Andrew Jackson

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Andrew Jackson
Image illustrative de l'article Andrew Jackson
Fonctions
7e président des États-Unis
4 mars 18294 mars 1837
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Élection 31 octobre - 3 décembre 1828
Réélection 2 novembre - 5 décembre 1832
Vice-président John C. Calhoun (1829-1832)
Martin Van Buren (1833-1837)
Prédécesseur John Quincy Adams
Successeur Martin Van Buren
Biographie
Date de naissance 15 mars 1767
Lieu de naissance Environs des Waxhaws (Les Carolines)
Date de décès 8 juin 1845 (à 78 ans)
Lieu de décès Nashville, Tennessee
Nationalité américaine
Parti politique Parti démocrate-républicain
Parti démocrate
Conjoint Rachel Jackson († 1828)
Profession Juriste, militaire, fermier
Religion Presbytérianisme

Signature

Andrew Jackson
Présidents des États-Unis

Andrew Jackson (15 mars 1767 - 8 juin 1845), est le septième président des États-Unis. Il est élu pour deux mandats de 1829 à 1837. Il a été le gouverneur militaire de la Floride (1821), commandant des forces américaines durant la bataille de La Nouvelle-Orléans (1815) et l'homme à la base de l'ère démocratique « jacksonienne ». Il a été une figure importante qui domina la politique américaine dans les décennies 1820 et 1830. Ses ambitions politiques combinées à une participation politique plus grande de la population amenèrent la création des partis politiques tels que nous les connaissons aujourd'hui. Son héritage est vu de manière plus contrastée aujourd'hui, comme un protecteur de la démocratie populaire et de la liberté individuelle mais décrié par certains pour son soutien à la déportation des Amérindiens à l'ouest du Mississippi et à l'esclavage. Renommé pour être impénétrable et dur, il était surnommé Old Hickory (faisant référence à la dureté du bois de noyer). Basant sa carrière dans le Tennessee naissant, Jackson a été le premier président à être associé à la « frontière américaine ». Son portrait apparaît sur les billets de vingt dollars.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Andrew Jackson est né de l'union d'Andrew et d'Élizabeth Jackson, une famille d'Irlandais-Écossais, le 15 mars 1767, approximativement deux ans après leur émigration de Carrickfergus. Trois semaines après la mort de son père, Andrew est né dans les environs de Waxhaws entre la Caroline du Nord et celle du Sud. L'exactitude de son lieu de naissance est sujet à débat, Jackson déclarait être né dans une cabane à l'intérieur des frontières de la Caroline du Sud.

Il a reçu une éducation sporadique à l'école du village. Durant la guerre d'indépendance, Jackson, à l'âge de 13 ans, rejoint le régiment local. Andrew et l'un de ses deux frères, Robert Jackson, sont faits prisonniers de guerre par les Anglais et meurent presque de faim en captivité. Lorsqu'Andrew refuse de nettoyer les bottes d'un officier britannique, celui-ci lui envoie des coups d'épée, le laissant avec des cicatrices sur sa main gauche et sur sa tête, ainsi qu'une grande haine pour les Anglais. Durant leur emprisonnement, les deux frères attrapent la variole. Leur mère obtient leur libération en arguant de leur âge, mais Robert meurt quelques jours plus tard. Sa mère meurt six mois après du choléra. Tous les membres de la famille immédiate d'Andrew Jackson meurent d'une cause liée à la guerre, qu'il impute aux Anglais. Il devient orphelin à l'âge de 14 ans.

Jackson est le dernier président des États-Unis à être ancien combattant de la guerre d'indépendance, et le deuxième à avoir été prisonnier de guerre après Washington.

Le Tennessee[modifier | modifier le code]

Retournant à ses études, après l'expulsion des Anglais, il devint avocat au barreau de Salisbury en Caroline du Nord (1784), puis avocat général de district à Nashville, dans le Tennessee (1788). Jackson y fit ses débuts dans le commandement militaire, à la tête de quelques milices, contre les Indiens qu'il repoussa loin des frontières.

