Maccarthysme

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Le maccarthysme ou maccarthisme (McCarthyism en anglais) est un épisode de l'histoire américaine, connu également sous le nom de « Peur Rouge » (Red Scare)[1] et qualifié fréquemment de chasse aux sorcières (witch hunt). Il s'étend de 1950, l'apparition du sénateur Joseph McCarthy sur le devant de la scène politique américaine, à 1954, le vote de censure contre McCarthy. Pendant deux ans (1953-1954), la commission présidée par McCarthy traqua d'éventuels agents, militants ou sympathisants communistes aux États-Unis dans une ambiance anticommuniste. Par simplicité l’expression est parfois utilisée dans un sens plus large. Elle désigne alors l'ensemble des investigations et de la répression menées par des commissions parlementaires américaines à propos des communistes, leurs sympathisants ou supposés tels, englobant ainsi celles menées par la HUAC à partir de 1946.

Le maccarthysme : genèse d'une expression[modifier | modifier le code]

Joseph McCarthy apparaît sur le devant de la scène politique américaine le 9 février 1950, lorsqu'il prononce un discours à Wheeling (Virginie-Occidentale), dans lequel il dénonce la présence de communistes au sein même du département d‘État. L'expression « McCarthyism » apparaît pour la première fois le 29 mars 1950, sous la plume du dessinateur du Washington Post, Herblock[2]. Elle est reprise par les adversaires de McCarthy, comme James Reston dans son article paru dans le New York Times le 8 avril 1950, « The Menace of M'carthyism », ou Jack Anderson et Ronald W. May dans leur biographie de McCarthy, McCarthy: The Man, the Senator, the "Ism"[3]. Mais elle finit par être revendiquée par McCarthy lui-même comme le montre la brochure publiée par ses partisans en 1952 : McCarthyism, the fight for America, Documented answers to questions asked by friend and foe by Senator Joe McCarthy.

Contexte[modifier | modifier le code]

Le maccarthysme apparaît dès le début de la guerre froide, qui oppose les États-Unis à l'URSS. Cette atmosphère géopolitique cause une véritable paranoïa dans l'opinion américaine, qui exprime une crainte du communisme et du bloc soviétique. Dans une lettre adressée au philosophe allemand Karl Jaspers en 1949, Hannah Arendt exprime l'inquiétude que lui inspirait la situation américaine : « Ici, l’atmosphère politique générale, surtout dans les universités et les collèges (à l’exception des très grands), est actuellement peu agréable. La chasse aux rouges est en marche et les intellectuels américains, surtout dans la mesure où ils ont un passé radical et sont devenus antistaliniens au fil des années, se mettent en quelque sorte à l’unisson du Département d’État. »[4]. Selon Pierre Grémion il existait aux États-Unis, comme en Grande-Bretagne, « une tradition de collaboration des intellectuels avec les services de renseignement de leur pays »[5].

Dès 1946, le président Harry Truman instaure une commission temporaire, chargée d'enquêter sur la loyauté des fonctionnaires fédéraux. Il s'agit alors d'identifier et d'écarter les fonctionnaires subversifs, partisans d'idéologies ou de régimes dits « totalitaires » comme le fascisme, le communisme ou le nazisme. Cinq mois plus tard, l’Executive Order 9835 rend le programme permanent[6]. Le gouvernement Truman reste toutefois l’objet d’attaques de la part des républicains conservateurs, notamment les sénateurs Style Bridges (New Hampshire), William Jenner (Indiana), Karl Mundt (Dakota du Sud), et Joseph McCarthy, sur le thème de la présence de communistes au gouvernement et de la « complaisance à l’égard des communistes » (soft on communism)[7].

La HUAC[modifier | modifier le code]

En 1938, la Chambre des représentants instaure une commission sur les « activités anti-américaines » (House Un-American Activities Committee, HUAC). En 1947, une liste des organisations « subversives » est publiée par le ministère de la justice. Le FBI recueillait des renseignements sur les suspects. La HUAC étend ses investigations au milieu du cinéma. Dix-neuf personnalités d‘Hollywood, soupçonnées d‘appartenir ou d‘avoir appartenu au parti communiste, sont convoquées par la commission en octobre 1947. Il s’agit de scénaristes, de producteurs et d’un acteur, Larry Parks. Seuls onze d’entre eux sont finalement entendus, ceux qui sont aujourd’hui connus comme les Dix d'Hollywood et Bertolt Brecht. Brecht est entendu par la HUAC le 30 octobre 1947. Il déclare ne pas être membre du parti communiste, et le jour même quitte (pour toujours) les États-Unis. Les Dix de Hollywood, quant à eux, refusent de répondre aux questions sur leur appartenance au parti communiste ou à la Screen Writers Guild (un syndicat de scénaristes jugé très à gauche par la commission), en invoquant le Ier Amendement de la Constitution américaine. Ils sont inculpés par le Congrès pour outrage, puis condamnés à des peines de prison (six mois pour Herbert Biberman et Edward Dmytryk, un an pour les autres) qu’ils purgent dans différentes prisons fédérales à partir de juin 1950 (septembre 1950 pour John Howard Lawson).

