Réunification allemande

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La réunification allemande est le processus qui, d'octobre 1989 à octobre 1990, a conduit à l'intégration de la République démocratique allemande dans la République fédérale d'Allemagne, laquelle était constituée alors par les Länder formant ce qui était appelé l'Allemagne de l'Ouest. En allemand, ces événements sont désignés par les mots deutsche Einheit (unité allemande) ou, plus rarement, Wiedervereinigung (« réunification ») ou, de façon plus neutre, Wende (« tournant »). Le terme figurant sur les textes officiels est Beitritt der DDR zum Geltungsbereich des Grundgesetzes der BRD (« Accession de la RDA à la zone de validité de la Loi fondamentale de la RFA »), loi mise en vigueur le 23 août 1990 par le parlement de la RDA. La réunification allemande fut effective le 3 octobre 1990.

Ces cartes illustrent l'évolution démographique et économique des différentes régions d'Allemagne dans les années qui suivent la réunification. Carte de gauche : évolution démographique ; carte centrale : salariés assujettis à l'assurance sociale ; carte de droite : taux de chômage.

Division de l'Allemagne[modifier | modifier le code]

Le mur de Berlin à l'emplacement du passage du S-Bahn. Cette photo, prise en 1980, paraît dans le contexte des années 2000 curieusement anachronique.

L'occupation de l'Allemagne, la guerre froide, la crise du blocus de Berlin et le plan Marshall entraînent en 1949 la création de deux États idéologiquement rivaux : la République fédérale d'Allemagne (Bundesrepublik Deutschland ou RFA) en mai 1949, et la République démocratique allemande (Deutsche Demokratische Republik ou RDA) en octobre 1949. L'Allemagne fédérale rejette toutefois la légitimité de la République démocratique allemande. L'Union soviétique est d'ailleurs tentée d'abandonner celle-ci dans les mois qui suivent la mort de Staline en mars 1953. Mais les troubles qui éclatent à l'est mettent fin à cette idée.

En 1961, le gouvernement de la RDA construit le mur de Berlin, destiné à empêcher la fuite des habitants de l'Allemagne de l'Est vers la RFA. Le Mur et la frontière intérieure allemande, symbole de la division du pays, restera une frontière étroitement surveillée et quasiment étanche jusqu'au mois de novembre 1989.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Mouvements populaires en RDA[modifier | modifier le code]

En 1989, malgré les difficultés économiques et sociales croissantes auxquelles doit faire face le régime de la RDA, la perspective d'une réunification des deux Allemagnes parait encore lointaine. Le 11 juin 1989, le futur chancelier fédéral Helmut Kohl, déclare que les chances d'une réunification sont inexistantes alors que le secrétaire général du comité central du SED (parti communiste est-allemand), Erich Honecker, promet que le mur de Berlin durera encore 100 ans[1]. Pourtant, depuis le 2 mai, la frontière entre la Hongrie et l'Autriche est ouverte et de nombreux Allemands de l'Est utilisent cette possibilité pour rejoindre la République fédérale.

Le mécontentement populaire est-allemand grandit et le 4 septembre environ 1 200 personnes défilent à Leipzig pour réclamer des réformes et notamment la liberté de circulation vers l'Ouest. C'est le début des « manifestations du lundi » (Montagsdemonstrationen) qui auront lieu dans plusieurs villes jusqu'en mars 1990. Mikhaïl Gorbatchev avait déjà indiqué le 6 juillet que l'Union soviétique n'interviendrait pas pour réprimer les mouvements qui agitent la RDA. Un tournant est atteint le 9 octobre 1989 avec la première véritable manifestation de masse qui réunit environ 70 000 personnes toujours à Leipzig. Peut-être pour ne pas prendre la responsabilité d'un bain de sang, les responsables locaux ordonnent aux différentes forces de sécurité (Stasi, Volkspolizei et NVA) de ne pas interrompre le défilé. Egon Krenz déclarera plus tard avoir personnellement donné cet ordre. Dès lors, le nombre des manifestants ne cessera d'augmenter les deux lundis suivants pour atteindre respectivement 120 000 personnes le 16 octobre et 320 000 le 23.

