Theodore Roosevelt

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Theodore Roosevelt
Theodore Roosevelt en 1904.
Theodore Roosevelt en 1904.
Fonctions
26e président des États-Unis

(&&&&&&&&&&&027287 ans, 5 mois et 20 jours)
Élection 8 novembre 1904
Vice-président Charles Fairbanks (1905-1909)
Prédécesseur William McKinley
Successeur William Howard Taft
25e vice-président des États-Unis
Président William McKinley
Prédécesseur Garret Hobart
Successeur Charles W. Fairbanks
33e Gouverneur de l'État de New York
Prédécesseur Frank S. Black
Successeur Benjamin Barker Odell, Jr.
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance New York (New York)
Date de décès (à 60 ans)
Lieu de décès Oyster Bay, New York
Nationalité Américain
Parti politique Parti républicain puis
Parti progressiste
Conjoint Alice Roosevelt († 1884)
Edith Roosevelt (après 1886)
Enfant(s) Alice, Ted, Kermit, Ethel, Archie & Quentin
Diplômé de Université Columbia (abandon)
Université Harvard
Profession Militaire, politicien, écrivain
Religion Église réformée hollandaise

Signature

Theodore Roosevelt
Prix Nobel de la Paix 1906
Président des États-Unis
Vice-président des États-Unis

Theodore Roosevelt /ˈroʊzəvelt/ ( à New York à Oyster Bay, État de New York) est un homme politique américain, vingt-sixième président des États-Unis de 1901 à 1909. Il fut également historien, naturaliste, explorateur, écrivain et soldat.

Membre du Parti républicain, il fut successivement chef de la police de New York (1895-1897), adjoint du secrétaire à la Marine (1897-1898), engagé volontaire dans la guerre hispano-américaine de 1898 où il s'illustre à la tête de son régiment de cavalerie, les Rough Riders, à la bataille de San Juan et enfin gouverneur de l'État de New York (1898-1900).

Vice-président des États-Unis sous le mandat de William McKinley, il lui succède après son assassinat par un anarchiste, et termine son mandat du au . Teddy Roosevelt entama ensuite son propre mandat présidentiel qu'il termina le . Conformément à ses engagements, il ne postulera pas en 1908 un nouveau mandat présidentiel.

Plus jeune président des États-Unis[1], son mandat est notamment marqué, sur le plan international, par sa médiation dans la guerre russo-japonaise, qui lui vaudra le prix Nobel de la paix et le soutien à la première conférence de La Haye en ayant recours à l'arbitrage pour résoudre un contentieux opposant les États-Unis au Mexique. Sa politique dite du big stick (gros bâton), puis l'affirmation du corollaire Roosevelt à la doctrine Monroe, justifie la prise de contrôle par les États-Unis du canal de Panama. En politique intérieure, son mandat est marqué par une politique volontariste de préservation des ressources naturelles et par l'adoption de deux lois importantes sur la protection des consommateurs, l'Hepburn Act de 1906, qui renforçait les pouvoirs de la Commission de commerce entre États, et le Pure Food and Drug Act de 1906, qui fondait la Food and Drug Administration.

En 1912, mécontent de la politique de son successeur, le président républicain William Howard Taft, il se présente comme candidat du mouvement progressiste. S'il remporte plus de suffrages que le président Taft, il divise le camp républicain et permet l'élection du candidat démocrate Woodrow Wilson à la présidence des États-Unis.

L'effigie de Roosevelt a été reproduite sur le Mont Rushmore aux côtés des présidents George Washington, Thomas Jefferson et Abraham Lincoln.

