêté serment sur un recueil de loi et non sur la Bible comme cela s'est généralisé dans les prestations de serment américaines, alors qu'aucun texte constitutionnel n'évoque des livres religieux pour les serments.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Dans le film américain How High (Étudiants en herbe au Québec), les deux protagonistes principaux, Silas et Jamal, déterrent le cadavre de John Quincy Adams afin de le fumer, pour obtenir de meilleures notes à l'université Harvard.

Il apparaît également dans le film Amistad[2], réalisé par Steven Spielberg en 1997, sous les traits d'Anthony Hopkins. Ce film tiré de faits réels raconte la rébellion de plusieurs esclaves africains à bord du négrier qui les emmène en captivité, l'Amistad. Trompés par le capitaine, les esclaves mènent le bateau au large des États-Unis où ils sont arrêtés alors qu'ils espéraient faire voile vers la Sierra Leone dont ils sont originaires. La bataille judiciaire commence alors et fait grand bruit dans tout le pays tellement elle remet en cause les fondements américains. John Quincy Adams se joint à la défense des esclaves devant la Cour Surpême afin d'empêcher les négriers de récupérer leur "cargaison".

Une série télévisée produite par PBS en 1976, "The Adams Chronicles", raconte l'histoire de cinq générations issues de la famille Adams.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Richards, Leonard L., The Life and Times of Congressman John Quincy Adams, Oxford University Press, Oxford [Oxfordshire], 1986
  2. http://www.imdb.com/title/tt0118607/

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Jean-Michel Lacroix, Histoire des États-Unis, Paris, PUF, 2006
  • (it) Nico Perrone, Il manifesto dell'imperialismo americano nelle borse di Londra e Parigi, "Belfagor" (revue), 1977, III
  • (fr) Pierre Renouvin, sous la direction de, Histoire des Relations Internationales, tome cinquième, Paris, Hachette, réed. 1994
  • (en) Letters on freemasonry.

Annexe[modifier | modifier le code]

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