Le Tennessee étant admis à entrer dans l'Union, le jurisconsulte Jackson fut chargé de rédiger la Constitution du nouvel État. Représentant du Tennessee au Congrès général (1796), sénateur l'année suivante, il donna sa démission et revint dans ses foyers.

Juge de la Cour suprême et commandant en chef de la milice du Tennessee, il ne conserve que ce dernier titre (1799), et se consacre à l'agriculture. Treize ans après, des hostilités éclatent en 1812, entre les États-Unis et l'Angleterre, faisant de Jackson, ancien magistrat, législateur et laboureur, le premier homme de guerre de l'Union, ou, selon l'expression emphatique adoptée par les Anglais, le lion de l'Amérique du Nord.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Les guerres indiennes, cœur de la guerre de 1812[modifier | modifier le code]

Jackson s'est fait connaître par la guerre des Creeks puis la première Guerre séminole qui forceront les Indiens à émigrer à l’ouest du Mississippi pour permettre aux pionniers de s’installer. Dans le Sud, ces guerres sont au centre de la guerre de 1812 contre les Anglais, accusés de les fomenter ( prétexte à la spoliation des Indiens, malgré les promesses et engagements du gouvernement fédéral ).

Son ami Edward Livingston, ex maire et procureur de New York, connait le droit maritime et les litiges consécutifs à la guerre d'indépendance. Il œuvre à cette guerre de 1812 qui éloigne les troupes fédérales, permettant à Andrew Jackson de lever une milice pour combattre les Creek, puis d'annexer leur terres lors de l'Alabama fever.

Élevé au grade de major général des milices, Jackson est chargé de conduire sur le Mississippi, en décembre 1812, un corps de volontaires. En résistant aux ordres contradictoires et injustes d'un employé du gouvernement central, il s'acquiert l'affection des miliciens. C'est au cours de cette guerre qu'il semble avoir gagné son surnom de Old hickory, en référence à sa dureté du bois de noyer.

Sa difficile et périlleuse campagne contre les Indiens Creeks (1813) se termina par un coup de force qui fit date dans les Annales militaires de l'Union. Jackson est informé que les Creeks, réfugiés dans les Florides, possession de l'Espagne, sont armés par le gouverneur espagnol de Pensacola, en violation de sa neutralité. Sans attendre l'autorisation qu'il demande à son gouvernement, Jackson pénètre dans les Florides. Deux espions anglais qu'il fait juger par cour martiale sont pendus. La place de Pensacola est emportée de vive force ; le gouverneur espagnol, les Indiens et les Anglais sont châtiés et Jackson se retire.

En 1814, Jackson commande à la bataille de Horseshoe Bend, Alabama, où 700 Indiens Creek sont tués alors qu’il ne perd que 49 hommes_ les Cherokees, prenant les Creeks à revers, permettent à Jackson et ses miliciens de gagner cette bataille. Un traité de paix est signé donnant aux colons Américains accès à un territoire de près de 100 000 km2.

À la fin de la même année, Jackson est en Floride où il se bat contre les Indiens Séminoles. Ce peuple agricole occupait le nord de la Floride à la demande des Espagnols, afin de protéger la colonie contre les États-Unis. Ils accueillaient également les esclaves en fuite, esclaves qui ont combattu à leur côté. Jackson est nommé gouverneur militaire de l’état en 1819 et le territoire est cédé par l'Espagne en 1821 par le traité d'Adams-Onís, moyennant une somme d'argent plutôt dérisoire compte tenu de la superficie de la Floride, et sans la moindre bataille avec les Espagnols (qui, il est vrai, étaient préoccupés par leurs possessions en Amérique du Sud ainsi qu'aux Caraïbes).

La bataille de La Nouvelle-Orléans, aux côtés de Jean Lafitte[modifier | modifier le code]

Enfin, le 13 décembre 1814, Jackson est à La Nouvelle-Orléans en Louisiane pour se battre contre les Britanniques dans la dernière bataille de la guerre de 1812. La nouvelle de l’armistice signé la veille de Noël 1814 (le 24 décembre) par le traité de Gand n'étant pas parvenue, la bataille se déroule le 8 janvier 1815[1] entre 8 000 soldats britanniques entraînés et environ 4 000 rustauds dont une grande partie sont des partisans du corsaire-pirate Jean Lafitte qui fait la loi dans la région des Caraïbes. La victoire vaudra à Jackson d’être considéré comme un héros national ; les pertes britanniques s’élèvent à 386 morts, 1 521 blessés et 552 disparus tandis que les pertes américaines sont seulement de 55 morts, 185 blessés, 93 disparus[2].