Cependant, le 18 octobre 1989, peu après les célébrations du 40e anniversaire de la RDA, Honecker est contraint à démissionner par le Politbüro du SED, qui nomme Krenz pour lui succéder. Cette démission ne suffira cependant pas à calmer les manifestants dont les revendications de réforme du système politique ont pris entretemps un tour de plus en plus nationaliste et incluent entre autres la réunification avec la République fédérale. Finalement, le Conseil des ministres de la RDA démissionne à son tour le 8 novembre 1989, suivi le lendemain par le Politbüro.

Chute du mur de Berlin[modifier | modifier le code]

En 1989[2], les ressortissants est-allemands sont de plus en plus nombreux à quitter la RDA via la Tchécoslovaquie et la Hongrie. Ces pays, complètement débordés par l’afflux des réfugiés, accentuent la pression sur le régime est-allemand. C’est pourquoi, le matin du 9 novembre 1989, Egon Krenz, le chef du SED, réunit en cellule de crise les membres du Politbüro pour élaborer un projet de loi qui doit faciliter les voyages. Il demande au porte-parole du gouvernement, Günter Schabowski, de rendre public ce projet le jour même, lors d’une conférence de presse retransmise en direct par la télévision et la radio est-allemandes.

La conférence débute à 18 heures. Face aux membres du gouvernement, une centaine de journalistes allemands et étrangers. Schabowski commence par évoquer des sujets généraux : « Pour résumer ce qui a été dit aujourd’hui au comité central [...] discussion intense du camarade Krenz ».

Il faut attendre 50 minutes pour qu’un journaliste italien pose la seule question dont la réponse intéresse les citoyens de la RDA : vont-ils pouvoir voyager librement ? Schabowski répond : « Nous connaissons le désir, le besoin de la population de voyager, voire de quitter la RDA ». Pendant plus de trois minutes, Schabowski tourne autour du pot. Puis, à 18 h 56, il conclut de façon presque anodine : « Nous avons donc décidé aujourd’hui de prendre une disposition qui permet à tout citoyen de la RDA de sortir du pays par les postes-frontières de la RDA. »

Soudain, les journalistes se réveillent et demandent des précisions : « Dès maintenant ? » Schabowski, incapable de répondre, se penche alors sur le document et lit : « Les voyages privés à l’étranger pourront être autorisés sans conditions particulières ou raisons familiales. Les autorisations seront délivrées rapidement. »

Question d’un autre journaliste : « À partir de quand ? » Schabowski : « Pour autant que je sache... immédiatement... sans délai.»

Schabowski ignore que les voyages devaient faire l’objet d’une demande préalable de visa. Un journaliste insiste : « C’est valable aussi pour Berlin-Ouest ? » (Schabowski) : « Oui, oui... les départs pourront s’effectuer par tous les postes-frontières de la RDA vers la RFA, y compris vers Berlin-Ouest. »

À 19 heures précises, Schabowski clôt la conférence de presse, laissant en suspens de nombreuses questions, et rentre chez lui.

Tout s'accélère alors. À 19 h 30, les informations de la télévision est-allemande annoncent : « Les demandes de voyages privés à l’étranger peuvent être faites dès à présent sans motif particulier ». De l’autre côté du Mur, dès 20 heures, la télévision de l’ouest annonce : « Selon Schabowski, les citoyens est-allemands désireux de sortir du pays ne sont plus obligés de passer par la Tchécoslovaquie. »

À 20 h 30, les premiers citoyens de la RDA se dirigent vers les postes-frontières, qui restent fermés, car les soldats ne sont au courant de rien.

À 20 h 45, tandis que le Politbüro, toujours enfermé en cellule de crise à Berlin-Est, ignore ce qui se passe dans son pays[réf. nécessaire], la nouvelle parvient à Bonn, au Bundestag. La séance plénière est interrompue. Les députés se lèvent et entonnent spontanément l’hymne national.

