Dissolution de la Tchécoslovaquie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
La Tchécoslovaquie, au temps de la République socialiste, avec ses deux composantes d’alors : la République socialiste tchèque et la République socialiste slovaque.

La dissolution de la Tchécoslovaquie a provoqué l'indépendance des pays suivants :

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle voit son origine lorsque la révolution de velours, met fin à la dictature communiste qui prévalait jusque là au sein de la « République socialiste tchécoslovaque ». Le leader de la contestation, le dissident Václav Havel est alors élu à la présidence de la fédération qui est bientôt rebaptisée « République fédérale tchèque et slovaque ».

Mais les dissensions et les divergences d’intérêts entre les deux composantes nationales du pays furent telles que la désignation de Vladimír Mečiar et Václav Klaus à la tête des gouvernements slovaque et tchèque, ne purent rien changer, les Slovaques réclamant notamment plus de décentralisation, alors que Prague souhaitait un contrôle renforcé au sein de la fédération.

Des négociations ont lieu durant l'été entre les deux parties afin de tenter de trouver une issue à la crise. Mais, le 17 juillet 1992, le parlement slovaque adopte la déclaration d'indépendance de la nation slovaque. Six jours plus tard, Vladimír Mečiar et Václav Klaus se rencontrent à Bratislava et s'accordent finalement sur la séparation du pays. Václav Havel, opposé à la partition, démissionne le 20 juillet ; le Premier ministre Jan Stráský, qui a remplacé Marián Čalfa, assure l'intérim à la tête de l'État tchécoslovaque.

Le 13 novembre, l'assemblée fédérale divise formellement les territoires tchèques et slovaques. Le 25 novembre, un acte constitutionnel établit le calendrier de la dissolution de la Tchécoslovaquie, qui devient effective le 31 décembre 1992 à minuit.

Le 2 février 1993, Václav Havel redevient chef de l'État en tant que président de la nouvelle République tchèque indépendante. Michal Kováč devient président de la République slovaque, tandis que Václav Klaus et Vladimír Mečiar restent à la tête de leurs gouvernements respectifs.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]