Herbert Hoover

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Herbert Hoover
Herbert Hoover en 1928.
Herbert Hoover en 1928.
Fonctions
31e président des États-Unis
4 mars 19294 mars 1933
(4 ans, 0 mois et 0 jour)
Élection 6 novembre 1928
Vice-président Charles Curtis
Prédécesseur Calvin Coolidge
Successeur Franklin D. Roosevelt
3e secrétaire du Commerce des États-Unis
5 mars 192121 août 1928
Président Warren G. Harding
Calvin Coolidge
Prédécesseur Joshua W. Alexander
Successeur William F. Whiting
Biographie
Date de naissance 10 août 1874
Lieu de naissance West Branch, Iowa
Date de décès 20 octobre 1964 (à 90 ans)
Lieu de décès New York, New York
Nationalité Américain
Parti politique Parti républicain
Conjoint Lou Henry Hoover
Diplômé de Université Stanford
Profession Ingénieur (mines)
Religion Société religieuse des Amis

Signature

Herbert Hoover
Présidents des États-Unis

Herbert Clark Hoover, né le 10 août 1874 et mort le 20 octobre 1964, est un homme politique américain, qui fut le 31e président des États-Unis, de 1929 à 1933.

Lorsque Hoover est élu, l’économie est relativement florissante et l’optimisme règne. Quelques mois plus tard, la bourse de New York s’écroule et la Grande Dépression (crise économique) commence. Hoover tente sans grand succès d’y mettre fin et a été critiqué pour son inaction face à la crise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Herbert Hoover naît le 10 août 1874 dans une modeste famille quaker[1] de West Branch, dans l'État de l'Iowa. Son père Jesse Hoover meurt en 1880, sa mère Hulda Minthorn, en 1884. Après leurs décès, Hoover vit à Newberg, dans l'État de l'Oregon, à l'ouest des États-Unis.

Durant l'été 1885, Bert Hoover, alors âgé de 11 ans, prend un train de l'Union Pacific vers l'ouest, à destination l'Oregon. Il emporte deux pièces de 10 cents cousues dans ses vêtements et un baluchon contenant les spécialités culinaires de sa tante Hannah. Il est attendu à l'autre extrémité du pays par son oncle, John Minthorn, médecin et directeur d’école. Hoover le décrivit plus tard comme un « homme d'apparence sévère, mais, à l'instar de tous les Quakers, doté d'un bon fond ».

Pendant ses six années dans l'Oregon, Hoover apprend à se débrouiller seul. « Mon ambition d'enfant était, quel que soit l'endroit, de gagner ma vie sans aucune aide ». Employé de bureau dans la compagnie de son oncle, la Oregon Land, il apprend la comptabilité et la dactylographie tout en suivant des cours du soir dans une école de commerce. Grâce à sa maîtresse d’école, Mlle Jane Gray, il découvre les romans de Charles Dickens et de Walter Scott. David Copperfield, l'histoire d’un orphelin obligé de se débrouiller seul dans la vie resta, toute son existence, un de ses livres favoris.

Éducation[modifier | modifier le code]

À l’automne 1891, Hoover s’inscrit à l’université Stanford de Palo Alto, Californie. Il s'y fait remarquer plus souvent en dehors de la classe qu’à l’intérieur en gérant l’équipe de baseball et celle de football ; il ouvre une blanchisserie et s’occupe d’une agence de conférenciers. Il s’associe avec d’autres étudiants pauvres contre les plus riches et il est élu, contre son gré, trésorier de l’association des étudiants. Il rembourse la dette de 2000 $ de cette association envers le gouvernement.

Hoover paye ses études en faisant de la dactylographie pour son professeur de géologie John Casper Branner, qui lui obtient aussi un emploi d'été pour cartographier les monts Ozark dans l'Arkansas. C'est dans le laboratoire de géologie de Branner qu'il rencontre Lou Henry, la fille d'un banquier, née à Waterloo (Iowa) en 1874. Lou partage son amour de la nature et son penchant pour l'indépendance. « Ce qui est important ce n'est pas ce que les autres pensent de vous, mais ce que vous ressentez au plus profond de vous-même » disait-elle à ses amies d'université.

