Classe Gerald R. Ford

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Classe Gerald R. Ford
Image illustrative de l'article Classe Gerald R. Ford
Le Gerald R Ford (CVN-78) en chantier le 11 octobre 2013.
CVN-21
Caractéristiques techniques
Type Porte-avions
Longueur 333 m
Maître-bau 41 m
Déplacement Environ 100 000 tonnes (pleine charge)
Puissance 2 réacteurs nucléaires A1B
Vitesse Plus de 30 nœuds
Caractéristiques militaires
Blindage Dynamic Armor Protection System
Armement Lanceur de missiles surface-air RIM-116 Rolling Airframe Missile, 2 lanceurs AIM-7 Evolved Sea Sparrow, 3 systèmes de défense anti-missile antinavire Phalanx CIWS
Aéronefs Standard: plus de 75
Autres caractéristiques
Équipage 4 660 officiers, officiers mariniers, quartiers-maîtres et matelots
Histoire
Constructeurs (Northrop Grumman Shipbuilding, Newport News (Virginie))
Commanditaire Congrès des États-Unis
Période de
construction
14 novembre 2009
Période de service 2015 (prévision) - ?
Navires prévus 3
Précédent Classe Nimitz

La classe Gerald R. Ford (ou classe Ford) est la nouvelle génération de porte-avions à propulsion nucléaire (CVN) de l'US Navy. Avant son renommage en classe Ford, cette classe était connue en tant que programme de porte-avions CVNX ("X" signifiant "en développement") puis comme le programme CVN-21 (ici, le "21" n'est pas le numéro de coque, mais signifie navire du XXIe siècle)

Le premier bâtiment de la classe sera l'USS Gerald R. Ford (CVN-78)[1]. La classe réutilise le même dessin de coque de la précédente classe Nimitz.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Installation de l'îlot de 555 t. de l'USS Gerald R. Ford (CVN-78) le 26 janvier 2013.

Selon un rapport du Département de la Défense des États-Unis de décembre 2011, le coût combiné des trois porte-avions prévu à cette date est de 42,5 milliards de dollars américains. Le coût de 12,3 milliards pour le premier navire prévu à cette date, en hausse de 18 % en quatre ans, incluent 3,7 milliards pour la recherche et développement.

Ils pourront embarquer une escadre aérienne d'au moins soixante avions et dix drones. Les principales innovations techniques prévues sur ces porte-avions concernent la propulsion nucléaire navale. De nouvelles chaufferies, plus puissantes, seront conçues pour durer trente ans, ce qui évitera les périodes de rechargement des cœurs, longues périodes où les navires sont immobilisés. Alors que l'installation de catapultes magnétiques (système EMALS : Electromagnetic Aircraft Launch System (en)[2] dont la puissance est assuré par 12 générateurs pouvant délivrer jusqu’à 60 mégajoules d’électricité, et 60 mégawatts maximum pendant 3 secondes[3]) est prévue, les CVN 21 devraient faire l'objet d'une importante automatisation des systèmes, afin de réduire leur équipage.

Le nombre d'avions régulièrement lancés, ou le taux de sortie, sera de 160 par jour sur les Ford au lieu de 120 par jour aujourd'hui sur la classe Nimitz.

Ils disposent d'un blindage électromagnétique surnommé DAPS (Dynamic Armor Protection System). Le principe est de munir un navire d’un blindage creux dans lequel circule une énorme charge électromagnétique. Le jet de plasma issu de l’impact d’un projectile à charge creuse perçant la paroi externe du blindage est alors neutralisé par le champ électromagnétique, garantissant ainsi l’intégrité de la paroi intérieure du blindage. Le DARPA a lancé ce programme en 2003. Plus anecdotique, ils utilisent un incinérateur à plasma[4] et une bulbe d'étrave.

Chaque navire de la classe Ford coûtera en tout 27 milliards de dollars pour sa construction ainsi que son exploitation et son entretien pendant 50 ans, 5 milliards de dollars de moins que ses prédécesseurs de la classe Nimitz, même après la hausse des coûts. Cette classe de navires sera là « 94 ans » selon le contre-amiral Thomas Moore, qui dirige les programmes de porte-avions de la Marine

La moitié des économies proviendra de modifications de conception et de la technologie qui permettront de réduire le nombre de marins nécessaires. Les porte-avions Ford pourront accueillir 4 660 personnes, en baisse par rapport au 5 922 des Nimitz. La Marine tente de réduire les heures de travail de 53 millions sur le premier navire à 40 millions ou moins pour le troisième[5].

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Next aircraft carrier named Gerald R. Ford », Forbes,‎ 3 janvier 2007
  2. (en) EMALS: Electro-Magnetic Launch for Carriers, Defense Industry Daily, 29 décembre 2008
  3. « Premier catapultage électromagnétique ! », sur Avia News,‎ 6 juillet 2013 (consulté le 7 juillet 2013)
  4. « Des portes-avions de 100 000 t pour le programme CVN-21 », Le Marin, no 110H,‎ octobre 2012, p. 39
  5. (en)Roxana Tiron, « Navy places $42 billion bet on carriers in China's sights », sur Star and Stripes,‎ 20 juin 2012 (consulté le 22 juin 2012)
  6. Northrop Grumman signe un contrat de 323 millions de dollars pour le CVN 79, Mer et Marine, 7 janvier 2011
  7. (en)« Navy’s Next Ford-Class Aircraft Carrier to be Named Enterprise », sur Département de la Défense des États-Unis,‎ 1er décembre 2012 (consulté le 2 décembre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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