Biographie[modifier | modifier le code]

Teddy Roosevelt est le fils de Theodore Roosevelt Sr et de Martha Bulloch. Les Roosevelt sont issus de familles aristocratiques d'origine hollandaise, issu de Nicholas Roosevelt dont la descendance donnera un autre président américain Franklin Delano Roosevelt qui épousera d'ailleurs la nièce de Theodore, Eleanor.
Ils vivent confortablement des revenus de leur entreprise d'import-export. Adolescent, Teddy Roosevelt est frêle et asthmatique[2] ; ses parents, très aisés, l'éduquent à la maison dans la tradition calviniste. Dès sa jeunesse, il s'intéresse à la nature. Il passe ses étés dans les Adirondacks, à Long Island ou sur les rives de l'Hudson River[3]. Son père lui fait prendre des leçons de taxidermie auprès de John G. Bell. Il entre à l'Université Harvard en 1876 où il rencontre Alice Hathaway, la fille d'un banquier, qu'il finit par épouser[3]. Il débute l'étude du droit, mais abandonne lorsqu'il est élu à l'assemblée de l'État de New York de 1882 à 1884 pour le Parti républicain[3]. Sa mère et sa femme décèdent le 14 février 1884, cette dernière meurt en accouchant de leur fille, Alice Roosevelt Longworth[4]. Theodore (âgé de 25 ans) se retire alors dans une ferme du Dakota du Nord pour oublier ces tragédies[4].

Davis avec Theodore Roosevelt à Cuba, 1898.

Il y passe deux ans en adoptant le style de vie du cow-boy américain. « On ne peut pas rêver d'une vie plus attractive pour un jeune homme en bonne santé que celle dans un ranch de cette époque. C'est vraiment une vie agréable et saine ; ça m'a appris l'indépendance, la ténacité et à prendre rapidement des décisions… J'ai réellement et complètement apprécié cette vie. » Cette période est très importante pour sa maturation : « Je n'aurais jamais pu devenir président sans mes expériences dans le Dakota du Nord. » Il s'essaya, dans cette région, à la vie de pionnier et d'éleveur. Il essuya un échec matériel, mais il acquit ainsi les qualités humaines qui firent plus tard de lui le 26e président des États-Unis.

Theodore Roosevelt en 1898

En 1886, il revient à New York où il se relance dans la politique, écrit trois livres et se remarie avec Edith Kermit Carow qui lui donna cinq enfants[5]. En 1887, il fonde le Boone and Crocket Club dont le but est de préserver la nature et de garantir la chasse[5].

Le président Benjamin Harrison le nomme membre d'une commission sur les fonctionnaires fédéraux (Civil Service Commission). Il dirige ensuite la préfecture de police de New York en 1895. En 1897, le président William McKinley le nomme secrétaire adjoint à la marine, un poste où il prépare la guerre contre l'Espagne. Il s’y comporte en « faucon » ; il accuse l’Espagne de la destruction de la frégate Maine à Cuba (la preuve n’en a jamais été apportée) et met la marine en état d’alerte sans l’autorisation du président McKinley.

Lorsque la guerre contre l'Espagne éclate en 1898, il s'engage à la tête d'un régiment de cavalerie, les rough riders (que l'on traduit par « les durs à cuire »), à la tête desquels il s'empare de la colline de San Juan à Santiago, ce qui lui permet d'acquérir une réputation de héros notamment grâce au journaliste Richard Harding Davis qu'il embarque avec lui, Roosevelt devenant par la suite le premier président américain à régulièrement utiliser la presse comme moyen de communication[6]. Il reprend ensuite sa carrière politique dans l'État de New York, dont il est élu gouverneur en 1898. Il se met à dos les dirigeants du Parti républicain en luttant contre la corruption et ces derniers, pour s'en débarrasser, le présentent comme candidat à la vice-présidence, un poste sans envergure. Il devient vice-président en 1900 et président l'année suivante après l'assassinat de McKinley.

Il était franc-maçon[7].

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

En politique étrangère, Theodore Roosevelt, partisan de la politique du « gros bâton » (ou big stick ; « parlez doucement et portez un gros bâton »[8][réf. insuffisante]) accroît l'emprise de l'influence américaine en prenant le contrôle des possessions espagnoles aux Caraïbes et dans l'océan Pacifique. Il soutient une rébellion au Panama pour obtenir l'indépendance de cette région appartenant à la Colombie en vue d’y construire un canal sous contrôle américain. Roosevelt, fervent défenseur de la marine, pense que le passage par l'isthme de Panama est important pour créer une marine forte et cohérente. C'est lui qui fait construire le port de Pearl Harbor à Hawaï. Les effectifs de marins passent de 25000 à 45000.

