Assassinat de John F. Kennedy

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Assassinat de John F. Kennedy

Description de cette image, également commentée ci-après

John F. Kennedy saluant la foule depuis
sa limousine Lincoln Continental

Date 22 novembre 1963
Lieu Dallas, Texas
Chronologie
22 novembre 1963
12h30 Des coups de feu retentissent sur la Dealey Plaza.
12h35 La Lincoln Continental présidentielle arrive au Parkland Memorial Hospital.
12h48 L'attentat est officiellement confirmé.
13h00 Les médecins prononcent la mort de Kennedy.
13h33 Annonce officielle du décès de J. F. Kennedy.
15h30 Arrestation de Lee Harvey Oswald.
24 novembre 1963 Lee Harvey Oswald est abattu.
25 novembre 1963 Funérailles du président.
29 novembre 1963 Instauration de la Commission Warren.

L’assassinat du président John Fitzgerald Kennedy, trente-cinquième président des États-Unis, eut lieu le vendredi 22 novembre 1963 à Dallas (Texas) à 12 h 30 (Central Standard Time), soit 18 h 30 UTC. Après que le cortège présidentiel eut traversé à vitesse réduite le centre de la ville et alors que la voiture présidentielle, décapotée, passait sur Dealey Plaza, John F. Kennedy fut mortellement blessé par des tirs d'arme à feu. Quelques heures après la fusillade, un homme, Lee Harvey Oswald, est arrêté dans un cinéma pour avoir tué un policier. Identifié comme un des employés du dépôt de livres, lieu dont des témoins ont perçu des tirs sur le cortège, et où l'on a retrouvé, au cinquième étage du bâtiment, un fusil à lunette lui appartenant, il est considéré par la police de Dallas comme le suspect de l'assassinat du président. Deux jours après, lors de son transfert à la prison de Dallas, il est à son tour assassiné par Jack Ruby, un propriétaire de boîte de nuit.

Afin de dissiper les doutes et interrogations concernant un complot d'assassinat, Lyndon Johnson nomma une commission d'enquête chargée de faire la lumière sur les faits. Les conclusions de la Commission Warren, établissant la seule culpabilité d'Oswald dans l'assassinat, n'empêchèrent pas les contestataires et critiques. Ceux-ci se focalisant sur la non prise en compte de témoignages et de pièces du dossier, ainsi que sur la théorie de la balle unique, selon laquelle une seule balle avait causé trois blessures en traversant les corps de Kennedy et du sénateur Connaly. Les conclusions officielles furent aussi remises en cause lors de l'enquête du procureur Jim Garrison, aboutissant à un procès retentissant mettant en accusation l'homme d'affaire Clay Shaw pour conspiration d'assassinat. En 1976, une seconde commission d’enquête, le House Select Committee on Assassinations, fut chargée de réexaminer les pièces et éléments sur l'assassinat de Kennedy. Tout en confirmant l'essentiel des conclusions du rapport Warren, elle conclut cependant à la présence d'un second tireur, et par conséquent à la possibilité d'un complot.

L'assassinat de Kennedy a suscité un nombre important d'ouvrages soutenant, soit les conclusions du rapport Warren, soit les hypothèses de conspirations, et il fait l'objet de plusieurs romans et films dont le plus célèbre est JFK d'Oliver Stone, basé en grande partie sur l'enquête de Jim Garrison.

Le contexte[modifier | modifier le code]

John Fitzgerald Kennedy, né en 1917, fut élu en 1960 en réussissant tout d'abord à s'imposer face aux ténors du Parti démocrate, tels que les sénateurs Hubert H. Humphrey, Lyndon B. Johnson[note 1] et Adlai Stevenson, puis en battant de justesse le candidat républicain, Richard Nixon.

Malgré cette victoire à l'arraché (à propos de laquelle un rapport du FBI de mars 1960 fait état d'un soutien financier du candidat démocrate par des membres de la mafia de Chicago dont Joe Fischetti, un associé de Sam Giancana[1]), Kennedy devint rapidement un président très populaire quoique controversé.

Sa popularité était due à sa jeunesse, sa maîtrise des médias (on attribue souvent sa victoire électorale à un débat télévisé resté célèbre), son dynamisme (il créa notamment le concept de Nouvelle Frontière qui donna un objectif à l'Amérique : envoyer un Américain sur la Lune) et les espoirs de paix qu'il semblait incarner dans les temps troublés de la guerre froide. Le couple qu'il formait avec son épouse Jackie, ainsi que son approche simple et directe, achevèrent de faire de Kennedy l'incarnation des espoirs d'une génération qui voulait sortir de la guerre froide.

En revanche, sa politique, aussi bien étrangère qu'intérieure, était perçue comme « molle » à l'égard du communisme par les conservateurs. Pourtant, entré en fonction en janvier 1961, Kennedy avait lancé en mars un important programme d’armement et se déclarait prêt à s'opposer à la progression du communisme. En novembre 1961, les États-Unis déployèrent d'ailleurs en Europe 45 missiles Jupiter dont la portée permettait d'atteindre le territoire soviétique (quinze en Turquie et trente en Italie). Mais lorsque Kennedy accepta l'exécution d'un plan d'invasion de Cuba préparé par la CIA, l'opération, connue sous le nom de son lieu de débarquement, la baie des Cochons, fut un fiasco retentissant qui entraîna le limogeage d'Allen Dulles, directeur de la CIA. De leur côté, la CIA et les exilés cubains qui avaient payé le prix fort et la droite conservatrice rendirent Kennedy directement responsable de cet échec, car ce dernier avait refusé un soutien aérien à l'opération. Au cours des mois qui suivirent, l'administration Kennedy tenta à plusieurs reprises de faire assassiner Fidel Castro et la crise des missiles de Cuba fut l'occasion, pour le jeune président, de montrer qu'il pouvait résister fermement à l'Union soviétique. Toutefois, les conservateurs américains lui reprochèrent, à nouveau, son incompétence et le fait qu'il ait concédé le démantèlement des missiles installés en Turquie. Enfin en août 1961, alors que commençait la construction du mur de Berlin et bien que cet acte fût contraire aux accords entre les grandes puissances, Kennedy ne réagit pas autrement que par des discours, même si le fameux « Ich bin ein Berliner », prononcé lors d'une visite dans la ville, marqua les esprits.

Au Viêt Nam, considéré comme un point chaud de la lutte contre l'avancée du communisme, la politique de Kennedy ne semblait pas claire, puisque d'une part il permit le renversement de Ngô Đình Diệm, hostile à l'intervention directe des États-Unis, par une clique de généraux corrompus, alors qu'il semblait d'autre part envisager la possibilité d'évacuer les conseillers militaires américains en 1964.

Sur le plan intérieur, le point le plus novateur de la politique de l'administration Kennedy fut le processus de déségrégation raciale. En septembre 1961, des agents fédéraux furent mandatés pour permettre l'inscription d'un étudiant noir à l'université d'État du Mississippi et le président se prononça pour les droits civiques des Noirs.

Aussi, lorsqu'en novembre 1963, John F. Kennedy entama la campagne en vue de sa réélection par un voyage au Texas, il était un président très populaire dont la politique était durement contestée par la droite réactionnaire et que certains représentants considéraient comme un traître[2] ; il comptait des ennemis farouches d'un bord à l'autre de l'échiquier politique, de Fidel Castro (dont il a ordonné à la CIA de se débarrasser) aux Cubains anti-castristes et à la CIA – qui ne lui pardonnaient pas l'épisode de la baie des Cochons en passant par la mafia qui commençait à souffrir des coups de boutoir du département de Justice sous les ordres de l'Attorney General, son frère Robert Kennedy, sans oublier tout ce que les États-Unis comptaient d'éléments racistes et réactionnaires, comme la John Birch Society[3]. Il avait été déjà victime de deux tentatives d'assassinats (en).

Les faits[modifier | modifier le code]

Le voyage à Dallas[modifier | modifier le code]

Arrivée à l'aéroport de Dallas du couple présidentiel. Jackie, en recevant de la femme du maire de Dallas Earle Cabell (en) un bouquet de roses rouges assorti à son tailleur, verra rétrospectivement dans cette gerbe rouge un signe prémonitoire car elle avait été accueillie les trois fois précédentes au Texas par des roses jaunes symboles de cet État[4].

Le président Kennedy avait choisi de visiter Dallas le 22 novembre 1963 dans le cadre d’une tournée électorale de deux jours au Texas, État sudiste qui lui résiste. Le motif de cette tournée était la levée des fonds pour la campagne présidentielle démocrate et la préparation de la réélection lors du scrutin de 1964. Le 21 novembre à 10 heures 45, le président et son épouse Jacqueline (bien que dépressive suite à la mort de son fils Patrick le 9 août 1963[5], John Fitzgerald avait réclamé sa présence, sa popularité devant l'aider pour rallier cet État important) quittent la Maison-Blanche avec l'hélicoptère Marine One pour se rendre à la base aérienne Andrews Air Force Base d'où ils embarquent dans Air Force One qui les emmène à San Antonio. Le président défile dans la ville puis se rend dans le comté de Brooks pour y inaugurer une base américaine de médecine aéronautique. Enfin, il prononce un discours au Rice Stadium de Houston, le couple passant la nuit à l'Hotel Texas (en). Dès sa sortie de cet hôtel de Fort Worth le matin du 22 novembre, Kennedy prend un bain de foule puis embarque dans Air Force One pour Dallas. À 11h33 sur l'aérodrome Dallas Love Field (en), le couple Kennedy apparaît en haut de la passerelle[6].

