Conflit israélo-arabe

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Conflit israélo-arabe
Israël et les membres de la Ligue arabe.
Israël et les membres de la Ligue arabe.
Informations générales
Date 1948 — aujourd'hui
Lieu Moyen-Orient
Issue En cours
Belligérants
Drapeau d’Israël Israël


Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni (1956)
Drapeau de la France France (1956)
Drapeau des États-Unis États-Unis (1973-présent)

Drapeau : Ligue arabe Ligue arabe


Drapeau de l’URSS URSS (1967-1970)

Batailles
Conflit israélo-arabe
Conflit israélo-palestinien
Guerre de Palestine de 1948 — Guerre de Suez — Guerre des Six Jours — Guerre d'usure — Guerre du Kippour — Guerre du Liban — Première Intifada — Seconde Intifada — Opération Jours de pénitence — Opération Arc-en-ciel — Conflit israélo-libanais de 2006 — Opération Pluies d'été — Guerre de Gaza — Confrontation de 2011 — Confrontation de 2012 — Opération Pilier de défense
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Le conflit israélo-arabe est le nom donné aux relations tendues entre l'État d'Israël et les États arabes environnants, depuis la création d'Israël le . Il a eu pour points d'orgue sept conflits armés : la guerre de 1948, la guerre de Suez en 1956, la guerre des Six Jours en 1967, la guerre d'usure en 1967, la guerre du Kippour en 1973, la première guerre du Liban en 1982, et la seconde guerre du Liban en 2006.

Ce conflit occupe une place majeure dans la géopolitique du Proche-Orient, où plusieurs problématiques l'accompagnent : l'instabilité de la région (due à la non-reconnaissance de l'État d'Israël par l'ensemble du monde arabe et à la frustration des pays arabes devant leurs défaites successives), le contrôle par Israël des lieux saints de Jérusalem (ville sacrée des trois monothéismes) et le contrôle par Israël du bassin du lac de Tibériade (importante ressource d'eau potable).

Le conflit israélo-arabe est parallèle et partie liée au conflit israélo-palestinien, caractérisé par la question des réfugiés palestiniens, par l'exacerbation du sentiment national palestinien (né dans les années 1920 mais jamais concrétisé par la création d'un État) et par l'apparition à la fin des années 1960 de groupes activistes palestiniens perpétrant attentats, prises d'otages et détournements d'avions.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Le conflit israélo-arabe remonte aux années 1920 quand le nationalisme sioniste et le nationalisme palestinien se sont affrontés pour le contrôle de la Palestine, à l'époque sous contrôle britannique.

Il est initialement marqué par la protestation puis la lutte contre l'immigration juive et par plusieurs massacres perpétrés contre des communautés juives palestiniennes en 1920, 1929 et 1936. En 1936, les Arabes palestiniens se rebellent contre l'autorité britannique et réclament leur indépendance mais sont écrasés par les Britanniques. À ce moment également, la communauté juive se renforce militairement et l'Irgoun, une force paramilitaire sioniste, mène contre les Arabes des opérations de représailles meurtrières.

Après la Seconde Guerre mondiale, c'est au tour d'une partie de la communauté juive, dont le chef de l'Irgoun et du Lehi, de mener des attaques contre les Britanniques pour réclamer la création d'un État juif tandis que les instances politiques officielles, comme l'Agence juive, militent au niveau politique et organisent une force paramilitaire : la Haganah. À ce moment, les Arabes palestiniens se réorganisent péniblement.

Suite à ces évènements et au contexte international, les Britanniques décident de quitter la Palestine et remettent leur mandat à l'ONU. Celle-ci charge alors une commission d'enquête, l'UNSCOP de trouver une solution au problème et recommande le partage de la Palestine qui est voté le .