Le 25 novembre 1947, la MPAA annonce qu’elle n’emploiera plus de communistes. C’est la naissance de la liste noire, une liste d’artistes – communistes ou non – à qui les studios refusaient tout emploi. Des créateurs comme Bertolt Brecht, Charlie Chaplin, et Orson Welles durent quitter les États-Unis. La liste noire exista jusque dans les années 1960.

L'ascension politique de McCarthy (1950-1952)[modifier | modifier le code]

Le discours de Wheeling[modifier | modifier le code]

Le 9 février 1950, à l'occasion du Lincoln Day, le sénateur et président du congrès national Joseph McCarthy prononce un discours devant le Club des Femmes Républicaines de Wheeling (Virginie-Occidentale). La première partie du discours reprend les thèmes classiques de la droite conservatrice, l'immoralité du communisme, la faiblesse des États-Unis face à l'URSS. Elle est d’ailleurs calquée en partie sur le discours prononcé par Richard Nixon, le 26 janvier 1950, devant la Chambre des Représentants[8]. C'est la seconde partie du discours de Wheeling qui va frapper l'opinion américaine. McCarthy y dénonce la mainmise des communistes au sein même du lieu le plus stratégique du pouvoir, le Département d'État. Il prétend posséder une liste de 205 d‘entre eux : « J’ai ici en main une liste de 205 noms… une liste de noms qui ont été divulgués au Département d’État comme étant des membres du Parti communiste et qui néanmoins sont toujours en poste et façonnent toujours la politique du département d’État [9] ».

Le 11 février 1950, McCarthy adresse une lettre au président Truman, dans laquelle il se propose de lui communiquer les noms en sa possession, dont le nombre a été ramené à 57 : « Le jour même où la HUAC présentait Alger Hiss comme un important lien dans un réseau d’espionnage communiste, vous avez signé un ordre interdisant au Département d’État de communiquer au Congrès toute information concernent la déloyauté ou les connexions communistes de quiconque travaille au Département d’État. Malgré cela, nous avons pu rassembler une liste de 57 communistes y travaillant. Cette liste est à votre disposition mais vous pouvez obtenir une liste plus longue en demandant au secrétaire d’État Acheson de vous donner la liste de ceux que votre propre bureau a identifié comme étant déloyaux et qui continuent à travailler au Département d’État ».

Les audiences de la commission Tydings[modifier | modifier le code]

La Commission Tydings (State Department Loyalty Investigation Subcommittee of the Committe on Foreign Relations), chargée d’enquêter sur la loyauté des fonctionnaires, examine les accusations de McCarthy. Aucune des accusations lancées par McCarthy contre des membres du Département d’État ne peuvent être prouvées. Le cas le plus significatif est celui d’Owen Lattimorre, un des responsables de la politique en Extrême Orient au sein du Département d’État, contre qui s’étaient concentrés les attaques des Républicains après la chute de Tchang Kaï-chek. McCarthy le présente comme le supérieur d'Alger Hiss, avant de devoir se rétracter. Le 24 juillet 1950, la commission conclut dans son rapport que les accusations de McCarthy sont une « fraude et un canular » (a fraud and a hoax).
Les audiences de la commission finissent toutefois par profiter à McCarthy. Elles soudent autour de lui les Républicains conservateurs[10]. C’est ainsi que le sénateur républicain William Jenner qualifie les conclusions de la commission « d‘entreprise la plus scandaleuse et la plus cynique de notre histoire pour blanchir une conspiration de traîtres. » Elles lui assurent également une publicité considérable, en particulier lorsqu'il reprend l'accusation (infondée) d'un des témoins, et qu'il affirme que des membres du Département d'État, dès 1945, avait fourni aux rédacteurs de la revue Amerasia un document sur la bombe A, que ceux-ci avaient transmis aux Soviétiques.