Le cortège présidentiel de Dallas, parti à 11 h 55 de l'aérodrome, devait traverser la ville et amener le président au Trade Mart (en) pour un déjeuner. La voiture était une Lincoln Continental décapotable de 1961[7]. Dans la voiture du président, outre son épouse Jacqueline Kennedy dans son tailleur rose poudré et lui, avaient pris place le gouverneur du Texas, John Connally, Sr. et son épouse Nellie ainsi que deux agents du Secret Service (département chargé de la sécurité présidentielle), Roy Kellerman et Bill Greer (conducteur)[8].

La ville de Dallas était considérée comme une destination relativement risquée car peu acquise aux idées de Kennedy[9]. Dallas était l'une des plus grandes villes du Texas, un État sudiste, où la ségrégation raciale était appréciée jusqu'à ce que Kennedy y mette fin en 1962 ; le Texas avait été un État confédéré qui s'était battu dans la guerre de Sécession pour le maintien de l'esclavage ; c'est pourquoi le voyage du président Kennedy était important et symbolique, il s'agissait de montrer après les émeutes qu'il restait le président aussi bien du Nord que du Sud ; Kennedy savait le voyage risqué, et se demanda plusieurs fois s'il fallait vraiment le faire ; sa femme Jackie l'en a persuadé ; le Texas était un État sudiste hostile aux Kennedy, mais il passait pour moins réactionnaire que les États du sud à l'est du Mississippi (l'Alabama, par exemple), et l'un de ses deux sénateurs n'était autre que le vice-président Johnson. Ainsi, Kennedy, malgré quelques doutes, pouvait être rassuré. Caractéristique de cette atmosphère chargée, la publication dans un journal de la ville, le jour du voyage, d’un encart payant critiquant le président avec une grande violence[10] et l’agression, lors d’une manifestation, d'Adlai Stevenson, ambassadeur des États-Unis aux Nations unies.

Pourtant, c'est une ville amicale que le cortège avait traversée, acclamé par une foule enthousiaste avec très peu de manifestations hostiles. C'est pourquoi John Fitzgerald Kennedy, alors en campagne, avait réclamé que sa voiture circulât lentement (17,5 km/h au moment de l'assassinat) et fût décapotée (toit en plexiglas transparent amovible de la Lincoln), faisant même arrêter le convoi à deux reprises pour serrer des mains[8].

L’assassinat[modifier | modifier le code]

Dealey Plaza. Itinéraire du cortège.

Vers la fin du trajet, le cortège et la voiture du président Kennedy quittèrent Main Street et tournèrent à droite sur Houston Street. Après quelques dizaines de mètres, le véhicule présidentiel négocia un virage serré à gauche sur Elm Street, contournant ainsi Dealey Plaza. À ce moment, Nellie Connally, soulagée comme tous les occupants par l'accueil fait au cortège, fit remarquer au président qu’il ne pourrait pas dire que Dallas ne l’aimait pas[11].

Elm Street. Le X peint sur la chaussée marque l'endroit où Kennedy a reçu le tir mortel, il est situé à mi-chemin entre un lampadaire (à droite) et l'escalier (non visible sur cette photo) qui descend de la pergola (de profil à gauche).

La voiture qui avait fortement décéléré (environ 15 km/h) passa devant le dépôt de livres scolaires (« Texas School Book Depository » ou « TSBD »). Il était 12 h 30. Au devant, à une centaine de mètres se profilait le pont de chemin de fer sous lequel passe Elm Street, le Triple Underpass. Dans une des voitures de sécurité, un agent du Secret Service annonça dans un micro que le Président arriverait au Trade Mart quelques minutes plus tard[12].

Bill et Gayle Newman, témoins les plus proches, protégeant leurs deux enfants après les coups de feu.

En tout, selon la version officielle de la commission Warren, trois coups de feu furent tirés, le premier correspondant à une balle qui rata son but et blessa par ricochet un des spectateurs, James Tague[13]

  • La première balle touchant le Président

Un coup de feu retentit, qui évoqua pour beaucoup un raté de moteur ou l'explosion d'un pétard. Même les agents du Secret Service restèrent tout d’abord interdits et ne réagirent pas tout de suite : la photographie numéro 6 prise par Ike Altgens trois secondes avant le tir fatal les montre commençant à peine à réagir. Le Président avait été touché. Beaucoup le virent se tasser légèrement sur son siège et porter les mains à la gorge. Selon la version officielle une balle l’avait frappé dans le haut du dos et était ressortie par la gorge[14], mais certains estimèrent que la balle à la gorge avait été tirée par devant et que c'est une autre balle qui le frappa au dos (thèse qui rejette les constatations de l'autopsie et fixe la blessure dans le dos plus bas sur base du trou relevé dans le veston de JFK). Le gouverneur Connally, assis juste devant le président, fut également touché : une balle l'atteignit dans le dos à droite de la clavicule droite, traversa le poumon et fractura une côte en ressortant, son poignet droit étant transpercé (le radius fut fracturé) et la balle terminant sa course en pénétrant superficiellement sa cuisse gauche[15]. Selon les conclusions officielles de la commission Warren (en 1964) et du House Select Committee on Assassinations (en 1979), la même balle aurait traversé les deux hommes. Une fois touché, le gouverneur Connally s'exclama : « Oh ! Non, non, non ! Mon Dieu ! Ils vont tous nous tuer ! »[16].

Il ne s'était passé que quelques secondes et les agents commencèrent à réagir. L'agent qui conduisait la voiture n'accéléra cependant pas immédiatement. Au contraire il se retourna, lâcha sans doute l'accélérateur, ce qui eut pour conséquence de ralentir la voiture (certains pensent même que le chauffeur freina).

Le gouverneur Connally s'écroula dans les bras de son épouse, tandis que Clinton J. Hill, un des agents du Service Secret qui se trouvait sur le marchepied gauche de la voiture qui suivait celle de Kennedy, se précipita vers le véhicule présidentiel.

  • La deuxième balle touchant le Président

Quelques instants après, une deuxième balle atteignit le Président à la tête, détruisant une bonne partie du cerveau (l'emplacement de la blessure à la tête est également sujet à controverse, voir ci-dessous). Les dégâts provoqués furent tels que du sang, des fragments d'os et de la matière cérébrale furent projetés jusqu'à plusieurs mètres de hauteur (des morceaux d'os furent retrouvés par des passants[17]). Connally et son épouse, tassés sur les sièges avant, furent aspergés de sang et de particules.

Durant la scène, un tailleur nommé Abraham Zapruder debout sur un muret, l’œil rivé à sa caméra, filma, tétanisé, les événements ; il devait réaliser ainsi ce qui peut être considéré comme le film amateur le plus célèbre de tous les temps[18]. Durant seize secondes, les images qu’il saisit du tir mortel alimentent encore les polémiques[19]. La panique s'emparant de la foule, les journalistes photographièrent ou filmèrent[20] les badauds qui se couchaient à terre ou s’enfuyaient en courant[7].

Selon les estimations, six à neuf secondes se passèrent entre le premier et le dernier coup de feu[21].

Jackie quitta la banquette et rampa à quatre pattes sur le coffre arrière de la voiture. Il semble qu'elle ne se souvint plus de cet épisode mais son garde du corps Clinton Hill témoignera par la suite qu'elle était montée sur la plage arrière à la recherche de quelque chose, peut-être dans l'espoir fou de ramasser, inconsciente, les morceaux de cervelle de son mari. Jackie confirmera finalement ce dernier point de vue alors que les images suggèrent que sous la panique, elle voulait fuir cette scène d'horreur[22]. Le véhicule présidentiel accéléra au moment où Clint Hill grimpait sur le coffre arrière contraignant la première dame à rejoindre sa place. Le cortège fonça alors vers le Parkland Memorial Hospital où il arriva à 12 h 35. Un cordon de police fut déployé pour faire barrage aux badauds qui accouraient. Le Président respirait encore, mais il était déjà moribond. Le gouverneur, qui était gravement blessé au poumon, allait survivre et pouvoir témoigner. À l’hôpital, les médecins emmenèrent Kennedy sur une civière dans la salle des urgences no 1 et tentèrent désespérément de le sauver, mais se rendirent rapidement compte de l’inutilité de leurs efforts qui durèrent malgré tout vingt minutes. À 12 h 48, l'attentat était officiellement confirmé. À 13 h, les médecins prononcèrent la mort de Kennedy qui fut officiellement annoncée à 13 h 33 par Malcolm Kilduff (en), l'assistant au porte-parole de la Maison-Blanche[23]. Les médias avaient déjà donné cette information au public grâce à deux prêtres d'une paroisse voisine qui avaient été dépêchés à l'hôpital pour donner au président l'extrême-onction[24].

Dealey Plaza. En partant du « triple passage » sous le pont du chemin de fer, à l'extrême gauche de la photo, et en allant vers la droite en suivant Elm Street, on peut voir : à l'extrême gauche, les arbres qui surplombent les palissades derrière lesquelles certains pensent qu'il y avait un tireur, le pont de chemin de fer, la butte herbeuse avec sur sa droite un édifice blanc (la « pergola »), le côté du bâtiment rouge du Texas School Book Depository à l'extrême droite. L'endroit où le président fut mortellement touché se trouve à gauche de la pergola, entre les deux réverbères. Abraham Zapruder se tenait sur le socle en béton blanc situé derrière le réverbère au centre de la photo.

