Kim Il-sung

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Dans ce nom coréen, le nom de famille, Kim, précède le nom personnel.
Kim Il-sung
김일성 - 金日成
Portrait officiel de Kim Il-sung.
Portrait officiel de Kim Il-sung.
Fonctions
Président de la
République populaire et démocratique de Corée

(3e chef de l'État nord-coréen)
28 décembre 19728 juillet 1994
(21 ans, 6 mois et 10 jours)
Prédécesseur Choi Yong-kun (président du présidium de l'Assemblée populaire suprême)
Successeur Kim Yong-nam (président du présidium de l'Assemblée populaire suprême)
Kim Jong-il (« Dirigeant suprême »)
1er Secrétaire général du Parti du travail de Corée
30 juin 19498 juillet 1994
Successeur Kim Jong-il
1er Premier ministre de la
République populaire et démocratique de Corée
28 septembre 194828 décembre 1972
(24 ans, 3 mois et 0 jour)
Président Kim Tu-bong
Choi Yong-kun
Successeur Kim Il
Commandant suprême de l'Armée populaire de Corée
8 février 194824 décembre 1991
Successeur Kim Jong-il
Biographie
Date de naissance 15 avril 1912
Lieu de naissance Drapeau : Japon Mangyŏngdae
Date de décès 8 juillet 1994 (à 82 ans)
Lieu de décès Drapeau : Corée du Nord Pyongyang
Nature du décès Crise cardiaque
Nationalité nord-coréenne
Conjoint Kim Jong-suk
Kim Song-ae
Enfant(s) Kim Jong-il
Kim Man-il
Kim Kyong-jin
Kim Pyong-il
Kim Yong-il
Religion Protestantisme, puis athéisme[réf. nécessaire]

Signature

Kim Il-sung
Chefs d'État nord-coréens (en)
Kim Il-sung
Kim Il Song Portrait.jpg
Portrait de Kim Il-sung

Hangeul 김일성
Hanja 金日成
Romanisation révisée Gim Il-seong
McCune-Reischauer Kim Il-sŏng

Kim Il-sung (hangeul : 김일성, hanja : 金日成), ou Kim Il-song, né le 15 avril 1912 et mort le 8 juillet 1994, fut le fondateur et le premier dirigeant de la Corée du Nord de 1948 jusqu'à sa mort.

Kim Il-sung occupa les postes de premier ministre de 1948 à 1972 et de président de la République à partir de 1972, tout en occupant de manière permanente le poste de secrétaire général du Parti du travail de Corée. Il était couramment désigné du titre de Grand Leader (위대한 수령, widaehan suryŏng). Il fut surnommé le « Président éternel » ou « professeur de l'humanité tout entière ». Son fils Kim Jong-il lui succéda à la tête du parti et du régime.

Biographie[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Né sous le nom de Kim Song-ju (« le pilier du pays »)[1] à Pyongyang (il prend son nom définitif lors de la résistance face aux Japonais), Kim Il-sung est l'ainé de trois fils. Il est le fils de Kim Hyong-jik (en), un militant indépendantiste et communiste coréen. Sa famille s'installe en Mandchourie, où il passe l'essentiel de sa jeunesse et de sa scolarité, sauf deux années, en 1924 et 1925, pendant lesquelles il fréquente l'école Changdok près de Pyongyang[réf. nécessaire].

En 1929, il est exclu de son école sans doute à la suite de sa participation à une petite organisation communiste. Il est possible qu'il ait fait un temps de prison pour cette participation, mais c'est peu après qu'il change de nom et c'est en 1932 qu'il rejoint ou organise un premier groupe de résistants à l'occupant japonais qui a transformé la Mandchourie en Manchoukouo[2]. Comme d'autres groupes de partisans coréens, il s'intègre aux forces communistes chinoises qui s'organisent peu à peu entre 1931 et 1935 pour combattre les Japonais. C'est au sein de la Seconde Armée, surtout active dans l'est de la Mandchourie, que Kim s'illustre et se hisse au grade de commandant de division (une centaine d'hommes)[3]. Mais le fait d'armes qui lui vaut d'être reconnu par les Japonais comme un des résistants les plus notoires est un raid qu'il organise le 4 juin 1937 sur Pochonbo, une ville coréenne, en coordination avec une association de résistance locale. Il occupe la ville une journée avant de se retirer en Mandchourie, poursuivi par des policiers japonais qu'il défait dans une embuscade[4].

