Franklin Pierce

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Franklin Pierce
Image illustrative de l'article Franklin Pierce
Fonctions
14e président des États-Unis
4 mars 18534 mars 1857
&&&&&&&&&&&014614 ans, 0 mois et 0 jour
Élection 2 novembre 1852
Vice-président William R. King
Prédécesseur Millard Fillmore
Successeur James Buchanan
Biographie
Date de naissance 23 novembre 1804
Lieu de naissance Hillsborough, New Hampshire
Date de décès 8 octobre 1869 (à 64 ans)
Lieu de décès Concord, New Hampshire
Nationalité américaine
Parti politique Parti démocrate
Conjoint Jane Appleton Pierce
Diplômé de Bowdoin College
Profession Juriste
Religion Église épiscopale

Signature

Franklin Pierce
Présidents des États-Unis

Franklin Pierce (23 novembre 1804 - 8 octobre 1869) est le quatorzième président des États-Unis. Il est élu pour un mandat de 1853 à 1857.

L’opposition entre esclavagistes et abolitionnistes sous-tend toutes les décisions prises pendant le mandat du président en particulier celles liées à l’expansion des États-Unis vers l’ouest. Pierce défend le compromis de 1850 et le Parti démocrate ne le soutiendra pas pour un second mandat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Franklin Pierce naît le 23 novembre 1804 à Hillsborough. Ses parents sont descendants des premiers colons du début du XVIIe siècle. Il débute ses études dans les écoles locales de Hancock, Francestown et à la Phillips Exeter Academy à Exeter (New Hampshire). Pierce obtient son diplôme supérieur en 1824 au Bowdoin College à Brunswick où il est notamment le condisciple de Nathaniel Hawthorne dont il sera l'ami intime jusqu'à la fin de sa vie. Il étudie le droit, est admis au barreau et démarre une carrière d'avocat à Hillsborough en 1827. Élu au Parlement de l'État du New Hampshire (18291833), il en sera le président de 1832 à 1833. Franklin Pierce est ensuite élu sur une liste démocrate aux 23e et 24e Congrès (4 mars 18333 mars 1837), avant d'entrer au Sénat où il siège jusqu'au 28 février 1842, date de sa démission.

Franklin Pierce fut le seul président américain membre à titre héréditaire de la Société des Cincinnati.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Après son mandat au Sénat, Pierce reprend son cabinet d'avocat à Concord. Procureur du New Hampshire, Pierce refuse le poste d’Attorney General of the United States (ministre de la justice) que lui offre le président James Polk. Pierce est conscient du fait qu'une carrière militaire est importante pour une réussite dans une carrière politique. Il s'engage donc comme simple soldat pour la guerre du Mexique. Grâce à ses appuis politiques il est bientôt nommé général de brigade alors qu’il n’a aucune expérience dans ce domaine. Blessé au combat il ne participe à aucune action majeure mais il peut se vanter, à son retour dans le New-Hampshire, d'avoir eu une carrière militaire.

En 1852, le parti démocrate est face à de grandes difficultés pour trouver un candidat acceptable. Ni un sudiste esclavagiste, ni un nordiste abolitionniste ne peut réunir les deux tiers des voix nécessaires à la nomination. F. Pierce, relativement inconnu, se présente comme originaire du Nord et pro-esclavagiste et, au 49e tour de scrutin, emporte le vote. Il bat ensuite le candidat du parti whig.

Présidence[modifier | modifier le code]

1853[modifier | modifier le code]

Deux mois avant d'entrer en fonction, Pierce et sa femme sont témoins de la mort de leur fils de onze ans, Bennie, tué dans un accident de chemin de fer. Jane Pierce ne se remettra jamais de cette tragédie et elle refusera pratiquement de jouer son rôle d’hôtesse à la Maison Blanche.

4 mars : investiture de Franklin Pierce en tant que quatorzième président des États-Unis. À 48 ans il est alors le plus jeune président que les États-Unis aient jamais connu. Dans son discours inaugural, Franklin Pierce se fait le chantre de la paix, de la prospérité domestique et de la vigueur dans les relations internationales. Il insiste sur le fait que les États-Unis peuvent être amenés à acquérir de nouveaux territoires pour garantir leur sécurité, et adopte une attitude équivoque dans la lutte entre esclavagistes et anti-esclavagistes.

14 juillet : le président inaugure la première exposition industrielle et commerciale à New York. Elle regroupe près de 4 000 exposants.

30 décembre : les États-Unis achètent, pour dix millions de dollars, 120 000 km² de territoires au Mexique qui deviendront une partie des États actuels de l’Arizona et du Nouveau-Mexique.

1854[modifier | modifier le code]

30 mai : création des territoires du Nebraska et du Kansas. Le président Pierce nomme des gouverneurs esclavagistes, rompant ainsi le compromis du Missouri et ouvrant la voie à l’admission de futurs États esclavagistes.

Le Congrès adopte une résolution reconnaissant que l’élément fondamental du système américain est la croyance dans les Évangiles.

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Le mandat de Pierce est marqué par son attitude expansionniste. James Gadsden, ambassadeur des États-Unis au Mexique négocie l’achat de territoires qui appartiennent aujourd’hui à l’Arizona et au Nouveau-Mexique. Le gouvernement tente aussi d’acheter l’île de Cuba à l’Espagne qui refuse. Certains diplomates proposeront alors l’annexion par la force.

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

L’achat de nouveaux territoires à l’Ouest entraîne un nouveau flux de population et la construction d’une ligne de chemin de fer jusqu’au Pacifique.

Politique concernant les droits civiques, les minorités et l’immigration[modifier | modifier le code]

L’opposition entre partisans et opposants à l’esclavage est l’élément politique majeur qui intervient dans toutes les décisions de la période. L’expansion vers l’Ouest ainsi que les tentatives d’expansion dans la zone Caraïbe ouvrent la voie à l’admission de nouveaux États dont le statut doit être défini vis-à-vis de la question de l’esclavage et de l’équilibre entre États esclavagistes et abolitionnistes.

Le pays se retrouve vraiment dans la tourmente lors de la promulgation du Kansas-Nebraska Act, qui rouvre la question de l'esclavage dans l'ouest. Afin de stimuler le peuplement des nouveaux territoires et de faciliter la construction d'une ligne de chemin de fer jusqu'au Pacifique, Pierce signe le Kansas-Nebraska Act en 1854 et abroge le Compromis du Missouri de 1820 d'après lequel les futurs États seront esclavagistes ou abolitionnistes selon qu'ils se situeront au sud ou au nord du 36° 30' parallèle : désormais, les territoires seront esclavagistes ou abolitionnistes selon ce qui sera décidé par la population elle-même. C'est alors la course vers le Kansas, car sudistes et nordistes veulent contrôler la nouvelle zone. Le sang coule et la Guerre de Sécession pointe à l'horizon.

Politique partisane[modifier | modifier le code]

La question de l’esclavage intervient aussi dans la politique partisane. Les opposants à l’esclavage au sein du Parti Whig créent le 20 mars 1854 un nouveau parti : le Parti républicain qui présentera son premier candidat aux élections de 1856 avec une plate-forme abolitionniste. Le Parti démocrate, quant à lui, refusera de présenter Pierce pour un second mandat – fait unique aujourd'hui encore – en raison de son soutien au compromis du Missouri.

Retraite[modifier | modifier le code]

F. Pierce se perd dans l'alcoolisme avant de mourir dans un anonymat presque complet à Concord, le 8 octobre 1869 des suites d'une cirrhose du foie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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