Le départ de Dallas[modifier | modifier le code]

Lyndon B. Johnson prêtant serment à bord de Air Force One. Jackie est à ses côtés et porte sa robe tachée de sang.

Vers 14 heures, après une brève altercation entre les agents du Secret Service et la police de Dallas à laquelle assista médusée Jackie, le corps de Kennedy fut emporté dans un corbillard blanc[25] vers l'aéroport de Love Field et embarqué dans l'avion présidentiel Air Force One. L'origine de cette altercation était le fait qu’en 1963, l'assassinat d'un président des États-Unis n'était pas encore considéré comme un crime fédéral et que l'enquête sur l'assassinat aurait dû avoir lieu au Texas. De ce fait, l'autopsie du corps du président n'eut pas lieu sous l'autorité de la police de Dallas, ce qui eut certaines conséquences et sera interprété, plus tard, comme un des éléments d'un complot tendant à couvrir les véritables circonstances de l'assassinat. Quelqu'un prétendit même dans un essai que le corps du président aurait été maquillé lors du transfert vers Love Field, mais cette hypothèse extrême fut réfutée depuis[26].

Par respect pour le président, l'équipage refusa que le cercueil fût placé dans la soute, aussi ses gardes du corps le firent monter dans la cabine[27]. Pour lui faire franchir la porte, des poignées en bronze du cercueil furent sacrifiées et une rangée de sièges dans la cabine arrière fut enlevée[28].

Lyndon B. Johnson, présent dans le cortège deux voitures derrière celle de Kennedy, ne fut pas blessé. Il était le successeur de Kennedy désigné par la constitution, c'est pourquoi dès l'arrivée à l'hôpital, il fut mis au secret puis emmené dans Air Force One où il attendit l'arrivée de Jackie et du cercueil à l'aéroport de Love Field. Bien qu'il fût devenu le nouveau président des États-Unis dès la mort de Kennedy selon la constitution américaine, à 14 h 38 il prêta serment à bord de l'avion juste avant qu'il ne décolle, voulant ainsi symboliser la continuité de l'État. À ses côtés, il avait exigé que se trouvât l'épouse du président assassiné, portant encore son tailleur taché de sang qu'elle conserva jusqu'à son retour à la Maison Blanche le lendemain. Sarah T. Hughes (en), juge fédérale et amie des Johnson, devint la première femme à présider la cérémonie du serment de l'investiture de Johnson (en)[29]. Au premier plan se trouvait désormais le clan Johnson, arrogant[30], tandis que le clan Kennedy était désormais dans l'ombre : les hommes de Kennedy, ceux qu'on appelle l'« Irish Mafia (en) » regardèrent Johnson avec mépris[31]. Puis durant tout le voyage, Jackie resta à l'arrière de la cabine, à côté du cercueil, et organisa les obsèques nationales pour son mari (en)[32].

L’arrestation et la mort d’Oswald[modifier | modifier le code]

Arrestation d'Oswald.

Entre-temps, les évènements se précipitaient sur Dealey Plaza. Des témoins avaient entendu des coups de feu venant de devant le cortège, peut-être de derrière la barrière de bois sur le monticule herbeux à droite de Elm Street. D'autres avaient vu un homme (certains avaient vu une arme) à une fenêtre du 5e étage[33] du dépôt de livres scolaires ou croyaient que les coups de feu venaient de là. On trouva trois douilles et un fusil au 5e étage du bâtiment. La police commença à rechercher les employés du dépôt qui manquaient, dont Lee Harvey Oswald.

Entre 13 h et 13 h 15, un agent de la police de Dallas, J. D. Tippit, fut abattu dans le quartier d'Oak Cliff. Le suspect, qui s'était fait remarquer par le vendeur de chaussures John Brewer à cause de son comportement bizarre en entrant sans payer dans le cinéma Texas Theater, est signalé à la police par celui-ci[34]. À 15 h 30[35], le suspect fut maîtrisé par les policiers dans la salle de cinéma alors qu’il sortait son arme.

Meurtre d'Oswald par Ruby.

Il s'agissait de Lee Harvey Oswald. Âgé de 24 ans, il avait été du corps des Marines et avait, après son départ de l'armée, émigré en Union soviétique où il avait épousé une jeune femme, Marina Nikolayevna Prusakova, et d'où il était revenu en 1962. Il fut d'abord suspecté du meurtre du policier, puis de celui de Kennedy. On trouva en sa possession une fausse pièce d'identité au nom d'Alek James Hidell, identité utilisée pour acheter le fusil Carcano censé avoir servi à assassiner le président ainsi que le revolver avec lequel il a tué J. D. Tippit[36]. Son empreinte digitale fut retrouvée sur le fusil, mais cette découverte fait l'objet de certaines réserves[évasif] mettant en doute sa matérialité.

Oswald nia tout ce dont on l'accusait et déclara être un « bouc émissaire »[37]. Il fut interrogé dans l'immeuble de la police de Dallas jusqu'au dimanche matin 24 novembre. En début de soirée, il fut inculpé du meurtre de Tippit, et à h 30 du matin de l'assassinat du président[35].

Le matin du 24 novembre, pendant son transfert vers la prison du comté de Dallas, Oswald fut abattu dans les sous-sols du commissariat à 11 h 21[38]. Touché au ventre, il tomba dans le coma et, transporté à l’hôpital Parkland, y mourut le jour même. Jack Ruby son assassin, propriétaire d’une boîte de nuit, était bien connu des policiers. Les motivations de Jack Ruby ne furent jamais clairement élucidées, même si certains estiment qu’il était téléguidé par des conspirateurs et se basent par exemple sur ses relations avec la mafia pour voir en lui un instrument de celle-ci dans sa vengeance contre les Kennedy. Lui-même affirmait avoir voulu éviter à Mme Kennedy la douleur d’un procès public[39]. Ruby semblait s'attendre à être félicité pour avoir « fait justice »[40].

Condamné à mort, Ruby fit appel et mourut d’une embolie pulmonaire consécutive à un cancer pendant l'instruction de son procès en appel. Son décès fut aussi parfois attribué à un complot.[évasif]

L'autopsie[modifier | modifier le code]

Air Force One atterrit sur la base d'Andrews, près de Washington, et le corps de Kennedy fut transporté à l'hôpital naval de Bethesda afin de pratiquer son autopsie (en) (l'hôpital de Bethesda fut choisi par Jackie du fait de la carrière navale de son époux).

L'autopsie fut pratiquée par trois médecins de Bethesda dans la nuit du 22 novembre. Leurs conclusions furent que le président avait été touché par deux projectiles tirés de l'arrière. Le premier l'avait frappé dans le haut du dos au-dessus de la clavicule droite, avait traversé les muscles de la base du cou, avait légèrement endommagé le sommet du poumon droit sans traverser celui-ci, et était sorti par le cou par une blessure qui avait été détruite par la trachéotomie[41], cette opération chirurgicale destructrice de preuves ayant pu ainsi permettre de nombreuses spéculations sur la théorie de la Balle Magique[8]. Le second avait frappé la tête à l'arrière droit causant d'importants dégâts, considérés mortels, au cerveau, des morceaux du projectile étant sortis par une grande blessure à l'avant droit du crâne[42].

Les circonstances de l'autopsie et ses conclusions attirèrent un grand nombre de critiques. Supervisée par Bob Kennedy et par les militaires qui orientèrent le travail des légistes, l'autopsie fut réalisée de sorte à ne pas donner une mauvaise image de son frère : « les radiographies et clichés pris par le photographe médical John Thomas Stringer furent confisqués et remplacés par des croquis reconstitués ; c'est avec des indices trafiqués que la commission Warren établira ses conclusions »[30]. Plus tard, la seconde enquête gouvernementale sur l'assassinat (le House Select Committee on Assassinations) relèvera notamment le fait que les médecins chargés de l'autopsie n'avaient pas les compétences nécessaires pour faire l'autopsie d'un individu tué par balles, que des photos nécessaires n'avaient pas été prises et que l'emplacement des blessures n'avait pas été décrit par rapport à des repères anatomiques invariants ; il n'avait pas été non plus procédé à la reconstruction du crâne pour déterminer l'emplacement de l'orifice de sortie[43].

Ce dernier point rendit les analyses ultérieures des événements particulièrement difficiles et sujettes à discussions. Ainsi, le panel médical du HSCA aboutirait à certaines conclusions relatives à l'emplacement précis des blessures, mais ces conclusions seront critiquées tant par les défenseurs de la thèse de l'assassin unique que par leurs opposants.

Premières réactions[modifier | modifier le code]

Les funérailles de Kennedy.

L'époque étant à la Guerre froide exacerbée, les premières réactions, avant même que la mort du président soit annoncée, dénotent une grande confusion. Le pire, une attaque contre le pays, fut même envisagé[44] et la première préoccupation fut d'assurer la sécurité du nouveau président, Lyndon B. Johnson.

La nouvelle de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy stupéfia le monde entier. Aux États-Unis, les gens pleuraient dans les rues et s'agglutinaient autour des postes de télévision aux devantures des magasins[45]. Les trois jours suivant l'assassinat, les trois réseaux de télévision nationaux annulèrent leurs programmes pour assurer une couverture permanente des évènements, faisant de la couverture télévisée de l'assassinat la plus longue jamais réalisée (70 heures), record qui ne fut battu que par les attentats du 11 septembre 2001 (72 heures)[46].