C'est l'époque où le ressentiment contre l'Angleterre reste fort et la tentation d'aller vers le Mexique, pour peupler de nouveaux territoires, de plus en plus vive. Le gouvernement donne son feu vert à la Vine and Olive Colony, vaste compagnie coloniale cultivant en fait du coton et s'étendant sur 370 kilomètres carrés de terres vierges, fondée par des centaines de planteurs français de Saint-Domingue, dans ce qui n'était pas encore l'État d'Alabama mais le vaste territoire de Louisiane, racheté à la France napoléonienne en 1803. Ce secteur devient un haut lieu de l'histoire de la culture du coton.

Avant la suprême magistrature[modifier | modifier le code]

Le 17 juillet 1821, Jackson est élu gouverneur de Floride. Il se retira de nouveau à la campagne, et l'on peut remarquer que c'est après y avoir passé encore quatorze ans, comme cultivateur, qu'il fut élevé par les suffrages de ses concitoyens à la suprême magistrature (4 mars 1829).

Il se présente à l’élection présidentielle de 1824 et obtient plus de suffrages populaires et de voix des grands électeurs que ses concurrents mais il n’a pas la majorité absolue. C’est un vote de la Chambre des représentants qui donne la présidence à John Quincy Adams. Jackson se représente en 1828 et, cette fois, emporte l'élection avec une majorité substantielle. C’est le premier président élu au suffrage universel qui vient d’être instauré dans un grand nombre d’États et sa réputation d’homme du peuple et de chasseur d’Indiens n’y est pas étrangère. Il appartenait aussi à la franc-maçonnerie[3].

Présidence[modifier | modifier le code]

Investiture d'Andrew Jackson

1829[modifier | modifier le code]

4 mars : Investiture d’Andrew Jackson en tant que septième président des États-Unis. C’est le premier président élu qui ne fait pas partie du cercle des politiciens qui ont participé à la Guerre d’indépendance et à la rédaction de la Constitution. Il bénéficie autant du soutien des fermiers de l'Ouest que de celui des citadins, qui apprécient ses origines modestes (il est surnommé le « friend of the common man »). Dans son discours inaugural il annonce qu’il fera le nécessaire pour vider l'Est du continent des Indiens, et occuper leurs territoires.

1830[modifier | modifier le code]

28 mai : le Congrès vote et Jackson signe la loi d’expulsion des Indiens de tous les États de la côte Est et leur implantation dans les territoires à l’ouest de la plaine du Mississippi. Ce fut ce que l'on appela « La piste des larmes », car il fit déporter près de 80 000 indiens dont plus de 10 000 moururent avant d'être arrivés en Oklahoma. Cet acte est le plus spectaculaire du génocide qui a touché les Amérindiens. À ce souvenir, des Amérindiens refusent encore actuellement de se servir du billet de 20 dollars à son effigie.[réf. nécessaire].

1831[modifier | modifier le code]

21 mai : première convention nationale du Parti Démocrate qui choisit Jackson comme candidat à l’élection présidentielle.

1832[modifier | modifier le code]

10 juillet : Jackson met son veto à la création d’une banque centrale.

5 décembre : Jackson est réélu pour un second mandat contre le candidat du Parti Whig.

1834[modifier | modifier le code]

Tentative d'assassinat en 1835

29 janvier : Jackson utilise pour la première fois l’armée pour briser une grève des ouvriers qui construisent le canal entre Washington et l’Ohio.

1836[modifier | modifier le code]

Jackson met de nouveau son veto à la création d’une banque centrale. La Réserve fédérale des États-Unis n’aura le monopole de l’émission de monnaie qu’à partir de 1913.