Le discours contre le général Marshall[modifier | modifier le code]

Le 14 juin 1951, McCarthy prononce un discours au Sénat où il attaque violemment le général George Marshall. Marshall est partisan d’une guerre limitée à la Corée (a limited war which I hope will remain limited, selon son expression), contrairement à Mac Arthur, qui voulait l’étendre à la Chine : « C’est Marshall, qui, avec l'assistance d'Acheson et Vincent, créa la politique qui, détruisant la Chine, nous priva d’un grand et amical allié (...) Nous avons perdu tellement de terrain sur l'Union Soviétique ces 6 dernières années. Quand cela cessera t-il ? (...) Vers quoi Marshall va-t-il nous conduire la prochaine fois ? » McCarthy éprouve un tel ressentiment contre le général Marshall qu’il tire du discours du 14 juin 1951 un pamphlet qu’il intitule America’s Retreat from Victory, The Story of George Catlett Marshall[11].

La sous-commission d'enquête permanente du Sénat (1953-1954)[modifier | modifier le code]

Après l'élection à la présidence des États-Unis de Dwight Eisenhower en 1952 et le triomphe électoral des républicains au Congrès, Joseph McCarthy est nommé président de la sous-commission d'enquête permanente du Sénat (Senate Permanent Subcommittee on Investigation), souvent présentée comme la commission McCarthy, bien que celui-ci ne l‘ai présidée que deux ans. Eisenhower reste hostile à McCarthy à cause de ses attaques répétées contre le général Marshall. Les sénateurs républicains eux-mêmes se méfient de lui. Ils considèrent que la sous-commission d'enquête permanente du Sénat est une sous-commission mineure. « Nous avons mis McCarthy là où il ne pourra causer aucun tort » affirme le leader de la majorité républicaine au Sénat Robert Taft. La sous-commission existe depuis 1948. Elle a succédé à la Commission d’enquête sur le programme de la défense nationale (Committee to Investigate the National Defense Program) et elle a surtout, jusque-là, enquêté sur des affaires de corruption ou de fraude[12]. Elle compte cependant un staff nombreux et des moyens d’investigation importants (elle a par exemple accès à toutes les déclarations de revenu des officiels de Washington). McCarthy choisit comme conseiller principal (chief counsel) Roy Cohn, qui avait été procureur-adjoint dans le procès des époux Rosenberg.

À la différence de la Commission sur les activités anti-américaines et du sous-comité interne de sécurité du Sénat, la sous-commission présidée par McCarthy se concentre sur les institutions gouvernementales. Elle commence par une enquête sur la bureaucratie à Voice of America et oblige au retrait de littérature qualifiée de pro-communiste de la bibliothèque du Département d'État.

Les investigations de la commission constituent une source constante de tension avec la Maison Blanche. C’est ainsi que McCarthy souhaite enquêter sur un analyste de la CIA, William Bundy, qui avait contribué pour 4000 dollars au fonds de défense d’Alger Hiss. La Maison Blanche fait comprendre à McCarthy qu’aucun membre de la CIA ne serait contraint de témoigner devant la Commission, et que ce serait la CIA elle-même qui mènerait une enquête interne sur Bundy. Le 12 mai 1953, McCarthy informe J. Edgar Hoover que la commission souhaite enquêter sur le cas Oppenheimer. Hoover prévient McCarthy que s’il veut mener à bien ces audiences, il devra faire une grande quantité de travail préliminaire (a great deal of preliminary work). Eisenhower préfère prendre les devants et retire à Oppenheimer sa certification.

Homophobie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Peur violette.

Au delà de son expression violemment anti-communiste, le Maccarthysme s'est également illustré par sa virulente homophobie[13],[14].

La campagne homophobe de McCarthy s'est également attachée à « dénoncer » des pratiques homosexuelles de certains membres des administrations publiques pour les évincer : certains fonctionnaires perdirent leur emploi, d'autres se suicidèrent[14]. Dénoncée comme « anti-américaine »[13],[14], l'homosexualité est alors considérée par de nombreux Américains comme une menace pour le pays[14].

Procédure[modifier | modifier le code]

S'appuyant sur des dénonciations, son activité inquisitoriale destinée à débusquer d'éventuelles infiltrations d'agents communistes dans l'administration s'étend bientôt aux laboratoires de recherche et à Hollywood. Les employés fédéraux doivent faire face à un contrôle de loyauté menaçant la carrière de certains d'entre eux. Le climat de paranoïa est d'autant plus lourd que les faits étaient plus ou moins volontairement déformés et amplifiés, et que le simple fait d’être suspecté ou cité à comparaître suffit souvent pour perdre son emploi[15].