Des services religieux furent célébrés dans la plupart des pays du monde et le jour des funérailles, le 25 novembre, fut déclaré journée de deuil national aux États-Unis et dans beaucoup d'autres pays.

Dans son livre « C'était de Gaulle[47] », Alain Peyrefitte prête ces propos au général à son retour des États-Unis, où il avait assisté aux funérailles :

« Tout ceci n'est qu'une histoire de barbouzes. Nous ne saurons jamais la vérité sur la mort de JFK, ce serait la fin des États-Unis[47]. »

— Charles de Gaulle

Funérailles[modifier | modifier le code]

Après l'autopsie réalisée à l'hôpital naval de Bethesda, le corps de Kennedy fut embaumé pour les funérailles et ramené à la Maison-Blanche. Le dimanche 24, le cercueil fut transporté jusqu'au Capitole, où pendant toute la journée et la nuit, des centaines de milliers de personnes se pressèrent pour rendre un dernier hommage au président défunt. Les représentants de 80 pays assistèrent aux funérailles le 25 novembre 1963. Le président fut enterré au cimetière national d'Arlington.

Enquêtes, critiques et théories[modifier | modifier le code]

La Commission Warren[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Commission Warren.

L'assassinat du président John Fitzerald Kennedy provoqua une énorme émotion dans la société américaine. Lyndon B. Johnson, nouveau président des États-Unis, nomma une commission d'enquête fédérale chargée de faire la lumière sur l’assassinat. Elle portera officieusement le nom de son président, Earl Warren. En septembre 1964, la commission remit son rapport au président Johnson (un volume pour le rapport et 26 volumes pour les témoignages et les pièces).

Les conclusions du Rapport Warren sont simples : Lee Oswald avait agi seul. Il n'avait pas eu de complice. Il avait tiré trois fois, du cinquième étage du dépôt de livres scolaires. Une balle avait manqué la limousine et deux balles avaient touché le président (une au cou, une à la tête). L'une de ces deux balles l'avait frappé dans le haut du dos, était ressortie par la gorge et avait ensuite causé les blessures du gouverneur Connally. Jack Ruby avait lui aussi agi seul, et n'avait pas non plus eu de complice. Ruby et Oswald ne se connaissaient pas.

Les premières critiques[modifier | modifier le code]

Il suffit à peine de quelques mois après sa parution pour que le rapport Warren soit durement critiqué.

Les objections ne manquaient pas : la Commission avait travaillé très vite, et les objectifs politiques qui avaient présidé à sa création étaient évidents (la découverte d’un complot communiste aurait pu signifier une guerre avec l'Union soviétique). Les éléments troublants ne manquaient pas : le moindre n’était pas l’autopsie du président, effectuée à l’hôpital militaire naval de Bethesda par des médecins militaires n’ayant pas les compétences nécessaires, bâclée, et dont certains éléments (dont des photos) furent bizarrement perdus à jamais. L’imbroglio était tel qu’encore à l’heure actuelle, il n’y a pas d’accord sur des points aussi élémentaires que la nature et la position exacte des blessures du président. Pour la blessure à la tête par exemple, quoique les images du film pris par Zapruder semblent montrer une blessure à droite et plutôt vers l'avant du crâne, ce qui est confirmé par l'autopsie, certains se basent sur des témoignages, notamment du personnel médical de Dallas, pour affirmer la présence d'une blessure majeure à l'arrière du crâne, ce qui tendrait à appuyer la thèse d'une balle tirée face au président[48].

Balle magique - Balle unique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Théorie de la balle unique.
La trajectoire de la balle unique selon le House Select Committee on Assassination.

La balle censée avoir provoqué les blessures à la gorge et au dos du président et l'ensemble des blessures du gouverneur Connally aurait été retrouvée sur un brancard à l'hôpital[49] - elle serait tombée selon la Commission de la blessure à la cuisse du gouverneur. Cette balle a été surnommée « balle magique » par les analystes critiques du rapport. Ce surnom fait référence au trajet de la balle, balistiquement improbable, et à l'état de celle-ci (« quasiment intacte ») : aplatie et légèrement courbée, du plomb ayant été extrudé par sa base alors que les critiques estiment qu'une balle ne saurait causer tant de blessures sans subir plus de dommages. Pour illustrer cette polémique, des chercheurs tirèrent une balle à travers le poignet d'un cadavre humain[50]. Les conclusions montrèrent que la balle était plus abîmée que la « balle magique ». D'autres chercheurs cependant, insistèrent sur le fait que la balle avait, avant de frapper le poignet de Connally, traversé deux corps humains (le cou de Kennedy, la poitrine de Connally) et avait donc été ralentie[51]. Des tests effectués avec des balles ainsi ralenties aboutirent alors à un résultat que ces chercheurs jugèrent comparable à celui observé sur la balle magique[52].

Ces premières critiques des conclusions de la Commission Warren, popularisées par le film JFK, postulent, contrairement aux conclusions de la Commission Warren, qu'une telle trajectoire est impossible pour une balle.

Le tir mortel[modifier | modifier le code]

Rapport du gouvernement montrant l'impact sur le crane de Kennedy par le tir.

Un autre point de discussion est l'emplacement des blessures à la tête et, de manière générale, les éléments qui indiqueraient que la balle mortelle aurait été tirée de l'avant.

Un des éléments pouvant être révélateur de la trajectoire de la balle est l'emplacement de la blessure à la tête. Alors que les résultats des enquêtes officielles placent la blessure dans le quart avant droit du crâne, un certain nombre d'éléments sont avancés pour affirmer que l'essentiel de la blessure se trouverait à l'arrière.

Parmi ceux-ci: des témoignages du personnel médical de Parkland, le fait que du sang et de la matière cérébrale auraient été projetés vers l'arrière, et que la limousine et les motards de la police ont été éclaboussés en traversant ce brouillard de matières qui retombait.

Toutefois, un des éléments les plus frappants est apporté par le film de Zapruder dont les premières copies pirates de mauvaise qualité circulent après le procès Clay Shaw. On y voit le brusque mouvement du corps du président vers l'arrière, ce qui laisserait supposer que le tir venait de devant. De la butte herbeuse par exemple, où certains témoins affirment avoir vu de la fumée ou des personnes avec une arme.

C'est notamment la publication de ce film qui finit par provoquer la mise en place de la seconde commission d'enquête, le House Select Committee on Assassinations. Sur ce point particulier, et alors que la plupart des chercheurs travaillaient avec de mauvaises copies[53], les experts désignés par le HSCA analysèrent des copies de haute qualité du film[54] et relevèrent que le mouvement du président vers l'arrière était précédé, au moment de l'impact de la balle, par un bref et rapide mouvement en avant de la tête, ce qui laisserait supposer l'impact d'un projectile venant de l'arrière ce qui est conforme à la thèse officielle (il s'agit d'un mouvement de la tête de l'ordre de 6 cm qui survient dans un temps de l'ordre de quelques centièmes de seconde).

Selon les interprétations, le mouvement vers l'arrière qui suit le premier mouvement vers l'avant pourrait être du à divers éléments, dont un spasme neuromusculaire consécutif à la destruction du cerveau[55], ou à une autre balle tirée de l'avant[56].

L'enquête de Jim Garrison et le procès Clay Shaw[modifier | modifier le code]

Jim Garrison, procureur (District Attorney) de La Nouvelle-Orléans, fut la seule personne à l'origine de poursuites dans l'affaire de l'assassinat du président[57].

En 1968, Jim Garrison accusa l'homme d'affaires louisianais Clay Shaw d'avoir été un agent de la CIA et d'avoir comploté l'assassinat de Kennedy avec les exilés cubains. Garrison affirma l'impossibilité qu'Oswald ait pu tirer et tenta même de donner l'emplacement des tireurs et le nombre de balles. Il accusa de complicité les membres les plus haut placés de l'administration, soit J. Edgar Hoover et même Lyndon B. Johnson, dans l'exécution d'un coup d'État.

Clay Shaw fut acquitté et obtint ensuite la condamnation de Garrison pour harcèlement[58], mais mourut, ruiné et épuisé, avant la confirmation en appel. Certains médias ont accusé Garrison d'avoir usé de méthodes peu orthodoxes, et certains témoins se rétractèrent lors de leur audition [59]. Le 15 juillet 1967, NBC permit à Garrison de s'exprimer à ce sujet.

Un des mérites que la plupart des chercheurs de la conspiration reconnaissent à Garrison et au film JFK aujourd'hui est d'avoir vulgarisé la recherche sur l'affaire[60] et d'avoir permis la création de l'Assassination Records Review Board.

La seconde commission d’enquête[modifier | modifier le code]

Il fallut attendre 1976 pour que le Congrès américain décide, à la suite des révélations relatives à des activités illégales de la CIA (dont des tentatives d’assassinat sur des dirigeants étrangers), de créer un comité chargé d’enquêter sur les assassinats de John Fitzgerald Kennedy et du Dr Martin Luther King. Le U.S. House of Representatives Select Committee on Assassinations (HSCA) reprit les enquêtes à zéro, réexamina les pièces, réentendit certains témoins[61], et fit examiner tous les éléments par des experts médicaux, balistiques, photographiques, et autres.

