Révolution sandiniste

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Révolution sandiniste
Portraits d'Augusto Sandino et de Carlos Fonseca lors de la Journée internationale de la femme travailleuse, le 8 mars 1988 à Managua.
Portraits d'Augusto Sandino et de Carlos Fonseca lors de la Journée internationale de la femme travailleuse, le 8 mars 1988 à Managua.
Informations générales
Date 1961 - 1990
Lieu Drapeau du Nicaragua Nicaragua
Issue Chute de Somoza.
Insurrection des Contras.
Élection en 1990 de la candidate de l'Union nationale d'opposition, Violeta Barrios de Chamorro.
Belligérants
Drapeau du Nicaragua Régime de Somoza (jusqu'en 1979)
• Garde nationale
Contras (à partir de 1979)
Soutiens :
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Honduras Honduras
Flag of the FSLN.png FSLN
• Armée populaire sandiniste
Soutiens :
Drapeau de Cuba Cuba
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Drapeau du Panama Panama (sous Omar Torrijos)
Commandants
Drapeau du Nicaragua Anastasio Somoza Debayle
Enrique Bermúdez
Flag of the FSLN.png Daniel Ortega

La Révolution sandiniste ou Révolution nicaraguayenne (en espagnol : Revolución Nicaragüense ou Revolución Popular Sandinista) désigne, au Nicaragua, l'opposition croissante à la dictature de la famille Somoza dans les années 1960 et 1970, la campagne menée par le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) qui a conduit à la chute violente de la dictature en 1979 et les efforts subséquents du FSLN, qui a présidé à partir de 1979 jusqu'en 1990, pour réformer la société et l'économie du pays, ce en dépit de l'embargo américain. La révolution n'est pas seulement importante pour le Nicaragua, l'Amérique centrale et le continent américain, elle a également marqué l'un des moments les plus tendus du développement de la guerre froide. En 1988, à la suite de l'incursion de troupes sandinistes au Honduras (ce dernier étant accusé de soutenir la rébellion Contras), les États-Unis déclenchent l'Opération Golden Pheasant (Faisan doré) et font déployer des troupes dans le sud de ce pays, notamment à la base aérienne de Soto Cano et près de la frontière nicaraguayenne.

En 1989, la guérilla des Contras prend fin avec la signature de l'accord de Tela, prévoyant la démobilisation des combattants du FSLN et des Contras. Un an plus tard, en 1990, des élections démocratiques se tiennent et voient l'élection de l'Unión Nacional Opositora (Union nationale d'opposition, une coalition de partis opposés à Ortega), présidée par Violeta Barrios de Chamorro, obtenant 54,2 % des voix, et le FSLN quitte le pouvoir.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Morris H. Morley, Washington, Somoza, and the Sandinistas : state and regime in U.S. policy toward Nicaragua, 1969-1981, Cambridge University Press, Cambridge, New York, 1994, 343 p. (ISBN 0-521-52335-4)
  • (es) Salvador Martí i Puig et David Close (dir.), Nicaragua y el FSLN, 1979-2009 : ¿qué queda de la revolución?, Ediciones Bellaterra, Barcelone, 2009, 465 p. (ISBN 978-84-7290-457-6)
  • (fr) De la Révolution française à la Révolution sandiniste nicaraguayenne : éléments pour une comparaison : Actes du Colloque de Fontaine du 29, 30 et 1er octobre 1989, Association de Solidarité avec les Peuples d'Amérique Centrale, Ministère des Affaires Étrangères, Paris, 2001, 111 p.
  • (fr) Lionel Bar, La communication politique et culturelle de la révolution sandiniste (1959-1979), Université Paris 3, 1999, 575 p. (thèse de doctorat d'Études latino-américaines)
  • (fr) Raquel Morador-Wettstein, Les frontières du pouvoir dans la révolution sandiniste au Nicaragua, Université Toulouse 3, 2 vol., 515 p. (thèse de 3e cycle de Sociologie)
  • (fr) Henri Weber, Nicaragua : la révolution sandiniste, F. Maspero, Paris, 1981, 184 p. (ISBN 2-7071-1230-5)
  • Rafael Pallais, Incitation à la réfutation du tiers-monde, Champ libre, 1978.

Liens externes[modifier | modifier le code]