Discours de Stuttgart

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Extrait du discours de Stuttgart.

Le discours de Stuttgart, officiellement intitulé Restatement of Policy on Germany, est un célèbre discours tenu le 6 septembre 1946 en Allemagne à Stuttgart par le secrétaire d’État des États-Unis, James F. Byrnes.

Contenu[modifier | modifier le code]

Il réalise un bilan des accords de Potsdam (transfert de la Silésie et la Poméranie à la Pologne et de Kaliningrad à l'URSS) et affirme la volonté américaine de tendre vers une unification économique de l’Allemagne, et vers la création d’une constitution et d’un gouvernement provisoires. Le discours a aussi été considéré comme une position ferme contre l’Union soviétique, car laissant penser l'intention des États-Unis de maintenir des troupes en Europe indéfiniment.

Il définit le ton de la future politique des États-Unis avec l'Allemagne en écartant les politiques économiques du Plan Morgenthau et en délivrant un message politique de reconstruction économique, dans un contexte où les puissances occidentales craignaient une aversion[Quoi ?] des Allemands pour le communisme en raison de la pauvreté et de la famine qui toucha l'Allemagne d'après-guerre.

De par son soutien à l'Allemagne et sa volonté de revoir la redéfinition des frontières orientales (le secrétaire d'État des États-Unis George Marshall ayant insisté en 1947 aux réunions du Conseil des ministres des Affaires étrangères à Moscou et Londres pour que les zones agricoles de Silésie et de Poméranie restent à l'Allemagne), le discours a eu un impact négatif sur les relations américano-polonaises, mais a considérablement amélioré les relations américano-allemandes et l'Union soviétique a dû renoncer à tout espoir de gagner de l'influence sur l'Allemagne de l'Ouest.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John Gimbel, On the Implementation of the Potsdam Agreement: An Essay on U.S. Postwar German Policy, Political Science Quarterly, vol. 87, no 2, juin 1972, p. 242–269.

Lien externe[modifier | modifier le code]