Dan Quayle

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Dan Quayle
Portrait officiel de Dan Quayle, en avril 1990.
Portrait officiel de Dan Quayle, en avril 1990.
Fonctions
44e vice-président des États-Unis
Président George H. W. Bush
Prédécesseur George H. W. Bush
Successeur Al Gore
Sénateur américain de l'Indiana
Prédécesseur Birch Bayh
Successeur Dan Coats
Membre de la Chambre des représentants pour le 4e district de l'Indiana
Prédécesseur J. Edward Roush
Successeur Dan Coats
Biographie
Nom de naissance James Danforth Quayle III
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Indianapolis, Indiana (USA)
Nationalité américaine
Parti politique Parti républicain
Conjoint Marilyn Tucker Quayle
Enfant(s) Tucker Quayle
Benjamin Quayle
Corinne Quayle
Diplômé de université DePauw
Profession Fonction publique
Avocat

Signature

Dan Quayle
Vice-Présidents des États-Unis

James Danforth Quayle III, plus connu sous le nom de Dan Quayle, est un homme politique américain, membre du Parti républicain, né le à Indianapolis. Il fut sénateur de l'Indiana au Congrès des États-Unis et le 44e vice-président des États-Unis de 1989 à 1993, sous la présidence de George H. W. Bush. Il est candidat malheureux à l'investiture républicaine lors de l’élection présidentielle de 2000.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dan Quayle est né le à Indianapolis, dans l'État de l'Indiana. Il est l'aîné d'une famille de quatre enfants.

Diplômé d'une licence en sciences politiques de l'université DePauw en 1969, il rejoignit la garde nationale de l'Indiana et y servit jusqu'en 1975.

En 1974, il est diplômé d'une licence en droit à l'université de l'Indiana.

Ascension politique[modifier | modifier le code]

Après des débuts prometteurs dans le service public, Quayle se lance dans la politique du côté républicain et se fait élire au Congrès américain à la Chambre des représentants en battant un élu sortant démocrate.

En 1978, il est réélu avec un score record.

En 1980, âgé de seulement 33 ans, il devient le plus jeune sénateur, après Ted Kennedy élu sénateur à 30 ans en 1962, jamais élu au Congrès américain en battant le démocrate sortant Birch Bayh. Quayle sera réélu triomphalement en 1986.

Durant son mandat, il travaille surtout sur les dossiers concernant la défense, le contrôle des armes, les ressources humaines et se fait apprécier par ses pairs des deux bords politiques.

En 1986, son soutien à un candidat non qualifié pour un poste de juge fédéral sera le premier véritable accroc à sa carrière politique.

En août 1988, à la convention républicaine à La Nouvelle-Orléans, George H. W. Bush le choisit comme colistier sur le ticket républicain pour l’élection présidentielle de novembre.

On reproche alors à Dan Quayle son inexpérience politique pour être président le cas échéant. D'autres, plus à gauche, le trouvent intellectuellement "faiblard". Lors d'un débat télévisé avec Lloyd Bentsen, candidat démocrate à la vice-présidence, Dan Quayle contre-attaque en comparant sa propre expérience à celle de John Kennedy (John Fitzgerald "Jack" Kennedy) quand il devint président. Le candidat démocrate lui rétorque alors :

« Sénateur, j'ai servi avec Jack Kennedy. Je connaissais Jack Kennedy. Jack Kennedy était mon ami. Sénateur, vous n'êtes pas Jack Kennedy. »

Interloqué par cette réponse cinglante, Quayle est incapable de répondre intelligemment. L'effet de la réponse de Bentsen est dévastateur pour Dan Quayle - et abondamment utilisé par ses adversaires.

Cependant, l'élection est quand-même gagnée par les républicains, avec 54 % des suffrages, 40 États et 426 votes de grands électeurs, contre 46 % aux démocrates, menés par Michael Dukakis.

Vice-présidence (1989-1993)[modifier | modifier le code]

Dan Quayle devient le 44e vice-président, du jusqu'au 20 janvier 1993.

Tout au long de sa vice-présidence, Dan Quayle, devenu une véritable Tête de turc, continue à être ridiculisé par les médias, notamment à cause de certaines gaffes notoires commises dans le cadre de ses discours :

« Notre pays est engagé de façon irréversible sur une voie où il y aura de plus en plus de démocratie ; mais cela pourrait changer. »

Certaines de ses gaffes ont été par la suite attribuées, à tort, à George W. Bush.

En 1991, Dan Quayle reçoit le Prix Ig Nobel (parodie du Prix Nobel) « pour avoir démontré mieux que quiconque le besoin d'une éducation nationale ».

Dan Quayle est aussi connu pour avoir corrigé une faute d'orthographe inexistante lors d'une visite à une école élémentaire : en juin 1992, à Trenton (New Jersey), il participe à un « spelling bee » (concours d'orthographe), et corrige de manière abusive « potato » (« pomme de terre » - l'orthographe correcte) en « potatoe ».

Dan Quayle est connu pour ses positions extrêmement conservatrices. En 1992, il impute les émeutes de Los Angeles à la décadence des valeurs morales et de la famille, prenant comme exemple la série télévisée Murphy Brown, laquelle contribuerait, selon lui, à cette perte des valeurs : on y voit une femme célibataire élevant seule son enfant et exerçant une activité professionnelle qualifiée, et hautement rétribuée. Avec cette déclaration, Dan Quayle déclenche la fureur des milieux féministes et libéraux.

Son discours est surnommé le Murphy Brown speech, et la couverture médiatique qui s'ensuit porte un coup fatal aux ambitions du Parti républicain lors de l'élection présidentielle de 1992 (longtemps après cet éclat, son commentaire continuera à avoir de l'effet sur la politique aux États-Unis).

À l’élection présidentielle de 1992, la situation économique et la candidature libertarienne de Ross Perot aboutissent à la défaite de George Bush et de Dan Quayle, contre Bill Clinton et Al Gore.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Revenu à la vie civile, il rejoint un cabinet juridique, et entre autres activités, écrit ses mémoires de vice-président et d'autres livres politiques à succès.

Il est aujourd'hui un des dirigeants du fonds Cerberus Capital Management.

En 2000, il se présente aux primaires républicaines pour l'élection présidentielle mais arrive 8e lors des caucus de l'Iowa, après lesquels il renonce.

Dan Quayle est marié depuis 1972 avec Marilyn Tucker. Il est le père de trois enfants.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Dans la série de jeux-vidéo Civilization , son nom est utilisé pour désigner le niveau le plus bas niveau de compétence que puisse atteindre le joueur en fin de partie[réf. nécessaire]. Une de ses citations sert aussi pour la dernière technologie du jeu Civilization IV  : « Le futur sera meilleur demain ! ».

Liens externes[modifier | modifier le code]


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Candidat républicain à la vice-présidence
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