Département de la Défense des États-Unis

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Département de la Défense des États-Unis
(en) United States Department of Defense
Image illustrative de l'article Département de la Défense des États-Unis
Sceau du département de la Défense.
Image illustrative de l'article Département de la Défense des États-Unis
Le Pentagone, avec le fleuve Potomac et le Washington Monument à l'arrière-plan.

Agence précédente Department of War
Création 18 septembre 1947
(Par le National Security Act de 1947)
Mise en service 18 septembre 1947
Siège Le Pentagone
Coordonnées 38° 52′ 16″ Nord 77° 03′ 21″ Ouest / 38.870989, -77.055961  
Secrétaire de la Défense Chuck Hagel
Secrétaire adjoint William J. Lynn III
Budget 515,4 milliards USD[1](2009)
(550 milliards USD pour 2010[2])
Nombre d'employés 1 418 542 militaires
700 000 civils (2004)
Site internet www.defenselink.mil

Le département de la Défense des États-Unis (United States Department of Defense, abrégé par DoD ou par DOD) est le département exécutif du gouvernement américain chargé de fournir les forces militaires nécessaires pour la défense des États-Unis, en temps de guerre et en temps de paix.

Son directeur est appelé le secrétaire de la Défense, et fait partie du cabinet présidentiel. Son siège se trouve au Pentagone à Arlington, en Virginie, près de Washington

Ce département a été créé par la fusion du département de la Marine et du département de la Guerre en 1947 sous la présidence de Harry Truman.

Le département de la Défense chapeaute aujourd'hui les départements de la Marine (US Navy et Corps des Marines), de l'armée (US Army) et de la Force aérienne (US Air Force). Il a aussi sous son commandement l'état-major interarmée, les commandements militaires, ainsi que les diverses agences de défense, telle la Missile Defense Agency qui s'occupe du bouclier antimissiles.

Historique[modifier | modifier le code]

Une structure éclatée avant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Avant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement américain s'est toujours refusé à disposer d'une armée permanente et professionnelle. Le pays mobilise et démobilise donc lorsque le besoin s'en fait sentir.

D'autre part, l'administration comme le commandement sont éclatés entre les départements de la guerre et de la marine tous les deux créés en 1798.

La centralisation et le renforcement avec la guerre froide[modifier | modifier le code]

Le National Security Act de 1947 prévoit la création d'une structure administrative intégrée, regroupant les trois armées et le ministère de la guerre. Celle-ci est complétée par un commandement militaire centralisé : le Joint Chiefs of Staff (JCS). En 1949, la guerre froide ayant débuté deux ans auparavant, le département de la défense est créé. Le poste de secrétaire à la Défense des États-Unis pourvu de réels pouvoirs décisionnels et budgétaires ne laisse qu'une place symbolique aux secrétaires à la guerre et à la marine. Du point de vue du commandement opérationnel, le Chairman of the Joint Chief of Staff doit centraliser la conduite des opérations. Son rôle restera cependant marginal jusqu'en 1953, tandis que celui du secrétaire à la Défense prendra rapidement de l'essor.

Il est le troisième poste budgétaire sur le budget fédéral des États-Unis dans les années 2010 après le département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis et l’administration de la sécurité sociale.

Les agents privés et le complexe militaro-industriel[modifier | modifier le code]

Après les attentats du 11 septembre 2001, qui ont été suivies de l'invasion de l'Afghanistan, aux mains des talibans, et, en 2003, de l'Irak, la proportion d'agents contractuels privés travaillant pour le Pentagone s'est élevé à 39 % (elle était de 26 % avant le 11 septembre 2001)[3]. Le secrétaire à la Défense de l'administration Obama, Robert Gates, a annoncé en avril 2009 vouloir réduire ce nombre de contractuels, remplacés par des fonctionnaires. Cela affecterait des sociétés militaires privées telles que CACI et SAIC, ou les entreprises d'armement Lockheed Martin et General Dynamics[3]. À cette date, près de 7,5 % des emplois à Washington (soit 291 000 personnes) sont liés à des contrats avec le Département de la Défense[3].

Dans le contexte de la crise des subprimes, et d'une réévaluation de la politique de l'administration Bush, Robert Gates a annoncé vouloir annuler la partie du Future Combat Systems (en) concernant les véhicules (qui représentent 87 milliards de dollars, le programme total représentant 150 milliards) [3]. Il a aussi annoncé l'annulation d'autres programmes (le programme de satellites TSAT développé par Boeing, la non-acquisition d'avions cargos Boeing C-17, le projet de Lockheed Martin de créer l'hélicoptère présidentiel VH-71, l'estimation du coût du programme étant passé de 6 à 13 milliards, et ayant déjà six ans de retard[3], le gel d'achat d'avions furtifs Lockheed F-22 Raptor[3], etc.).

Institutions[modifier | modifier le code]

Structure du DoD en mars 2012.

Outre les forces armées, de nombreuses agences et institutions dépendent du DoD.

La DARPA (acronyme signifiant Defense Advanced Research Projects Agency soit « agence pour les projets de recherche avancée de défense ») finance entre autres, des projets technologiques extrêmement divers tels que le DARPA Grand Challenge, une course qui se déroule dans le désert du Nevada.

Le Cyber Crime Center (en) s'occupe de la lutte contre le cybercrime et l'espionnage informatique. Avec 277 employés en 2009, en majorité des contractuels, il centralise les informations sur les menaces informatiques qui ont été enregistrées par des agences telles que la National Security Agency, des agences militaires, le département de la Sécurité intérieure et diverses firmes industrielles[4].

Le DoD pilote également des établissements de formation, tels que la National Defense University (en) (NDU), dont le Centre d'études stratégiques de l'Afrique (CESA) est l'une des composantes.

Secrétaires à la Défense[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] (en) Department of Defense, sur le site gpoaccess.gov
  2. AFP, « Guantánamo - Des élus interdisent le transfert de détenus aux États-Unis », Le Devoir,‎ 18 juin 2009 (lire en ligne)
  3. a, b, c, d, e et f (en) Dana Hedgpeth, Contracting Boom Could Fizzle Out, Washington Post, 7 avril 2009 (page A01).
  4. (en) Ellen Nakashima, Defense Dept., Industry Join to Protect Data, Washington Post, 25 mai 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]