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Les États-Unis sont toujours confrontés à la rivalité entre la France et le Royaume-Uni qui gêne le commerce. Andrew Jackson soutient avec énergie la réclamation des 25 millions, élevée par le gouvernement des États-Unis auprès du cabinet français.

Les problèmes ne seront réglés que vers 1836. Jackson réussit toutefois à négocier un accord qui, en 1830, autorise le commerce avec les possessions britanniques des Caraïbes. En 1837 Jackson reconnaît l’indépendance de la République du Texas qui était sous domination mexicaine.

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Près du peuple, Jackson ne supporte pas les politiciens professionnels et les institutions qui tendent à acquérir un pouvoir indépendant. Il met son veto à la reconduction de la banque centrale créée en 1781 par Alexander Hamilton pour gérer la dette nationale et renforcer le pouvoir fédéral.

Il ne s’embarrasse pas non plus d’un gouvernement avec qui il se dispute souvent et il s’entoure de conseillers, son « gouvernement dans la cuisine », avec qui il prend ses décisions.

Le sud, surtout agricole, ne voulait pas des droits de douane élevés, au contraire du nord qui mettait en place son industrie. La crise est résolue en 1833 par une forte baisse des droits de douane et marque la victoire de l’intérêt individuel des États sur le gouvernement fédéral.

Politique concernant les droits civiques, les minorités et l’immigration[modifier | modifier le code]

En 1829, avec l'augmentation de la population et la découverte d’or sur les territoires des Cherokees, Jackson signe le Indian Removal Act (loi permettant le déplacement (removal) de force des Indiens) voté par le Congrès pour l'utilisation de ces terres. La Cour suprême juge la loi contraire à la Constitution mais Jackson refuse d'appliquer le jugement. L'État de Géorgie attribue les terres des Cherokees au cours d’une loterie et Jackson envoie des troupes pour déporter les Indiens à marches forcées au-delà du Mississippi. Cet épisode coûte la vie à environ 4 000 indiens Cherokees (25 % de la population) au cours d’un périple empruntant la piste connue sous le nom de Piste des Larmes » (« Trail of Tears »).

Politique partisane[modifier | modifier le code]

Il introduit le système où les hautes fonctions fédérales sont attribuées aux amis qui ont aidé pendant la campagne électorale (Système des dépouilles) et il fait pression sur les États pour élargir la base électorale. Ainsi, sous sa présidence, le nombre de citoyens participant à la vie politique est multiplié par 7.

Retraite[modifier | modifier le code]

À la fin de son second mandat, en 1837, Jackson retourne dans sa maison au Tennessee. Après avoir servi dans l’armée, être devenu un héros et après avoir été président pendant huit ans il déclare qu’il rentre chez lui avec « à peine 80 dollars dans sa poche ». Il meurt le 8 juin 1845 ; son décès est aujourd’hui attribué à un empoisonnement au plomb à la suite d’une blessure reçue en 1813.

Vie privée[modifier | modifier le code]