Hoover obtient son diplôme trois mois avant ses 21 ans en mai 1895. Il quitte Stanford avec 40 $ en poche et aucun emploi en vue, mais il a une identité, une profession libérale et une fiancée. De plus, pour l'orphelin de West Branch, Stanford devient sa famille d'adoption – un endroit auquel il a l'impression d'appartenir.

En 1899, il épouse sa petite amie de Stanford, Lou Henry. Ils partent pour la Chine, où il travaille dans une entreprise privée en tant qu'ingénieur en chef. En juin 1900, la révolte des Boxers surprend le couple Hoover à T'ien-Tsin. Pendant presque un mois, le campement se trouve pris sous la mitraille. Alors que sa femme travaille dans les hôpitaux, Hoover dirige la construction de barricades et, une fois, risque même sa vie pour sauver des enfants chinois.

Les années humanitaires de Hoover[modifier | modifier le code]

« L'homme qui a nourri l'Europe ». L'action de Hoover comme ministre du Ravitaillement pendant la Première Guerre mondiale, vu par Le Petit Journal en 1919.
Herbert Hoover en 1925.

Lassé de travailler uniquement pour l'argent Hoover s'intéresse à l'humanitaire, poussé par ses penchants Quakers. L'occasion se présente en août 1914 avec l'assassinat de l'archiduc d'Autriche-Hongrie, François Ferdinand, qui donne libre cours aux rivalités entre les nations européennes. La Première Guerre mondiale commence et peu d'Américains y sont préparés. Environ 120 000 compatriotes de Hoover se retrouvent coincés du mauvais côté de l'Atlantique sans argent et un peu perdus.

Le 3 août, Hoover reçoit un appel à l'aide de l'Ambassadeur des États-Unis au Royaume-Uni, Walter Hines Page. En moins de vingt-quatre heures, cinq cent volontaires se rassemblent dans la salle de bal de l'hôtel Savoy transformée en une immense cantine et en un centre de distribution de nourriture, de vêtements, de billets de bateau et d'argent. « Je ne m'en suis pas rendu compte sur le moment, mais le 3 août 1914 j'ai mis un terme à ma carrière d'ingénieur pour me lancer sur la pente glissante de la vie publique. »

Pendant les semaines qui suivent, Hoover aide aussi bien le Chef Plume Blanche de Pawhuska, Oklahoma que des héritières couvertes de bijoux à rentrer au pays. Lorsque l'une d'entre-elle lui demande un engagement certifiant que son navire ne serait pas attaqué par un sous-marin allemand au milieu de l'océan, Hoover s'exécute !

Hoover et neuf autres ingénieurs prêtent 1 500 000 $ à des voyageurs désespérés. À 400 $ près cette somme fut complètement remboursée ce qui confirme la confiance que le Grand Ingénieur (son surnom) avait dans la moralité des Américains. Selon Hoover, « La différence entre une dictature et une démocratie est simple : les dictateurs organisent à partir du haut vers le bas, les démocraties travaillent à partir de la base vers le haut ».

Coincée entre les baïonnettes allemandes et le blocus britannique, la Belgique, en 1914, se retrouve au seuil de la famine. On demande à Hoover de venir au secours du petit royaume qui dépend à 80 % des importations pour ses besoins en nourriture. Hoover est obligé d'abandonner sa carrière prometteuse d'ingénieur des mines. Il réfléchit pendant quelques jours et déclare finalement à l'un de ses amis : « Au diable la fortune ! ». Il prend la responsabilité de l'immense tâche à deux conditions — ne pas recevoir de salaire et avoir carte blanche pour organiser et gérer ce qui allait devenir la Commission d'aide à la Belgique.

Cette commission devient de facto une république indépendante avec son drapeau, sa flotte, ses usines, ses ateliers et son réseau ferré. Le budget mensuel de 12 000 000 $ provient de donations et de subventions gouvernementales. Plus d'une fois Hoover s'engage personnellement sur des montants dépassant ses capacités de remboursement. Il est le premier à faire une navette diplomatique en traversant la mer du Nord 40 fois pour persuader les belligérants, à Londres comme à Berlin, de laisser les vivres atteindre les victimes de la guerre. Il apprend aussi aux Belges, pour qui le maïs servait à nourrir le bétail, à se nourrir avec du pain fait de farine de maïs. Au total, la commission sauve 10 000 000 personnes de la famine.

