United States Navy

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United States Navy
Sceau de l'United States Navy.
Sceau de l'United States Navy.

Période 13 octobre 1775 - 1790
1797 - présent
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Type Marine de guerre
Effectif 317 587 personnes
Fait partie de Département de la Marine des États-Unis
Garnison Arlington, Virginie
Couleurs Bleu, or
Devise « Honor, Courage, Commitment »
Marche Anchors Aweigh Play
Guerres Guerre d'indépendance des États-Unis
Quasi-guerre
Guerre anglo-américaine de 1812
Guerre américano-mexicaine
Guerre de Sécession
Guerre hispano-américaine
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre de Corée
Guerre du Viêt Nam
Guerre du Golfe
Guerre du Kosovo
Guerre d'Afghanistan
Guerre d'Irak
Guerre de Somalie
Intervention militaire de 2011 en Libye
Décorations Streamer PUC Navy.PNG

Presidential Unit Citation
Navy Unit Commendation streamer.png
Navy Unit Commendation
Meritorious Unit Commendation (Navy-Marine) Streamer.jpg
Meritorious Unit Commendation

La United States Navy ou US Navy est la marine de guerre des États-Unis et représente l'une des cinq composantes des forces armées des États-Unis. Elle est depuis la Seconde Guerre mondiale la première force aéronavale au monde. Elle dépend du secrétaire à la Marine des États-Unis et elle est dirigée par le Chief of Naval Operations.

L'US Navy est composée en février 2014 de plus de 283 bâtiments de combat dont les plus imposants (et importants) sont ses 10 porte-avions géants et d'une aéronautique navale comportant environ 3 700 aéronefs opérationnels. Il faut y ajouter les 110 bâtiments auxiliaires, de soutien et de transport opérationnel, ravitailleurs et pétroliers, et les transports du Military Sealift Command ainsi que la Flotte de réserve.

Plus d'un demi-million d'hommes et de femmes en font partie, que ce soit en service actif (226 551 au 30 septembre 2007[1]) ou dans la réserve.

L'US Marine Corps dépend administrativement de l'US Navy. En cas de guerre, les forces de l'United States Coast Guard, qui relèvent du Département de la Sécurité intérieure, sont placées sous le commandement de l'US Navy.

Historique[modifier | modifier le code]

Article principal : Histoire de l'United States Navy.

La guerre d'indépendance des États-Unis[modifier | modifier le code]

Pavillon actuel et provisoire de l'US Navy, premier de son histoire et remis à l'honneur depuis le 11 septembre 2002 dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.
Pavillon de 1776 jusqu'en 2002. Le nombre d'étoiles évoluant au fil de l'entrée de nouveaux États des États-Unis.

Afin de faire face aux débarquements des troupes britanniques, l’assemblée coloniale de Rhode Island décide, le 12 juin 1775, de construire des bâtiments de guerre. Le 13 octobre 1775, le Congrès des États-Unis charge un Comité de la Marine, précurseur du futur ministère, de créer une flotte de guerre pour les treize colonies. Peu après, il voit ses attributions étendues à l’ensemble des affaires maritimes. Mais faute de temps, il choisit d'armer les bateaux de commerce, pour constituer finalement une flotte corsaire.

Le 10 novembre 1775, une nouvelle résolution pare au plus pressé : créer une infanterie de marine destinée à l’abordage et au débarquement, qui sera véhiculée par les navires de commerce armés et articulée en deux bataillons : c’est la naissance des Continental Marines qui devait devenir plus tard le Corps des Marines des États-Unis.

Pour monter de toutes pièces une marine militaire, l’organisme administratif, dirigé par le commodore Esek Hopkins, s’inspire de ce qu’il connaît déjà – le modèle britannique – et fait appel à d'ex-marins de la Royal Navy. Parmi eux, le jeune lieutenant de vaisseau John Paul Jones, montré en exemple à des générations d’officiers de Marine américains, pour sa formule restée célèbre : « Without a respectable Navy, alas America ! ».[réf. nécessaire]

Les fournitures font défaut et un seul navire de ligne, l'America, est mis à l’eau pendant le conflit. Un nombre impressionnant de bâtiments de commerce armés y suppléent : les petites frégates, corvettes, bricks et autres goélettes. Mais le savoir-faire en matière d’artillerie, pour armer ces navires de commerce, pose problème, si bien que les insurgés se tournent vers la marine française, qui va leur réclamer l' America, en remplacement d'un navire français perdu durant la guerre, afin de mieux rester indispensable aux américains.

La toute jeune Continental Navy n’étant qu’embryonnaire, la France dans la guerre d'indépendance américaine a joué un rôle décisif ; en s’assurant la maîtrise des mers, elle a perturbé le ravitaillement par mer des britanniques et facilité la victoire franco-américaine sur terre, amenant l'empire britannique à reconnaître sa défaite.

Les corsaires américains, à l’image de John Paul Jones, ont aussi mené une guerre de course efficace. Au total, environ 65 navires (neufs, convertis ou capturés) servirent sous les couleurs américaines et 11 survécurent à cette guerre.

Après l'indépendance des nouveaux, le congrès américain, entre autres pour raisons financières, décida la dissolution de la Continental Navy et des Marines, négligeant l’expérience des chantiers navals de la côte Atlantique qui, depuis un siècle, construisaient des navires pour la Royal Navy. Le dernier navire de la Continental Navy, le USS Alliance, fut vendu à un financier le 1er août 1785.

Après l’indépendance[modifier | modifier le code]

L'une des six frégates originelles de l'United States Navy de 52 canons USS Constitution en 2006. Lancé en 1797, elle participa à la Quasi guerre contre les corsaires français puis à la guerre de 1812 contre le Royaume-Uni. Transformé en navire-école, elle ne sera retirée du service actif qu'en 1906.

Le président George Washington, critiqué après la dissolution des milices dans les États du Sud, décide en 1790 de relancer la marine. La création de l'United States Navy passe alors par l'endettement et l'émergence de marchés financiers rivaux à Philadelphie et New-York.

Les problèmes récurrents de piraterie sur les côtes d'Afrique du Nord et la dégradation des relations diplomatiques avec la France révolutionnaire amènent le Congrès des États-Unis à voter le 27 mars 1794 l'Act to provide a Naval Armament, pour recréer une nouvelle marine de guerre autour de 6 frégates par 50 voix contre 39[2].

La situation fut aggravée à partir de 1798 par la révolte victorieuse des esclaves de Saint-Domingue, qui représente alors la moitié de la production mondiale de coton et de café et un tiers de celle de sucre. L'arrivée à Cuba de milliers de réfugiés de Saint-Domingue après l'armistice du 30 mars 1798 en voit beaucoup devenir corsaires lors de la quasi-guerre, sur fond de convention commerciale tripartite de 1799 entre Toussaint Louverture, les États-Unis et le Royaume de Grande-Bretagne.

Le 27 avril 1798, le congrès américain vote à nouveau des crédits militaires, cette fois pour la construction de 12 navires de guerre, car à l'issue de la guerre d'indépendance, en 1784, les anglais avaient conservé l'essentiel de leurs navires de guerre. Les américains ont surtout des navires marchands, qu'ils tentent d'armer à nouveau[3]. Le Congrès américain porte le 14 juillet la première "taxe directe" sur les propriétaires terriens et la détention d'esclaves. Ces nouvelles taxes, ensuite étendues aux maisons à 2 millions de dollars pour financer la construction d'une marine de guerre[4], sont brocardées par la « Fries Rebellion » de 1799[5] dans le sud de la Pennsylvanie du nom de John Fries, qui organise un groupe armé de 400 hommes pour s'y opposer[6].

Malgré cet effort, la marine américaine reste embryonnaire, avec seulement 14 bâtiments de guerre, dont 9 frégates, appuyés par 365 navires-corsaires, pour la plupart des navire marchands de la côte est. Des captures de navires marchands et plusieurs combats navals durèrent jusqu'à ce que la France du Consulat s'accorde à un règlement honorable, la Réparation aux dégâts des pirates français, qui se produit simultanément à la vente de la Louisiane.

C'est l'émergence de la piraterie des années 1800 dans la Caraïbe, avec ses grands aventuriers comme Jean Lafitte ou Louis-Michel Aury, et d'un trafic commercial élargi mais risqué, comme le montrent les valeurs produites par le port de Cuba entre 1797 et 1801, une partie venant des prises des corsaires français attaquant les navires américains commerçant avec Saint-Domingue[7] :

Année 1797 1798 1799 1800 1801
Tonnage 32,5 46,1 76,5 84 116,6

Selon le Consul américain à Saint-Domingue, Edward Stevens, quelque 1 500 «pirates»[8] embarqués sur trente-sept pinasses[9] attaquaient les bâtiments marchands américains se rendant à Saint-Domingue.

En 1801, les dey de Tripoli et ses alliés de la Côte des Barbaresques déclarèrent la première guerre barbaresque aux États-Unis qui ne voulaient plus payer de tribut pour le passage de leurs navires. Cela entraîna l'envoi d'une escadre en mer Méditerranée. Le traité de paix du 4 juin 1805 libère les États-Unis de ce tribut, au prix de deux navires perdus. À compter de cette date, une escadre américaine mouillera en Méditerranée en permanence, exception faite de la période de la guerre de Sécession. Mais une seconde guerre barbaresque éclata au printemps 1815 et une expédition navale fut menée par Decatur contre le dey d’Alger.

La guerre de 1812 vit pour la dernière fois des navires américains affronter la Royal Navy, à nouveau par le biais des corsaires, mais aussi avec ses frégates. Le USS Constitution demeure le plus célèbre navire de la guerre de 1812 en remportant plusieurs combats navals, dont deux contre des frégates anglaises. Sur un total de 24 affrontements en mer entre navires de l'US Navy et Royal Navy, les navires américains remportèrent 16 victoires contre 8 pour les anglais.

La guerre de Sécession[modifier | modifier le code]

Combat des navires cuirassés USS classe SC-1 (en) et Virginia de la Confederate States Navy.

Au début de la Guerre, les États du Sud peuvent compter sur un tiers des officiers américains, qui quittent l'Armée pour rejoindre celle des États du Sud mais seulement 4 % du tonnage de la flotte militaire et 10 % de celle de la marine marchande passe sous le pavillon des États confédérés d'Amérique[10].