Il s'ensuit le lendemain une guerre civile particulièrement sanglante. Six semaines avant la fin du mandat, les Juifs lancent une offensive qui balaie les forces palestiniennes et provoque l'exode de la population palestinienne. Le 14 mai, l'État d'Israël est proclamé et les États arabes voisins entrent officiellement en guerre : c'est la Première guerre israélo-arabe. En six mois, suite à la construction d'une armée numériquement supérieure, plus motivée, rapidement mieux équipée, les Israéliens mènent une série d'offensives qui se soldent par la prise de contrôle de 77 % de l'ancienne Palestine mandataire. Un autre exode s'ensuit avec près de 350 000 Arabes palestiniens qui fuient les combats, ou sont expulsés par l'armée israélienne. Entre décembre et mars 1948, environ 100 000 Palestiniens, en majeure partie membres des classes moyennes et supérieures urbaines, quittèrent généralement volontairement leur maison, espérant revenir une fois que les armées arabes auraient pris le contrôle du pays[1]. Après la guerre, environ 725 000 Arabes palestiniens sur les 900 000 qui vivaient dans les territoires qui forment Israël sont devenus réfugiés. Il constitue un élément majeur du contentieux israélo-arabe.

Les frontières issues des accords d'armistice sont longues et étriquées. Elles ne suivent aucun élément géographique naturel et séparent parfois les champs de leurs villages. Entre 1949 et 1956, elles font l'objet d'infiltrations de la part de Palestiniens qui souvent veulent retourner chez eux ou labourer des champs et qui parfois également veulent prendre leur revanche. Cette situation crée un climat d'insécurité à ses frontières et Israël répond par la force en se lançant dans une politique de représailles dont certaines mènent à des massacres, comme à Qibya en 1953.

Immigration juive[modifier | modifier le code]

De nombreux facteurs ont favorisé l'éclosion du conflit en Palestine :

  • L'antisémitisme qui régnait en Europe au XIXe siècle (particulièrement dans l'Empire tsariste, où des massacres de juifs se sont répétés, mais aussi en France avec l'affaire Dreyfus) a entraîné la naissance du sionisme (mouvement politique et idéologique nationaliste juif qui prône le retour à Sion, une colline de Jérusalem, pour y ressusciter l'antique État d'Israël, dont les Juifs avaient été chassés). Aussi, des philanthropes juifs (entre autres, Sir Isaac Montefiore, dont on peut voir encore le moulin qu'il fit construire, près de Jérusalem) achetèrent au Sultan Turc de l'époque des terres, souvent incultes, sources de maladies (marais) pour ébaucher le futur territoire juif. À signaler aussi le rôle du JOINT Américain (organisme /« leveur » de fonds en anglais : fund raiser), visant à acheter de nouvelles terres aux Turcs, occupant la Palestine jusqu'en 1918. Le journaliste Théodore Herzl a joué un rôle déterminant dans le développement de ce mouvement, grâce à son livre L’État juif. Ce mouvement s'est aussi étendu aux pays musulmans, où la situation des juifs, considérés comme sujets de seconde zone (« Dhimmis »), était parfois précaire. Le mouvement sioniste ne concernait qu'une partie des Juifs, ceux qui voyaient dans le judaïsme une nation. Quant aux autres Juifs, ils considèrent le judaïsme comme une religion, et leur pays natal (France, Allemagne, Royaume-Uni, etc.) comme leur seule patrie, cependant sans oublier la constante référence à Jérusalem et l'Israël « historique » (c'est-à-dire les anciens Royaumes de Juda et d'Israël).
  • La Déclaration Balfour de 1917 qui, pendant la Première Guerre mondiale, promet la création d'un « Foyer national juif » en Palestine. Cette notion qui n'impliquait pas nécessairement un État était extrêmement vague. Elle supposait seulement la possibilité pour les Juifs d'y trouver asile.
  • La désintégration de l'empire ottoman. Allié des puissances centrales durant la Première Guerre mondiale, cet empire fut vaincu et, conformément aux accords secrets Sykes-Picot de 1916, la France et le Royaume-Uni se partagèrent les dépouilles de l'empire ottoman. Le Royaume-Uni obtint la Palestine, et la France la Syrie, notamment.

On peut voir dans ces trois facteurs les origines du conflit israélo-arabe. En effet, les accords de 1916 allaient permettre au Royaume-Uni et à la France d'étendre leurs empires coloniaux au Moyen-Orient, en 1920, par les différents traités de paix. De plus, conformément à la déclaration Balfour de 1917, les Juifs commencèrent à immigrer en plus grand nombre en Palestine, surtout dans les années 1930 à cause de la politique antisémite d'Hitler.