Il formule en 1904 le corollaire à la doctrine du président Monroe selon lequel les États-Unis doivent intervenir pour défendre leurs intérêts dans l’ensemble du monde, légitimant un « pouvoir de police internationale » ainsi qu'une « intervention préventive » en cas de « méfait ou défaillance » en Amérique latine. Et ce, la même année où il affirme à Bertha von Suttner, vice-présidente du Bureau international de la paix et futur prix Nobel de la paix, que son gouvernement reconnaît son devoir de « faire rapprocher le temps où l'épée ne sera plus l'arbitre entre les nations »[9]. Il intervient personnellement dans l’arbitrage du conflit entre la Russie et le Japon, ce qui lui vaut le prix Nobel de la paix en 1906, et dans celui entre la France et l’Allemagne sur la question marocaine.

En Europe, il fit admettre l'idée que les États-Unis avaient un devoir de veiller comme la Grande-Bretagne à ce qu'aucune puissance ne devienne hégémonique, selon l'historien Yves Mossé historien[10][réf. insuffisante].

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Caricature de 1904 montrant Roosevelt armé de son « gros bâton » (big stick) en train de patrouiller dans la mer des Caraïbes.

Roosevelt est partisan d’un pouvoir fédéral fort, capable de réglementer l’activité économique. Il s’attaque aux grandes entreprises, qu’il accuse de faire des bénéfices au détriment des consommateurs, et engage des procédures contre les grands capitalistes du chemin de fer, du pétrole et de l’agro-alimentaire. Le lancement de cette croisade contre les trusts industriels a lieu dans un discours long de plus de 30 pages prononcé à la Chambre des représentants. Theodore Roosevelt s’engage à faire respecter la loi Sherman. Proche du courant progressiste, il intervient aussi pour arbitrer la lutte entre les mineurs en grève et le patronat ; il leur permit d’obtenir la journée de 8 heures et des salaires plus élevés, ce qu’il appelle un « accord équitable ».

Roosevelt est le premier président réellement préoccupé par la préservation des espaces naturels et de la faune. Il crée les bases du système de parcs nationaux, de monuments nationaux et de forêts nationales ainsi que les réserves naturelles en faisant passer les terrains sous contrôle fédéral. Il s'intéresse à tous les sujets et fonde par exemple la National Gallery[11][réf. insuffisante]. De même, en 1902, le National Reclamation Act (ou Newlands Act) donne au gouvernement fédéral l'autorité suprême pour la construction de barrages ou pour les projets d’irrigation. En 1906, il fait passer l'Act of the Preservation of American Antiquities[5]. Une nouvelle agence fédérale, le Reclamation Service, est créée et collabore avec les scientifiques. La gestion de l’eau passe sous contrôle fédéral, notamment dans la partie ouest du territoire. Au total ce furent près d’un million de km² qui furent contrôlés et protégés par le gouvernement fédéral. Sous ses mandats présidentiels sont créés les parcs de Crater Lake, Wind Cave et Mesa Verde. En 1908, il fait du Grand Canyon un National Monument[5].

Politique concernant les droits civiques, les minorités et l’immigration[modifier | modifier le code]

Sur le plan des discriminations raciales, il est le premier président à nommer un représentant de la minorité juive à un poste ministériel. Concernant les autres minorités ethniques, il déclare alors « Je n'irais pas jusqu'à penser que les seuls bons Indiens sont les Indiens morts, mais je crois que c'est valable pour les neuf dixièmes, et je ne souhaite pas trop me soucier du dixième[12]. »

Concernant les Afro-américains, ses propos sont notamment les suivants : « Je n'ai pas été capable de trouver une solution au terrible problème offert par la présence du Noir sur ce continent. Il est là et ne peut être ni tué ni chassé, la seule chose sage, honorable et chrétienne à faire est de traiter chaque homme noir et chaque homme blanc strictement selon ses mérites en tant qu'homme, en lui ne donnant ni plus ni moins que ce qu'il se montre lui-même digne d'avoir[13]. »

Eugénisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Eugénisme.