L'US Navy avait été conçue, à l'origine, pour tenir tête à son ancien ennemi, la Royal Navy. Bien que d'une taille moyenne au début des hostilités, avec seulement 90 navires à voiles et à vapeur, elle se développa rapidement, compta 386 bateaux portant 3 027 canons fin 1862, et remplit ses missions de blocus des ports des États confédérés d'Amérique et de soutien aux forces terrestres de façon satisfaisante.

On vit durant cette guerre les premiers combats de cuirassés et l'utilisation de sous-marins par la Confederate States Navy qui bien qu'étant extrêmement dangereux pour leur propre équipage, coulèrent ou endommagèrent 28 navires fédéraux. L'US Navy captura 1 551 bâtiments de commerce et en détruisit 355 durant cette guerre[11].

Après cette guerre, la Marine vit la majorité de ses navires désarmés et son effectif tomber à seulement 2 000 officiers et 10 000 marins.

Début d’une marine mondiale[modifier | modifier le code]

La bataille de la baie de Manille en 1898, 7 navires américains coulèrent 10 navires espagnols sans aucune perte.
La Grande flotte blanche en décembre 1907. Le tour du monde effectué par cette escadre permit de montrer la nouvelle puissance navale de l'US Navy.

En 1882, la marine ne comptait que 138 navires dont seulement 57 employés en service actif[12].

Flotte en janvier 1882
Navires à vapeur 65
Navires en bois à voile 23
Navires Cuirassé 24
Torpilleurs 2
Remorqueurs 23

Sous la présidence de Chester Alan Arthur, un Squadron of Evolution fut constitué avec les 3 premiers croiseurs protégés construit aux États-Unis.

En 1890, l’US Navy n’est encore que la sixième flotte du monde, avec 122 000 tonnes.

La faiblesse de celle-ci par rapport aux autres nations fut critiquée et en 1890, le Naval Policy Act (Conseil de politique maritime), nommé par le secrétaire de la Marine Benjamin Tracy affirma la nécessité pour les États-Unis d’avoir une flotte puissante non seulement pour ses défenses côtières mais aussi pour protéger ses routes commerciales. Ses recommandations ne furent pas entièrement suivies mais on s’orienta néanmoins avec le Naval Act de 1890 vers une politique plus ambitieuse, le budget de la Marine passant de 75 millions de dollars en 1880 à 725 millions en 1910.

En 1898, la destruction de l’USS Maine dans le port de La Havane déclencha la guerre hispano-américaine, qui constitua la première épreuve du feu sérieuse contre une puissance maritime majeure depuis les affrontements contre le Royaume-Uni. La flotte se composait alors de 5 cuirassés modernes de 10 000 t, 18 croiseurs, 6 monitors, 6 torpilleurs de haute-mer et de nombreux bâtiments auxiliaires

Elle écrasa la Marine de guerre espagnole aux Philippines dans la bataille de la baie de Manille puis lors de la bataille de Santiago de Cuba de manière décisive.

En 1908, l’US Navy devenait troisième marine militaire du monde derrière la Royal Navy et la Marine Impériale Allemande.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un chasseur de sous-marins de la classe SC-1 (en) à Brest en le 13 décembre 1918 devant un navire de transport et un navire de ligne américain. Ces petits navires de 85 tonnes pour 34 m de long furent construits à 441 exemplaires entre 1917 et 1919.
Canon lourd de 14 pouces sur voie ferrée à Thierville, septembre 1918. 5 de ces engins servis par des canonniers de la marine américaine ont été utilisés durant les 3 derniers mois de la guerre.

En 1912, il y avait 3 094 officiers et 47 515 marins dans l'US Navy ; au 1er juillet 1916, l'effectif était passé à 4 293 officiers et 54 234 marins et des plans étaient en cours pour accroître celui-ci tandis que des centaines de navires de tout types étaient en commande face aux incertitudes que faisaient peser la guerre en Europe[13].

Flotte en 1917
Cuirassés 31 dont 9 type Dreadnought
Croiseurs-cuirassés 15
Croiseurs 10
Destroyers 68
Torpilleurs 24
Sous-marins 54

Comme le montre le tableau ci-dessus, les États-Unis possédaient une flotte de haut bord qui n'avait plus rien à voir avec les bâtiments légers qui dominaient lors de la guerre de 1898, les déficiences constatées à l'époque dans le domaine des transmissions ou du tir à la mer ont été largement corrigées.

Le budget de la marine en 1914 était l'équivalent de 3,06 milliards de francs valeur 1930 (Marine française : 3,2 milliards de francs, marine britannique : 6,4 milliards de francs) [14].

Après l'entrée en guerre des États-Unis dans la Première Guerre mondiale le 6 avril 1917 la marine américaine qui disposait au total de 197 navires de guerre participa très vite à la lutte anti-sous-marine et à la protection des convois lors de la bataille de l’Atlantique. Il fut décidé qu'elle défendrait et patrouillerait dans l'hémisphère occidental, tandis que la Royal Navy continuerait son action anti-sous-marine autour des îles britanniques avec l'aide que pourrait lui fournir l'US Navy. Celle-ci ne se fit pas attendre : 6 destroyers gagnèrent Cobh (alors Queenstown) en Irlande dès le 4 mai 1917. Le 5 juillet, il y avait 35 destroyers américains dans cette base. À la fin de la guerre, 383 bâtiments de guerre américains se trouvaient en Europe et la flotte compta plus de 2 000 navires et 533 000 officiers et matelots contre 67 000 début 1917.

On stoppa dès le mois de mai 1917 un programme de construction de navire de ligne lancé en 1916 pour construire en priorité 250 destroyers et 400 chasseurs de sous-marins.

Pour transporter le corps expéditionnaire en France, le Navy Department disposait, en tout et pour tout, le 1er juillet 1917, de 7 navires de transport de troupes et de 6 navires marchands, soit 94 000 t. En novembre 1918, une Cruiser and Transport Force (en) de 143 vaisseaux dont plusieurs dizaines de pays alliés, représentant 3 250 000 t avait été constituée. Elle assura le transport de 911 000 soldats en France (un million d’autres le furent par la Marine britannique) ainsi que 8 700 000 tonnes de matériel, la France fournissant quant à elle une grande partie de l’armement et des munitions soit environ 4 000 000 t.

Les convois de troupes américaines pour l’Europe furent si bien défendus qu’il n’y eut à déplorer aucune perte de navires chargés de troupes, hors un paquebot britannique parti du Canada, ce qui constitue un succès remarquable.

Début 1918, les alliés mirent un point final à l’action des U-Boots de la Kaiserliche Marine quand leur principale voie échappatoire, le passage de 290 km entre les Orcades et la Norvège, fut barrée par un champ de mines marines composé de 70 263 mines Mk-6 dont 56 611 posé par des navires américains]][15].

Les pertes humaines sont de 431 tués et 819 blessés pour l'US Navy, 2 461 tués et 9 520 blessés pour les Marines, c'est derniers s'illustrant sur le front de l’Ouest la première fois lors de la bataille du bois Belleau[16]. Il faut rajouter à ces chiffres 192 tués dans l'US Coast Guard[17] et 629 dans la marine marchande[18].

Seuls trois navires de combat ont été perdus à la suite d'une action ennemie, le patrouilleur Alcedo, un yacht converti, coulé au large de la côte françaises le 5 novembre 1917 ; le destroyer Jacob Jones, coulé au large des côtes britannique le 6 décembre 1917, et le croiseur cuirassé USS San Diego (ACR-6) de la classe Pennsylvania, coulé près de Fire Island, au large de la côte de New York, le 19 juillet 1918 à priori par un mine à la dérive largué par un sous-marin allemand.

La marine marchande américaine qui totalisait trois millions de tonneaux en 1914 a perdu 389 000 tonneaux entre 1914 et 1918 mais 4 030 949 tonneaux étaient construits aux États-Unis.

Il faut noter également le développement de l’aéronavale durant ce conflit. Au 1er juillet 1917, celle-ci était encore à ses balbutiements et comptait seulement 45 aviateurs navals. Il y avait des officiers de la marine, du corps des Marines, et la Garde côtière qui avaient reçu une formation spécifique à l'intérieur et étaient attachés à l'aviation. Il y avait environ 200 élèves officiers en formation, et environ 1 250 hommes du rang attachée au Service de l'aviation. Au 1er juillet 1917, il y avait 823 aviateurs navals, environ 2 052 élèves officiers, et 400 agents de terrain attachés à l'aviation navale. En outre, il y avait plus de 7 300 mécaniciens formés et plus de 5 400 mécaniciens en formation. Les effectifs totaux mis en service à ce moment était d'environ 30 000. Des hydravions et ballons dirigeables patrouillaient des deux cotés de de l'Atlantique.

L’entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Depuis 1922, la plus grande partie de la flotte se trouve dans l'océan Pacifique, une grande partie de la flotte issue de la Grande Guerre est désarmée.

La crise de 1929 et les économies budgétaires dans le budget de la défense qui s'ensuivent la touchent avec beaucoup d'amplitude, même si elle demeure moins touchée que l'United States Army, son budget étant toutefois en 1930 le premier au monde, avec un triplement par 1914 avec l'équivalent de 9,25 milliards de francs (Royal Navy : 6,98 milliards de francs). Elle expérimente le concept de dirigeable porte-avions avec trois exemplaires en service mais la destruction de l'un d'entre eux signe la fin de ceux-ci.

Flotte au 1er avril 1931
Porte-avions 3
Cuirassés 15
Croiseurs 18
Destroyers 78
Navires de petits tonnage 115
Sous-marins 55

Elle est alors divisée en deux flottes très inégales en quantité et qualité[19]:

  • L'United States Fleet avec :
    • La Battle Force, qui compte les cuirassés modernes, les porte-avions, une division de croiseurs et trois ou quatre divisions de destroyers. Elle est basée à Pearl Harbor, à Hawaï.
    • La Scouting Force, qui comprend le reste des croiseurs et plusieurs destroyers, opère dans l'Atlantique et les Caraïbes. Elle dispose en outre d'une escadre d'entraînement qui compte les trois plus vieux cuirassés et huit destroyers.
    • La Submarine Force, dont les sous-marins sont répartis équitablement sur les deux océans.
    • La Base Force, ou le Train, qui regroupe les navires auxiliaires répartis entre l'Atlantique et le Pacifique.
  • L’Asiatic Fleet, créée en 1902 mais qui existe sous différentes appellations depuis 1835, est basée en Chine et comprend :

En 1933, avec l'élection de Franklin Delano Roosevelt à la présidence des États-Unis, un net redressement apparaît. Son but est de porter la flotte au niveau autorisé par le traité de Washington de 1922 dont elle est loin. En décembre de cette année, elle se composait en effet de 372 navires, déplaçant 1 038 660 tonnes, soit 150 000 tonnes sous les limitations du traité[20].