C'est à cette époque qu'il rencontre son épouse Kim Jong-suk, qui est également la mère de Kim Jong-il. Née le 24 décembre 1919, elle est également de ces Coréens installés en Mandchourie et semble avoir rejoint la guérilla communiste dès 1935.

En 1940, alors que les forces japonaises lancent une offensive destinée à liquider la guérilla communiste, Kim devient commandant d'une des trois Armées plus particulièrement actives dans le sud de la Mandchourie. Dans les combats qui s'ensuivent, la guérilla est balayée, et Kim est le seul commandant qui n'est pas tué ou capturé. Poursuivi par les Japonais qui sont renseignés par des résistants capturés, dont l'ancien supérieur de Kim, il finit par se replier en 1941 en Union soviétique avec ce qui reste de sa Division et est intégré dans une unité internationale de l'Armée rouge[5] où il atteint le grade de capitaine[6] ou de major[7]. Il existe des rapports sur des incursions de Kim en Mandchourie, mais il ne semble pas avoir participé aux combats qui suivent la déclaration de guerre de l’URSS et l’invasion du Mandchoukuo par les forces soviétiques le 8 août 1945[8]. C'est donc dans un Pyongyang occupé par les Soviétiques qu'il débarque le 19 septembre 1945 avec son groupe de résistants coréens[9]. Selon certaines sources, lui et ses camarades sont en uniforme de l'Armée rouge, Kim Il-sung portant les insignes de capitaine ou de major[10].

Arrivée au pouvoir[modifier | modifier le code]

Kim Il-sung en 1946

En septembre 1945, Kim est installé par les Soviétiques à la tête du Comité provisoire du Peuple. Il n'est pas à cette époque à la tête du parti communiste, dont le siège est à Séoul, mais il occupe néanmoins une position influente de par sa lutte contre l'occupant japonais.

Sa réalisation majeure est l'établissement d'une armée professionnelle, l'Armée populaire de Corée (APC) formée à partir des anciens soldats qui avaient acquis une expérience au combat contre les Japonais et plus tard les nationalistes chinois. Avec l'aide de conseillers soviétiques, Kim construit une armée spécialisée dans les tactiques d'infiltration et la guérilla. Avant le déclenchement de la guerre de Corée, Joseph Staline munit l'APC de chars lourds modernes, de camions, d'artillerie et d'armes légères. Kim crée également une armée de l'air, équipée d'abord avec des vieux avions de chasse à hélice de l'URSS. Les futurs pilotes nord-coréens sont envoyés en Union soviétique et en Chine pour se former sur des MiG-15 dans des bases secrètes[11].

Au départ les élections parrainées par les Nations Unies en mai 1948 doivent permettre de réunifier la Corée, mais le Sud se déclare comme un État (la République de Corée), et le nord suit le 9 septembre en proclamant la République populaire démocratique de Corée, avec Kim comme premier ministre. Le 12 octobre, l'Union soviétique reconnaît le régime de Kim comme le seul gouvernement légal de la péninsule. Le parti communiste fusionne avec le New People's Party pour former le parti des travailleurs de Corée du Nord (dont Kim est le vice-président). En 1949, ce parti fusionne son homologue du sud (parti des travailleurs de Corée du Sud) pour devenir le parti du travail de Corée (PTC) avec Kim comme président du parti.

En 1949, la Corée du Nord devient une dictature communiste à part entière. Tous les partis et organisations de masse sont réunis dans une sorte de « front populaire » le Front démocratique pour la réunification de la patrie, mais qui est en réalité entierement dominé par les communistes. À partir de cet instant Kim commence à développer un culte de la personnalité et se fait appeler le « Grand Leader »[12].

Guerre de Corée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre de Corée.

Les documents d'archives suggèrent que la décision nord-coréenne d'envahir la Corée du Sud est à l'initiative de Kim plutôt que des soviétiques[13],[14],[15]. Les sources suggèrent que l'intelligence soviétique, à travers ses réseaux d'espionnage au sein du gouvernement américain et britannique ont obtenu des informations sur les limites des stocks américains de bombes atomiques ainsi que sur des réductions de programmes de défense, ce qui conduit Staline à conclure que l'administration de Truman ne serait pas en mesure d'intervenir en Corée[16].