À partir de 1907, des eugénistes commencèrent à pratiquer dans plusieurs États la stérilisation forcée des malades, chômeurs, pauvres, délinquants, handicapés ou prostituées pour empêcher toute descendance du même type[14]. Theodore Roosevelt déclarait alors :

« Je souhaiterais beaucoup que l’on empêchât entièrement les mauvaises personnes de se reproduire, et quand la nature malfaisante de ces gens est suffisamment manifeste, des mesures devraient être prises en ce sens. Les criminels devraient être stérilisés et il devrait être interdit aux personnes faibles d’esprit d'avoir des descendants[15]. »

Un tel programme de stérilisations contraintes a effectivement été mis en œuvre aux États-Unis. Toutefois, les lois en la matière étant fixées par chaque État et non par le gouvernement fédéral, Roosevelt ne peut en être tenu responsable. La première tentative pour appliquer une telle loi, dans le Michigan, eut lieu en 1897, avant l'arrivée de Roosevelt à la présidence[16].

Après la présidence[modifier | modifier le code]

De décembre 1913 au mois d'avril 1914, Theodore Roosevelt dirigea une expédition scientifique dans les États brésiliens du Mato Grosso et d'Amazonie. Le but principal de cette expédition consistait à reconnaître environ 700 km du cours d'un fleuve considéré comme « inconnu », qui reçoit alors le nom de « Roosevelt »[17].

Pendant la Première Guerre mondiale, il s'opposa à la politique de neutralité menée par le président Wilson et se déclara en faveur des Alliés britanniques et français.

Politiquement, il se réconcilia avec le Parti républicain qui lui proposa d'être de nouveau son candidat à l'élection présidentielle de 1920 mais il meurt à Oyster Bay, New York, le des suites des fièvres tropicales qu'il avait contractées en Amazonie.

Famille[modifier | modifier le code]

Sa première épouse, Alice Hathaway Roosevelt (1861-1884)
Leur fille, Alice Lee Roosevelt Longworth (1884-1980)
Quentin Roosevelt (1897-1918)

Le , Theodore Roosevelt s'était marié avec Alice Hathaway, la fille d'un banquier.

Celle-ci meurt des suites de l'accouchement difficile de leur fille, Alice Lee Roosevelt ().

La famille Roosevelt en 1903 : Quentin, Theodore Sr, Theodore Jr, Archie, Alice, Kermit, Edith et Ethel

En 1886, il épouse Edith Kermit Carow. De leur union vont naître :

Annexes[modifier | modifier le code]

La légende[modifier | modifier le code]

L'origine de « Teddy Bear », qui désigne un ours en peluche, fait l'objet de plusieurs anecdotes. La plus courante est la suivante : en 1903, Roosevelt rentra bredouille d'une chasse à l'ours de quatre jours. Croyant faire plaisir, les organisateurs enchaînèrent un ourson noir au pied d'un arbre afin de satisfaire les cartouches du président : outré par cette mise à mort, Theodore Roosevelt fait libérer l'animal[18],[19]. Deux émigrants russes, Rose et Morris Mictchom, immortalisent cette histoire en créant un ours en peluche qu'ils baptisèrent Teddy[18]. Le succès fut immédiat puisque, peu de temps après, ils créent leur propre atelier The Ideal Novelty in Toy Co.

Selon une autre version, Roosevelt aurait été pris en chasse par un ours et obligé de se réfugier dans un arbre. Le lendemain une photographie aurait été publiée, montrant le président assis sur une fourche d'arbre et harcelé par l'ours, avec la mention Teddy's bear (l'ours de Teddy)[réf. nécessaire].

Hommages[modifier | modifier le code]

Effigie de Theodore Roosevelt sur le mont Rushmore

T. Roosevelt est considéré par les Américains comme l'un de leurs plus grands présidents ce qui lui a valu d'avoir son effigie sculptée dans le granit du mont Rushmore, au côté de George Washington, Thomas Jefferson et Abraham Lincoln.

Roosevelt a inauguré le un barrage près de Phoenix, en Arizona, qui porte son nom et reste encore aujourd’hui le plus grand barrage des États-Unis.

Un parc national porte également son nom dans le Dakota du Nord (Parc national Theodore Roosevelt).