Le Congrès des États-Unis accepte d'accorder des crédits suffisants pour lancer de nouveaux navires et redynamiser l'industrie fortement touchée par la Grande Dépression et vote 2 lois à cette effet (National Industrial Recovery Act le 15 mai 1933, Vinson-Trammell Navy Act le 27 mars 1934) mais bloque en revanche le nombre de marins, de sorte qu'en 1935, la marine ne dispose que de 8 000 officiers et 82 500 matelots qui ne peuvent armer les navires qu'à 81 % ;

On note entre 1934 et 1939 un accroissement notable, surtout en ce qui concerne les croiseurs et les destroyers. Mais les prévisions montrent qu'il faudrait attendre 1944 pour arriver au niveau souhaité.

Quand la guerre sino-japonaise éclate en 1937, l’Asiatic Fleet est rapatrié aux Philippines alors que survient un incident préfigurant les combats à venir.

Lors de l'avancée japonaise sur Nankin, la canonnière USS Panay participant à l'évacuation des ressortissants étrangers de la ville est délibérément coulée à la suite de l'action du colonel de l'armée impériale japonaise Kingoro Hashimoto[21] qui après avoir canonné sans résultat le navire la veille fait appel à l'aviation le 12 décembre 1937 pour l'envoyer par le fond. Membre d'une société secrète dont le but est d'éliminer toute influence civile dans le gouvernement japonais, il estimait nécessaire pour cela de provoquer une guerre avec les États-Unis.

Malgré la mort de deux marins et d'un civil, l'affaire ne dégénère pas car le gouvernement de Tokyo exprime immédiatement des excuses et offre des réparations et d'autre part l'isolationnisme américain soutenu par l'immense majorité de l'opinion publique empêche toute éventuelle réaction militaire.

La Scouting Force deviendra Atlantic Squadron en janvier 1939, composé à l'origine d'un porte-avions, de quatre vieux cuirassés, de quatre croiseurs lourds et d'une flottille de destroyers. Elle sera le noyau de l'Atlantic Fleet formée le 1er février 1942.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'avant-guerre[modifier | modifier le code]

Un canot à moteur porte secours aux marins de l'USS West Virginia en feu, cuirassé de la marine de guerre américaine torpillé durant l'attaque de Pearl Harbor.
7 décembre 1941, l'attaque de Pearl Harbor, une victoire japonaise qui réveille le complexe militaro-industriel des États-Unis.
Le cuirassé USS Indiana bombardant Kamaishi le 14 juillet 1945. Ce raid mené par plusieurs cuirassés est le premier bombardement du Japon depuis des navires de surface de ce conflit.
La Task Force 38 manœuvre au large des côtes du Japon, août 1945.
Démonstration de force pour la reddition officielle de l'empire du Japon le 2 septembre 1945.

Avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale qui avait vu l'Allemagne dominer l'Europe continentale et l'impérialisme japonais devenir de plus en plus actif en Asie et dans le Pacifique, le Sénat des États-Unis avait voté le 14 juin 1940 le Naval Expansion Act, connu aussi sous les noms de Loi Vinson-Walsh ou Two-Ocean Navy Act, suivi d'autres lois de programmation qui attribuèrent des crédits considérables pour accroître la flotte de 70 %, la construction de 1 325 000 tonnes de navires de guerre, l'achat ou la conversion de 100 000 tonnes de navires auxiliaires et monter les effectifs de l'aéronavale à 15 000 appareils contre moins de 300 avions embarqués, plus ou moins modernes, et une soixantaine de grands hydravions en septembre 1939. Le Destroyers for Bases Agreement signé le 2 septembre 1940 voit le transfert de 50 destroyers connut collectivement sous le nom de Classe Town à la Royal Navy.

Le 1er février 1941, l'United States Fleet basé dans le Pacifique prend le nom de Pacific Fleet.

Des mesures visant à aider le Royaume-Uni sont prises, tout en restant neutre. En échange de la cession à bail de bases dans les Caraïbes et au Canada, la Royal Navy reçoit 50 destroyers américains construit entre 1917 et 1920 connut sous le nom de Classe Town ; la zone de neutralité sous la protection des États-Unis inaugurée en 1939 est portée au 26e méridien. Elle oblige les U-Boots à limiter leurs attaques dans la partie orientale de l'Atlantique. En marge du prêt-bail, le Groenland est placé le 10 avril 1941 sous protection américaine et le 7 juillet, des troupes américaines prennent la relève des forces britanniques en Islande.

D'avril à juin 1941, trois cuirassés, un porte-avions, quatre croiseurs et deux flottilles de destroyers sont transférés du Pacifique à l'Atlantique (soit 20 % de la flotte du Pacifique).

En septembre 1941, un pas supplémentaire de la plus haute importance est franchi. Des navires de l'US Navy participent à l'escorte des convois dans l'Atlantique nord et entre dans la seconde bataille de l'Atlantique.

Le 17 octobre 1941, un U-Boot endommage gravement le destroyer USS Kearney. Le 31, c'est l’USS Reuben James qui est coulé par un sous-marin allemand. Simultanément, un groupe aéronaval composé du porte-avions USS Ranger et de deux cuirassés surveille le débouché du détroit de Danemark (entre l'Islande et le Groenland), susceptible d'être emprunté par des bâtiments de la Kriegsmarine. Si le cuirassé de poche Admiral Scheer n'avait pas été victime d'une avarie de machines, on aurait probablement assisté à un premier engagement naval germano-américain, plus d'un mois avant l'attaque japonaise. Le président Franklin Delano Roosevelt se refuse cependant à pousser les choses à l’extrême; le plus souvent, il néglige de faire parvenir à la Marine américaine les interceptions des messages de la machine Enigma transmise par les services britanniques.

Le conflit[modifier | modifier le code]

Mais lors de l'attaque de Pearl Harbor, la Marine n'avait toujours que 6 porte-avions opérationnels (8 tout compris au 31 décembre 1941 avec le CV-1 Langley comme transport d'avions) et engagea les campagnes du Pacifique contre la marine impériale japonaise avec un handicap certain.

Les cuirassés de la Flotte du Pacifique étant coulés ou très sérieusement endommagés, l'US Navy dut concevoir une stratégie originale avec les moyens qui restaient à sa disposition. Les porte-avions devenant de facto le navire capital.

Le «Silent Service», le service silencieux des sous-marins américains, qui ne représentent que 2% de l'US Navy et dont la tactique reposait sur la discrétion, a déploré la perte totale de 66 unités dont 43[22] du fait des forces japonaises[note 1]. ont eu un rôle important et assez méconnu en étranglant l'économie japonaise.

Ils intervinrent dès le début des opérations, alors que les Japonais étaient les maîtres du Pacifique. De concert avec les sous-marins britanniques et néerlandais, les 289 sous-marins américains coulèrent 1 178 navires marchands soit 4 800 000 tonnes et 201 bâtiments de guerre (dont 8 porte-avions, 15 croiseurs, 45 destroyers, 25 sous-marins) pour la perte de 52 unités en lançant un total de 14 748 torpilles, lesquelles étaient jusqu'en mi-1943 en grande partie défectueuse. Ainsi la flotte marchande de l'empire du Japon qui était de six millions de tonneaux en 1941 était réduite à 312 000 tonneaux à la capitulation en 1945[23],[24].

Ordre de bataille de l'US Navy
Équipement principaux septembre 1939 décembre 1941 août 1945
Cuirassés 12 15 23
Porte-avions de combat 5 7 40
Porte-avions d'escorte 0 0 88
Croiseurs 34 37 92
Destroyers 160 231 558
Destroyers d'escorte 0 0 519
Frégates 0 0 98
Sous-marin 105 106 269
Patrouilleurs de lutte ASM 102 102 1 607
Dragueur de mines 56 56 576
Bâtiments amphibies 967
Barges et péniches de débarquement 45 810
Navires divers 335 (patrouilleurs à barges inclus) 84
Aéronavale 3 437 40 912
dont avions de combat 1 774 29 125
Tonnage Combat 1,6 million de t. 2 millions de t 5,1 millions de t.
Tonnage Auxiliaires 1,6 million de t. 1,9 millions de t 6,6 millions de t.
Effectifs[25] 358 021 4 031 097
dont USMC[25] 54 359 476 582
dont USCG[25] 1 923 171 192

La puissance industrielle des États-Unis se fait sentir massivement en 1943. Au total, la marine met en service 10 cuirassés rapides, 17 porte-avions lourd de classe Essex, 9 porte-avions légers de classe Independence, 74 porte-avions d'escorte et elle affiche une supériorité quasi absolue dans le domaine des bâtiments de débarquement, du train d'escadre ou du génie avec les Seabees[26].

Le 2 septembre 1945, l'US Navy avec 70 % du tonnage mondial dispose de 95 porte-avions et de plus de 41 000 avions, ce fut le summum de sa puissance.

Pertes[modifier | modifier le code]

Au total, les pertes se sont élevés à 36 950 marins et 19 733 Marines tués et 37 778 marins et 68 207 Marines blessés[27]. Au moins 488 navires de l'US Navy de tout type furent détruits durant ce conflit[28] et 16 512 avions détruits[29] :

Pertes en navires (navires non-réparés, toutes causes confondu)[30] :

La guerre froide[modifier | modifier le code]

Démobilisation après 1945[modifier | modifier le code]

Le 2 septembre 1945, lors de la capitulation du Japon, l’US Navy, avec ses 98 porte-avions et ses 40 000 avions, constitue 70 % du tonnage mondial[31]. En l’espace d’un an, le nombre de porte-avions est réduit à 23 et celui des avions à 14 637. L’aviation embarquée est guettée par une obsolescence rapide, tandis que les USAAF étaient entrées dans l’ère de l’aviation à réaction et du bombardement stratégique nucléaire… lequel ne ferait qu’une bouchée des porte-avions, ces mastodontes démodés. L’administration Truman partage ce point de vue et fait voter le National Security Act en 1947. L’année suivante, le premier secrétaire à la Défense, l’amiral James Forrestal bataille pour imposer la construction de 4 « super porte-avions », dont le premier serait l’USS United States de 65 000 tonnes[32], alors que le nombre de navires en ligne passé de 1 194 à 267 et celui des porte-avions de 98 à 15. L’opposition de l’US Air Force, qui met en avant son bombardier intercontinental B-36 Peacemaker, met fin à la construction (commencée 4 jours plus tôt) de l’United States le 23 avril 1949. Par contre, 3 porte-avions de 45 000 tonnes[33] de la classe Midway sont construits : le Midway, le Franklin D. Roosevelt et le Coral Sea, ainsi quelques croiseurs antiaériens de 13 000 à 17 000 t. ainsi que plusieurs destroyers et escorteurs. Les principales améliorations par rapport à la classe Essex sont un pont d’envol renforcé faisant partie intégrante de la superstructure et l’embarquement des premiers jets, comme le FH-1 Phantom, opérationnel en 1947.