À Berlin, une foule toujours plus nombreuse se rassemble aux postes-frontières. Les soldats reçoivent enfin des ordres. Pour calmer le jeu, ils doivent laisser passer quelques personnes. Mais la situation leur échappe complètement. À 22 h 45, les informations de l’Ouest annoncent : « Ce 9 novembre est un jour historique. La RDA a annoncé que ses frontières étaient désormais ouvertes à tous. Les portes du Mur sont grandes ouvertes. »

Au même moment, les soldats est-allemands qui ne sont plus en mesure de contrôler la foule ouvrent effectivement les postes-frontières. À 0 h 02, tous les postes-frontières de Berlin sont ouverts. Durant la nuit, des dizaines de milliers d’Allemands de l’Est peuvent accéder librement à la partie ouest de la ville. Le lendemain, le gouvernement de la RDA en est encore à se demander si l’armée peut reprendre le contrôle des frontières[réf. nécessaire].

Le chemin vers l'unité[modifier | modifier le code]

Le 13 novembre, le parlement de la RDA (Volkskammer) élit Hans Modrow au poste de Ministre-président. Gorbatchev déclare que la réunification est une question que les Allemands doivent régler entre eux. La mention du rôle particulier du SED (Sozialistische Einheitspartei Deutschlands, « Parti socialiste unifié d'Allemagne »), est retirée de la constitution, ce qui ouvre potentiellement la voie à des élections libres et à une véritable opportunité d'accession au pouvoir des autres partis politiques. À partir du 7 décembre, le nouveau gouvernement dirigé par Modrow accepte de discuter avec les nouveaux groupes d'oppositions et les Églises lors d'une « table ronde centrale ». D'autres « tables rondes » sont formées à l'échelon communal. Les principales revendications des opposants portent sur la démocratisation du régime, la tenue d'élections libres et la dissolution du Ministère de la Sécurité d’État (Ministerium für Staatssicherheit, plus connu sous l'acronyme de « Stasi »). La réunification allemande n'est cependant pas à l'ordre du jour.

Le 18 mars 1990, se tiennent les élections pour la Chambre du peuple (Volkskammer) de la RDA. Autant à l'Est qu'à l'Ouest, de nombreuses discussions portent sur le calendrier et les modalités d'une réunification. La victoire des conservateurs de l’Allianz für Deutschland (Alliance pour l'Allemagne - coalition de trois partis conservateurs dont la CDU de l'Est) décide en faveur d'une réunification rapide en utilisant l'article 23 de la loi fondamentale de la République fédérale d'Allemagne. Cet article permet à un Land allemand de faire une déclaration unilatérale d'adhésion au domaine d'application de la loi fondamentale lorsque celle-ci n'était pas en vigueur lors de son adoption en 1949.

Dans la nuit du 22 au 23 août 1990, la Volkskammer décida la déclaration de l'adhésion avec effet le 3 octobre 1990. Il est à remarquer que cette date est unilatéralement décidée par le parlement de la RDA sans consultation avec le gouvernement ou le parlement de la RFA.

Réunification[modifier | modifier le code]

Les deux exemplaires du traité d'unification à Berlin

Les modalités de la réunification sont fixées par le traité d'unification (Einigungsvertrag) signé à Berlin le 31 août 1990 et ratifié le 20 septembre par la Volkskammer de l'Est avec 299 contre 80 votes et par le Bundestag de l'Ouest avec 442 contre 47 votes. Avec le traité des 2+4, un traité de paix entre les deux États allemands et les quatre puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale (États-Unis, France, Royaume-Uni et Union soviétique) signé à Moscou le 12 septembre 1990, la totalité du territoire allemand (incluant Berlin) devient pleinement souverain au moment de la réunification qui intervient le 3 octobre 1990. À cette date, la constitution de la RDA devient caduque, remplacée sur l'ancien territoire est-allemand par la Loi fondamentale de la République fédérale d'Allemagne.

Enfin, un traité signé le 14 novembre 1990 à Varsovie fixa les limites de l'Allemagne réunifiée avec la Pologne sur la ligne Oder-Neiße, frontière effective depuis 1945. L'Allemagne renonça donc définitivement aux anciennes provinces de Prusse-Orientale, de Silésie, de Poméranie orientale et à la partie du Brandebourg située à l'est de ces deux rivières.