Les conclusions du HSCA[modifier | modifier le code]

En résumé, le HSCA confirma l’essentiel des conclusions techniques de la Commission Warren sur les circonstances de l’assassinat.

La théorie de la « balle unique », notamment, est validée par une analyse par activation neutronique comparative qui conclut que les fragments retrouvés dans le poignet du gouverneur proviennent de la balle retrouvée à Parkland (cette analyse et sa méthode ont été également critiquées).

Une analyse fine du film de Zapruder, dont des copies correctes sont enfin disponibles, aboutit à la conclusion que la tête du président est, au moment du tir à la tête, projetée brièvement vers l'avant, ce qui correspond aux autres analyses, notamment médicales, qui identifient les blessures comme correspondant à un tir de l'arrière. Le mouvement vers l'arrière est considéré comme explicable par un spasme neuromusculaire consécutif à la destruction du cerveau.

Les experts médicaux et balistiques, tout en critiquant durement la façon dont notamment l'autopsie avait été menée, valident aussi les conclusions de la Commission et le fait que le président a été touché par deux balles tirées par Lee Harvey Oswald à partir d'une fenêtre au 5e étage du dépôt de livres scolaires[62].

Pourtant, le HSCA conclut qu’il y eut bien une conspiration au cours de laquelle quatre coups de feu ont été tirés, et qu’un assassin inconnu a tiré un coup de feu de derrière la palissade de bois (sur la butte herbeuse) et a raté sa cible[63].

La critique des conclusions du HSCA[modifier | modifier le code]

Outre que la technique utilisée fut critiquée (aucun coup de feu ne se trouve sur la bande, il s’agit d’une interprétation d’impulsions sonores), il s’est avéré depuis que la moto censée avoir été celle du micro ne se trouvait sans doute pas sur la Plaza, et que la bande comporte, à l’instant où des coups de feu ont été « détectés », des dialogues dont on sait qu’ils sont survenus plusieurs minutes après l’attentat. Un panel subséquent formé par l’Académie Nationale des Sciences rejeta les conclusions des experts acoustiques du HSCA.

Les hypothèses de complot[modifier | modifier le code]

Depuis l’assassinat, des dizaines de chercheurs et auteurs se sont succédé et des centaines de livres ont été écrits.

Contre la version officielle, qui affirme que Oswald seul a tué Kennedy, les thèses du complot se multiplient et se confrontent.

Il faut d'abord préciser que la théorie de l'innocence d'Oswald est antérieure à la naissance d'une théorie du complot qui en devient implicite : la défense posthume d'Oswald par sa mère, Marguerite, dès l'annonce de son assassinat, et la décision du président Johnson de faire croire qu'il avait agi avec circonstances atténuantes à cause d'une enfance malheureuse. Pour elle, il ne faisait pas de doute que son fils était innocent et qu'il y avait donc au moins une autre personne qui s'était arrangée pour le piéger. Marguerite a été représentée par l'avocat Mark Lane. Elle eut un allié en la personne du journaliste du Figaro Léo Sauvage[64]. La commission Warren, selon lui, n'avait absolument pas l'autorité d'une cour de justice, puisqu'elle n'a pas pris en compte le point de vue de la défense. À un moment, la commission a même falsifié des informations, attribuant à Madame Oswald, « la mère », la reconnaissance de vérités à charge pour Lee Harvey Oswald, alors qu'elles venaient en fait de Madame Oswald, « l'épouse », Marina, laquelle était convaincue de la culpabilité de son mari (cette confusion a été entretenue par l'omission probablement volontaire de l'indication du prénom de la déposante). Les deux dames Oswald n'ont d'ailleurs jamais été confrontées. Léo Sauvage, lui, était convaincu de la réalité d'un complot ségrégationniste ne pouvant impliquer l'accusé. Car Lee Harvey Oswald était favorable, aux dires même de la commission Warren, à la politique antiraciste de Kennedy. Au cours des années, d'autres thèses de la conspiration ont été envisagées ; il a ainsi été affirmé que de 3 à 15 projectiles avaient été tirés par 2 à 10 tireurs travaillant selon différentes combinaisons. Ils auraient tiré du dépôt de livres, du bâtiment Dal-Tex, du tertre herbeux, des rails de chemins de fer sur le pont, des toits d'au moins deux bâtiments. Ils auraient travaillé indépendamment ou par équipes coordonnées par radio.

Les commanditaires envisagés incluent Lyndon B. Johnson, Cuba, l’Union soviétique, la mafia de Chicago, les anti-castristes, la CIA, le complexe militaro-industriel, l’extrême droite, les juifs, les Illuminati, les riches Texans du Sud, le FBI, les gauchistes[réf. nécessaire].

Un des exemples de thèse de complot est donné par l'enquête de Jim Garrison.

Le magazine français Science et Vie illustra involontairement le flottement sur le sujet : quelque temps après l'affaire, il publia un article détaillé à base de considérations balistiques titrant « Pourquoi Oswald n'a pas pu tuer Kennedy ». Trente ans plus tard, il en publiera un autre expliquant pourquoi c'est Oswald qui a tué Kennedy, sans faire référence au premier article[65].

Entre incompétence, prudence politique et opération de couverture[modifier | modifier le code]

Outre de nombreux éléments factuels qui font toujours doute, la manière dont les enquêtes ont été menées par les diverses agences gouvernementales n'est pas étrangère au développement des théories de la conspiration.

Certains des reproches faits aux enquêtes sont de l'ordre de l'hypercritique, comme le reproche fait à la police de Dallas de ne pas avoir pris de notes ni enregistré les interrogatoires d'Oswald. Cependant, il est apparu ultérieurement que des notes grossières avaient été conservées[66]. Le bureau du FBI de Dallas a détruit, quelques jours après l'assassinat, une note déposée au bureau par Oswald peu de temps avant, incident révélateur des "erreurs" que les agences gouvernementales ont commises.

Il est avéré, notamment par l'enquête ultérieure du HSCA, que des informations ont été cachées par la CIA et le FBI[67] : certains auteurs, affirmant avoir découvert des liens entre la CIA et Oswald, ont répondu à la question à leur façon.

Une des craintes de Johnson était que l'on découvre un complot communiste et cette crainte fut communiquée à Earl Warren lors de la constitution de sa commission[68]. Une des apparences de la commission est dès lors celle d'un corps gouvernemental dont la tâche est de valider la thèse du tireur unique ou de montrer qu'il n'y a pas eu complot. Le HSCA, tout en relevant des carences dans les conclusions de la Commission Warren, valida l'essentiel de ses résultats en concluant cependant à un complot, avec un second tireur qui avait raté la cible.

Les suspects[modifier | modifier le code]

Dans l'hypothèse de l'existence d'un complot, plusieurs suspects potentiels ont été cités par divers auteurs ou chercheurs.

Le vice-président et successeur de Kennedy figure parmi ceux-ci : Lyndon B. Johnson, dont l'accession à la présidence mit une fin à certains des problèmes qu'il semblait avoir, liés à des problèmes de corruption. Cette thèse, récemment remise à jour par William Reymond[69], implique Malcolm Wallace, un homme dangereux, condamné pour assassinat, ayant travaillé pour Lyndon B. Johnson et dont une empreinte aurait été retrouvée au 5e étage du dépôt de livres.

Parmi les premiers suspects possibles, on relève aussi la mafia. Cette théorie a été notamment développée en 1981 par Robert Blakey, directeur du House Select Committee on Assassinations, qui penche pour un complot ourdi par les chefs mafieux Sam Giancana, Carlos Marcello et Santo Trafficante Junior. La rumeur place la mafia quasiment partout dans la carrière de Kennedy, depuis les relations de son père Joe Kennedy avec la mafia de Chicago, jusqu'à l'aide apportée par les relations de Joe à la campagne de John, en passant par une maîtresse, Judith Campbell Exner[70], commune au président et au parrain de Chicago Sam Giancana, au grand dam du FBI. L'ingratitude du clan Kennedy, et la « croisade » contre le crime organisé de Robert Kennedy, frère et attorney general (ministre de la Justice) de John, avaient mis les chefs de la mafia hors d'eux. Carlos Marcello, parrain de La Nouvelle-Orléans, déporté par Robert au Guatemala, et principal mafieux cité dans cette affaire, aurait, selon plusieurs témoins, fréquemment prononcé des menaces de mort à l'adresse des Kennedy. On lui attribue cette métaphore : « Un chien continue à mordre si tu lui coupes la queue », sous-entendant par là que, pour neutraliser Robert Kennedy, il valait mieux éliminer directement son frère. Des liens entre Jack Ruby, l'assassin d'Oswald, et le milieu mafieux de Dallas, sont également souvent évoqués[71], même si, pour les sceptiques, ces liens n'étaient pas autres que ceux pouvant lier un tenancier de boîte louche et les milieux criminels[72].

Souvent citée avec la mafia, la CIA est aussi un des suspects favoris parce que souvent liée à des opérations troubles avec la mafia, et devenue particulièrement hostile au président depuis l'affaire de la Baie des Cochons. Le président Kennedy avait par ailleurs entrepris de réduire les pouvoirs de la CIA et avait forcé son directeur, Allen Dulles, figure tutélaire de la CIA et futur membre de la commission Warren, à la démission. La suspicion vis-à-vis de l'agence de renseignement s'appuie également sur le fait que les années avant et pendant le mandat de Kennedy sont une des périodes durant laquelle la CIA a produit le plus de « coups tordus », notamment au Viêt Nam, au Congo, et à Cuba.