À Los Angeles, sur Hollywood Boulevard, l'Hotel Roosevelt, célèbre pour avoir accueilli la première cérémonie des Oscars le , a été baptisé en son honneur.

Le porte-avions nucléaire USS Theodore Roosevelt lui rend également hommage.

  • Monument commémoratif de Quentin Roosevelt, fils cadet du président Theodore Roosevelt (mort en combat aérien le ) érigé sur le territoire de la commune de Coulonges-Cohan.

Il fait partie des personnalités dont John Dos Passos a écrit une courte biographie, au sein de sa trilogie U.S.A..

Chronologie de la présidence Roosevelt[modifier | modifier le code]

1901 - 1905[modifier | modifier le code]

  • 1901
    • 14 septembre : le président McKinley meurt des suites des blessures qui lui ont été infligées par un anarchiste. Conformément à ce que prévoit la Constitution américaine, le vice-président Theodore Roosevelt est investi et devient le vingt-sixième président des États-Unis. Il n’a que 42 ans et son arrivée au pouvoir désespère son propre parti en raison de ses idées sociales.
  • 1902
    • 29 avril : le Congrès vote, et Roosevelt signe, une loi renouvelant la loi d'exclusion des Chinois et interdisant l'immigration chinoise à partir des Philippines (alors sous protectorat américain).
    • 12 mai : Roosevelt arbitre le conflit entre 100 000 mineurs de Pennsylvanie en grève depuis plus de trois mois et leurs employeurs. La grève continue jusqu’en octobre quand Roosevelt leur obtient une augmentation de salaire de 10 %[20] et une limitation de la durée de la semaine de travail. Les mines de charbon étaient alors cruciales pour l’économie américaine.
    • 20 mai : les troupes américaines se retirent de Cuba où s’installe le premier gouvernement national.
    • 28 juin : vote de la loi finançant la construction du canal de Panama.
    • 2 septembre : Roosevelt prononce un discours sur la politique étrangère, où il emploie une formule restée célèbre : « Il faut parler calmement tout en tenant un gros bâton ». (Doctrine du Big Stick)
Theodore Roosevelt en 1904.
  • 1903
    • 14 février : Roosevelt crée le ministère du commerce et du travail (qui devinrent plus tard deux ministères séparés).
    • 14 mars : Roosevelt crée la première réserve naturelle d’oiseaux sur Pelican Island, Floride.
    • 3 novembre : le gouvernement de Roosevelt soutient l’insurrection de Panama contre la Colombie. Les États-Unis reconnaissent l’indépendance de Panama le 6 novembre et négocient un traité qui leur donne le contrôle de la zone du canal pour 100 ans contre 10 millions USD et un loyer annuel de 250 000 USD.
  • 1904
Candidat Parti Vote populaire % Collège électoral
Theodore Roosevelt Républicain 7 626 593 56,4 336
Alton B. Parker Démocrate 5 028 898 37,6 140
  • 6 décembre : dans son discours annuel au Congrès américain, Roosevelt prononce le Corollaire Roosevelt qui étend la doctrine Monroe (1823), avec un message résumé par la célèbre formule « l'Amérique aux Américains », à l’ensemble du monde occidental, en affirmant que les États-Unis interviendraient en cas de problème majeur allant à l’encontre de leurs intérêts.
Theodore Roosevelt

1905 - 1909[modifier | modifier le code]