Les crises se succèdent tous les jours. Les Britanniques le soupçonnent d'être un espion allemand. Les Allemands expulsent des jeunes travailleurs de la Commission, y compris un commandant de l'Armée du Salut, sur la base de soupçons similaires. Dans son pays, le sénateur Henry Cabot Lodge veut mettre Hoover en examen pour relations avec l'ennemi. Theodore Roosevelt lui promet de calmer Lodge avec ce conseil « le courage politique se révèle dans la fonction pas dans les journaux. »

Malgré ces obstacles Hoover s'entête, achète du riz en Birmanie, du maïs en Argentine, des haricots en Chine et du blé, de la viande et du lard aux États-Unis. Bien avant l'Armistice de 1918, il est un héros, et selon l'ambassadeur Walter Hines Page « un petit homme simple, modeste et énergique qui a débuté sa carrière en Californie et la terminera au paradis. »

Après l'entrée en guerre des États-Unis, le président Woodrow Wilson nomme Hoover à la tête du ministère de l'agriculture. Il réussit à faire baisser la consommation des vivres nécessaires à l'Europe tout en évitant le rationnement dans son pays. Il assure ainsi l'approvisionnement des Alliés et prend la tête des services de secours à la Belgique[1].

Après l'Armistice, Hoover, membre du Conseil économique suprême et directeur de l'Administration de l'aide américaine, organise des cargaisons de vivres à destination des millions d'affamés d'Europe centrale. Il étend cette aide à la Russie bolchévique frappée par la famine en 1921. Quand un critique lui demande si cela n'aide pas le bolchévisme, Hoover réplique « Vingt millions de personnes meurent de faim, quelle que soit leur appartenance politique, elles seront nourries ! »

Hoover est un secrétaire au Commerce[1] (équivalent de ministre) efficace dans le gouvernement des présidents Warren G. Harding et Calvin Coolidge entre le 5 mars 1921 et le 21 août 1928, et après avoir dirigé les secours à la suite des inondations du Mississippi en 1927, il devient le candidat du Parti républicain le 14 juin 1928. Il déclare alors : « Les Américains sont aujourd'hui plus près de vaincre la pauvreté que n'importe quelle autre nation dans l'histoire ». Il remporte les élections le 6 novembre avec une marge confortable du vote populaire.

Candidat Parti Vote populaire  % Collège électoral
Herbert C. Hoover Républicain 21 411 991 58,2 444
Alfred E. Smith Démocrate 15 000 185 40,8 87

Présidence[modifier | modifier le code]

1929[modifier | modifier le code]

4 mars : Investiture de Herbert Hoover en tant que trente-et-unième président des États-Unis.

15 juin : Hoover signe une loi de protection du marché agricole et des agriculteurs (Agricultural Marketing Act)[2]. Cette politique se démarque de celle menée par les Républicains avant lui.

24 - 25 octobre : le « Jeudi noir » puis le « vendredi noir » qui voient l’effondrement de la Bourse de New York. Hoover déclare le lendemain du jeudi 24 octobre: "Les activités fondamentales du pays reposent sur des bases saines, très prometteuses pour l'avenir."

1930[modifier | modifier le code]

17 juin : Hoover signe la loi Hawley-Smoot augmentant les droits de douane afin de protéger le marché intérieur américain. Comme les pays importateurs font de même, le résultat va à l’encontre de l’objectif et la récession s’installe.

2 décembre : Hoover obtient du Congrès 116 M$ d’autorisations de programmes pour fournir du travail aux 4,5 millions de chômeurs.

1931[modifier | modifier le code]

7 janvier : Hoover est informé que le nombre de chômeurs atteint la barre des cinq millions.

3 mars : le président Hoover signe la loi instituant «The Star-Spangled Banner» en tant qu’hymne national des États-Unis.

20 juin : Hoover propose au Congrès un moratoire d’un an sur les dettes entre les États-Unis et les pays d’Europe. La crise économique ne faiblit toujours pas.

1932[modifier | modifier le code]

22 janvier : Hoover crée une agence de prêt aux institutions financières avec un capital de 2 milliards $ afin de relancer l’économie.

13 juillet : Hoover fait campagne contre le candidat démocrate Franklin Delano Roosevelt et son programme de « New Deal » (nouvelle redistribution).

25 septembre : Hoover augmente les impôts pour tenter de rééquilibrer le budget et restaurer la confiance.