Ce mercredi 3 octobre 1990, une foule se trouve sur la Unter den Linden pour fêter la réunification de la RDA et la RFA avec des objets publicitaires de Pepsi-Cola... journée d'une nouvelle consommation pour les allemands de l'est avec l'arrivée d'un camion-poubelle.

Conséquences pratiques[modifier | modifier le code]

La monnaie[modifier | modifier le code]

Le traité monétaire signé à Bonn au Palais Schaumburg (Chancellerie fédérale), le 18 mai 1990 entre la RFA et la RDA sera probablement le premier acte significatif de la réunification allemande. Celui-ci stipula qu'à partir du 1er juillet suivant, le Deutsche Mark émis par la République fédérale d'Allemagne devenait également l'unité monétaire de la République démocratique allemande. L'ancien Mark est-allemand (ou Ostmark) fut échangé à parité (1:1).

Les privatisations[modifier | modifier le code]

La mise aux normes des structures économiques est-allemandes à l'économie de marché, nécessita la privatisation de 14 000 entreprises d'État et coopératives existantes (représentant 80 % de l'économie de la RDA). La supervision de ce processus fut confiée à un organisme de droit ouest-allemand, la Treuhandanstalt, qui siégeait à Berlin dans l'ancien bâtiment du Reichsluftfahrtministerium (« Ministère de l'Air du Reich » de Göring) et employait 4 000 personnes.

Les dettes publiques de la RDA[modifier | modifier le code]

Les dettes est-allemandes furent transférées dès 1994 à un fonds spécial et réparties à part égales entre l'État fédéral et les nouveaux Länder de l'est, les recettes des privatisations servant en partie au désendettement.

Les entreprises publiques[modifier | modifier le code]

Le transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Jusqu'au 1er janvier 1994, le transport ferroviaire au niveau national relevait des deux entreprises publiques qui existaient pendant la séparation : la Deutsche Bundesbahn à l'ouest et la Deutsche Reichsbahn (DR) à l'est. Celles-ci fusionnèrent pour créer la Deutsche Bahn société anonyme dont le capital est détenu à 100 % par l'État fédéral.

Le transport aérien[modifier | modifier le code]

Des deux sociétés nationales existantes : Lufthansa à l'ouest et Interflug à l'est, seule la seconde ne survécut pas à la réunification. Interflug cessa ses activités en 1991.

Les transports berlinois[modifier | modifier le code]

Des deux sociétés dénommées Berliner Verkehrsbetriebe (Compagnie des transports berlinois), mais ayant deux sigles différents - BVG à Berlin-Ouest et BVB à Berlin-Est - seule la BVG obtint le monopole des transports dans le « Grand-Berlin ». Elle reprit donc l'exploitation des réseaux de BVB. Elle est depuis détenue à 100 % par le Land de Berlin.

Les postes et télécommunication[modifier | modifier le code]

Les sociétés chargées des postes et télécommunications : Deutsche Bundespost pour l'ouest, Deutsche Post pour l'est, fusionnèrent le 1er juillet 1989, pour créer trois entreprises publiques distinctes :

  • Deutsche Bundespost Postbank  : chargée de la banque postale et des services financiers ;
  • Deutsche Bundespost Telekom : chargée des communications électroniques ;
  • Deutsche Bundespost Postdienst : chargée du service postal fédéral.

Les nouveaux Länder[modifier | modifier le code]

La loi votée par la Volkskammer le 22 août 1990 sur la reconstitution des anciens Länder dissous par la réforme territoriale de 1952 et qui furent remplacés par 15 Bezirke (districts), fut l'application de la condition sine qua non d'une entrée de la RDA dans la loi fondamentale de la République fédérale d'Allemagne par le biais de son article 23. Celui-ci permettait une déclaration unilatérale d'adhésion au domaine d'application de la loi fondamentale par un Land allemand où celle-ci n'était pas mise en vigueur en 1949. Ainsi, furent recréés les Länder de Brandebourg, Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Saxe, Saxe-Anhalt et Thuringe.