Le USS Missouri de classe Iowa traversant le canal de Panama le 13 octobre 1945 ; les navires de guerre américains sont prévus pour pouvoir utiliser cette voie de communication vitale pour le déploiement de leur flotte. Seul les porte-avions géant échappent à cette règle depuis les années 1960.

Dès la Seconde Guerre mondiale terminée, on assista à une démobilisation très rapide des forces américaines. Pour la Marine, on désarma 607 gros navires dont quasiment tous les cuirassés et 1 233 unités légères dont plusieurs centaines sont mises en réserve sous « cocon », c'est la 16e flotte, mouillée dans sept baies de la côte est des États-Unis.

La flotte active se résume à la fin des années 1940 à deux grands ensembles :

  • Flotte de l'Atlantique : 12 porte-avions, 1 navire de ligne, 16 croiseurs, 79 destroyers et 35 sous-marins.
  • Flotte du Pacifique : 8 porte-avions, 1 navire de ligne, 15 croiseurs, 79 destroyers et 35 sous-marins[34].

L'ensemble reste imposant et les navires beaucoup plus puissants qu'au début de la décennie.

La guerre de Corée[modifier | modifier le code]

De l'avant à l'arrière plan, des F9F Panther et des Corsair sur le pont de l'USS Valley Forge (1950).
Un Corsair du USS Philippine (Sea) survolant le cuirassé USS Missouri au large d'Incheon (15 septembre 1950).
Débarquement allié à Incheon (15 septembre 1950).
En Corée, l'appui aérien rapproché de l'aviation embarqué rend de nombreux services à une armée de terre des États-Unis peu mobile dans une Corée principalement montagneuse.
L'interdiction aérienne comprend le torpillage du barrage d'Hwachon par 8 AD Skyraider du USS Princeton (1er mai 1951).
Deux F2H Banshee au-dessus de l'USS Essex (1951-1952).
À la suite de l’expérience de Corée, l’USS Forrestal, premier « super porte-avions » conçu spécialement pour les jets est mis en service en 1955.

L'offensive de la Corée du Nord communiste sur la Corée du Sud qui débute le 25 juin 1950 est une surprise pour les gouvernements occidentaux et la réaction initiale des États-Unis qui avaient démobilisé leur gigantesque appareil militaire après 1945 est assez désordonné et brouillonne, envoyant les maigres unités disponibles qui occupaient alors le Japon sous la direction de MacArthur. À la différence des grandes batailles aéronavales de la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée (et les conflits futurs) voient un changement dans le rôle des porte-avions. En Corée, ces derniers servent essentiellement de bases aériennes flottantes, hors de portée des forces ennemies. L’aviation embarquée sert, non à attaquer la flotte ennemie, mais à détruire des cibles terrestres, venant en aide aux troupes au sol. Deux porte-avions, l'USS Valley Forge de classe Essex et le britannique HMS Triumph (en) sont envoyés en urgence sur les côtes ouest de Corée, en mer Jaune, pour tenter de soutenir la maigre armée sud-coréenne écrasée par les blindés de l'armée populaire de Corée. Le Valley Forge lance le premier raid aérien depuis un porte-avions de ce conflit le 3 juillet 1950 : 36 avions (dont 8 jets F9F Panther) sur Pyongyang, suivi par 21 avions du Triumph sur un aérodrome de Haeju. Le jour suivant, des attaques aériennes sont lancées contre des ponts situés dans la même zone. Les deux porte-avions, désignés TF 77, se déplacent sur la côte est, en mer du Japon, et soutiennent le 18 juillet le débarquement de troupes à Pohang tout en détruisant une raffinerie de pétrole à Wonsan. Le 22 juillet, leur aviation embarquée débute de nombreuses opérations d’appui aérien rapproché[35]. En août 1950, le Triumph joint la TF 91 britannique, tandis que USS Philippine Sea vient renforcer la TF 77. Au même moment est créée le Task Group 96.8, composé des porte-avions d'escorte Sicily et USS Badoeng Strait (en), embarquant des chasseurs et des bombardiers des Marines, tandis que la situation se dégrade : l'armée populaire de Corée occupe 75 % du territoire et les forces alliés sont confinées dans le périmètre de Pusan. Les pilotes de l’US Navy et des Marines effectuent 8 800 sorties aériennes (dont 6 500 par des Corsair, 1 600 par des AD Skyraider et 700 par des F9F Panther) pour défendre les troupes alliées retranchées à Pusan. Du 6 au 21 septembre, l’US Navy et la Royal Navy appuient avec les porte-avions Badoeng Strait, USS Boxer (remplacé le mois suivant par le Leyte), Valley Forge, Sicily, Philippine Sea la victoire décisive à Incheon, sur la côte ouest de la Corée du Sud en effectuant 3 200 sorties aériennes puis en octobre, avec le cuirassé Missouri et le porte-avions HMS Theseus (en) (remplaçant leTriumph) les forces de l'ONU engagées au-delà du fleuve Yalou en collaboration avec l'USAF et les unités de chasse du Commonwealth[36]. Du 9 au 21 novembre, les avions du Valley Forge et du Philippine Sea détruisent des ponts sur la rive nord-coréenne du Yalou et leurs F9F Panther abattent 3 MiG-15. Durant la période janvier-mai 1951, les appareils des porte-avions passent graduellement du rôle d'appui aérien à celui d’interdiction aérienne contre des objectifs dans la profondeur autour du 38e parallèle nord (essentiellement des ponts et des voies de chemin de fer). Plus de 33 000 sorties sont effectuées, qui entrainent la perte de 69 Corsair, 8 AD Skyraider, 4 F9F Panther et 2 F7F Tigercat. Plusieurs de ces missions sont restées célèbres. À partir du 23 mars 1951, le USS Princeton lance une série d’attaques par AD Skyraider afin de détruire des ponts entre Kilchu et Songjin, qui durent un mois sous le commandement du capitaine de corvette Harold Carlson et seront connues en tant que « Battle of Carlson's Canyon ». Le 30 avril 1951, 6 AD Skyraider et 5 Corsair du Princeton bombardent le barrage d’Hwachon sans dommages mais, le jour suivant, 8 AD Skyraider et 12 Corsair sont plus chanceux en utilisant d’anciennes torpilles de la Seconde Guerre mondiale, empêchant les forces chinoises d’utiliser le barrage pour inonder des zones stratégiques de Corée du Sud[37].

Au début de 1951, ce conflit était encore secondaire pour la politique étrangère des États-Unis focalisé sur la menace soviétique en Europe. L'US Navy n'avait alors déployé sur zones que trois porte-avions de classe Essex dotés d'appareils d'attaque à moteurs à piston vétérans de la guerre du Pacifique alors que le Sixième flotte américaine en Méditerranée avait 3 porte-avions de 45 000 tonneaux, les Midway, Coral Sea et Franklin D. Roosevelt, embarquant des bombardiers North American AJ-1 Savage (en) chargés d'armes nucléaires[38]. Alors que la guerre progresse, les porte-avions américains et alliés effectuent des rotations dans la zone de combats, comme l’USS Bataan, l’USS Bon Homme Richard, l’HMS Glory (en) et l’HMAS Sydney (en)[39]. C’est à ce moment que les avions à pistons de la Seconde Guerre mondiale (Corsair et le AD Skyraider), qui représentaient un tiers des sorties au début de la guerre de Corée, cohabitent avec des jets, qui représenteront la moitié des sorties à la fin du conflit. Lorsque l’USS Essex entame son tour au sein de la TF 77 en août 1951, il embarque le tout nouveau F2H Banshee, emportant plus de bombes que le F9F Panther. Le 25 août 1951, pour la 1re fois, 12 F2H Banshee et 11 F9F Panther de l’US Navy embarqués sur l’Essex escortent 35 bombardiers B-29 de l’US Air Force pour un raid sur Rashin, à seulement 27 km de la frontière de l'Union soviétique. De même, le 8 octobre 1951, des F2H Banshee de l’USS Kearsarge escortent à nouveau des B-29 pour un raid sur Kowan, aidés par des avions du Princeton et de l’Essex. Le 30, 20 avions de l’Essex et 20 autres de l’USS Antietam attaquent simultanément Kapsan, où se tient une réunion du Parti communiste nord-coréen, tuant 500 membres. Plus tard dans le déroulement de la guerre, les officiels américains réalisent que des frappes aériennes plus agressives sont nécessaires. Ils commencent à approuver des raids sur les infrastructures industrielles et militaires en Corée du Nord, tel celui du 23 juin 1952, mené conjointement par les avions embarqués de la TF 77, des marines et de l’US Air Force contre 4 centrales électriques à Suiho, Chosin, Fusen et Kyocen, privant le pays de 90 % de sa capacité énergétique. Concernant les infrastructures militaires, des attaques aériennes massives sont menées de juillet à août 1952 contre des garnisons à Pyongyang (plus de 1 200 sorties des avions de l’US Navy, des marines, de l’US Air Force et de l’aviation britannique et canadienne le 11 juillet et 1 400 autres le 29 août), si bien que la capitale nord-coréenne perd tout intérêt militaire pour les Communistes. D’autres bombardements menés par les avions embarqués de la TF 77 ont lieu à Sindok (27 juillet), à Kilchu (28 juillet), à Changp'yong-ni (20 août) et à Aoji (1er septembre). Enfin, les attaques ciblées sur le champ de bataille débutent en octobre (13 000 sorties) empêchent quasiment l'armée populaire de Corée de mener des offensives majeures. Durant les derniers 6 mois du conflit, les missions de close air support augmentent à nouveau, jusqu’à l’armistice du 27 juillet 1953. Au total, 36 porte-avions participent un moment ou un autre à cette première guerre chaude de la guerre froide. Parmi eux, la Royal Navy voit quatre porte-avions léger de Classe Colossus se relever l'un après l'autre dans ce conflit jusqu'en 1952. De leur côté, seulement 4 des 15 porte-avions américains déployés lors du conflit sont engagés simultanément. Cependant, ils totalisent 275 000 sorties[40] (soit seulement 10 000 de moins que durant toute la Seconde Guerre mondiale.) avec la perte de 564 avions, dont 8 abattus par des MiG-15.