L'image d'un complot se précise si on ajoute les liens de la CIA, non seulement avec la mafia, mais aussi avec la droite et le complexe militaro-industriel, qui souhaitait l'extension du conflit vietnamien (alors que, selon certaines sources[73], le président voulait retirer le pays de ce bourbier). Les milieux anticastristes, ainsi que le FBI de J. Edgar Hoover, sont aussi souvent mentionnés comme impliqués avec ou sans la CIA. Cuba a cristallisé de nombreuses hypothèses autour d'un complot, avec l'épisode de la baie des Cochons (Kennedy a refusé au dernier moment de soutenir l'opération par des bombardements), qui lui a valu l'hostilité des anticastristes (sacrifiés pour rien), de la CIA (par anticommunisme), de la mafia (qui souhaitait récupérer ses revenus liés au jeu et à la prostitution sous Fulgencio Batista), des castristes (qui en ont retenu l'agression par les États-Unis). Mais, plus encore à l'automne 1962, la crise des missiles de Cuba a été perçue par les anticastristes comme plus grave pour eux que l'affaire de la Baie des Cochons. Kennedy prenait ainsi, en octobre 1962, l'engagement public de ne pas envahir Cuba, qui jusqu'ici n'existait pas. À partir d'avril 1963, il concrétisa cet engagement par des mesures de prévention militaire des attaques anticastristes contre le territoire cubain. Au Texas, peu après l'annonce de son voyage à Dallas en mai, un tract anticastriste circula, annonçant que son remplacement par le vice-président texan permettrait de remettre sur le tapis une invasion de Cuba[74]. Il est en revanche peu probable que l'accord entre les retraits mutuels de Turquie et de Cuba aient joué, car cette clause est restée secrète jusqu'à la parution, en 1968, du livre posthume de Robert Kennedy, Thirteen Days[75].

Michael Collins Piper (en), un conspirationiste américain avance aussi l'idée sur une possible interconnexion entre la mafia juive et le Mossad. Sa thèse explique que l'un des facteurs qui a pesé pour l'assassinat de JFK était que ce dernier voulait suspendre le programme d'armement nucléaire franco-Israélien[76].

Parmi les thèses les plus insolites, il y a la « thèse montréalaise ». Cette thèse affirme que JFK était opposé aux militants sionistes et que ceux-ci avaient décidé de l'assassiner. Les assassins auraient fui vers Montréal et vers l'Europe avec l'aide de la famille Bronfman[77].

L'assassinat aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Un doute jamais levé[modifier | modifier le code]

Selon divers sondages au début des années 2000[78], alors que la majorité des citoyens américains croient qu'Oswald a participé à l'assassinat, seulement entre 20 et 30 % d'entre eux croient qu'Oswald était le seul assassin du président Kennedy. Mi-avril 2013, selon le dernier sondage de l'Associated Press-GfK, 59 % des Américains croient à une conspiration, contre 24 % qui croient à la seule culpabilité d'Oswald, tandis que 16 % sont sans avis[79].

De fait, bien que la culpabilité d'Oswald a été officiellement établie, beaucoup de chercheurs pointent un certain nombre d'éléments qui indiquent, selon eux, la possibilité de l'existence d'une conspiration pour assassiner le président Kennedy[80]. Les chercheurs qui estiment qu’Oswald a agi seul soulignent, quant à eux, que malgré le nombre de dossiers rendus publics depuis l'assassinat, l’hypothèse de la conspiration n’a pu jusqu’ici être démontrée de manière satisfaisante. Chaque année, pourtant, voit son cortège de publications et de prétendues révélations.

La publication des archives[modifier | modifier le code]

Sans doute à la suite de la nouvelle émotion soulevée par le film JFK, le Congrès américain passa en 1992 une loi intitulée le JFK Assassination Records Collection Act of 1992 qui créait un Assassination Records Review Board.

Le Congrès avait conclu que le secret avait conduit le public américain à croire que le gouvernement avait quelque chose à cacher, et chargea l'ARRB de rassembler toutes les informations disponibles, d'en collecter de nouvelles et de mettre ces informations à la disposition du public, l'ensemble des documents devant être publics au plus tard en 2017.

L'ARRB n'était donc pas chargé de déterminer qui avait tué le président Kennedy, ni pourquoi, mais de rassembler des informations. L'ARRB mena certaines enquêtes, et notamment entendit le témoignage d'un certain nombre de personnes qui avaient témoigné déjà devant une des commissions d'enquête (tels que les médecins urgentistes ayant traité Kennedy) et commença à rendre les documents publics.

Documents[modifier | modifier le code]

À l'heure actuelle, si de nombreux documents ont été rendus publics, un nombre encore plus important doit cependant encore l'être, au plus tard en 2017 :

Le 19 février 2007, un film amateur resté inédit jusqu'alors est rendu public, tandis que son original est donné au musée consacré à l'assassinat à Dallas[81]. Le film, dont certaines images ont été prises 90 secondes avant l'assassinat, a été tourné en couleur avec une caméra 8 mm par un amateur appelé George Jefferies.

22 novembre, jour du souvenir du président John F. Kennedy[modifier | modifier le code]

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Kennedy dans la ville de Dallas, surnommée depuis la « cité de la Haine », les drapeaux des bâtiments officiels américains sont mis en berne. Le président des États-Unis Barack Obama proclame la journée du 22 novembre « jour du souvenir du président John F. Kennedy ». Cet anniversaire est également commémoré dans plusieurs pays qui perpétuent le « mythe Kennedy »[82].

Les conséquences à long terme de l'assassinat[modifier | modifier le code]

L'assassinat du président Kennedy eut un impact non seulement sur tous les Américains, mais aussi potentiellement sur la population du monde entier. La plupart des gens en âge de s'en souvenir peuvent se rappeler les circonstances exactes du moment où ils ont appris la terrible nouvelle.

La confusion et les doutes qui entourèrent l'assassinat de John Kennedy et celui de son meurtrier présumé, Lee Harvey Oswald, provoquèrent l'apparition des premières failles dans le rêve américain — et, finalement, dans le rêve de paix qu'il avait porté — ainsi que le début du déclin de la confiance que le citoyen américain accordait à son gouvernement.

Près de cinq ans plus tard, l'assassinat du frère du président, Robert Kennedy, précédé deux mois plus tôt de celui du meneur du mouvement des droits civiques, le pasteur Martin Luther King, allaient être de nouveaux coups portés aux espoirs de changement politique et social tandis que les doutes grandissants à l'égard de la guerre du Viêt Nam aggravaient encore le déficit de confiance alloué au gouvernement.

Le scandale du Watergate, en 1974, fut le point d'orgue de ce processus de rupture entre le peuple et le gouvernement américain, mais la fin des années 1960 verrait un certain aboutissement de ce processus : émeutes raciales, révolte étudiante, troubles sociaux qui en définitive se propagèrent au monde entier.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Les doutes engendrés par l'assassinat s'exprimèrent, entre autres, au cinéma et dans des fictions télévisées. En 1972, un film de fiction français Far from Dallas réalisé par Philippe Toledano évoque pour la première fois l'assassinat de Kennedy sous la forme d'une enquête sur la disparition d'un journaliste parti aux États-Unis pour investiguer sur les faits. En 1973, David Miller réalise le premier film de fiction américain traitant de ce sujet (un documentaire intitulé Rush to judgement d'après le livre de Mark Lane avait été précédemment tourné en 1967) intitulé Complot à Dallas (VO Executive Action) inspiré aussi par l'ouvrage de Mark Lane Rush to judgement présentant l'organisation et l'exécution d'un complot par des membres d'une organisation d'extrême droite et de milliardaires texans destiné à assassiner Kennedy dans le but d'engager le pays dans la guerre du Viêt Nam. Ils créent pour cela un faux Lee Harvey Oswald dans le but de faire accuser le vrai. Mark Lane fut d'ailleurs l'avocat du prévenu, choisi par sa mère Marguerite Oswald, peu après sa mort, pour défendre auprès de la commission Warren l'innocence de son fils. Flashpoint réalisé par William Tannen évoque de manière détournée l'assassinat, par la découverte par deux hommes d'un squelette et d'une carabine dans une Jeep incinérée, dont l'enquête révèlera qu'il s'agit du véritable assassin de Kennedy. En 1991 le réalisateur Oliver Stone réalisa un film à thèse, JFK à partir du livre On the Trail of the Assassins de Jim Garrison. John Mackenzie réalise Ruby (1992) sur l'assassinat par Jack Ruby d'Oswald avec Danny Aiello dans le rôle titre. Le film de Charles Binamé, Le Piège américain (2008), évoque la thèse d'une implication du trafiquant d'armes Lucien Rivard dans l'assassinat de Kennedy.

Plusieurs films se sont inspirés de l'assassinat de Kennedy, sans pour autant l'évoquer directement. Arthur Penn qui avait été le réalisateur choisi par Kennedy lors du débat télévisé contre Nixon, s'est inspiré de l'assassinat dans trois de ses films : La Poursuite impitoyable (1966) où la scène du meurtre du fugitif joué par Robert Redford par un des lyncheurs fait directement référence à l'assassinat d'Oswald par Ruby, la fusillade finale dans Bonnie and Clyde (1967) et La Fugue (1975) sur l'analyse d'un film amateur révélant un complot[83].