Du « foyer national » à l'État d'Israël[modifier | modifier le code]

Pendant la période mandataire la population juive s'est organisée en Yichouv en Palestine.

  • 1922 : création de l'Agence juive pour la Palestine qui devient un des principaux organes de la Palestine juive, c'est un gouvernement potentiel.
  • 1935 : cette agence est élue. David Ben Gourion en est le président. Il sera Premier ministre du gouvernement provisoire. En parallèle, le Yichouv crée des écoles, des hôpitaux, un syndicat et toute une structure sociale se crée. Adhésion à 80 % des travailleurs à ce syndicat. Nombreuses entreprises, établissement d'un système économique sans réels contacts avec la société arabe.
  • Dans les années 1930 : création d'une force armée semi-clandestine qui compte 45 000 hommes en 1947. Structuration de tous les organes nécessaires à la viabilité d'un État pendant le mandat britannique.

Dislocation de la Palestine en 1948[modifier | modifier le code]

Une mobilisation prend forme sous le mandat pour lutter contre l'idée d'un foyer national juif en Palestine. Cette mobilisation se fait surtout au sein d'associations islamo-chrétiennes.

Les réactions par rapport au mandat britannique sont très différentes au sein de la population juive. Les populations demandent à la Société des Nations (SDN) « la formation d'un gouvernement national parmi ceux qui résidaient en Palestine depuis avant la guerre, musulmans, chrétiens, et juifs. » La SDN refuse.

Les populations arabes refusent alors toute participation aux institutions mandataires car ceci légitimerait ce foyer (juif). Refus d'une agence arabe équivalente, boycott d'un conseil consultatif élu pour négocier auprès du Royaume-Uni. Acceptation seulement d'un mufti, figure religieuse, à la tête d'un conseil musulman suprême à Jérusalem. 1936 : Haut comité arabe présidé par ce mufti (Amin al-Husseini), qui finira par s'allier avec l'Allemagne nazie. Les mobilisations arabes n'ont pas pour objectif de créer un mouvement national, contrairement aux populations juives. La situation est différente aussi parce qu'il n'y a pas d'identité nationale, et la mobilisation se structure avant tout autour de solidarités traditionnelles, et non autour de l'idée d'un État futur. Existent des clivages entre notables en clans rivaux, entre notables ruraux et urbains, sans communication entre les notables et les masses populaires. Les partis politiques, quand ils existent, ne font que couvrir ces clivages traditionnels.

Au milieu des années 1930, il y a une radicalisation de la mobilisation ; à partir des campagnes surgit une rébellion importante de la campagne de Galilée sous la direction d'un chef local : Izz al-Din al-Qassam. La révolte ne se fait pas au nom d'une identité nationale, mais au nom de l'Islam, révolte rurale et populaire. La mobilisation gagne ensuite les villes, et il y a un appel à la grève générale jusqu'à la cessation de l'immigration juive. La structure politique existante soutient ces grèves, puis appelle à son arrêt. Appel en accord avec les souverains des pays voisins (Transjordanie, Irak, Arabie saoudite), pour volonté de ménager la force mandataire (faire confiance au Royaume-Uni, dans les années 1940 pendant la Seconde Guerre mondiale). La lutte est une lutte politique arabe pour la Palestine et non pas une lutte palestinienne.  : les populations arabes en Palestine refusent cette décision unilatérale, d'où création d'un gouvernement de toute la Palestine sous la direction du mufti. Ce gouvernement fait appel aux États arabes, car n'a pas de structures ni d'armée. Les forces armées de la ligue arabe franchissent les frontières dès le lendemain de la création d'Israël. L'Égypte cherche à s'assurer le contrôle des territoires proches de ses frontières, surtout les territoires côtiers. La Transjordanie veut s'emparer de la Cisjordanie voire de Jérusalem. Dès le premier conflit, la population palestinienne est réduite à une simple force d'appoint, prisonnière des Arabes. La Ligue arabe subit un échec militaire et des conventions bilatérales d'armistice sont signées. La Palestine est alors divisée en trois :

– la bande de Gaza administrée par l'Égypte qui contrôle le gouvernement de toute la Palestine ;
Israël ;
– la Cisjordanie et Jérusalem-Est sont annexées en 1950 par le roi de Jordanie, suite à un vote de notables palestiniens.