La République populaire de Chine approuve à contrecœur à l'idée de la réunification de la Corée après avoir été informé par Kim que Staline a approuvé l'action[13],[14],[15]. La Chine ne soutient pas directement la Corée du Nord jusqu'à ce que les troupes des Nations Unies, en grande partie des forces américaines, atteignent la rivière Yalou à la fin de 1950. Au début de la guerre en juin et juillet, les forces nord-coréennes occupent pratiquement tout le sud à l'exception du périmètre de Busan. Mais en septembre, les Nord-Coréens sont repoussés par l'attaque menée par les États-Unis. En octobre, les forces de l'ONU ont repris Séoul et envahissent le nord afin de réunifier le pays sous l'égide du Sud. Le 19 octobre, les troupes américaines et sud-coréens capturent Pyongyang, obligeant Kim et son gouvernement à fuir vers le nord, d'abord à Sinuiju et finalement en Chine.

Le 25 octobre 1950, la Chine, après avoir averti à plusieurs reprises l'ONU de son intention d'intervenir si elle ne stoppait pas son avance, entre en guerre et envoie ses troupes traverser la rivière Yalou. Les troupes de l'ONU sont obligées de se retirer et les troupes chinoises reprennent Pyongyang en décembre et en janvier Séoul. En mars, les forces de l'ONU commencent une nouvelle offensive, reprenant Séoul et son avance est stoppée juste au nord du 38e parallèle. Après une série d'offensives et de contre-offensives des deux côtés, suivie d'une période épuisante de guerre de tranchées largement statique qui a duré de l'été 1951 à juillet 1953, le front se stabilise le long de ce qui allait devenir la zone coréenne démilitarisée. Pendant la guerre de position la Corée du Nord est dévasté par des raids aériens américains causant de grand dommages dans la capitale et ailleurs dans le pays. Au moment de l'armistice, 3,5 millions de Coréens des deux côtés ont péri dans le conflit.

Pendant la guerre, Kim Il-sung semble avoir voyagé en Chine et en Union Soviétique cherchant un moyen de mettre fin au conflit. Les documents chinois et russes de l'époque révèlent que Kim est devenu impuissant à unifier la Corée sous son règne et qu'il souffre que son armée soit reléguée en seconde ligne, la majorité des combats étant livrés par l'armée populaire de Chine.

Modernisation économique et indépendance politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de la Corée du Nord.

Après la guerre de Corée (1950-1953), la Corée du Nord a reconstruit rapidement son économie en s'industrialisant « au rythme de Chollima », le cheval ailé des légendes coréennes qui parcourait 1 000 li par jour. Le taux de croissance économique, estimé à plus de 10 % par an dans les années 1960, se ralentit ensuite puis devient négatif au début des années 1990, sous l'effet de la disparition des démocraties populaires en URSS et en Europe de l'Est qui prive la Corée du Nord de ses partenaires traditionnels.

Kim Il-sung a défini la diplomatie nord-coréenne selon une politique d'équilibre et d'indépendance à l'égard de ses deux puissants voisins communistes, la Chine et l'URSS, ce qui a longtemps contribué à lui donner une image meilleure que celle d'autres dirigeants socialistes auprès des chefs d'État et de gouvernement occidentaux[17]. Conformément à cette volonté d'indépendance, les troupes soviétiques ont quitté la Corée dès la fin de l'année 1948 et la Corée du Nord n'a jamais adhéré au CAEM.

Dans le domaine religieux, l’Église catholique a dénoncé des persécutions, à l'origine de l'ouverture d'un procès en béatification de 53 martyrs morts entre 1949 et 1952.

Dès 1960 puis à nouveau en 1972, Kim Il-sung a effectué des propositions en vue d'une réunification pacifique de la Corée finalisées dans le projet d'une « République confédérale démocratique de Koryŏ », consistant à proposer (selon une formule pouvant être comparée à celle aujourd'hui envisagée pour la Chine et Taïwan) un seul État pour deux systèmes[18].

Sa mort, survenue lors d'une attaque cérébrale, a donné lieu à d'immenses scènes de pleurs dans toute la Corée du Nord, souvent interprétées comme surréalistes en Occident. Des récits des réfugiés nord-coréens témoignent toutefois de l'affection sincère des Nord-Coréens envers leur président[19]. Cependant, selon Hwang Jang-yop, les scènes d'émotion étaient causées par la combinaison du culte de la personnalité voué à Kim Il-sung et de la peur de représailles. Ainsi, le parti menait des enquêtes sur l'intensité du chagrin de la population, dont il déduisait leur loyauté ; les patients qui ne sortaient pas des hôpitaux et ceux qui continuaient de boire ou de faire la fête après l'annonce de la mort étaient punis[20].

Le culte du Grand Leader[modifier | modifier le code]

Statue de Kim Il-sung sur Mansudae Hill.

