Henry Wallace

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Henry Wallace
Harry Wallace
Harry Wallace
Fonctions
10e Secrétaire au Commerce des États-Unis
2 mars 194520 septembre 1946
Gouvernement Administration Roosevelt
Administration Truman
Prédécesseur Jesse Holman Jones
Successeur William Averell Harriman
33e Vice-président des États-Unis
20 janvier 194120 janvier 1945
(&&&&&&&&&&&014614 ans, 0 mois et 0 jour)
Élection 5 novembre 1940
en tant que vice-président
Gouvernement Administration Roosevelt
Prédécesseur John Nance Garner
Successeur Harry S. Truman
11e Secrétaire à l'Agriculture des États-Unis
4 mars 19334 septembre 1940
Gouvernement Administration Roosevelt
Prédécesseur Arthur M. Hyde
Successeur Claude R. Wickard
Biographie
Date de naissance 7 octobre 1888
Date de décès 18 novembre 1965 (à 77 ans)
Parti politique Parti démocrate

Henry Wallace
Vice-président des États-Unis

Henry Agard Wallace (7 octobre 188818 novembre 1965) est le 33e vice-président des États-Unis sous le mandat de Franklin Delano Roosevelt (1941–45) jusqu'en 1944, date à laquelle le parti démocrate l'écarte en raison de ses convictions trop progressistes et confie la candidature de la vice-présidence à Harry S. Truman. Il a aussi exercé des fonctions ministérielles dans le domaine agricole et du commerce.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et carrière dans le journalisme et l'agroalimentaire[modifier | modifier le code]

Henry Wallace est le fils d'un riche fermier de l'Iowa, Henry Cantwell Wallace (en), secrétaire d'Etat à l'agriculture en 1920.

Il prend la direction de la revue de son père, le Farm Progress (en), de 1924 à 1929. Il y promeut les semences de maïs hybrides F1, qui joueront un rôle clé dans la croissance de l'industrie semencière, les agriculteurs utilisant ces semences devant les racheter chaque année. Il cofonde par ailleurs l'Iowa Seed Company puis créé en 1928 l'Hybrid Corn Company, qui deviendra en 1935 Pioneer, aujourd'hui l'un des principaux semenciers mondial. Certaines sources affirment qu'il aurait été à l'origine de l'introduction du melon vert en Chine lors d'un voyage dans les années 1940, probablement en 1944. Après-guerre, il fera aussi de la sélection animale, créant une race de poules à forte capacité pondeuse.

A une date non connue, Henry Wallace entre dans la franc-maçonnerie, dont il gravit la plupart des grades, atteignant le 32e degré du Rite écossais.

Ministre et Vice-président de Franklin Roosevelt[modifier | modifier le code]

Roosevelt nomme Wallace secrétaire à l'Agriculture entre 1933 et 1940. Pendant cette période, Wallace favorise notamment la recherche sur les hybrides.

Il est élu Vice-président des Etats-Unis en janvier 1941, succédant à John Nance Garner, lorsque Franlin Roosevelt est élu président pour la troisième fois d'affilée.

En raison de ses convictions jugées trop progressistes, les représentants démocrates lui préfèrent, à l'occasion de la convention démocrate de Juillet 1944, le modéré Harry Truman, qui, alors presque inconnus du grand public, était plus enclin à suivre la ligne préconisée par les cadres du parti, plus libérale et intransigeante sur la question de l'URSS. Roosevelt conserve sa confiance à Wallace et le nomme secrétaire au Commerce dès le début de son quatrième mandat.

Le 20 janvier 1945, Truman succède à Wallace au poste de vice-président.

Lorsque Roosevelt meurt 82 jours après, Truman devient président des Etats-Unis, et maintient Wallace à son poste ministériel.

Candidat de la gauche radicale[modifier | modifier le code]

Wallace ne s'entend pas avec Truman, dont il déplore la politique ferme à l'égard du Bloc soviétique.

Truman se sépare alors de son ministre le 20 septembre 1946.

À partir de ce moment, Wallace se met à critiquer violemment la « doctrine Truman » concernant l'endiguement du communisme, dénonçant en elle le risque d'« un siècle de peur » (a century of fear).

Wallace est alors le directeur de la revue de Gauche The New Republic, fondée par Herbert Croly, l'inspirateur de l'idéologie progressiste de 1912, et par Walter Lippmann. C'est le seul lien, très indirect, entre le progressisme de 1948 et le mouvement progressiste de 1912 de Théodore Roosevelt et celui, en 1924, Robert M. La Follette.

Article détaillé : Ère progressiste.

Wallace décide de se présenter comme candidat du Parti progressiste à l'élection présidentielle de novembre 1948. Ce parti, créé après 1946 et sans lien direct avec les deux précédents partis homonymes, devait son nom à ses idées très avancées, telles que le pacifisme (alors que débutait de la Guerre froide avec le Blocus de Berlin et le Coup de Prague), la revendication d'un salaire minimum et d'une couverture médicale universelle ou encore l'abolition de la ségrégation raciale.

Alors que le Maccarthisme n'allait pas tarder à apparaître et en ce début de Guerre froide, le soutien des communistes à la candidature de Wallace[1] lui fut préjudiciable : il remporta 2.54 % des suffrages, près de la moitié de ses voix provenant du seul État de New-York, et n'obtenant aucun grand électeur. La campagne progressiste souffrit également de la révélation par la presse de la correspondance ésotérique échangée dans les années 1930 par Wallace, alors secrétaire à l'agriculture, avec Nicholas Roerich.

Vers 1950, Wallace prend ses distances avec le parti progressiste, qu'il quitte par anticommunisme à l'époque de la Guerre de Corée.

Retraite politique et activité dans l'agroalimentaire[modifier | modifier le code]

Œuvre écrite[modifier | modifier le code]

  • Agricultural Prices (1920)
  • New Frontiers (1934)
  • America Must Choose (1934)
  • Statesmanship and Religion (1934)
  • Technology, Corporations, and the General Welfare (1937)
  • The Century of the Common Man (1943)
  • Democracy Reborn (1944)
  • Sixty Million Jobs (1945)
  • Soviet Asia Mission (1946)
  • Toward World Peace (1948)
  • The Price of Vision - The Diary of Henry A. Wallace 1942-1946 (1973), edited by John Morton Blum

Plusieurs écrits de Wallace ont été traduits en italien pendant le régime fasciste, dans le but de démontrer que l'interventionnisme de Roosevelt avait quelque chose en commun avec le corporatisme fasciste. Mussolini lui-même écrivit un compte-rendu du livre de Wallace America must choose (sorti en italien sous le titre Che cosa vuole l'America?) dans le journal du parti fasciste, Il popolo d'Italia.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Parti communiste, alors mené par William Z. Foster, ne présenta pas de candidat et fit campagne en faveur de Wallace. Cependant, la presse estimait que les communistes avaient pris l'ascendant sur le candidat progressiste. Le leader socialiste Norman Thomas partageant ce point de vue, il quitta le Parti progressiste et devint le candidat du Parti socialiste pour représenter la Gauche non communiste.