Ceci comble un vide administratif et la nationalité jordanienne est accordée aux arabes vivant en Jordanie. Ces accords se font en leur absence. On assiste à une Arabisation du conflit, d'où un conflit israélo-arabe. En termes de réfugiés, 65 % vont dans des camps de Cisjordanie et de Gaza, et les autres partent en Syrie, au Liban et en Transjordanie. La libération de la Palestine devient un élément de mobilisation des foules, devient un mythe autour de la destruction d'Israël.

1958 : la République arabe unie (RAU) est créée par la fusion de l'Égypte, la Syrie et le Yémen Nord. Le grand mufti de Jérusalem lance une campagne pour l'intégration de la Palestine dans la RAU. Il pousse la Ligue arabe dans la reconstitution de l'identité palestinienne. L'Irak répond en proposant l'instauration d'une république palestinienne à Gaza et en Cisjordanie et une armée de libération de la Palestine. Ce positionnement inquiète Nasser et va inciter le sommet de la Ligue Arabe à accepter l'établissement d'une entité palestinienne en 1963 et en 1964 : rôle dans l'organisation de libération de la Palestine à Jérusalem (OLP). L'Égypte tente de concurrencer les créations irakiennes. L'OLP n'a aucune base populaire, c'est le produit du jeu arabe, non palestinien. Les Arabes de Palestine ne sont pas apathiques mais sont plutôt engagés dans des partis pro-arabes, et non pour la libération de la Palestine. La mobilisation passe par l'arabisme.

1965 : un mouvement clandestin revendique une opération commando contre Israël. Ce mouvement est le bras armé du Fatah, fondé au Koweït en 1959 par des Palestiniens venus d'Égypte, attirés par la prospérité des pays pétroliers. Ils sont soit des travailleurs de catégorie supérieure, soit des avocats, sont intégrés économiquement au Koweït, mais vont ressentir leur marginalisation politique. Ce sont les premiers mouvements et ils sont à l'extérieur de la Palestine. La mobilisation autour des mouvements de lutte palestiniens va se faire surtout après la défaite de 1967. C'est la guerre des Six Jours : l'État hébreu occupe une partie de l'Égypte, de la Syrie, la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est. On assiste à une défaite totale des armées arabes, s'ensuit une crise de légitimité du fait de l'échec à contrer les offensives israéliennes. Durant les années 1960, la frustration consécutive à l'échec conduit à une forte augmentation des combattants et une euphorie mobilisatrice génère un foisonnement des groupes et une multiplication des scissions dans ces groupes. Devant la nécessité d'unification des mouvements en faveur de la Palestine, l'OLP apparaît comme un lieu d'enjeu et d'équilibre entre les différents groupes. L'unification est concrétisée en 1968. L'équilibre reste toutefois conflictuel.

Dans l'OLP, le Fatah joue un rôle d’arbitre. L'OLP n'est pas une organisation homogène et les différentes organisations sont en conflit permanent. L'OLP adopte une charte lors de sa création : droit du peuple palestinien à exercer son droit à l'autodétermination et sa souveraineté. 1969 : Elle adopte un programme qui insiste sur la société libre et démocratique en Palestine, la coexistence entre chrétiens, juifs et musulmans. Pour la première fois, on parle du peuple palestinien, et un projet spécifique est dégagé des pays arabes. Une nouvelle communauté palestinienne suppose la possibilité de reprendre possession de l'espace palestinien : reprise de possession symbolique avant tout, sans exigence en terme territorial. L'espace est abstrait, sans revendication concrète des territoires.

L'élimination de l'État juif est prônée. Comme le mouvement s'est développé en dehors des frontières historiques de la Palestine, il y a une forte dichotomie entre l'intérieur et l'extérieur. L'OLP est très mal représentée à l'intérieur jusqu'au milieu des années 1970. De plus, l'OLP hésite à revendiquer clairement la Cisjordanie, car ce serait une exigence contre la Jordanie, d'où conflits entre Palestiniens et pouvoir jordanien. Enfin, on garde l'idée de l'arabité de la Palestine et il faut être soutenu par tout l'élan émotionnel arabe et par les masses arabes. Situation paradoxale pour l'OLP qui veut garder son autonomie, diriger la lutte pour les Palestiniens mais qui reste dépendante des pays arabes, de leur soutien et des territoires arabes. Il faut attendre 1974 pour qu'un sommet arabe reconnaisse l'OLP comme le seul représentant du peuple palestinien. La structuration de l'identité palestinienne s'est réalisée sur un mode négatif, parce qu'elle a été victime d'une colonisation.