Les travaux de la commission sénatoriale dirigée par McCarthy se basent principalement sur les lois concernant la haute trahison. En revanche, plusieurs personnes sont incarcérées parce qu'elles considèrent que la commission viole la liberté d'expression. En effet, refuser de comparaître ou mentir à une commission parlementaire est un délit.

McCarthy montre un manque de respect des règles de fonctionnement d’une commission du Sénat. C’est ainsi qu’il signe seul des assignations de témoins, alors que le vote de tous les membres de la sous-commission est exigé. Les témoins se plaignent régulièrement de recevoir leurs assignations au dernier moment, ce qui les empêche de préparer au mieux leur déposition. Les sessions exécutives (executive sessions) de la sous-commission doivent avoir lieu à huis clos. McCarthy autorise pourtant certains journalistes, proches de lui, à y assister.

Le choix du staff requiert le vote de tous les membres de la commission. Le 10 juillet 1953, McCarthy obtient le droit d’engager et de remercier, seul, les membres du staff. Les sénateurs démocrates siégeant à la sous-commission démissionnent alors, en guise de protestation. Robert Kennedy, lui-même, qui est assistant-conseil (assistant counsel), démissionne après en être venu aux mains avec Roy Cohn.

La déchéance de McCarthy[modifier | modifier le code]

Des voix commencent à s'élever contre le maccarthysme au début des années 1950. Ainsi en 1953, on joue la pièce Les Sorcières de Salem d'Arthur Miller, un biais pour stigmatiser la politique en cours. Albert Einstein dénonce le maccarthysme comme « un danger incomparablement plus grand pour notre société que ces quelques communistes qui peuvent être dans notre pays », ajoutant que « ces investigations ont déjà largement miné le caractère démocratique de notre société »[16].

McCarthy contre l'Armée[modifier | modifier le code]

Ce qui sonne la fin de la puissance de McCarthy est sa décision de s'attaquer à l'Armée des États-Unis. McCarthy enquête sur le cas d’un dentiste, le major Irving Peress, proche de l’American Labour Party. Peress avait été engagé par l’Armée en 1952, promu major puis démis de ses fonctions pour avoir refusé de répondre à un questionnaire sur ses opinions politiques. Pour McCarthy, cette sanction est insuffisante. Il convoque le major qui invoque le cinquième amendement. McCarthy demande alors -en vain- à l’Armée de faire passer le major Irving Peress devant une cour martiale. McCarthy décide d’entendre son supérieur, le général Ralph W. Zwicker. Ce dernier refuse de répondre à McCarthy qui le somme de citer tous ceux qui ont été associés à la décision de démobiliser le major Irving Peress. McCarthy le déclare alors inapte à porter l'uniforme de général (unfit to wear the uniform), et compare son intelligence à celle d'un enfant de cinq ans (the brains of a five-year old). McCarthy franchit une ligne qui lui fait perdre quasi-instantanément le soutien des médias et de l'opinion alors que certains de ses alliés se retournent contre lui pour dénoncer ses excès. Ainsi, le sénateur Charles Potter parle de « jour de honte » et dénonce McCarthy comme une brute terrorisant ses concitoyens.

Au début de l’année 1954, l’armée accuse McCarthy et son conseiller en chef Roy Cohn d’exercer des pressions pour un traitement de faveur envers un ami et ancien adjoint de Cohn, G. David Schine. McCarthy répond que la mobilisation de Shine est un moyen pour l'armée de le faire chanter afin qu'il cesse ses enquêtes sur l'Armée.

La sous-commission examine du 22 avril 1954 au 17 juin 1954 les accusations portées par McCarthy contre l’Armée. McCarthy se démet lui-même de la présidence qui revient au sénateur Karl Mundt. Ces auditions sont connues comme les McCarthy-Army Hearings. Elles sont retransmises à la télévision, ce qui leur donne un retentissement considérable : 187 heures de programme et jusqu’à vingt millions de téléspectateurs[17]. Elles finissent par retourner définitivement l’opinion contre McCarthy. Une réplique marque les esprits, celle de l’avocat de l’armée, Joseph Welch s‘adressant à McCarthy : « Est-ce que vous n’avez aucun sens de la décence? Est-ce qu’il ne vous reste aucun sens de la décence? » (Have you no sense of decency, sir, at long last ? Have you left no sense of decency ?)