Brian De Palma y fait référence dans Greetings (1968) à travers le personnage de Lloyd Clay qui est persuadé que les preuves de la conspiration de l'assassinat de JFK se trouvent dans les images prises le 22 novembre à Dealey Plaza. Dans Blow Out (1981), et dans Snake Eyes (1998).

À cause d'un assassinat (1974) raconte sur le thème de la conspiration, l'enquête d'un journaliste sur la disparition de témoins de l'assassinat d'un sénateur trois ans après les faits. Avec Klute (1971) et Les hommes du président (All the President's men - 1976) du même metteur en scène Alan J. Pakula, ce film fait partie de ce que les critiques ont appelé la "trilogie de la conspiration". Celle-ci s'inscrit dans une série plus large de "films de paranoïa" sortis vers la même époque et évoquant de manière plus ou moins lointaine les "pouvoirs invisibles" que l'on peut lier à l'assassinat de Kennedy : Conversation secrète de Francis Ford Coppola (The Conversation - 1974) et Les trois jours du condor (1975) de Sydney Pollack[84]. Le film français I... comme Icare (1979), met en scène une situation comparable à l'attentat. Le personnage joué par Clint Eastwood en 1993, dans le film Dans la ligne de mire de Wolfgang Petersen, est un ancien agent du Secret Service qui se reproche de n'avoir pu empêcher l'assassinat de Kennedy à Dallas. Le personnage principal du film suit la version de la commission Warren.

En 2009, le film de Zack Snyder, Watchmen : Les Gardiens montre l'assassinat de JFK ainsi que d'autres évènements majeurs du XXe siècle allant d'Enola Gay à la mission Apollo 11. Il est fortement sous entendu que l'un des personnages principaux (bien entendu, fictif), Le Comédien, serait l'assassin de John F. Kennedy. Sorti en 2013, Parkland de Peter Landesman évoque les événements survenus à l'hôpital de Dallas le jour de l'assassinat.

Dans X-Men: Days of Future Past (Bryan Singer, 2014), le mutant Magnéto est incarcéré au cœur du Pentagone car il est accusé d'avoir tuer JFK. Son vieil ami Charles Xavier est persuadé de sa culpabilité en raison de la théorie de la balle unique (Magnéto ayant la capacité de contrôler les métaux). Cependant, Magnéto lui avouera plus tard qu'il est innocent : il voulait dévier la balle pour sauver JFK qui, comme lui et Xavier, était un mutant.

Séries télévisées et téléfilms[modifier | modifier le code]

The Trial of Lee Harvey Oswald (en) un téléfilm en deux partie, réalisé par Gordon Davidson et David Greene, avec Ben Gazzara, Lorne Greene et John Pleshette dans le rôle de Lee Harvey Oswald, raconte de manière hypothétique, un procès d'Oswald, si celui-ci n'avait pas été tué par Ruby[85].

Le téléfilm de Mel Stuart Ruby and Oswald (1978) avec Frederic Forrest dans le rôle d'Oswald et Michael Lerner dans celui de Ruby, évoque sous la forme d'un docu-fiction les faits concernant Lee Oswald et Jack Ruby, pendant et après l'assassinat de Kennedy[86] en se basant sur le rapport Warren. Frederic Forrest disait à propos de ce téléfilm : « si vous croyez la commission Warren, vous croirez ce film »[87].

Des créateurs et scénaristes de séries télévisées mirent leurs opinions en images : Donald Bellisario et Clément Malliet écrivirent trois épisodes relatifs à Lee Harvey Oswald dans la série Code Quantum, où il décrivait ce dernier de manière négative. La série à succès X-Files : Aux frontières du réel, dans sa tradition du thème de la conspiration mondiale, contredit la thèse du tueur unique, et explore l'hypothèse du complot militaire, en faisant de "l'homme à la cigarette" le vrai tueur[note 2]. La série Bones étudie l'affaire avec un point de vue plus scientifique, dans l'épisode 12 de la saison 5. L'épisode 12 de la 3e saison de Mad Men est entièrement dédié à l'assassinat, l'épisode se déroulant le jour même.

Documentaires[modifier | modifier le code]

Un nombre très important de documentaires ont été réalisés pour exposer plusieurs thèses sur l'assassinat de Kennedy, en faveur ou contre les conclusions du rapport Warren.

Le plus ancien film traitant de l'assassinat, est un documentaire tourné en 1967 intitulé Rush to Judgment d'après l'ouvrage du même titre de Mark Lane (publié en France sous le titre l'Amérique fait appel…) en réaction contre les conclusions du rapport Warren. Réalisé par Emile de Antonio, le film montre Mark Lane interviewant plusieurs témoins de l'assassinat et exposant ses contestations du rapport Warren[88].

Le documentaire JFK, autopsie d'un complot de Bernard Nicolas et William Reymond, laisse entendre que la thèse officielle selon laquelle Oswald serait le seul assassin de Kennedy est fausse.

Littérature[modifier | modifier le code]

L'écrivain américain James Ellroy a publié une trilogie intitulée Underworld USA. Celle-ci relate sous forme d'une fiction élaborée à partir de la réalité historique la vie politique américaine de la fin des années 1950 au début des années 1970. L'ascension politique de John Kennedy est le fil conducteur du premier tome American Tabloïd. L'assassinat du président est l'élément de transition entre ce premier volume et le suivant American Death Trip. Celui-ci nous le présente sous l'angle de la conspiration entre mafieux s'inquiétant de l'acharnement du procureur Kennedy à les faire tomber, et une fange belliciste de l'administration américaine déçue par l'absence d'engagement fort du président contre le Vietnam ou Cuba.

Le roman Libra de l'auteur américain Don DeLillo retrace la vie de Lee Harvey Oswald depuis son enfance jusqu'à l'assassinat du président. Dans le roman, la CIA est l'instigatrice de l'assassinat, qu'elle commandite dans le but de déclencher une guerre avec Cuba. Le livre mélange librement vérité et fiction, l'auteur ayant rappelé qu'il ne cherchait pas à fournir d'éléments nouveaux concernant les faits s'étant réellement déroulés.

La bande dessinée XIII reprend le thème de l'assassinat d'un président des États-Unis lors de circonstances semblables à celle de 1963.

Le deuxième tome de la bande dessinée Umbrella Academy parle de cet événement. L'auteur de la série, le chanteur de My Chemical Romance, Gerard Way a d'ailleurs posé dans un photo-shoot reconstituant l'assassinat avec son épouse, la bassiste du groupe Mindless Self Indulgence, Lyn-Z.

Stephen King a publié en 2011 aux États-Unis un roman intitulé 22/11/63 qui s'intéresse à la fois au voyage dans le temps et à l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy.

Autres médias[modifier | modifier le code]

Le clip Coma White du groupe Marilyn Manson s'inspire des images devenues célèbres de John F. Kennedy et sa femme dans leur voiture. Le clip Reload de Ministry reprend de manière parodique cette scène du couple présidentiel dans la voiture décapotable, ainsi que le point de vue du tireur. De même, la chanteuse Lana Del Rey interprète la vie de Kennedy (représenté par le chanteur Asap Rocky) et son assassinat dans son clip National Anthem.

JFK figure dans le jeu vidéo Call of Duty: Black Ops, Treyarch insinue un autre fait : qu'un certain « Alex Mason » (un personnage incarné par le joueur) serait le véritable assassin de Kennedy. Le générique de fin se suit d'un montage vidéo montrant Kennedy à Dallas, le jour de sa mort. La vidéo s'arrête alors et zoome sur Mason, alors dans la foule et regardant Kennedy. Alex Mason n'est qu'un personnage fictif.

En 1980, dans son 3e album Solo (dit Melt), l'artiste anglais Peter Gabriel évoque notamment l'assassinat de JFK (ainsi que celui du politicien George Wallace) avec le titre Family Snapshot : on y découvre l'état d'esprit de l'assassin, son souhait de « devenir quelqu'un ». La mélodie s'avère étonnamment évocatrice d'un crescendo dramaturgique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lyndon B. Johnson sera son colistier et son vice-président puis son successeur.
  2. Dans l'épisode L'Homme à la cigarette (saison 4) par exemple.