La vénération dont Kim Il-sung a été et est toujours l'objet en Corée du Nord s'inscrit dans une filiation confucéenne qui a déifié les empereurs de Corée et affirmé le principe du respect de l'autorité, des pères et des maîtres. Ce « respect », selon le terme utilisé par les Nord-Coréens, est aussi interprété par les Occidentaux comme un culte de la personnalité propre au stalinisme. Tous les Nord-Coréens portent le badge du Grand Leader. Son portrait orne l'ensemble des bâtiments officiels et est accroché dans tous les logements privés en Corée du Nord.

Le « Grand Leader » a reçu le titre posthume, en 1998, de « Président éternel ». Le préambule de la Constitution nord-coréenne annonce : « Le président Kim Il-sung, grand Leader, est le Soleil de la nation et le symbole de la réunification du pays. (...) La République populaire démocratique de Corée et le peuple coréen sous la direction du Parti du travail de Corée honoreront éternellement le camarade Kim Il-sung, grand Leader, comme Président de la République, défendront et développeront ses idées et ses hauts faits pour mener jusqu'à son achèvement l'œuvre révolutionnaire Juche »[21]. Il est le père de Kim Jong-il, « le cher dirigeant » : la Corée du Nord constitue ainsi le premier cas d'une succession dynastique dans un État se réclamant du socialisme, et plus précisément des idées du juche définies par le président Kim Il-sung (le deuxième cas[réf. nécessaire] étant l'accession au pouvoir de Kim Jong-un après la mort de Kim Jong-il en 2011).

Portrait officiel de Kim Il-sung.

Le corps de Kim Il-sung repose désormais dans le palais du Soleil Kumsusan, ancien palais présidentiel de Pyongyang, transformé pour l'occasion en mausolée. De nombreux Nord-Coréens, notamment les habitants de Pyongyang, vont à l'occasion des dates anniversaires du calendrier révolutionnaire, se recueillir devant la dépouille du « Cher Dirigeant ». Ces rassemblements donnent lieu à de longues files d'attente se poursuivant loin jusqu'à l'extérieur du bâtiment. Ce type de scène rappelle également, à l'époque de l'URSS, les longues processions devant le mausolée de Lénine. Kim Il-sung est l'un des quatre derniers chefs d'États de l'ancien bloc de l'Est avec Lénine, Mao Zedong et Hô Chi Minh à être embaumé et non enterré. Il est possible pour les rares touristes voyageant en RPDC d'aller visiter le site à condition d'en obtenir l'accord préalable des autorités de Pyongyang et d'être vêtus pour l'occasion de manière très formelle, Kim Il-sung restant encore à ce jour la plus haute personnalité du régime en tant que « Président éternel ».

L'ère officielle pour la datation des actes, en Corée du Nord, débute à sa naissance en tant qu'année d'origine de l'ère juche, fixée au 1er janvier et non au 15 avril, date qui est l'une des fêtes nationales de la Corée du Nord

Kim Il-sung — tout comme Kim Jong-il — fait l'objet de chansons patriotiques, d'histoires apprises par cœur dès le plus jeune âge à l'école, ainsi que de chants et de quasi-prières sur les lieux de travail. De nombreuses réalisations monumentales à sa gloire (inscriptions laudatives sur des montagnes, mausolées, musées) sont également l'objet de pèlerinages réguliers, montrés de façon régulière sur la seule chaîne de télévision nationale. Les images du grand leader ainsi que de son fils sont montrées un peu partout en Corée du Nord (notamment dans la rue, dans les écoles, ou dans les rames de métro).

Une orchidée a été baptisée Kimilsungia par référence au président Kim Il-sung.

Famille[modifier | modifier le code]

Arbre généalogique de la famille Kim
 
 
 
 
Kim Hyŏng-jik (en)
 
Kang Pan-sŏk (en)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Kim Sŏng-ae (en)
 
Kim Il-sung
 
Kim Jong-suk
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Kim Young-sook (en)
 
 
Song Hye-rim
 
Kim Jong-il
 
Ko Young-hee
 
Kim Ok
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Kim Sul-song
 
Kim Jong-nam
 
Kim Jong-chol
 
Kim Jong-un
 
 
 