Par ailleurs, 684 autres avions sont perdus durant les operations embarquées, dont les accidents de catapultage et d’appontage. Un total de 5 navires (4 chasseurs et dragueurs de mines et un remorqueur) seront coulé durant ce conflit par des marine et 87 endommagés par des mines et l'artillerie cotiêre adverse[41].

Sans l’important appui aérien apporté par l’aviation embarquée, il est peu probable que les Alliés aient été en mesure de repousser les forces chinoises et nord-coréennes sur le 38e parallèle nord. L’un des effets de l’expérience coréenne est qu’une marine forte est à nouveau appréciée dans les hautes sphères : à la fin de la guerre, le nombre de bâtiments en ligne est passé de 267 à plus de 1 000, avec notamment la remise en service de porte-avions de la Seconde Guerre mondiale.

L’ère des missiles[modifier | modifier le code]

Avec l'avènement de la réaction, les avions de combat deviennent désormais transsoniques et bientôt supersoniques. La menace aérienne pour les forces navales s’accroît en conséquence et l'artillerie antiaérienne classique, même avec télépointage par radar, ne suffit plus à la défense antiaérienne. Les missiles surface-air prennent donc leur essor pour y suppléer.

Le premier tir d'essai de ce nouveau type d'armement a lieu le 28 janvier 1953 avec un SAM-N-7 Terrier (32 km de portée) tiré depuis l'ancien cuirassé USS Mississippi (ex-BB-41) transformé en bâtiment d'essai à partir de 1945. Le croiseur USS Boston (CA-69) remis en service le 1er novembre 1955 sous l'immatriculation CAG-1 devient le premier bâtiment opérationnel à être armé de missiles guidés, sa tourelle arrière de 203 mm ayant été remplacée par deux rampes doubles de Terrier (SAM-N-7).

Le cuirassé USS Mississippi servant de bâtiment d'essai sous l'immatriculation AG-128, tirant un missile SAM-N-7 Terrier entre 1953 et 1955.

L'ère nucléaire[modifier | modifier le code]

20 janvier 1955, première sortie en mer d'un bateau fonctionnant avec un réacteur nucléaire, le USS Nautilus (SSN-571).
Lancement des deux premiers missiles balistiques Polaris tiré en immersion depuis le USS George Washington (SSBN-598) le 20 juin 1960.
Article détaillé : Propulsion nucléaire navale.

La marine s'intéresse dès 1946 à l'énergie de propulsion fournie par un réacteur nucléaire, permettant de se passer d'un combustible volumineux et lourd, et dotant le bateau ainsi équipé d'une propulsion nucléaire navale d'une autonomie quasi-illimitée. Des physiciens (tel Philip Abelson) ayant participé au projet Manhattan développent alors cette nouvelle technologie. Sous la conduite de l'amiral Hyman Rickover, les États-Unis se lancent en 1949 dans un programme qui permet dès 1954 le lancement du sous-marin USS Nautilus (SSN-571).

La grande étape suivante est la construction d'un porte-avions nucléaire : l'USS Enterprise (CVN-65). Sa quille est posée le 4 février 1958 et il entre en service le 25 novembre 1961. Mais le premier bâtiment de surface nucléaire est le USS Long Beach (CGN-9) dont la quille est posée le 2 décembre 1957 dans le chantier naval Fore River de Quincy pour une mise en service le 9 septembre 1961. Il est le prototype des escorteurs à propulsion nucléaire de la marine américaine (et pas seulement pour la propulsion, puisqu'il porte la passerelle du futur Enterprise) dont l'armement principal sera désormais composé d'engins guidés. À son entrée en service, son armement antiaérien est composé de missiles SAM-N-6 Talos (une rampe double - 40 missiles de 96 km de portée) ainsi que de missiles Terrier (deux rampes doubles - 240 missiles de 32 km de portée). Son armement anti-sous-marin se composet d'un lanceur ASROC.

Une petite série de bâtiments d'escorte, croiseurs et grands destroyers, à propulsion nucléaire, allait suivre :

  • le USS Bainbridge (CGN-25), nomenclature d'origine DLGN-25, construit également au chantier naval Fore River de Quincy et entré en service en 1962 : il s'agit de la dixième frégate (Destroyer Leader) de la classe Leahy (en), mais à propulsion nucléaire ; comme les neuf autres frégates, elle est armée de deux rampes doubles de Terrier (80 missiles en tout) et d'un lanceur de missiles de lutte anti sous-marine RUR-5 ASROC.
  • Le DLGN 35 Truxtun (1964) : c'est la dixième frégate (Destroyer Leader) de la classe Belknap, mais à propulsion nucléaire ; avec pour armement antiaérien des engins guidés (une rampe double de Terrier) et pour armement ASM, un lanceur ASROC.
  • Les DLGN 36 California (1974) et DLGN 37 South Carolina (1975) : il s'agit de la première série de croiseurs nucléaires (en), désignation retenue en 1975 pour ces bateaux déplaçant 10 600 t. , bien que la série soit limitée à deux unités. Si son armement principal est toujours constitué par des missiles Terrier, ils ne sont plus lancés que par deux rampes simples. Le lanceur d'engin anti-sous-marin ASROC est toujours présent.
  • Les CGN-38 à 42 (Virginia, Texas, Mississippi, Arkansas, et un dernier, ni nommé, ni construit) de la classe Virginia. Lancés entre 1976 et 1980, ces croiseurs sont une amélioration de la classe California. Ils portent deux rampes doubles de missiles RIM-24 Tartar/Standard MR.

L'US Navy rencontre des difficultés à développer une flotte d'escorteurs océaniques à propulsion nucléaire. Du côté des bâtiments de surface, il y a en effet un certain blocage dans ce mode de propulsion. Par exemple, jusqu'en 1975, l'Enterprise sera le premier et le seul porte-avions nucléaire. Face aux coûts de construction et de mise en œuvre, la marine américaine revient à la propulsion classique pour ses deux porte-avions suivant. Le deuxième porte-avions à propulsion nucléaire, l'USS Nimitz (CVN-68), n'est mis en chantier qu'en 1968, pour n'entrer en service qu'en 1975. Du côté des bâtiments d'escorte, il faut remarquer que, bien souvent, il s'agit de micro-série (deux ou quatre unités) tandis que les Bainbridge et Truxtun n'auront pas de suite. Tous ces grands bâtiments d'escorte à propulsion nucléaire seront retirés du service dans les années 1990 et, hormis les portes-avions, il n'y a plus, dans les années 2010, d'autres bâtiments de surface à propulsion nucléaire.

Dans le domaine des sous-marins en revanche, le sous-marin nucléaire connaîtra un vif succès et, depuis le retrait de service du USS Blueback (SS-581), le 1er octobre 1990, la totalité des sous-marins de combat des États-Unis est à propulsion nucléaire.

En juillet 2007, un total de 200 sous-marins, de 23 porte-avions et croiseurs et un navire marchand (le NS Savannah) à propulsion nucléaire auront été construits aux États-Unis.

Lors du retrait de service de ces bâtiments, leur démantèlement nucléaire s'effectue au Puget Sound Naval Shipyard and Intermediate Maintenance Facility (en), à Bremerton (Washington) avant leur démolition navale dans des chantiers classiques.

La guerre du Viêt Nam (1965-1973)[modifier | modifier le code]

Un monitor de la Mobile Riverine Force utilisant du napalm.

En 1966 et 1968, l'USS Long Beach fut déployé pendant la guerre du Viêt Nam, principalement en piquet Radar, ou il guida de nombreux raids. Ce fut également la première utilisation du missile à longue portée RIM-8 Talos en opération, où le CGN-9 Long Beach abattit 2 Migs. L'USS Chicago fut lui aussi crédité d'un Mig.

Brown-water navy[modifier | modifier le code]

Pour assurer ses missions au Viêt Nam parcourue par de nombreux cours d'eau, la marine américaine mit sur pied une nombreuse marine fluviale baptisé Brown-water navy reprenant le concept des Dinassaut de la marine française durant la guerre d'Indochine.

La majorité de cette flotte était englobé dans la Mobile Riverine Force (en) basé à Tân An dans la province du Long An qui appuyé par une brigade de la 9e division d'infanterie américaine et une unité d'hélicoptère patrouillait dans les principales rivières du delta du Mékong, et le déploiement de troupes et de bateaux, dans les opérations d'assaut en profondeur dans les plus étroit ruisseaux et canaux.

Les porte-avions durant la guerre du Viêt Nam[modifier | modifier le code]
Les incidents du golfe du Tonkin, durant lesquels 3 canonnières nord-vietnamiennes attaquent le destroyer Maddox, marquent le début du conflit (2 août 1964).
Un AD Skyraider au catapultage de l'USS Constellation aux premiers jours du conflit (10 septembre 1964).
L'USS Ticonderoga se ravitaillant en mer au large du Viêt Nam.
Stock de bombes Mk 82 de 225 kg à bord du USS Kitty Hawk (période 1969/1970).
Trois F-4 Phantom de l’USS Midway et 3 A-7C Corsair II de l’USS America larguent des bombes guidées (mars 1973).
Lutte contre le feu après une explosion sur l'USS Forrestal (29 juillet 1967).