La réunification de Berlin[modifier | modifier le code]

La réunification de la ville de Berlin intervint le même jour que la réunification du pays, le 3 octobre 1990. Bonn qui fut capitale provisoire de République fédérale perdit donc ce statut au profit de celui de « ville fédérale » (Bundesstadt), statut unique octroyé à une ville allemande.

Les structures institutionnelles des deux municipalités (le Sénat de Berlin-Ouest et le conseil municipal de Berlin-Est) avaient tenu leur première réunion commune au Rotes Rathaus (ancien Hôtel de ville central) le 12 juin précédent. La Constitution de Berlin votée pourtant par le Sénat ouest-berlinois le 1er septembre 1950 et valable pour l'ensemble du Land, entra en application seulement au moment de la réunification de la ville (le même jour eurent lieu les premières élections municipales communes). Walter Momper, tout juste nommé Maire-gouverneur de Berlin-ouest, deviendra le premier maire de la capitale allemande réunifiée.

La réunification de la ville permit également à l'essentiel des institutions fédérales de s'y installer de façon définitive, comme par exemple :

Cependant, pour des raisons plus financières que politiques, de nombreux ministères, ambassades et autres institutions n'ont pas été transférés à Berlin et sont restés à Bonn.

Le ministère fédéral des Relations intra-allemandes[modifier | modifier le code]

Le ministère fédéral des Relations intra-allemandes qui fut chargé des relations entre les deux pays dans le cadre de la « politique allemande » (Deutschlandpolitik) du Gouvernement fédéral fut le seul à être dissous en 1991, ne trouvant plus dès lors son utilité.

L'armée[modifier | modifier le code]

Une partie des effectifs de la Nationale Volksarmee (« Armée populaire nationale » de la RDA) fut intégrée dans la Bundeswehr (Armée fédérale ouest-allemande) lorsqu'ils présentaient des gages de respect de la constitution de la RFA. Une sorte de « décommunisation » (par analogie avec la dénazification) eut alors lieu. Les officiers les plus haut gradés furent mis à la retraite d'office. Une partie de l'armement fut vendue ou donnée aux pays intéressés (Pays de l'Est, Proche-Orient, etc.). Le reste fut rebuté ou « occidentalisé », c'est-à-dire mis aux normes OTAN, et intégré dans la Bundeswehr, par exemple les MiG-29.

Le sport[modifier | modifier le code]

Les fédérations sportives est-allemandes furent dissoutes et leurs structures intégrées à leurs homologues d'Allemagne de l'Ouest. Les championnats ouest-allemands furent réorganisés afin d'accueillir dans leurs rangs les anciens clubs de RDA.

Par exemple, le Championnat de RDA de football fut ainsi supprimé ; seuls les deux premiers clubs du dernier championnat est-allemand (Hansa Rostock et Dynamo Dresde) furent admis en Bundesliga pour la saison 1991/1992, ce championnat étant alors étendu à vingt clubs. Les autres clubs classés de la troisième à la huitième place de ce même championnat de RDA furent admis en Bundesliga.2 respectivement : VfB Leipzig, Chemnitzer FC, FC Carl Zeiss Iéna, FC Rot-Weiss Erfurt, Hallescher FC et BSV Stahl Brandenburg.

Célébrations[modifier | modifier le code]

La réunification allemande est aujourd'hui la fête nationale allemande, le « Jour de l'Unité allemande », célébrée le 3 octobre en souvenir de la déclaration d'adhésion. Le 9 novembre, date de la chute du Mur de Berlin en 1989, avait également été proposé, mais cette date rappelle de sombres épisodes de l'histoire allemande, comme la « Nuit de Cristal » de 1938, c'est pourquoi elle ne fut pas retenue.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 19 janvier 1989.
  2. Source : émission Karambolage de la chaîne ARTE, diffusée le 9 novembre 2008, consacrée à la chute du Mur ; le texte est de Jeanette Konrad.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]