8 novembre : Hoover est largement battu par Roosevelt aux élections présidentielles.

Candidat Parti Vote populaire  % Collège électoral
Franklin D. Roosevelt Démocrate 22 825 016 57,4 472
Herbert C. Hoover Républicain 15 758 397 39,6 59

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

La politique étrangère de Hoover est destinée à éviter les effets de la Grande dépression sur l’économie mondiale. Il propose la suspension des remboursements et dommages de guerre liés aux accords de paix de 1918 lors de la Conférence de Lausanne de 1932.

Sous Hoover, les États-Unis participent à la Conférence mondiale pour le désarmement, organisée par la Société des Nations. L'administration Hoover élabore un plan de désarmement, qui est publié en juin 1932. La publication de ce plan visait aussi à améliorer le bilan de la politique extérieure du président Hoover, quelques mois avant l'élection présidentielle américaine.

Hoover continue la politique d’intervention ou de pression militaire pour protéger les intérêts américains lorsqu’ils sont menacés. Il s’oppose à l’annexion de la Mandchourie par le Japon.

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Huit mois après l’investiture de Hoover, Wall Street subit un krach et l'économie s'enfonce dans la Grande Dépression de 1929. Hoover annonce qu'il va maintenir le budget fédéral en équilibre, qu'il va réduire les impôts et augmenter les travaux publics ainsi que la masse monétaire[3]. Il signe aussi la Loi Hawley-Smoot qui augmente les droits de douane sur 20 000 articles. Cette loi est souvent accusée d'avoir aggravé la dépression et elle est sa plus grave erreur politique. Le gouvernement Hoover diminue la quantité d'argent disponible par peur de l'inflation ce qui est aujourd'hui, et dans ces circonstances, considéré comme une erreur par la plupart des économistes.

La critique, partisane, en fait un adepte du laissez-faire bien que l'Histoire démontre le contraire. En raison de son expérience durant la Première Guerre mondiale, Hoover était persuadé que le gouvernement pouvait faire évoluer favorablement la vie des gens. En conséquence Hoover non seulement aida le Congrès à légiférer pour améliorer l'économie américaine mais il utilisa ses pouvoirs de Chef d'état pour mettre en œuvre divers programmes et réformes.

On trouvera ci-dessous une liste de quelques-unes des initiatives prises pour mettre fin à la Grande dépression et aux souffrances du peuple américain :

  1. Signature de la loi de secours d'urgence et de reconstruction, la première intervention du gouvernement fédéral contre le chômage.
  2. Signature de la loi d'aide aux prêts d'acquisition immobilière permettant à tous les citoyens de financer l'achat d'une maison.
  3. Augmentation des subventions aux fermiers.
  4. Création de l'Organisation de secours d'urgence pour coordonner les initiatives locales et privées résultant en la création de 3000 comités à travers le pays.
  5. Incitation des banques à créer le Crédit national pour aider les banques en difficulté et protéger l'argent des dépositaires.
  6. Encouragement des industriels à maintenir les salaires à un niveau élevé pendant la Dépression. Beaucoup d'entre eux, et en particulier Henry Ford, augmentèrent et maintinrent les salaires dès le début de la Dépression considérant que plus les consommateurs avaient d'argent plus cela aiderait à relever l'économie.
  7. Signature de la loi de financement de la reconstruction qui prêta de l'argent aux États pour les travaux publics et pour aider aux emplois de secours. Il prêta aussi de l'argent aux banques, aux compagnies ferroviaires et aux organismes de crédits ruraux.
  8. Augmentation des droits de douane pour protéger l'emploi. Après avoir entendu les conclusions de la Commission des lois, qui avait généré plus de 20 000 pages de compte-rendus d'audition, il signa avec hésitation la loi. Au lieu de protéger l'emploi, la loi Smoot-Hawley entraîna une guerre économique mondiale qui empira les conditions économiques.
  9. Augmentation des travaux publics, dont en particulier :
– Augmentation de 400 millions de $ du budget fédéral de construction ;
– Ordre au Ministère du commerce de mettre en place une division des Travaux publics en décembre 1929 ;
– Augmentation des subventions à la construction navale grâce au Bureau fédéral naval ;
– Incitation des gouverneurs d'États à augmenter leurs travaux publics, encore que beaucoup d'entre eux n'en firent rien.