Au début des hostilités, l’US Navy dispose de 16 porte-avions et de 10 autres qui ont été convertis pour la lutte anti-sous-marine (ASM). Les bâtiments de la Septième flotte américaine qui participent au conflit sont un mélange de porte-avions modernisés de classes Essex (USS Intrepid, USS Ticonderoga, USS Hancock, USS Bon Homme Richard, USS Oriskany, USS Shangri-La) et Midway (USS Midway, USS Franklin D. Roosevelt, USS Coral Sea), comme les porte-avions récents de classes Forrestal (USS Forrestal, USS Saratoga, USS Ranger, USS Independence) et Kitty Hawk (USS Kitty Hawk, USS Constellation, USS America) ou l'USS Enterprise à propulsion nucléaire[42]. Avant même que les porte-avions soient engagés officiellement, un RF-8 Crusader de reconnaissance est abattu le 6 juin 1964 au-dessus du Laos. Le pilote est capturé mais réussit à s’évader. Le 2 août, 3 canonnières nord-vietnamiennes attaquent le destroyer Maddox dans les eaux internationales du golfe du Tonkin. Deux jours plus tard, le Maddox et l’USS Turner Joy (en) auraient été à nouveau attaqués[43], par les mêmes canonnières. En représailles, le 5 août, 60 avions des USS Ticonderoga et Constellation bombardent à Vinh les installations côtières de la République démocratique du Viêt Nam (ou Nord-Viêt Nam), soutenue matériellement par le bloc de l'Est et la République populaire de Chine (opération Pierce Arrow). À la suite des incidents du golfe du Tonkin, le Congrès des États-Unis approuve la résolution du golfe du Tonkin le 7 août 1964, qui offre au président Lyndon Johnson la possibilité de « prendre toutes mesures nécessaires pour faire échec au communisme »[44]. De bien des façons, l’utilisation des porte-avions au Viêt Nam est similaire à celle durant la guerre de Corée. Dans les deux cas, l’aviation embarquée est utilisée pour des missions de close air support et d’interdiction des lignes de ravitaillement. De même, dans les deux conflits, des restrictions sont placées sur les cibles pouvant être attaquées, si bien qu’au Viêt Nam, la puissance aérienne (basée sur porte-avions ou à terre) est ineffective : de 1965 à 1968, Hà Nội et le port d’Hải Phòng sont intouchables. De plus, la plupart des bases aériennes nord-vietnamiennes ne sont pas attaquées avant avril 1967. Les sites de missiles sol-air disséminés dans des zones civiles sont hors-limites jusqu’en 1968, tout comme une zone tampon de 45 km le long de la frontière Nord-Viêt Nam-Chine. Le 13 février 1965, le président Lyndon Johnson autorise le début de l'opération Rolling Thunder sur des cibles au Nord-Viêt Nam. Les premières attaques Rolling Thunder ont lieu le 1er mars mais sont suspendues le 13 mai pour reprendre 5 jours plus tard. L’intention de démarrer des négociations de paix entraîne un nouvel arrêt le 25 décembre, mais les campagnes de bombardement reprennent le 31 janvier 1966 avec des arrêts jusqu’à la fin 1972. Rolling Thunder est un échec et n’a que pour effet de donner le temps aux troupes communistes de ravitailler leurs troupes. Rolling Thunder est suivie de l’opération Linebacker du 9 mai au 22 octobre 1972 puis de l'opération Linebacker II du 18 au 29 décembre 1972 Pour les missions de bombardement, le Nord-Viêt Nam est divisé en 7 zones : les zones II, III, IV, and VI-B, le long des côtes nord-vietnamiennes sur le golfe du Tonkin sont assignées à l’US Navy. Deux zones de mouillage des porte-avions sont créées en 1965 : « Yankee Station », au nord et « Dixie Station », au sud, destinée au soutien des troupes au sol au Sud-Viêt Nam. La guerre du Viêt Nam ne connaît pas d’engagements aériens majeurs, à la différence de la Seconde Guerre mondiale, ni d’importantes attaques comme durant la guerre de Corée. Les plus significatifs mettant en scène l’aéronavale sont les suivants : le 9 avril 1965, un F-4 Phantom du Constellation abat un MiG-17 Fresco chinois au sud d’Hainan, puis est lui-même abattu, vraisemblablement par un tir ami de AIM-7 Sparrow[45]. Le 15 avril 1965, l’aviation embarquée bombarde des positions Việt Cộng au Sud-Viêt Nam. Lors du 1er engagement aérien important du conflit, 2 F-4 Phantom du Midway abattent 2 MiG-17 le 17 juin 1965 de l'armée populaire vietnamienne[46]. Les premières attaques lancées contre la zone VI, à Hà Nội et Hải Phòng a lieu en septembre 1965. La première mission Iron Hand réussite contre des batteries de missiles air-sol a lieu le 17 octobre 1965. Le 19 avril 1966, l’aviation embarquée attaque le port de Cam Pha, à 45 km de la frontière chinoise. Le 29 juin 1966, 46 avions des Constellation et Ranger attaquent des raffineries de pétrole autour d’Hà Nội et Hải Phòng. La 1re attaque d’une base aérienne nord-vietnamienne a lieu à Kep (Cambodge) le 27 avril 1967. Des cibles militaires sont attaquées la 1re fois au centre d’Hà Nội le 20 mai 1967. Le 28 mars 1970, un F-4 Phantom du Constellation abat un MiG-21. En raison d’une activité aérienne réduite au-dessus de lu Nord-Viêt Nam, il s’agit de la seule bataille durant la période 1969-1971. Le 10 mai 1972, le plus important engagement aérien du conflit a lieu. Un F-4J Phantom surnommé "Showtime 100" du Constellation abat 3 MiG-17, faisant de leurs 2 pilotes les seuls as du conflit pour avoir descendu 5 ou plus avions ennemis[47]. Le même jour, les pilotes de F-4J Phantom de l’US Air Force abattent 3 autres MiG. Le 12 janvier 1973, un F-4J Phantom du Midway gagne la 61e et dernière bataille aérienne du conflit (contre un MiG-17)[48]. Si les porte-avions américains n'eurent pas à subir d'attaques, des accidents endommagent 3 bâtiments, causant plusieurs morts. L'accident de l'USS Oriskany a lieu le 26 octobre 1966 lorsqu'un feu d'un leurre au magnésium se déclenche dans le hangar du porte-avions, naviguant alors au sud de la mer de Chine méridionale causant 44 morts. Un autre incendie, sur le Forrestal se déclenche sur son pont d'envol le 29 juillet 1967 et touche les munitions. Au bout de 8 heures, le bilan est lourd : 132 morts, 2 disparus et 62 blessés. Le 14 janvier 1969, à bord de l'USS Enterprise, une roquette Mk-32 Zuni explose, tuant 27 marins, en blessant 34 et détruisant 15 avions. L'Enterprise est réparé à temps pour participer en avril 1975 à l'évacuation aérienne de Saïgon.

Les années 1980[modifier | modifier le code]

Le cuirassé USS New Jersey tirant 288 obus de 406 mm sur des positions syriennes et druzes dans le district du Chouf près de Beyrouth le 9 janvier 1984.
Le USS Stark (FFG-31) après avoir été touché par deux missiles Exocet tirés par un avion irakien, golfe Persique, 17 mai 1987. 37 marins sont tués.
L'objet du casus-belli de la bataille des plates-formes pétrolières Sassan et Sirri de 1988, la frégate USS Samuel B Roberts touché par en cours de rapatriement à bord du navire semi-submersible Mighty Servant 2 après avoir touché une mine iranienne.

Après les coupes dans le budget de la Défense après la fin du conflit vietnamien, l'administration Reagan décide de renforcer les forces armées des États-Unis et prévoit une Marine de 600 navires.

Une forte présence navale américaine à lieu durant les années 1980 en Méditerranée orientale suite à la guerre du Liban ou l'artillerie du USS New Jersey et l'aéronavale tenteront de soutenir les intérêts américains touché, en autre, par les attentats du 23 octobre 1983 à Beyrouth et pour contenir les revendications de la Libye du colonel Khadafy. Deux incidents dans le Golfe de Syrte en 1981 et Incident du Golfe de Syrte (1989) virent des F-14 Tomcat abattre 4 chasseurs libyens tandis que le 15 avril 1986, l'Opération El Dorado Canyon vit l'aéronavale participé à des bombardements sur des bases libyennes.

L'invasion de la Grenade en 1983 vit la première grande opération militaire américaine depuis 1975 et le dernier débarquement de vive force de grande envergure avec l'appui d'un groupe aéronaval et d'un amphibie transportant une unité de marines.

On assista durant la guerre Iran-Irak à plusieurs incidents dont le tir de missiles anti-anvires irakiens contre la frégate de la classe Oliver Hazard Perry et des accrochages entre la marine américaine et la marine iranienne dont le plus spectaculaire fut la bataille des plates-formes pétrolières Sassan et Sirri le 18 avril 1988.

Situation en 2006 et prospectives pour les années 2010[modifier | modifier le code]

Le nombre de navires de combat est en diminution constante après l'apogée de la Seconde Guerre mondiale où l'US Navy compta fin 1945 pas moins de 95 porte-avions mais la Marine des États-Unis reste de très loin la première du monde après avoir durant la guerre froide été talonnée par la Marine soviétique. Dans le cadre d'économies budgétaires demandées par l'administration Clinton, le nombre de bâtiments de combat, amphibies et de soutien a été réduit à 300 en 2000 au lieu des 450 prévus par l'administration Bush père en 1992, déjà réduite sur les 600 prévus par l'administration de Reagan en 1981.

Groupe aéronaval de l’USS Abraham Lincoln en 2000.

Les opérations majeures en cours des forces américaines dans la guerre contre le terrorisme depuis le début du XXIe siècle atteignant des coûts considérables, cela a des conséquences sur les programmes de renouvellement de la flotte.

En effet, elle est passée en 2006 sous le seuil des 260 navires de guerre alors qu’elle alignait 568 unités en 1987. Pour stopper cette déflation, l’US Navy compte se doter de 32 nouveaux navires en plus des navires normalement prévus, pour compenser les retraits, ce qui paraît douteux dans les conditions actuelles. Tous les programmes d’équipement ont pris de 1 à 3 ans de retard.

Selon l’édition 2006 de Flottes de combat, il apparaît probable qu’à partir de 2012/2013, la Marine ne puisse conserver son format actuel de 12 super porte-avions de plus de 100 000 t et qu’il sera réduit à 10 unités. Cela est effectif avec le retrait de l'USS Enterprise fin 2012. Même constat au sujet de ses 12 grands porte-hélicoptères d’assaut de 40 000 t qui sont aussi réduit à 10 à partir de 2011. En février 2014, 9 sont en service et un dixième est en fin d'essais.

