Martin Van Buren

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Martin Van Buren
Image illustrative de l'article Martin Van Buren
Fonctions
8e président des États-Unis
4 mars 18374 mars 1841
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Élection 3 novembre - 7 décembre 1836
Vice-président Richard M. Johnson
Prédécesseur Andrew Jackson
Successeur William H. Harrison
8e Vice-président des États-Unis
4 mars 18334 avril 1837
Président Andrew Jackson
Prédécesseur John C. Calhoun
Successeur Richard M. Johnson
10e Secrétaire d'État des États-Unis
28 mars 182923 mai 1831
Président Andrew Jackson
Prédécesseur Henry Clay
Successeur Edward Livingston
9e Gouverneur de l'État de New York
1er janvier 18295 mars 1829
Prédécesseur Nathaniel Pitcher
Successeur Enos T. Throop
Biographie
Date de naissance 5 décembre 1782
Lieu de naissance Kinderhook, New York
Date de décès 24 juillet 1862 (à 79 ans)
Lieu de décès Kinderhook, New York
Nationalité américaine
Parti politique Parti républicain-démocrate
Parti démocrate
Conjoint Hannah Van Buren († 1819)
Enfant(s) Abraham, John, Martin & Smith Thompson Van Buren
Diplômé de Kinderhook Academy
Profession Juriste
Religion Église réformée

Signature

Martin Van Buren
Présidents des États-Unis
Vice-présidents des États-Unis

Martin Van Buren, né le 5 décembre 1782 à Kinderhook dans l'État de New York et mort le 24 juillet 1862 dans sa ville natale, est un juriste et un homme politique américain, devenu le huitième président des États-Unis. Élu pour un mandat, de 1837 à 1841, il succède à Andrew Jackson, dont il fut le vice-président, pendant le second mandat de ce dernier, de 1833 à 1836.

Né après la Déclaration d'indépendance, il est le premier président ayant la nationalité américaine depuis sa naissance. De plus, sa famille étant originaire des Pays-Bas, il est également le premier à ne pas être de souche britannique, et le second issu d'un milieu modeste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Martin Van Buren naît le 5 décembre 1782 à Kinderhook, New York. Ses parents tiennent une auberge et gèrent une ferme avec l'aide de quelques esclaves. Son éducation est limitée à l’école communale de sa ville natale.

En 1796, il est employé aux écritures chez un avocat où il entreprend l’étude du droit en autodidacte ; il est admis au barreau de l’État de New York en 1803. Il pratique cette profession avec succès pendant vingt-cinq ans.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En parallèle avec ses activités de juriste, il entame, à partir de 1812, une carrière politique qui le mène du Sénat de l’État de New York (1812 à 1820) à celui des États-Unis (1821 à 1828 ; il est secrétaire du Comité judiciaire de 1823 à 1828), puis à un poste de ministre des affaires étrangères dans le gouvernement d'Andrew Jackson. Il soutient la politique de celui-ci, qui, après l'avoir pris dans son gouvernement, lui permet d’être élu à la vice-présidence pour son second mandat.

S’il n’est pas particulièrement reconnu pour ses capacités dans les divers postes occupés, Van Buren montre un sens politique aigu, se conciliant de nombreux appuis et devenant le dauphin du président Jackson. Il se flatte d'ailleurs dans son autobiographie d'être capable de rester calme face aux insultes de ses adversaires, ce qui ne l'empêche nullement de prendre sa revanche plus tard. Adroit dans l'art du compromis, il propose ainsi, pour pouvoir intégrer les Florides dans l'Union, d'interdire l'importation de nouveaux esclaves tout en conservant ceux en place : cette position plaît à la fois aux États du Sud, partisans de l'esclavage, et aux États du Nord, anti-esclavagistes.

Fort de son expérience, de 1833 à 1837, comme vice-président aux côtés du président Andrew Jackson, Martin Van Buren se présente à l'élection présidentielle de 1836 sous le signe de la continuité, et réussit à être élu, de loin, le 7 décembre 1836 avec le soutien de Jackson. Il centre son programme sur l'opposition à un gouvernement fédéral puissant, alors que l'opposition entre pro et anti fédéralistes est l'un des points marquants de la vie politique contemporaine.

Il poursuivit la même politique alors que les conditions économiques se dégradaient, entraînant une panique généralisée en 1837. Il ne sera pas réélu et fut battu par le candidat whig en 1840.

Présidence[modifier | modifier le code]

1837[modifier | modifier le code]

4 mars : investiture de Martin Van Buren en tant que huitième président des États-Unis.