Les positions arabes[modifier | modifier le code]

Les Palestiniens s'exilent beaucoup dans les pays arabes. Ces États les acceptent comme réfugiés[réf. nécessaire]. Ils ont peur que ces populations entraînent des déséquilibres économiques et politiques, et donc, à part la Jordanie, ces États confinent les réfugiés dans des camps où la situation est souvent précaire. Les mouvements de libération de la Palestine mettent en œuvre des guérillas contre Israël à partir des États arabes. La résistance palestinienne a construit ses bases militaires, en plus de la constitution d'État dans l'État.  : le roi de Jordanie chasse les combattants palestiniens après des combats meurtriers. Ce septembre noir porte un coup dur à la résistance palestinienne qui doit se replier sur le Liban. Cela pose le problème du représentant légitime des Palestiniens de Jordanie : l'OLP ou le roi ?

Évolution en 1974 : décisions par l'OLP d'instaurer une autorité indépendante, nationale et combattante sur toutes les portions du territoire palestinien qui seront libérés. C'est donc l'apparition de l'autorité nationale. Premier pas vers la revendication d'un État palestinien, sans fixer les frontières pour autant (donc projet encore flou). Mais il est clair que l'OLP lutte pour la reconnaissance d'une souveraineté politique sur les territoires occupés par Israël. L'OLP est reconnue comme l'unique représentant légitime du peuple palestinien. Donc, le conflit sanglant est un élément de plus dans la précision de la revendication palestinienne. Les combattants repliés au Liban sont pris au piège de la libano-libanaise. Il y a une structuration militaire au Liban plus un embryon de société nationale organisée. La société palestinienne est de plus en plus encadrée, il y a des unions, des organismes, il y a un fonds national palestinien, des ateliers de production, gestion de cellules d'entraide aux familles de combattants, gestion d'hôpitaux. Ces différentes structures sont nécessaires à la constitution d'un futur État palestinien au Liban. D'autant plus possible qu'ils ont une liberté d'action et que l'OLP bénéficie de la manne pétrolière. Les structures étatiques libanaises sont faibles, et le fractionnement communautaire est fort. L'OLP profite de ces limites de l'État libanais pour assurer son développement. Dans un second temps, le Liban s'avère être un piège, car les combattants sont pris dans les conflits internes au Liban. La question palestinienne a contribué à radicaliser et à précipiter les affrontements libanais.

En 1969 en 1973, le Liban s'est confronté aux résistants palestiniens. Éclatement de la guerre et la coalition palestino-islamo progressiste qui affronte les milices de la droite chrétienne. L'OLP est allié de la Syrie mais retournement de la Syrie donc l'OLP se retrouve prise entre Israël et la Syrie.

1982 : invasion du Liban par l'armée israélienne pour briser les structures palestiniennes. Les Palestiniens perdent leur avantage sur le territoire libanais et sont enlisés dans un conflit différent du conflit avec Israël. C'est la fin de la présence palestinienne au Liban et destruction de leurs infrastructures. Comme ils n'étaient déjà plus présents en Cisjordanie, il n'y a plus de présence palestinienne aux frontières. L'état-major de l'OLP s'éloigne pour s'implanter à Tunis. La rupture est encore plus grande entre l'élite de la résistance et la population palestinienne. Il existe des conflits internes à l'OLP : un positionnement pour continuer la lutte armée ; et un autre positionnement pour rechercher une solution politique. La solution politique doit passer par le rapprochement avec les pays arabes comme l'Égypte et la Jordanie. Ce serait un retour en arrière pour les autres.

Aujourd'hui l'Autorité palestinienne, sous la présidence de Mahmoud Abbas et à la suite de Yasser Arafat, son 1er président élu en 1996, œuvre en vue de la création d'un État palestinien. Le , il annonce la tenue d'un référendum en ce sens[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Benny Moris, 2003, p. 138-139
  2. lapaixmaintenant.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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