Le Fleet Response Plan oblige depuis mai 2003 à ce qu'au moins 6 groupes aéronavals sur les 12 alors disponible soient prêts à appareiller à tout moment, en l'espace de 30 jours maximum, et que deux autres soient prêts à appareiller en l'espace de 90 jours. Auparavant, les groupes aéronavals appareillaient à intervalles réguliers, et chaque déploiement avait une durée fixée de 6 mois (le déploiement des forces était donc entièrement prévisible). Si cette organisation était efficace durant la guerre froide, elle n'est aujourd'hui plus d'actualité.

Au niveau aéronaval, les derniers F-14 Tomcat ont été retirés du service et remplacés par les F/A-18E/F Super Hornet, évolution du Hornet, qui avec celui-ci composeront la totalité des avions de combat de la flotte. Une évolution de ce dernier est en cours de mise au point pour remplacer les avions de guerre électronique EA-6B Prowler qui verront néanmoins leur vie prolongée jusqu’en 2012/2015 ; cette standardisation devrait permettre d’effectuer de grosses économies de logistique et d’entraînement des pilotes et mécaniciens. Les convertibles MV-22-A Osprey commencent à entrer lentement en service sur les navires d’assaut. Le programme du F-35 prend beaucoup de retard et n'est pas opérationnel en 2014, ce qui pose problème à l’USMC dont les derniers AV-8B Harrier II aurait du être retirés du service à la même époque.

Port de San Diego en Californie, le 2 mai 2003 : arborant son fanion Homeward Bound et affichant une bannière « Mission accomplie », le porte-avions USS Abraham Lincoln fait escale avant de revenir à son port d'attache d'Everett, État de Washington, à la suite d'un déploiement d'environ 10 mois en support des opérations Liberté immuable et Libération de l'Irak. L’Abraham Lincoln se séparait des équipages du Carrier Air Wing Fourteen (CVW-14) et en était alors à 286 jours de navigation, attendu le 6 mai à sa base.
Le fanion dit Homeward Bound constitue une tradition de la marine américaine, qui remonte aux temps des navires à voile. Il est présenté sur les vaisseaux qui ont effectué un séjour outremer de plus de neuf mois, lorsqu'ils rentrent dans le premier port des États-Unis où ils vont s'ancrer. Sa longueur est d'un pied par membre d'équipage, pourvu que cette longueur ne dépasse pas celle du bateau. Lors de l'arrivée au port, le fanion est coupé. Le bleu revient au capitaine, et le reste est remis aux hommes.

Dans la catégorie des croiseurs, après le retrait des cinq premiers exemplaires non modernisés de la classe Ticonderoga, la situation doit rester stable avec vingt-deux unités dont plusieurs sont équipés à partir de 2006 de missiles anti-missile balistique dans le cadre de la Missile Defense.

Pour compenser le retard du programme des grands destroyers futuristes de la classe Zumwalt qui à l’origine devait compter 30 unités et se limitera finalement à 3 exemplaires en raison du coût énorme de ces navires (2,3 milliards de dollars l’unité) et qui devaient en principe remplacer les classe Spruance dont les derniers ont été désarmés en 2005, l’US Navy a commandé plusieurs Arleigh Burke supplémentaires. Cette classe comprendra donc finalement 70 unités (28 Flight I et II, 34 Flight IIA, 8 Flight III).

Le programme de frégates furtive Littoral combat ship destiné à remplacer les dernières frégates classe Oliver H. Perry a pris aussi du retard et il est peu probable que les 56 unités prévues soient construites. 2 LCS flight 0 du projet Lockeed Martin et 2 LCS flight 0 du projet General Dynamics aurait dû être construites mais des problèmes de dépassement de coût ont fait stopper temporérement le chantier du troisième exemplaire et en fin 2008 que le modèle définitivement choisi n'est toujours pas arrêté.

Le programme des grands LPD de classe San Antonio a pris 3 ans de retard, alors que 12 transports de troupes devaient être livrés entre 2003 et 2010, on ne verra finalement que 9 navires entrer en service en 2006 et 2010.

Le nombre de sous-marins nucléaires d'attaque sera réduit à 48 unités (au lieu de 54). La classe Virginia, qui devait comprendre entre 15 et 30 unités, a été commandée, en janvier 2008, a 18 exemplaires. Le congrès américain cherche à augmenter la cadence pour atteindre les deux par an.

Les 14 SNLE de la classe Ohio armés de 24 missiles Trident II seront encore théoriquement en service dans les années 2010 tandis que les 4 SSGN ex-SNLE de la même classe dont le premier est opérationnel depuis 2006 apporte une puissance de feu considérable et un soutien aux forces spéciales qui sera sans doute apprécié par les états-majors intéressés.

Fin 2007, l’US Navy a publié un document de travail du vice-amiral John Morgan, « Three Futures, One Navy, A Portfolio Analysis », qui propose trois scénarios renforçant les capacités amphibies (dès lors que les LHD à pont continu sont dotés du F-35B) au détriment des porte-avions :

– une flotte à 263 navires (dont 12 porte-avions et 13 LHD) destinée à combattre un adversaire d’égale puissance ;
– une shaping force à 534 navires (dont 6 porte-avions et 24 LHD) adaptée aux opérations de coalition (la 1000-ships Navy) ;
– une balanced force à 474 navires (dont 9 porte-avions et 23 LHD), destinée à remplacer l’actuel plan de construction navale sur 30 ans (2008-2037) à 313 navires comprenant 11 à 12 porte-avions et 31 LHD[49],[50].

En 2012, la marine joue un rôle important dans la défense antimissile des États-Unis avec 26 navires Aegis à capacité ABM, un 27e est prévu en 2012. Huit sont déployés par la seconde flotte, huit par la troisième flotte, trois par la cinquième flotte, deux par la sixième flotte, cinq par le septième flotte[51].

Il est annoncé à cette date qu’en 2020, 60 pour cent de la flotte sera déployé dans la zone Asie-Pacifique contre alors 50 pour cent dans l’Atlantique et 50 pour cent pour le Pacifique.

En mai 2013, sur les 283 navires et sous-marins de l'US Navy, 101 sont en permanence déployés, dont 52 en moyenne dans le Pacifique occidental. 42 des 52 navires qui sillonnent en permanence le Pacifique ont leur port d'attache à Yokosuka, à Guam, et depuis le début des années 2000 a Singapour[52].

Format pour les années 2011-2015[modifier | modifier le code]

L'examen quadriennal de la défense 2010 (Quadrennial Defense Review (en)) publié le 1er février 2010 donne entre autres le format alors prévue des forces pour la période 2011-2015[53]. Voici les prévisions pour l'US Navy mais celle-ci ont évolué à la baisse depuis :

  • 10 - 11 porte-avions
  • 10 escadres aériennes embarquées
  • 84 – 88 grands bâtiments de surface, y compris de 21 à 32 bâtiments de surface adaptés à la défense contre les missiles balistiques
  • 14 – 28 petits bâtiments de surface (+ 14 chasseurs de mines)
  • 29 – 31 navires d’assaut amphibie
  • 53 – 55 sous-marins d’attaque
  • 14 sous-marins lanceurs d’engins
  • Aegis Ashore (SM-3 basé à terre)
  • 126 – 171 aéronefs de renseignement, surveillance et reconnaissance et de guerre électronique basés à terre (avec ou sans pilote)
  • 3 escadrilles de prépositionnement maritime
  • 30 – 33 bâtiments de soutien logistique de combat (+1 plateforme d’atterrissage mobile)
  • 17 – 25 navires de commandement et de soutien (dont JHSV, 3 T-AKE, 1 MLP)
  • 51 navires rouliers de transport stratégique par mer

Perspectives pour 2040[modifier | modifier le code]

Début 2010, la marine présente au Congrès des États-Unis un nouveau plan de développement à 30 ans, qui comprend de profondes évolutions par rapport aux dernières prévisions de 2005 et tient compte de l'orientation de l'administration Obama vers l'Asie-Pacifique[54]. L'objectif est de disposer de 301 bâtiments en 2040.

La flotte de porte-avions devrait être à cette date de 10 unités ; 12 SNLE de nouvelle génération armés de 16 missiles stratégiques devraient remplacer les 14 Ohio.

Selon le plan de construction actuel, le nombre de sous-marins d’attaque va passer en dessous des 48 sous-marins exigés en 2022 et connaître un minimum de 41 en 2028. La pénurie va se poursuivre jusqu’en 2034[55].

Seul 3 classe Zumwalt seront en service et priorité est donné aux destroyers Arleigh Burke dont un minimum de 70 seront construits et au programme Littoral combat ship qui devrait comprendre 66 unités contre 55 précédemment. En 2014, devant l'inflation du coût de ce programme, ce dernier chiffre a été abandonné et l'on parle d'un maximum de 32 unités[56].

Le projet CG(X) (en) de nouveau croiseur devant remplacer les Ticondegora n'est plus à l'ordre du jour et les 2 bâtiments de commandement de la classe Blue Ridge (en) ne seront pas remplacés après leur retrait prévu en 2029.

Les porte-hélicoptères d'assaut et les transports de chalands de débarquement doivent être au minimum de 33 unités pour assurer la projection de deux brigades de Marines. 23 Joint High Speed Vessel (en) (JHSV), navires rapides de transports de troupes avec un potentiel de capacités supplémentaires devraient être construit, le premier étant le Fortitude (JHSV 1) (en)[57].

Concernant les navires de soutien, le plan prévoit une standardisation autour de deux classes de navires, des ravitailleurs polyvalents du type T-AKE (dont fait partie la classe Lewis and Clark (en) et une nouvelle classe de pétroliers ravitailleurs à double coque : les T-AO(X).

Trois Maritime Prepositioning Squadrons, dotés chacun d'un transporteur ravitailleur (T-AKE), une nouvelle plateforme de débarquement et un navire roulier doivent être mit en place[58].

Ordre de bataille[modifier | modifier le code]

Tir coordonné par le système de combat Aegis d'une salve de missiles sol-air RIM-66 Standard par un croiseur de la classe Ticonderoga et quatre destroyers de la classe Arleigh Burke en 2003.