 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « KIM-IL-SUNG », sur Universalis.fr
  2. Les historiens nord-coréens retiennent le 25 avril 1932 comme date de la création de ce qui deviendrait l'Armée populaire de Corée
  3. La connaissance que Kim avait du chinois et son éducation chinoise lui servirent lorsque l'armée de guérilla fut secouée par des incidents visant les coréens, soupçonnés d'intelligence avec les Japonais
  4. Le raid est décrit de manière grandiloquente par l'agence de presse nord-coréenne KCNA
  5. Dont le nom officiel était la 88e Brigade ou Division. (en) Bradley K. Martin, Under the loving care of the fatherly leader : North Korea and the Kim dynasty, New York, Thomas Dunne Books,‎ 2004 (ISBN 0-312-32221-6), p. 48 précise que la 88e Brigade était une unité de reconnaissance. Voir aussi (en) Dae-Sook Suh, Kim Il Sung : the North Korean leader, New York, Columbia University Press,‎ 1988 (ISBN 0-231-06572-8), p. 50
  6. Selon Bradley K. Martin
  7. Selon Dae-Sook Suh qui cite cependant les deux informations sans réellement se prononcer. Les témoignages les plus crédibles - tel celui du major Lebedev, sont cependant ceux parlant du grade de capitaine
  8. Le mouvement des troupes soviétiques s'arrête au 38e parallèle nord suite au débarquement des forces américaines à Incheon le 8 septembre
  9. Une quarantaine d'hommes selon Lebedev
  10. Les sources sur le fait qu'il portait cet uniforme sont toutes des témoignages, tel celui du major général Nikolai Lebedev, et certains auteurs considèrent parfois ces sources avec circonspection, tel (en) Sung Chul-yang, The North and South Korean political systems : a comparative analysis, Elizabeth, NJ, Hollym,‎ 1999 (ISBN 1-565-91105-9), p. 369-370
  11. (en) Clay Blair, The forgotten war : America in Korea, 1950-1953, Annapolis, Md, Naval Institute Press (en),‎ 2003 (ISBN 978-1-591-14075-7).
  12. (en) Jasper Becker, Rogue Regime: Kim Jong Il and the Looming Threat of North Korea, Oxford University Press,‎ 2005 (ISBN 978-0-19-517044-3)
  13. a et b Weathersby, Kathryn, The Soviet Role in the Early Phase of the Korean War, The Journal of American-East Asian Relations 2, no. 4 (hiver 1993): 432
  14. a et b Goncharov, Sergei N., Lewis, John W. et Xue Litai, Uncertain Partners: Stalin, Mao, and the Korean War (1993)
  15. a et b Mansourov, Aleksandr Y., Stalin, Mao, Kim, and China’s Decision to Enter the Korean War, 16 September – 15 October 1950: New Evidence from the Russian Archives, Cold War International History Project Bulletin, Issues 6–7 (hiver 1995/1996): 94–107
  16. Sudoplatov, Pavel Anatoli, Schecter, Jerrold L., and Schecter, Leona P., Special Tasks: The Memoirs of an Unwanted Witness — A Soviet Spymaster, Little Brown, Boston (1994)
  17. En 1981, François Mitterrand, alors premier secrétaire du Parti socialiste, avait ainsi effectué un voyage en Corée du Nord pour renforcer sur la scène internationale sa stature de candidat à l'élection présidentielle. La France n'a toutefois pas établi de relations diplomatiques avec la Corée du Nord après 1981 et elle reste à ce jour le seul État de l'Union européenne, avec l'Estonie, à ne pas reconnaître la République populaire démocratique de Corée. (voir l'article détaillé sur les relations entre la Corée du Nord et la France)
  18. Voir l'article détaillé réunification de la Corée
  19. Dans un récit de recueil de témoignages auprès de plusieurs dizaines de Nord-Coréens, notamment réfugiés en Chine et en Corée du Sud, les journalistes Juliette Morillot et Dorian Malovic, chef du service « Asie » au quotidien La Croix, soulignent que « Tous [les Nord-Coréens rencontrés] éprouvent une grande nostalgie des années Kim Il-sung. Un "Grand Leader" aimé et pas seulement « vénéré aveuglément », comme on voudrait trop nous le faire croire, un Grand Leader qui au lendemain de la guerre a transformé aux yeux de toute une génération un pays pauvre et détruit en un pays où chacun avait de la nourriture, un toit, un métier, l'accès à l'éducation : la République populaire démocratique de Corée » (extrait de : Juliette Morillot et Dorian Malovic, Evadés de Corée du Nord, Paris, Presses de la Cité Belfond,‎ 2004 (ISBN 978-2-714-44057-0), p. 11-12).
  20. Hwang Jang-yop, The Problems of Human Rights in North Korea (3)
  21. Constitution de la Corée du Nord

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]