La femme d’Andrew Jackson, Rachel Jackson, meurt le 22 décembre 1828 entre l’élection et la cérémonie d’installation à la présidence. Lorsque Jackson l’avait épousée, il avait 21 ans et elle vivait séparée de son premier mari dont elle croyait être légalement divorcée. En fait le divorce n’avait pas été prononcé et les deux époux durent se remarier ensuite. Cet épisode était considéré comme scandaleux par la bonne société et donna lieu à des rumeurs pendant la campagne électorale. Jackson reprocha longtemps à ses opposants d’être à l’origine, selon lui, du décès de sa femme. C'est donc sa nièce Emily Donelson qui assure l'office de Première dame des États-Unis, puis sa belle-fille Sarah Jackson.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Andrew Jackson Portrait2.jpg
  • Le 30 mai 1806, Jackson tue un homme en duel, Charles Dickinson (en), qui avait publié dans un journal local un article le traitant «  de poltron et de couard ». Il reçoit une balle dans la poitrine, près du cœur, qu’il gardera jusqu’à sa mort.
  • Le jour de son investiture, une foule en délire (des admirateurs) ont envahi la Maison Blanche pour pouvoir s'approcher de lui.
  • Le 30 janvier 1835, Jackson est victime d’une tentative d'assassinat au Capitole. Par une chance incroyable, les deux pistolets de l’assassin s'enrayent. Une gravure devenue célèbre, faite 20 ans plus tard, montre Jackson frappant la tête de cet homme avec sa canne.
  • Son neveu, Andrew Jackson Donelson, qui a été son aide de camp puis son secrétaire, fut candidat à la vice-présidence en 1856. Il était alors le colistier de l'ancien président Millard Fillmore et tous deux étaient soutenus par l'American Party (expression politique du mouvement nativiste Know Nothing) et par les débris du parti Whig.
  • Un dossier daté de 1790 du tribunal du comté de Sumner, Tennessee, est découvert en 1859 par un historien nommé Waldo Albigence Putnam. Dans celui-ci, Andrew Jackson apparemment « proved a bill of sale from Hugh McGary to Gasper Mansker, for a Negro man, which was OK » (« produisit un acte de vente de Hugh McGary à Mansker Gasper, pour un nègre, qui était OK »), première mention du terme « OK »[citation nécessaire]. En fait, il s'agirait d'une faute d'orthographe : « OK » pour « Oll Korrect » au lieu de « All Correct ».
  • En 1825 à Nashville, Tennessee, le général Jackson fit visiter sa modeste demeure au général Lafayette et à son fils durant le voyage triomphal de 1824 et 1825. Jackson présenta à Lafayette deux pistolets que celui-ci avait offerts à George Washington en 1777. Lafayette en éprouva une véritable satisfaction en les retrouvant entre les mains d'un homme digne d'un pareil héritage. À ses mots, le visage de Jackson se couvrit d'une modeste rougeur, et son œil étincela comme au jour d'une victoire. "Oui, je m'en crois digne", s'écria-t-il, en pressant à la fois sur sa poitrine ses pistolets et les mains de Lafayette ; "si ce n'est par ce que j'ai fait, c'est du moins par ce que je désire faire pour ma patrie..."[4].

Hommages[modifier | modifier le code]

Recto du billet de 20 $ de 2006 avec le portrait de Andrew Jackson
  • Son portrait figure sur les billets de 20 dollars.
  • Une statue en bronze de Jackson a été inaugurée à Washington, DC en 1853.
  • Jackson Park, l'un des parcs les plus prestigieux de la ville de Chicago fut nommé en son honneur.
  • Jackson, dans le Mississippi, fut ainsi baptisée en son honneur et sa statue trône sur l'Hôtel de Ville.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On lui donne pour récompense le grade de major général dans l'armée régulière, et La Nouvelle-Orléans, capitale de la Louisiane, à défendre contre les Anglais; il est forcé d'y proclamer la loi martiale, et n'a que 3 700 miliciens à opposer à 10 000 hommes de troupes anglaises qui ont fait les campagnes de France contre Napoléon Ier. Son ami Edward Livingston a négocié une amnistie pour les milliers de pirates de Jean Lafitte, dont de nombreux réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique, combattent aux côtés de la milice, dont l'artillerie, commandée par d'anciens officiers français, et l'infanterie, rivalisant d'ardeur (8 janvier 1815), mettant, en moins d'une heure, 2 600 ennemis hors de combat, et remportent la victoire. Les Anglais regagnent leurs vaisseaux. Jackson est proclamé libérateur et second sauveur de la patrie ; il est ensuite condamné à une amende de 1 000 dollars par un juge qu'il a fait arrêter et éloigner de la ville pour s'être opposé à ses ordres. Jackson paie l'amende ; mais une souscription de 1 000 des principaux citoyens lui restitue cette somme le jour même. Le général, au sortir du tribunal, est porté en triomphe.
  2. Ces pertes correspondent au cumul des victimes dans les deux camps du 23 décembre 1814 (arrivé des navires anglais) au 8 janvier 1815 (retraite anglaise)
  3. freemasonry.bcy.ca
  4. "Lafayette en Amérique en 1824 et 1825" Tome 2 p. 345. par A. Levasseur, édition La librairie Baudouin 1829.

Source partielle[modifier | modifier le code]

« Andrew Jackson », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]

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