James Madison

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James Madison
Illustration.
Fonctions
4e président des États-Unis

&&&&&&&&&&&029228 ans, 0 mois et 0 jour
Élection 1808
Réélection 1812
Vice-président George Clinton (1809-1812)
Elbridge Gerry (1813-1814)
Gouvernement Administration Madison
Prédécesseur Thomas Jefferson
Successeur James Monroe
5e secrétaire d'État des États-Unis
Président Thomas Jefferson
Gouvernement Administration Jefferson
Prédécesseur John Marshall
Successeur Robert Smith
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Port Conway, Virginie
Date de décès (à 85 ans)
Lieu de décès Orange, Virginie
Nationalité américaine
Parti politique Parti démocrate-républicain
Conjoint Dolley Todd Madison
Diplômé de Université de Princeton
Profession avocat
Religion Église épiscopale

Signature

James Madison
Présidents des États-Unis
James Madison.

James Madison (16 mars 1751 - 28 juin 1836) est le quatrième président des États-Unis de 1809 à 1817.

Il est considéré comme l’un des principaux auteurs de la Constitution et en particulier de l’équilibre entre les pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif. Il a succédé à Thomas Jefferson en tant que ministre des affaires étrangères avant d’être élu à la présidence. Il fut proclamé citoyen français par l’Assemblée nationale législative le 26 août 1792[1].

Il est l'un des Pères fondateurs des États-Unis.

Biographie[modifier | modifier le code]

James Madison naît le dans le comté de King George, Virginie. Il est l'ainé d'une fratrie de dix enfants. Ses parents, le colonel James Madison, Sr (1723–1801) et sa mère Eleanor Rose Conway (1731–1829) sont propriétaires d’une plantation de tabac avec de nombreuses femmes esclaves en Virginie, où il passe son enfance.

En 1769, James s’inscrit à l’université de Princeton où il absorbe en deux ans le curriculum de quatre années et se rend malade d’excès de travail. Une fois guéri, il devient le « protégé » de Thomas Jefferson.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Sa santé fragile l'empêche de participer à la guerre d'indépendance en tant que combattant. Il se consacre donc avec énergie à la vie politique de la jeune nation. C'est le plus jeune élu de la convention continentale. Il devient un personnage de la scène politique de l’État de Virginie, participe à la rédaction de la loi sur la liberté religieuse, et persuade l’État de faire cadeau des Territoires du Nord-Ouest au Congrès (ces territoires deviendront une partie de l’Ohio, du Kentucky et du Tennessee).

En 1780, il apporte son soutien à la création d’une Commission constitutionnelle. Il est très actif durant la Convention de Philadelphie dont il est le rapporteur et certains historiens voient en lui le « père de la Constitution ». Madison défend les intérêts des États fédérés[réf. nécessaire] bien qu'il soit l’artisan d'un système d’équilibre entre les pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif. Il insiste sur la représentation proportionnelle à la population des États au sein du Congrès. Ses notes sur la Convention sont les meilleurs témoignages sur les idées des rédacteurs. Il participe à la rédaction des federalist papers, série d'articles en faveur de la ratification.

Après la ratification de la Constitution, Madison devient député de son État, la Virginie. C’est lui qui introduit les dix premiers amendements, connus sous le nom de « lois sur les droits du citoyen » (Bill of Rights). Il est favorable à la limitation du pouvoir du gouvernement fédéral, et c’est en raison de son opposition à la formation d’une banque fédérale que les premiers partis américains, le parti fédéraliste et le parti républicain-démocrate, se forment. En 1785 il est aussi l’auteur d’une proposition s’opposant au financement par l’État des écoles chrétiennes.

En 1797, Madison quitte le Congrès pour devenir ministre des affaires étrangères de Jefferson.

En 1808, il se présente à l’élection présidentielle et est élu le 7 décembre, en grande partie en raison de son habileté diplomatique, en un temps où la France et le Royaume-Uni sont prêtes à déclarer la guerre aux États-Unis.

Présidence[modifier | modifier le code]

1809[modifier | modifier le code]

4 mars : investiture de Madison en tant que quatrième président des États-Unis.

27 octobre : Madison décrète l’annexion de la partie ouest de l’État de Floride, où les colons se rebellent contre l’autorité de l’Espagne.