Le Sénat condamne McCarthy[modifier | modifier le code]

Le 30 juillet 1954, le sénateur républicain Ralph Flanders dépose une motion de censure contre McCarthy. Le 2 août 1954, le Sénat constitue une commission bipartite - trois républicains et trois démocrates - présidée par le sénateur Arthur V. Watkins afin d’examiner le cas de McCarthy. La commission Watkins retient deux charges contre McCarthy : en premier lieu, son refus de comparaître en 1952 devant la sous-commission sur les Privilèges et les Élections (Subcommittee on Privileges and Elections) pour y répondre aux questions le concernant, et son obstruction systématique au travail de cette commission, et, en second lieu, sa conduite le 18 février 1954, pour avoir dénigré et diffamé publiquement le Général Zwicker pendant les audiences sur l’armée. Le Sénat adresse un blâme à McCarthy le 2 décembre 1954 par 67 voix contre 22[18]. Il est définitivement écarté de la politique. Déchu, déconsidéré, McCarthy sombre dans l'alcoolisme et meurt en 1957 dans l'indifférence générale.

Entre les seules années 1947 et 1953, 26 000 employés de l'administration fédérale font l'objet d'une enquête approfondie. Il y eut 7 000 démissions et 739 révocations, au motif d'appartenance à des organisations dites subversives, d'immoralité sexuelle, de pratique homosexuelle ou de consommation de drogues.

Les artistes mis sur liste noire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste noire de Hollywood.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liste partielle des victimes du maccarthysme[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Marie-France Toinet, La Chasse aux sorcières : le Maccarthysme (1947-1957), Éditions Complexe, Paris, 1984, 224 p.
  • (fr) Jean-Paul Török, Pour en finir avec le maccarthysme. Lumières sur la Liste noire à Hollywood, L'Harmattan, Paris, 1999, 584 p.
  • (fr) Victor Navasky, Les Délateurs. Le cinéma américain et la chasse aux sorcières, Ramsay, Paris, 1999, 443 p.
  • (en) Andrew Defty, Britain, America and Anti-Communist Propaganda 1945-53 : The Information Research Department, Routledge, 2004, 320 p.
  • (fr) Thomas Wieder, Les Sorcières de Hollywood. Chasse aux rouges et listes noires, Éditions Philippe Rey, Paris, 2006, 252 p.
  • (fr) Florin Aftalion, Alerte rouge sur l'Amérique : Retour sur le maccarthysme, Éditions Jean-Claude Lattès, Paris, 2006, 355 p.
  • (en) Norma Barzman, The Red and the Blacklist, Nation Books, New York, 2003, 468 p.

Autour du thème du maccarthysme[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • Brothers Where You Bound de Supertramp (1985).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Plus exactement la deuxième peur rouge, la première ayant lieu de 1917 à 1920
  2. Le dessin de Herblock
  3. Jack Anderson et Ronald W. May, McCarthy: The Man, the Senator, the "Ism", Boston, Beacon Press,1952.
  4. Pierre Grémion, Intelligence de l'anticommunisme. Le congrès pour la liberté de la culture à Paris (1950-1975), Paris, Fayard, 1995, p. 139
  5. Pierre Grémion, Intelligence de l'anticommunisme. Le congrès pour la liberté de la culture à Paris (1950-1975), Paris, Fayard, 1995, p. 618
  6. l'Executive Order 9835
  7. Yves Viltard, Le cas McCarthy : une construction politique savante
  8. Robert Griffith, The Politics of Fear: Joseph R. McCarthy and the Senate, Lexington: University Press of Kentucky, 1970.
  9. Le discours de Wheeling et la lettre à Truman.
  10. Les membres républicains de la Commission refusent d'ailleurs d'en signer le rapport.
  11. Joseph McCarthy, America's retreat from victory : the story of George Catlett Marshall, New York, Devin-Adair, 1951.
  12. Notamment sur les five percenters, ces lobbyistes accusés de prélever cinq pour cents sur les contrats fédéraux qu’ils parvenaient à obtenir pour leurs clients, ou sur l’affaire de la revente de tankers ayant appartenu à la marine
  13. a et b (en) David A. Gerstne, Routledge International Encyclopedia of Queer Culture
  14. a, b, c et d (en) Byrne Fone, Homophobia: A History, p.10
  15. Ellen Schrecker, "Congressional Committees and Unfriendly Witnesses", extrait de The Age of McCarthyism: A Brief History with Documents, St. Martin's Press, 1994.
  16. Albert Einstein, The McCarthy Era
  17. Richard H.Rovere, Senator Joe McCarthy, 1959, University of California Press
  18. Le texte adopté par le Sénat