Au 1er janvier 2002[59][modifier | modifier le code]

Bâtiments de combat

Classe de navires Nombre Tonnage
SNLE (SSBN) 18 301 750 t
Sous-marin nucléaire d'attaque (SSN) 54 331 140 t
Porte-avions nucléaire CVN 9 662 120 t
porte-avions classique CV 3 180 860 t
croiseurs lance-missile CG 27 189 540 t
destroyers lance-missile DDG 35 236 040 t
destroyers DD 20 118 400 t
frégates lance-missiles FFG 34 101 615
patrouilleurs PC 13 3 900
dragueurs et chasseurs de mines MCM et MHC 26 25 630
bâtiment de soutien pour la guerre des mines MCS 1 11 000
TOTAL 240 2 161 995 t

Bâtiments amphibies

Classe de navires Nombre Tonnage
bâtiments de commandement 2 33 580 t
porte-hélicoptères d'assaut (LHA et LHD) 12 323 210 t
transports de chalands de débarquement (LPD et LSD) 26 268 630 t
bâtiment de débarquement de chars (LST) 1 4 970
TOTAL 41 630 390 t

Bâtiments de soutien logistique (sauf MSC et RRF)

Classe de navires Nombre Tonnage
AGF 2
AOE 8
ARS 4
AS 2
TOTAL 16 211 270 t

Tonnage globale de l'US Navy : 3 003 655 tonnes

Au 28 décembre 2009[60][modifier | modifier le code]

Bâtiments de combat

Classe de navires Nombre
Sous-marin nucléaire lanceur d'engins SSBN 14
Sous-marin nucléaire lanceur de missiles de croisière SSGN 4
Sous-marin nucléaire d'attaque SSN 53
Porte-avions nucléaire CVN 11
croiseurs lance-missile CG 22
destroyers lance-missile DDG 57
frégates lance-missiles FFG 30
Littoral combat ship LCS 1
Navire de guerre/soutien des mines 29
TOTAL 222

Bâtiments amphibies

Classe de navires Nombre
bâtiments de commandement 2
porte-hélicoptères d'assaut LHA et LHD 10
transports de chalands de débarquement LPD et LSD 21
TOTAL 33

Bâtiments de soutien logistique (sauf MSC et RRF)

Classe de navires Nombre
AE 4
AFS 1
AKE 8
AO 14
AOE 4
TOTAL 31

Déploiement des flottes entre 2008 et 2011[modifier | modifier le code]

Zone de responsabilité des flottes américaines entre 2008 et 2011.

Grades dans l’US Navy[modifier | modifier le code]

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. 66 unités ont été perdues dont :
    • 43 perdus par l'action de l'armée impériale japonaise :
      • 12 coulé par l'aviation japonaise ;
      • 1 coulé au canon ;
      • 21 par grenadage ;
      • 1 par torpillage par un sous-marin japonais ;
      • 8 par mines ;
    • 5 portés disparus en mission ;
    • 8 par fortune de mer soit 1 par collision et 7 par échouage ;
    • 5 sabordés ou coulés comme cible ;
    • 5 coulés lors de tir ami par avions ou navires américains

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] (en) Active Duty Military Personnel Strengths by Regional Area and by Country, 30 septembre 2007
  2. (en) Texte du décret
  3. M.. Jefferson's lost cause: land, farmers, slavery, and the Louisiana Purchase Par Roger G. Kennedy, page 181
  4. http://www.drbilllong.com/LegalHistoryII/TaxII.html
  5. http://www.jamesmannartfarm.com/friesreb1.html
  6. http://lesstaxing.blogspot.com/2006/12/history-of-taxes.html
  7. Le monde caraïbe: Défis et dynamique. Tome II. Géopolitique, intégration, par Christian Lerat, page 112 (contribution de Maria-Elena Orozco-Melgar, professeur à l'université de Bordeaux))
  8. http://www.google.fr/#hl=fr&tbs=bks%3A1&q=quelques+1.500+%C2%ABpirates%C2%BB++trente-sept+pinasses&aq=f&aqi=&aql=&oq=&gs_rfai=&fp=28f1d4f9c5f1743e
  9. Caraïbes entre liberté et indépendance: réflexions critiques autour d'un bicentenaire, 1802-2002, par Oruno D. Lara
  10. (en) The Nation Divides, Joseph Eulo, 17 décembre 2008
  11. Pierre Belperron, La guerre de Sécession (1861-1865), Librairie académique Perrin,‎ 1973 (1re éd. 1947), 229 p.
  12. Jules Trousset, Nouveau Dictionnaire encyclopédique universel illustré, 1886-1891
  13. (en)« US Secretary of the Navy Josephus Daniels' Official Report on the US Navy During Wartime », sur Source Records of the Great War, Vol. V, ed. Charles F. Horne, National Alumni,‎ 1923 (consulté le 29 avril 2012)
  14. Vincent-Bréchignac, Les flottes de combat 1931,‎ Décembre 1930, p. XXVIII
  15. Y.H. Nouailhat, Les États-Unis 1898-1933 : L'avènement d'une puissance mondiale, Éditions Richelieu, 1973
  16. Moulin 2004, p. ??
  17. (en) Michael Clodfelter, Warfare and Armed Conflicts - A Statistical Reference to Casualty and Other Figures, 1500-2000 2e éditions, 2002, p. 481. (ISBN 0-7864-1204-6)
  18. (en) Merchant Marine in World War I
  19. History of United States Naval Operations in World War II: The Rising Sun in the Pacific, 1931-April 1942, Samuel Eliot Morison, University of Illinois Press, 2001, (ISBN 0-252-06973-0) p. 28
  20. (en) Ship Building 1933-45 - Roosevelt, Franklin D., Global Security
  21. Trial Wacht :Kingoro Hashimoto
  22. (en) H. T. Lenton, Navies Of The Second World War : American Submarines, Doubleday & Co., Inc., Garden City, Royaume-Uni,‎ 1973 (ISBN 0385047614)
  23. Jean-Jacques Antier, Les Combattants de la guerre sous-marine 1939-1945, Éditions Idégraf, Genève, 1976, p. 184
  24. Philippe Masson, Marines et Océans, Imprimerie nationale, Paris, 1982
  25. a, b et c au 30 juin de chaque année, Moulin 2004, p. 386
  26. Philippe Masson, La Puissance maritime et navale au XXe siècle, Perrin, Paris, 2002, p. 245
  27. Moulin 2004, p. 387
  28. uboat.net - Allied Warships - Allied War Losses
  29. Le Fanatique de l'aviation hors série no 5, décembre 1996
  30. (en) Paul H. Silverstone, US Warships of World War 2, Naval Institute Press,‎ juin 1989 (ISBN 978-0870217739)
  31. Rapport « Major Combatant Ships Added to United States Fleet, 7 December 1941 - 1 October 1945 » [lire en ligne]
  32. Pour 331 mètres de longueur et 38 mètres de large
  33. Pour 296 mètres de longueur et 34,4 mètres de largeur
  34. Philippe Masson, La Puissance maritime et navale au XXe siècle, Perrin, 2002, p. 311
  35. À propos de l'appui aérien rapproché, Harold K. Johnson, alors commandant le 8e régiment de cavalerie, déclare : « Si vous le demandez, vous ne pouvez pas l’avoir. Si vous pouvez l’avoir, il n’arrive pas à vous localiser. S’il arrive à vous localiser, il ne peut identifier la cible. S’il peut identifier la cible, il ne parvient pas à la détruire. Mais s’il arrive à détruire la cible, il ne fait de toutes façons pas de grands dommages », cité par Clay Blair, The Forgotten War: America in Korea, 1950-1953, Time Books, New York, 1987, p. 577
  36. En effet, le 1er novembre 1950, 6 MiG-15 de la force aérienne chinoise traversent la frontière du fleuve Yalou entre la Corée du Nord et la République populaire de Chine, ouvrant la voie au passage de troupes chinoises
  37. John R. Bruning, Crimson Sky: The Air Battle for Korea, Potomac Books, Dulles, 1999 (ISBN 978-1-57488-158-5)
  38. Encyclopédie de l'Aviation, Éditions Atlas
  39. La Royal Australian Navy engage le Sydney du 30 septembre 1951 au 5 mai 1952 avec 38 avions selon le site Korean War [lire en ligne]
  40. Contre 392 000 sorties pour les appareils de l’US Air Force
  41. (en) U.S. Navy Ships: Sunk or Damaged in Action during the Korean Conflict, Naval History & Heritage Command, 1er avril 2004
  42. Ordre de bataille des porte-avions et des escadrons embarqués américains dans le Pacifique ouest et au Viêt Nam (1964-1975) [lire en ligne]
  43. Rapport de la National Security Agency déclassifié le 30 novembre 2005 puis le 30 mai 2006 [lire en ligne]
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  45. David Donald et Jon Lake, McDonnell F-4 Phantom: Spirit in the Skies, AIRtime Publishing, Londres, 2002 (ISBN 1-880588-31-5)
  46. Robert Dorr et Chris Bishop, Vietnam Air War Debrief, Aerospace Publishing, Londres, 1996 (ISBN 1-874023-78-6), p. 44
  47. Robert Dorr et Chris Bishop, Vietnam Air War Debrief, Aerospace Publishing, Londres, 1996 (ISBN 1-874023-78-6), p. 188-189
  48. Liste des victoires aériennes par des pilotes de l’US Navy (1965-1973) [lire en ligne]
  49. « US Navy : quelle structure de force ? », dans Défense & Sécurité Internationale (ISSN 1772-788X), no 34 (février 2008)
  50. Rapport au Congrès « Navy Force Structure and Shipbuilding Plans: Background and Issues for Congress » no RL32665 (12 juin 2007) [lire en ligne]
  51. (en)Adam Entous, Julian E. Barnes, « U.S. Plans New Asia Missile Defenses », sur The Wall Street Journal,‎ 23 août 2012 2012 (consulté le 25 août 2012)
  52. « L’US Navy va renforcer sa présence dans le Pacifique, malgré les coupes (chef d’état-major) », sur Liberation,‎ 6 mai 2013 (consulté le 10 mai 2013)
  53. « Examen quadriennal de la défense » [PDF], sur http://www.defense.gov/, Département de la Défense,‎ 1er février 2010 (consulté le 6 avril 2010)
  54. Yves Boyer, « La stratégique de rééquilibrage des États-Unis vers l’Asie-Pacifique et la Chine », sur Fondation pour la Recherche Stratégique,‎ juin 2013 (consulté le 14 avril 2014)
  55. (en) Longer deployments due to ‘sub gap’, Lance M. Bacon, Navy Times, 11 janvier 2010
  56. AFP, « Orientations budgétaires du Pentagone : les principales mesures », sur Boursorma,‎ 24 février 2014 (consulté le 25 février 2014)
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  58. A quoi ressemblera l'US Navy en 2040 ?, Mer et Marine, 11 février 2010
  59. 'Flottes de combat 2002'
  60. Naval Vessel Register

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]