John Charles Frémont

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John Charles Frémont

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John C. Frémont, portrait de 1852, de William S. Jewett

Naissance 21 janvier 1813
Savannah (Drapeau des États-Unis États-Unis)
Décès 13 juillet 1890
New York (Drapeau des États-Unis États-Unis)
Nationalité américain
Pays de résidence États-Unis
Profession
Autres activités
Sénateur de la Californie en 1850
gouverneur de l'Arizona de 1878 à 1883
Ascendants
Fils d'une illustre Virginienne, Anne-Beverley Whiting
et d'un réfugié canadien-français enseignant le français à Norfolk du nom de Louis-René Frémont
Conjoint
Jessie Benton

John Charles Frémont, né le 21 janvier 1813 à Savannah (Géorgie) et mort le 13 juillet 1890 à New York, est un officier et explorateur américain qui fut le premier candidat au poste de Président des États-Unis de l'histoire du Parti républicain. Il fut également le premier candidat d'un grand parti à fonder sa campagne électorale sur son opposition à l'esclavage, chose d'autant plus improbable qu'il avait auparavant épousé Jessie Benton, la fille préférée du sénateur démocrate Thomas Hart Benton, possesseur d'esclaves.

Origines[modifier | modifier le code]

La généalogie de la famille Frémont publiée en 1902 par l'historien Pierre-Georges Roy retrace les origines canadienne-française et française de John-Charles Frémont. Il était le fils d'une illustre Virginienne, Anne-Beverley Whiting, qui avait épousé en secondes noces, le 14 mai 1807, un réfugié canadien-français enseignant le français à Norfolk du nom de Louis-René Frémont. Louis-René Frémont, né à Québec le 8 décembre 1768 et décédé à Norfolk, Virginie, en 1818, était le fils de Jean-Louis Frémont, un marchand établi à Québec qui était le fils de Charles-Louis Frémont de Saint-Germain-en-Laye près de Paris[1].

Explorateur[modifier | modifier le code]

Frémont participa et mena lui-même de multiples expéditions de reconnaissance dans l'ouest des États-Unis. En 1838 et 1839, il seconda par exemple Joseph Nicollet durant son exploration des terres situées entre le Mississippi et le Missouri. En 1841, après avoir appris la cartographie auprès de Nicollet, il cartographia certaines parties de la rivière Des Moines puis conduisit des explorations le long de la piste de l'Oregon et dans la Sierra Nevada de 1841 à 1846. Alors qu'il étudiait ces dernières chaînes de montagnes, il est très probablement le premier Européen à contempler le lac Tahoe. On lui attribue également la découverte de l'absence de lien entre le Grand Bassin et la mer. Il a par ailleurs cartographié des volcans comme le mont Saint Helens. Les villes de Fremont, en Californie et en Ohio, ont été ainsi baptisées en son honneur.

Frémont a récolté de nombreuses plantes au cours de ses expéditions. Ses récoltes ont été décrites par John Torrey sous le titre Plantae Fremontiae en 1850[2].

Homme politique[modifier | modifier le code]

Il enlève la Californie aux Mexicains et il en devient le gouverneur mais, à la suite d'une opposition avec le général Kearny il est traduit en conseil de guerre au mois d'août 1847 et démissionne de l'armée.

En 1847, il achète le Rancho Las Mariposas (en) en Californie.

Devenu Sénateur de la Californie en 1850, il s'oppose aux esclavagistes.

Investi par le Parti républicain et soutenu par une fraction dissidente du mouvement Know Nothing, il est le premier candidat républicain lors des élections présidentielles de 1856.

Après la guerre de Sécession, il perd sa fortune à la suite des déboires d'une compagnie de chemin de fer. Il est alors nommé gouverneur de l'Arizona et le restera de 1878 à 1883.

Général durant la guerre de sécession[modifier | modifier le code]

Général politique, nommé par Lincoln à la tête des armées nordistes de l'ouest de mai à novembre 1861, il tente de coordonner les actions militaires dans l’État du Missouri et de forcer les fortifications empêchant la descente du Mississippi. En émettant un édit libérant les esclaves dans les territoires confédérés conquis par ses troupes, il gène la politique de conciliation de Lincoln vis-à-vis des États esclavagistes demeurés dans l'Union (Kentucky, Maryland, Missouri)[3]. Ce dernier lui demande alors de revoir son édit. Mais Frémont se braque et envoie son épouse à Washington pour convaincre le président. Celle-ci échoue lamentablement dans sa mission et Lincoln supprime l'édit et transfère son général aux commandes du département des montagnes de Virginie occidentale, Kentucky et Tennessee en mars 1862. Son parcours guerrier ne sera pas plus fameux sur ce théâtre d'opérations, et il ne réussira pas à vaincre l'armée ennemie dirigée par Jackson. Lorsque l'armée de Virginie est créée le 26 juin, le général en chef nommé est John Pope, et Frémont doit alors mettre son corps d'armée sous ses ordres. Refusant de servir sous les ordres d'un officier inférieur à lui en ancienneté dans le grade, il quitte son commandement et se retire à New York où il attend en vain, jusqu'à la fin de la guerre, qu'on le rappelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Georges Roy, Les petites choses de notre histoire, Lévis, Quatrième série, 1922, 24 p. 164-168.
  2. John Torrey, Plantae Fremontiae,or descriptions of plants collected by Col. J. Frémont in California, New York, R. Craighead, 1850, 24 p., 10 pl.
  3. Howard Zinn, Une Histoire populaire des États-Unis, Agone 1980, trad.fr. 2002, p.218

Sources[modifier | modifier le code]

  • Nevins, Allan: Fremont: Pathmarker of the West, Volume 1: Fremont the Explorer; Volume 2: Fremont in the Civil War (1939, rev ed. 1955)
  • Roy, Pierre-Georges: La famille Frémont, Lévis, 1902. p. 84.
  • Stanley L. Welsh, John Charles Frémont, botanical explorer, Monographs in Systematic Botany from the Missouri Botanical Garden, vol. 66, 1998, viii, 450 p. : portrait, cartes, planches.

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Frém. est l’abréviation botanique officielle de John Charles Frémont.
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