Pour financer ces projets gouvernementaux — il y en avait d'autres — Hoover accepte l'une des augmentations des impôts les plus fortes de l'histoire des États-Unis. La loi budgétaire de 1932 augmente les prélèvements sur la tranche la plus élevée de 25 à 63 %. Les taxes foncières sont doublées et les taxes sur les entreprises augmentent d'environ 15 %. Hoover incite aussi le Congrès à enquêter sur le fonctionnement de la Bourse de New York et cette pression entraîne plusieurs réformes.

À la suite de ces actions et une intervention massive de son successeur, Franklin Delano Roosevelt, l'état de l'économie ne s'améliore pas. Une récession importante se produit en 1937-38 (certains économistes parlent de dépression) et l'économie continue à chanceler jusqu'en 1940 (le taux de chômage ne descend pas sous les 9,9 % avant 1942).

L'incident de la prime à l'armée[modifier | modifier le code]

Les anciens combattants de la Première Guerre mondiale et leurs familles manifestent à Washington D.C., en juin 1932 pour obtenir une prime (bonus en anglais) qui leur avait été promise après le conflit[4]. Hoover utilise les forces armées pour expulser les campeurs du Capitole[5]. Cette action est critiquée car elle est contraire à la loi Posse Comitatus de 1878.

Politique partisane[modifier | modifier le code]

Hoover n'est pas fidèle aux thèses du Parti républicain prônant une intervention minimale dans l’économie intérieure. Dans les circonstances de la Grande Dépression, sa politique interventionniste ne permet pas de mettre fin au chômage et ouvre la porte au succès du Parti démocrate et au programme de « nouvelle redistribution » de Franklin Roosevelt.

Après la présidence[modifier | modifier le code]

Hoover pensait que ses opposants sabotaient ses programmes pour s'assurer des bénéfices électoraux personnels. Eux le considéraient comme cruel et insensible. Il fut largement battu à l'élection présidentielle de 1932. Lorsque Franklin Roosevelt prend la présidence, Hoover, opposé à l'intervention étatique, devient un critique du New Deal. Ses doutes apparaissent dans son livre « Combat pour la liberté » où il parle du fascisme, du communisme et du socialisme comme ennemis des libertés américaines.

En 1947, le Président Truman nomme Hoover à la commission de réforme des ministères, qui en fait son président. Il est nommé président d'une commission similaire par le Président Eisenhower en 1953. Les travaux de ces deux commissions génèrent de nombreuses économies dans le fonctionnement du gouvernement. Hoover écrit ensuite de nombreux articles et livres. C'est en écrivant l'un d'eux qu'il meurt d'un cancer intestinal à l'âge de 90 ans à New York le 20 octobre 1964.

Hoover, auteur[modifier | modifier le code]

  • The Challenge to Liberty, l934.
  • Addresses Upon The American Road, 1933-1938, Charles Scribner's Sons, NY, l938
  • The Great Depression, 1952.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • (de) Claus Bernet, « Herbert Hoover », dans Biographisch-Bibliographisches Kirchenlexikon (BBKL) , Band 30, Nordhausen 2009 (ISBN 978-3-8830-9478-6), Sp.644–653.
  • Clotilde Druelle-Korn, « Herbert C. Hoover (1874-1964) : un entrepreneur au service d’une cause humanitaire pendant la Première Guerre mondiale », in Mélanges offerts au Professeur Pierre Spiteri, Toulouse, Presses des Sciences Sociales de Toulouse 1, 2008, p. 445-457.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Denise Artaud, L'Amérique en crise. Roosevelt et le New Deal, Paris, Armand Colin, 1987, (ISBN 2200371160), p.19
  2. Denise Artaud, L'Amérique en crise. Roosevelt et le New Deal, Paris, Armand Colin, 1987, (ISBN 2200371160), p.22
  3. Denise Artaud, L'Amérique en crise. Roosevelt et le New Deal, Paris, Armand Colin, 1987, (ISBN 2200371160), p.35
  4. Denise Artaud, L'Amérique en crise. Roosevelt et le New Deal, Paris, Armand Colin, 1987, (ISBN 2200371160), p.39
  5. Denise Artaud, L'Amérique en crise. Roosevelt et le New Deal, Paris, Armand Colin, 1987, (ISBN 2200371160), p.41

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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