  • 1905
  • 1906
    • 16 janvier : ouverture de la conférence d’Algésiras en Espagne, où Roosevelt tente d’arbitrer le conflit entre la France et l’Allemagne concernant le Maroc.
    • 8 juin : Roosevelt crée les dix-huit premiers « monuments nationaux », zones naturelles protégées.
    • 29 juin : Roosevelt soutient une loi donnant au gouvernement fédéral le pouvoir de contrôler les tarifs du fret ferroviaire. Cette loi limite la concurrence entre les compagnies et empêche d’accorder des taris préférentiels aux grands groupes industriels.
    • 30 juin : Roosevelt signe une loi autorisant le gouvernement fédéral à inspecter les usines d’alimentation et obligeant les fabricants à lister les ingrédients.
    • 23 août : le président cubain demande l’intervention des troupes américaines à la suite d’émeutes. Roosevelt envoie l’armée en octobre.
    • 9 novembre : Roosevelt se rend en visite officielle à Puerto Rico et à Panama pour inspecter les travaux du canal. C’est le premier déplacement officiel d’un président américain à l’étranger.
    • 12 décembre : Roosevelt nomme Straus en tant que ministre du commerce et du travail. C’est le premier représentant de la minorité juive à obtenir un poste dans le gouvernement des États-Unis.
Theodore Roosevelt en safari en Afrique
  • 1907
    • 20 février : Roosevelt signe une loi sur l'immigration lui permettant d’interdire la venue des Japonais.
    • 22 octobre : début d’une panique financière causée par les grandes variations de la bourse. Roosevelt revient précipitamment de voyage pour intervenir, mais la crainte d’une nouvelle dépression est tenace.
    • 16 novembre : admission de l'Oklahoma dans l'Union américaine ; c’est le 46e État.
    • 16 décembre : Roosevelt envoie une importante flotte de la marine américaine, la Grande flotte blanche, faire le tour du monde qui dura jusqu’en février 1908. Les navires sont accueillis avec enthousiasme dans de nombreux ports et ceci permet aux États-Unis de faire étalage de leur puissance.
  • 1908
    • 20 juin : Roosevelt crée le Parc national de Mesa Verde.
    • À la fin de son deuxième mandat, Roosevelt, conformément à ses engagements, ne se représente pas. Il part pour un safari en Afrique où Frederick Selous lui sert de guide. Il en revient avec plus de 3 000 trophées d'animaux abattus.

1912[modifier | modifier le code]

Theodore Roosevelt et William Howard Taft en 1909
  • 7 août : Roosevelt, mécontent de la politique menée par son successeur, William Howard Taft, tente d’enlever la nomination du Parti républicain pour se représenter aux élections. Le Parti choisit Taft de nouveau et Roosevelt décide de rejoindre un parti réformateur, le Parti progressiste. Il obtient un meilleur score que Taft, mais la division du Parti républicain permet au candidat démocrate, Woodrow Wilson, de remporter l’élection.
Candidat Parti Vote populaire % Collège électoral
Woodrow Wilson Démocrate 6 293 152 41,9 435
Theodore Roosevelt Progressiste 4 119 207 27,4 88
William H. Taft Républicain 3 486 333 23,2 8
  • 14 octobre : John Schrank, propriétaire d'un café à New York, a tiré le soir du 14 octobre 1912 à Milwaukee sur T. Roosevelt un coup de revolver au moment où l'ancien président se rendait à un meeting (article paru dans Le Figaro du 16 octobre 1912).

Publications[modifier | modifier le code]

