Nelson Rockefeller

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Nelson Rockefeller
Nelson A. Rockefeller, le 1er mars 1975.
Nelson A. Rockefeller, le 1er mars 1975.
Fonctions
41e vice-président des États-Unis
18 décembre 1974 – 20 janvier 1977
Président Gerald Ford
Prédécesseur Gerald Ford
Successeur Walter Mondale
Gouverneur de l'État de New York
1er janvier 1959 – 18 décembre 1974
Prédécesseur W. Averell Harriman
Successeur Malcolm Wilson
Biographie
Nom de naissance Nelson Aldrich Rockefeller
Date de naissance 8 juillet 1908
Lieu de naissance Bar Harbor, Maine, États-Unis
Date de décès 26 janvier 1979 (à 70 ans)
Lieu de décès New York, État de New York, États-Unis
Nationalité Américaine
Parti politique Parti républicain
Père John D. Rockefeller, Jr
Conjoint Happy Rockefeller
Enfant(s) Michael C. Rockefeller

Signature

Nelson Rockefeller
Vice-Présidents des États-Unis

Nelson Rockefeller (né Nelson Aldrich Rockefeller le 8 juillet 190826 janvier 1979) est un homme politique américain, membre du Parti républicain. Il fut gouverneur de l'État de New York et le 41e vice-président des États-Unis du 18 décembre 1974 au 20 janvier 1977, sous la présidence de Gerald Ford.

Origines[modifier | modifier le code]

Né dans le Maine en 1908, Nelson Rockefeller est un membre de la famille Rockefeller, fils du milliardaire John D. Rockefeller, Jr, et petit-fils du magnat du pétrole John Davison Rockefeller, tandis que son grand-père maternel Nelson Wilmarth Aldrich fut sénateur de Rhode Island. Son frère était Winthrop Rockefeller, gouverneur républicain de l'Arkansas, et son neveu le gouverneur et sénateur démocrate John Davison Rockefeller, IV, de Virginie-Occidentale. Nelson était le meneur des cinq frères Rockefeller, et a été diplômé du Darmouth College en 1930. Son fils Michael C. Rockefeller a disparu lors d'une expédition en Nouvelle-Guinée.

Il épouse Happy Rockefeller en 1963.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Nelson Rockefeller prit diverses responsabilités sous les présidences de Franklin D. Roosevelt, Harry Truman et Dwight D. Eisenhower. Ainsi « il remplit les fonctions de coordinateur du Bureau des affaires inter-américaines (CIAA, 1940-1944), celle de président de la Commission inter-américaine (1940-1947) et de sous-secrétaire d’État pour l’Amérique latine (1944-1945)[1]. » Durant la période où il occupa le poste de l’OCIAA, Nelson Rockefeller s’appuya sur ses relations dans le domaine culturel afin de permettre une politique de promotion de la culture nord américaine en Amérique latine. Ainsi, le MoMA qu’il avait créé pour sa mère, et qui était devenu le principal musée américain soutenant l’art moderne, réalisa 19 expositions de peinture américaine contemporaine qui furent montrées dans un grand circuit en Amérique latine. Il contribuait ainsi à lutter contre l’influence fasciste dans la région.

Il fut également l’un des architectes de la conférence de Chapultepec (Mexique), qui avait comme but de coordonner une coopération politique continentale. En compagnie du secrétaire d'État Edward Stettinius, Rockefeller était à la tête de la délégation américaine. Les États-Unis mettaient en garde les militaires sud-américains contre un ennemi jugé plus redoutable que les nazis, l’URSS et le communisme. Le traité de Chapultepec (1945) prévoyait donc la possibilité d’actions collectives y compris la possibilité d’utiliser la force armée contre l'agression d'une nation non-américaine ou hémisphérique et a engagé les signataires dans la négociation d’un traité inter-américain permanent de sécurité collective.

Après un aparté durant lequel il se consacra à diverses activités philanthropiques et à la présidence du MOMA, Rockefeller devint assistant aux affaires étrangères du président Dwight Eisenhower (1954-1955) avant de se retrouver à la tête de l’Operation Coordinating Board (OCB)[1], un comité du Conseil de sécurité nationale, chargé, entre autres, de superviser les opérations secrètes de la CIA. Travailler avec la CIA n’était pas quelque chose de nouveau pour lui. Après avoir rejoint le secrétaire à la Santé, à l'Éducation et au Bien-Être, il avait été sollicité pour organiser un séminaire à l’attention de la CIA sur le rôle de l’agence dans un monde économique différent.

En mars 1955, il présente en collaboration avec Rowland Hughes (directeur du Budget) une proposition de création d’un comité de haut niveau (Planning Coordination Group) qui serait chargé d’aider à développer les planifications de le champ des opérations secrètes de la CIA[2].

Nelson Rockefeller et le président Lyndon Johnson, le 6 octobre 1968.

En 1959, il est élu gouverneur républicain de New York et sera réélu constamment à ce poste jusqu'en 1974.

En 1960, il se lance dans la course pour la candidature républicaine à l'élection présidentielle mais est battu dès les primaires par le vice-président Richard Nixon.

En 1964, il dépense à nouveau une fortune pour être investi candidat républicain à l’élection présidentielle de 1964. Donné d'abord favori aux primaires sur ses concurrents républicains, il est finalement distancé par le sénateur de l'Arizona, Barry Goldwater. Cette victoire du conservateur Goldwater sur le « libéral » (au sens de « faisant partie de l’aile gauche ») Rockefeller marque le réalignement du parti sur des positions plus conservatrices.

En 1968, il se présente de nouveau aux primaires républicaines et est de nouveau battu par Richard Nixon. Il effectue l'année suivante une tournée en Amérique latine pour le compte de l'administration Nixon, très contestée notamment en Argentine.

En mars 1974, le Weather Underground sabote à coup de boules puantes une réunion à l'hôtel Hilton où Rockefeller devait obtenir un prix « humanitaire », protestant dans son communiqué contre les « lois antidrogues Rockefeller ».

À l'été 1974, le vice-président Gerald Ford qui a remplacé Spiro Agnew, contraint à la démission en cours de mandat moins d'un an auparavant, succède à Richard Nixon à la suite de la démission de celui-ci en août 1974. Ford fait appel à Rockefeller pour occuper le poste vacant de vice-président, choix ratifié par le Sénat américain. Pour la 1re fois de l'histoire des États-Unis, ni le président, ni le vice-président en exercice n'auront été élus par leurs concitoyens.

En 1976, c'est Robert Dole et non Rockefeller qui figure sur le ticket républicain au côté du président sortant pour l'élection présidentielle, président qui sera battu par le démocrate Jimmy Carter.

Le 26 janvier 1979 à New York, Rockefeller succombe à une attaque cardiaque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Will Banyan, « Du technocrate au politicien », in' l'Internationalisme des Rockefeller, revue en ligne Nexus (www.nexusmagazine.com).
  2. Cary Reich, The Life of Nelson A. Rockefeller, Worlds to conquer 1908 – 1958, Doubleday, New York, 1996

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pour une bibliographie croisée en relation avec les différents thèmes évoqués dans l'article voir : http://www.rca5600.be/bibliographie/biblio_rockefeller.htm

Liens externes[modifier | modifier le code]

Liens officiels[modifier | modifier le code]

Liens critiques[modifier | modifier le code]