4 septembre : confronté d’emblée à la crise économique mondiale de 1837, Van Buren ne parvient pas à la résoudre d'autant qu'il est partisan d'un rôle minimal pour le gouvernement fédéral. Les critiques de l’opposition font perdre de nombreux postes à son parti lors des élections intermédiaires.

1839[modifier | modifier le code]

Il réussit à calmer les tensions entre les Britanniques et les Américains concernant le tracé de la frontière entre le Canada et les États-Unis grâce à une approche diplomatique, mais cette position lui vaut l'inimitié des partisans de la force.

1840[modifier | modifier le code]

31 mars : décret présidentiel instituant la journée de dix heures pour tous les ouvriers travaillant sur des contrats fédéraux. La durée moyenne estimée de la journée de travail était à cette époque de 11,4 heures.

4 juillet : après un débat de plusieurs années, le Congrès vote une loi permettant la création d’une banque centrale sous contrôle fédéral.

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Au Canada, des mouvements nationalistes et réformistes canadiens s’agitent. Ces rebelles sont approvisionnés en armes par les Américains. Les troupes britanniques s’attaquent aux navires qui utilisent les Grands Lacs pour ce trafic. Bien que beaucoup d’Américains souhaitent la guerre avec "le Canada" (c'est-à-dire la Grande-Bretagne), Van Buren envoie des troupes pour s’assurer que, du côté américain, il n’y ait pas de provocations. Le conflit armé est évité.

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

La panique gagne l’économie américaine en 1837 car la monnaie est imprimée par chacun des États alors que le gouvernement fédéral traite avec de l’or et de l’argent. L’inflation atteint plus de 20 %. Dans ces conditions, il est difficile de redresser l’économie, d'autant plus que Van Buren décide de ne rien faire, persuadé qu’il n’appartient pas au gouvernement fédéral d’intervenir dans les affaires privées. Ce n’est qu’à la fin de son mandat qu’il proposera la création d’une banque centrale fédérale.

Politique concernant les droits civiques, les minorités et l’immigration[modifier | modifier le code]

Van Buren hérite de la décision d'A. Jackson concernant l'expulsion des Indiens Cherokee de Georgie et ne fait rien pour en empêcher l'exécution. Il entreprend une guerre contre les Indiens Séminoles pour les forcer à évacuer les États de la côte est. L’expulsion forcée des tribus indiennes et leur marche vers l’ouest est connu sous le nom de « piste des larmes » et a entraîné la mort de près d’un quart des Indiens Cherokee.

Politique partisane[modifier | modifier le code]

En 1839, sa réputation est en forte baisse en raison des problèmes économiques et le candidat du Parti Whig qui lui est opposé, William Harrison, mène une campagne électorale telle qu’elles se déroulent aujourd’hui : affiches et drapeaux, distribution d’objets à l’effigie du candidat, slogans de campagne et même rumeurs sur les préférences sexuelles du concurrent. Van Buren est battu.

Retraite[modifier | modifier le code]

Martin Van Buren continue son activité politique après sa présidence. Il ne réussit pas à être le candidat du Parti démocrate pour les élections de 1844, car il est opposé à l'extension de l'esclavage et à l'entrée du Texas dans l'Union qui risque d'entraîner une guerre avec le Mexique. Il se représente même en 1848 sur un programme anti-esclavagiste, mais son parti, dissident des démocrates, le Parti du sol libre (Free-Soil Party), ne reçoit aucune voix des grands électeurs.

Il meurt le 24 juillet 1862 dans sa ville natale.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Il aurait pris goût à la politique en écoutant les conversations des hommes politiques clients de l'auberge tenue par ses parents.
  • Le parti démocrate a émergé en tant que force majeure de la politique américaine sous l'impulsion de M. Van Buren. L'opposition s'est structurée de la même manière autour du parti Whig. Ce bipartisme reste la base du système politique américain actuel.
  • Lorsqu'il présidait le Sénat (en tant que vice-président), il amenait avec lui deux pistolets chargés de peur d'être assassiné.
  • Il aurait déclaré que « les deux plus beaux jours de sa vie étaient, pour le premier, celui où il était devenu président, pour le second, celui où il avait quitté la présidence ».

Anecdote[modifier | modifier le code]

Martin Van Buren a été surnommé « O.K. » par certains de ses partisans, abréviation de « Old Kinderhook » (« le vieux de Kinderhook », son village natal), ce qui en fait une des premières occurrences attestées de la fameuse expression OK.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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