1811[modifier | modifier le code]

11 février : Madison interdit le commerce avec le Royaume-Uni.

1812[modifier | modifier le code]

18 juin : début de la Guerre de 1812 entre les États-Unis et le Royaume-Uni. Cette guerre est surtout soutenue par les États agricoles du Sud et de l’Ouest.

12 juillet : les forces américaines, sous la conduite du général William Hull, entrent au Canada, mais doivent ensuite faire retraite sur Détroit. L’armée ne compte que cinq mille volontaires alors que le plan de Madison en prévoyait cinquante mille.

2 décembre : Madison est réélu pour un second mandat.

1814[modifier | modifier le code]

24 août : les forces britanniques évaluées à cinq mille hommes, sous le commandement du général Robert Ross, marchent sur Washington en représailles à l’incendie du Parlement canadien. Elles ne rencontrent qu’une faible résistance de la part de l’armée américaine désorganisée, et pénètrent dans la capitale. Elles y brûlent tous les bâtiments publics, dont le Capitole et la Maison-Blanche.

En 1814, le Traité de Gand met fin à la guerre. La bataille de La Nouvelle-Orléans, au cours de laquelle Andrew Jackson se distingue en 1815, a lieu après la fin de la guerre, car la nouvelle de la cessation des hostilités n’a pas atteint la Louisiane à temps. La conséquence principale de cette guerre est la disparition du parti fédéraliste, considéré comme traître en raison de son opposition à la guerre.

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

La France et le Royaume-Uni sont en guerre, et bloquent mutuellement l’accès des navires américains dans leurs ports, empêchant ainsi le commerce. En 1812 Madison propose aux deux belligérants d’arrêter les abordages de navires américains en échange d’une alliance contre l’autre partie. Napoléon accepte cette offre immédiatement et, sous la pression du Congrès, Madison déclare la guerre au Royaume-Uni. En fait les Britanniques avaient eux aussi accepté son offre, mais la nouvelle ne lui était pas parvenue.

La guerre qui s'ensuit n'est pas réellement un succès. Les Britanniques remportent victoire après victoire, et occupent même temporairement Washington, D.C., d’où Madison doit s’enfuir. Les Britanniques arment aussi des tribus indiennes dans l’Ouest, en particulier les Shawnee menés par le chef Tecumseh. Aucune des parties n’est particulièrement en faveur de la guerre, et du côté américain les États de la Nouvelle-Angleterre sont prêts à faire sécession si la guerre continue.

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Madison a peur de laisser trop de pouvoir aux politiciens si le gouvernement fédéral est chargé de la banque centrale des États-Unis. Il laisse expirer le mandat de la banque créée par son prédécesseur, mais il a besoin d’argent pour financer la guerre contre le Royaume-Uni ; vers la fin de son mandat il soutiendra la création d’une deuxième banque centrale.

Politique partisane[modifier | modifier le code]

Madison et Jefferson sont considérés comme les fondateurs du Parti démocrate-républicain. Madison succède à Jefferson sans difficulté en 1808 et il est réélu en 1812, car les Américains sont persuadés d’avoir gagné la Guerre de 1812. Le Parti fédéraliste, qui s’était opposé à la guerre, disparaît.

Retraite et décès[modifier | modifier le code]

Après son second mandat, Madison se retire dans sa ferme d'Orange en Virginie. Il devient brièvement le recteur de l’université de Virginie mais se consacre essentiellement à l’agriculture. Il meurt le 28 juin 1836.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Le 4 mars 1809, James Madison est le premier Président qui porte des vêtements fabriqués aux États-Unis le jour de son investiture.

En 1794 il épouse Dolley Payne Todd qui, jolie et vive, fait ressortir son aspect malade et antisocial. C’est à Dolley qu’on attribue la création du rôle de « Première dame des États-Unis » en tant que premier soutien de son mari, le président.

Hommages[modifier | modifier le code]

Son portrait figure sur d'anciens billets de 5 000 USD. Son nom a été attribué au Madison Square de New-York, l'endroit originel de la salle polyvalente d'événements sportifs le Madison Square Garden jusqu'à 1925, et à l'Avenue Madison (anglais : Madison Avenue) depuis 1836.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]