  • Theodore Roosevelt, Mes chasses en Afrique, Paris, Éditions Montbel (rééd. 2006).
  • La Vie intense : idéal d’Amérique. [Par] Theodore Roosevelt, Président des États-Unis. Traduit par Mme la princesse Ferdinand de Faucigny-Lucinge, M. Jean Izoulet, ... Préface : Deux paroles sur la France [par M. Jean Izoulet]. – Paris, Ernest Flammarion, éditeur, 1902. In--8 ° (19,5 cm), XII-275 p. [Biblioth. historique, CHEFF : 8 ° 4850 (1)]
  • Idéal d’Amérique. La Vie intense (2e série). [Par] Theodore Roosevelt, Président des États-Unis. Traduit par Madame la princesse Ferdinand de Faucigny-Lucinge, M. Jean Izoulet, … Introduction par M. Jean Izoulet : l’Expropriation des « races incompétentes ». – Paris, Ernest Flammarion, éditeur, 1904. In--8 ° (19,5 cm), XLII-449 p. [Biblioth. historique, CHEFF : 8 ° 4850 (2)]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. J.-M. Lacroix, Histoire des États-Unis, 2006, p. 326
  2. (en) Seth Shteir, « To Dare Mighty Things », National Parks, vol. 82, no 4,‎ automne 2008 (lire en ligne), p. 47
  3. a, b et c (en) Seth Shteir, « To Dare Mighty Things », National Parks, vol. 82, no 4,‎ automne 2008 (lire en ligne), p. 48
  4. a et b (en) Seth Shteir, « To Dare Mighty Things », National Parks, vol. 82, no 4,‎ automne 2008 (lire en ligne), p. 49
  5. a, b, c et d (en) Seth Shteir, « To Dare Mighty Things », National Parks, vol. 82, no 4,‎ automne 2008 (lire en ligne), p. 50
  6. (en) Arthur Lubow, The Reporter Who Would Be King : A Biography of Richard Harding Davis, Charles Scribner's Sons,‎ 1992, 448 p. (ISBN 0-684-19404-X)
  7. Il a été initié le 2 janvier 1901 à la loge de Matinecock, Oyster Bay, État de New York. Site de sa loge (page consultée le 13 juillet 2010)
  8. Theodore Rooesevelt, la jeune Amérique, de Yves Mossé, 613 p., Jean Picollec, 2012.
  9. « Quand Freud et Einstein imaginaient l’ONU », Le Monde diplomatique, septembre 2009. Bonnes feuilles de Romuald Sciora et Annick Stevenson (sous la dir. de), Planète ONU. Les Nations unies face aux défis du XXIe siècle, éd. du Tricorne, Genève, 2009.
  10. Theodore Rooesevelt, la jeune Amérique, de Yves Mossé, 613 p., Jean Picollec, 2012.
  11. Theodore Rooesevelt, la jeune Amérique, de Yves Mossé, 613 p., Jean Picollec, 2012.
  12. I don't go so far as to think that the only good Indians are dead Indians, but I believe nine out of ten are, and I shouldn't like to inquire too closely into the case of the tenth, cité in Theodore Roosevelt and the Idea of Race, Thomas G. Dyer, LSU Press, 1992, p. 186
  13. I have not been able to think out any solution to the terrible problem offered by the presence of the Negro on this continent. He is here and can neither be killed nor driven away, the only wise and honorable and Christian thing to do is to treat each black man and each white man strictly on his merits as a man, giving him no more and no less than he shows himself worthy to have, cité in Theodore Roosevelt on Race, Riots, Reds, Crime (1913), Probe, 1968, p. 13
  14. Michel Prum, L'un sans l'autre : racisme et eugénisme dans l'aire anglophone, L'Harmattan, 2005, p. 148-149
  15. I wish very much that the wrong people could be prevented entirely from breeding; and when the evil nature of these people is sufficiently flagrant, this should be done. Criminals should be sterilized and feeble-minded persons forbidden to leave offspring behind them), cité in Theodore Roosevelt on Race, Riots, Reds, Crime (1913), Probe, 1968, p. 27
  16. Daniel Kevles, In the name of eugenics: Genetics and the uses of human heredity (New York: Knopf, 1985).
  17. Thédore Roosevelt explorateur
  18. a et b (en) « Teddy Bears », Library of Congress (consulté le 24 juillet 2011)
  19. Frederic Kaplan, Les machines apprivoisées, Vuibert,‎ 2005 (ISBN 2 7117 7155 5), p. 147
  20. J.-M. Lacroix, Histoire des États-Unis, 2006, p. 306

Compléments[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Yves Mossé, Théodore Roosevelt : La Jeune Amérique, éd. Jean Picollec, 2012.
  • Jean-Michel Lacroix, Histoire des États-Unis, Paris, PUF, 2006, (ISBN 2-13-055477-6)
  • Mellander, Gustavo A.; Nelly Maldonado Mellander (1999). Charles Edward Magoon: The Panama Years. Río Piedras, Puerto Rico: Editorial Plaza Mayor. (ISBN 1-56328-155-4). OCLC 42970390.
  • Mellander, Gustavo A. (1971). The United States in Panamanian Politics: The Intriguing Formative Years. Danville, Ill.: Interstate Publishers. OCLC 138568.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Précédé par Theodore Roosevelt Suivi par
Frank S. Black
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Gouverneur de l'État de New York
1899-1900
Benjamin B. Odell, Jr