Références[modifier | modifier le code]

  1. T. Lentz (1995), Kennedy enquête sur l'assassinat d'un président p. 219.
  2. C'était apparemment le cas du Général Charles Cabell, beau-frère du maire de Dallas et directeur adjoint de la CIA limogé après la baie des Cochons.
  3. Article sur la John Birch Society, organisation d'extrême-droite que le général Edwin Walker, limogé par Kennedy, venait de rejoindre. Voir aussi le rapport du HSCA sur le sujet ainsi que cet article sur les milices d'extrême-droite américaines.
  4. (en) Vincent Bugliosi, Four Days in November. The Assassination of President John F. Kennedy, W. W. Norton & Company,‎ 2008, p. 39.
  5. Stephen Marlowe, La Malédiction des Kennedy, Productions de Paris,‎ 1968, p. 222.
  6. (en) James L. Swanson, "The President Has Been Shot!" : The Assassination of John F. Kennedy, Scholastic Inc.,‎ 2013, p. 23.
  7. a et b Michel Bitzer, « Dallas, 22 novembre 1963 », sur Le Républicain lorrain,‎ 17 novembre 2013.
  8. a, b et c André Kaspi, « Kennedy assassiné », émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 11 mars 2013.
  9. Voir notamment le rapport de la Commission Warren.
  10. Édité par l'American Fact-Finding Committee, une émanation de l'association raciste "John Birch Society". L'encart est reproduit ici.
  11. Témoignage de Mme Connally devant la Commission Warren.
  12. Témoignage de Forrest Sorrels, un agent du Secret Service.
  13. (en) Richard Buyer, Why the JFK Assassination Still Matters. The Truth for My Daughter Kennedy and for Generations to Come, Wheatmark, Inc.,‎ 2009, p. 164.
  14. Voir le rapport du HSCA.
  15. Voir description des blessures de Connally dans le rapport du HSCA, ici, cette radio du poignet et de la cuisse.
  16. Philippe Le Braz, "Résumé des faits indiscutés", p. 26-27, Historama no 334 septembre 1979.
  17. Voir notamment la description faite par Bobby Hargis, un des motards de la police de Dallas qui suivait la voiture présidentielle ; voir aussi la photo d'un de ces fragments dans le rapport du HSCA.
  18. Article sur Abraham Zapruder et son film.
  19. (en) David R. Wrone, The Zapruder film : reframing JFK's assassination, University Press of Kansas,‎ 2003, 368 p..
  20. (en)John F. Kennedy anniversary : A look at images from his lifetime.
  21. Voir les conclusions de la Commission Warren sur ce point.
  22. (en) Select Committee on Assassinations, Investigation of the Assassination of President John F. Kennedy, U.S. Government Printing Office,‎ 1978, p. 41.
  23. (en)[Biographical sketch of Malcolm MacGregor Kilduff, Jr.], archive d'Arlington National Cemetery.
  24. Hans Habe, L'Amérique en péril ?, Mercure De France,‎ 1964, p. 12.
  25. (en) Hearse that carried body of JFK to be auctioned.
  26. Voir cette page sur la théorie de David Lifton.
  27. (en)John F. Kennedy anniversary : A look at images from his lifetime.
  28. (en) Richard Gilbride, Matrix for Assassination : The Jfk Conspiracy, Trafford Publishing,‎ 2009, p. 107-108.
  29. (en) Patricia M. Stockland, The Assassination of John F. Kennedy, ABDO,‎ 2007, p. 64-66.
  30. a et b Patrick Jeudy, Dallas, une journée particulière sur Arte, 2013, 1 h 23 min 20 sec.
  31. François Forestier, JFK, le dernier jour, Albin Michel,‎ 2013, p. 227.
  32. (en) Michael Meagher, Larry D. Gragg, John F. Kennedy. A Biography, ABC-CLIO,‎ 2011 (lire en ligne), p. 137.
  33. Voir le rapport du HSCA sur le sujet. À noter que les sources en anglais parlent de 6th floor, suivant en cela la méthode de numérotation en usage aux États-Unis, pour laquelle le rez-de-chaussée est le premier étage.
  34. T. Lentz Kennedy enquête sur l'assassinat d'un président p. 145.
  35. a et b Le Braz p. 26.
  36. Voir ce site.
  37. Voir ce site relatif aux déclarations de Oswald.
  38. A. Kaspi, « L'assassinat de John F. Kennedy », L'Histoire no 170, octobre 1993 p. 21.
  39. Témoignage de Forest Sorrels devant la Commission Warren.
  40. Voir Case closed, p. 397.
  41. Témoignage Dr Marion Jenkins devant la Commission Warren ; voir aussi les travaux du HSCA sur le sujet.
  42. Voir les travaux du HSCA.
  43. Voir les travaux du HSCA.
  44. Voir cet entretien où il est fait mention du passage de l'armée en DEFCON 3 (DEFCON 2 correspond à la crise des missiles de Cuba).
  45. Voir notamment ce témoignage où il est question du passage de l'armée en DEFCON 3.
  46. (en) Bill Carter, « Viewers Again Return To Traditional Networks », sur The New York Times,‎ 15 septembre 2001.
  47. a et b Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, vol. 2 : La France reprend sa place dans le monde, éditions de Fallois,‎ 1997 (réimpr. 2012 aux éditions Fayard in coll. « Les géants du XXe siècle ») (1re éd. 1994 Notice BnF no FRBNF343432596), dans la série « entretiens » : contient un choix de propos du général Charles de Gaulle (1890-1970) recueillis par Alain Peyrefitte, 1100 p. (ISBN 2213674507 et 9782213674506, notice BnF no FRBNF36193770, présentation en ligne), page 44.
  48. Pour une synthèse des différentes hypothèses, voir ce site, ce site qui expose le sujet au départ du contenu du film JFK et celui-ci par le Dr Gary Aguilar, médecin ophtalmologue partisan de la théorie de la conspiration qui a fourni d'intéressantes recherches.
  49. Des critiques estiment que les circonstances dans lesquelles la balle a été retrouvée ne sont pas claires.
  50. Voir par exemple le résultat d'un test fait pour la Commission Warren.
  51. Voir les travaux du panel de légistes du HSCA.
  52. Voir ce texte qui expose la reproduction des blessures du président Kennedy et du sénateur Connally par le Dr Lattimer, et voir le résultat du tir dans un poignet d'une balle avec une vitesse de 1 100 pieds par seconde.
  53. Jusqu'à la mise à disposition publique d'un film de qualité (« Image of an assassination »), les seules copies qui circulaient étaient pour la plupart des copies d'une copie pirate faites par Robert Groden (voir ce site).
  54. Rapport fait au HSCA par Malcolm McCamy, l'expert désigné par le HSCA. Les experts du HSCA étudièrent une copie de première génération du film de Zapruder.
  55. Voir ce site qui expose le sujet en partant de l'exposé fait dans le film JFK.
  56. Voir ce site par exemple.
  57. Voir ce site consacré à l'enquête de Garrison et au procès.
  58. Voir ce site qui relate un des procès gagnés ensuite par Clay Shaw.
  59. Voir par exemple la manière dont Perry Russo, un des témoins clé de Garrison pendant le procès de Shaw, décrit les pressions qu'il a subies. Cette manière supposée de se créer des témoignages ne fut pas unique, puisqu'un des témoins de Garrison, Charles Spiesel, apparut clairement pendant le procès comme étant un paranoïaque qui se croyait poursuivi par le FBI et prenait les empreintes digitales de sa fille pour s'assurer qu'elle n'avait pas été remplacée. Cette page relate ce que les jurés du procès pensaient de l'accusation. Ce site reproduit un article de David Lifton, chercheur conspirationiste, qui relate certaines de ses expériences les plus bizarres avec Garrison.
  60. Les partisans de la conspiration sont parmi les critiques les plus durs de Garrison (voir aussi l'article de Lifton cité plus haut).
  61. L'ensemble des travaux du HSCA sont disponibles en ligne.
  62. Voir les conclusions clés du HSCA.
  63. Voir le rapport du HSCA qui conclut que les tirs ayant porté ont été tirés de derrière mais qu'il y a eu un autre tir provenant de la butte herbeuse.
  64. Léo Sauvage, L'affaire Oswald, Paris, 1965.
  65. Aufrère, Dominique, « Oswald n'a pas pu tuer Kennedy ! », Science & Vie no 567, 1964. Dorozynski, Alexandre, « Oswald était bien seul », Science & Vie, no 913, octobre 1993, p. 74-75.
  66. Captain Will Fritz's notes of LHO interrogation, sur le site jfklancer.com, consulté le 5 avril 2013.
  67. Voir le rapport du HSCA sur le sujet.
  68. D'après la biographie de Earl Warren, comme mentionné sur ce site. Voir aussi Case Closed, page 403.
  69. Dans JFK, le dernier témoin.
  70. Voir cette page relative à Judith Exner et ses relations avec Kennedy.
  71. Voir les liens mentionnés sur cette page.
  72. Voir notamment ce site.
  73. Ce site tente d'éclaircir la question.
  74. William Manchester, Mort d'un Président, 20-25 novembre 1963, Paris, Robert Laffont, 1967, p. 60 ; Jean-Daniel Piquet, « Cuba dans la crise des missiles », Identités caraïbes, Paris, Éditions du CTHS, 2000, p. 257-267.
  75. Gabriel Robin, La crise des fusées, du mythe à l'histoire, Paris, Éditions Economica, 1984.
  76. (en) Michael Collins Piper : Final judgment, sur le site scribd.com, consulté le 5 avril 2013.
  77. (en) The Assassination, sur le site jfkmontreal.com, consulté le 5 avril 2013.
  78. Voir notamment ce sondage de ABC News ou celui de Fox News en 2003.
  79. Belief In JFK Assassination Conspiracy Slipping, Poll Finds Huffington Post.
  80. Pierre Gobet, « Le mystère Kennedy reste entier 50 ans après sa mort », RTS Info, Washington DC, Radio télévision suisse « 19:30 le journal » « Assassinat de JFK : un doute vieux de 50 ans »,‎ 17 novembre 2013 (lire en ligne [[vidéo]])
    « La version officielle d'un tireur déséquilibré est plus contestée que jamais, les nombreuses questions sans réponses alimentent la théorie du complot. »
    .
  81. Voir article du Monde.
  82. « États-Unis: drapeaux en berne pour saluer la mémoire John F. Kennedy », sur Libération,‎ 21 novembre 2013.
  83. J.B. Thoret (2003) 26 seconde L'Amérique éclaboussée p. 72.
  84. Sur ce sujet, voir en particulier "Dispositif et paranoïa : le thriller politique des années 1970" par Alexandre Fontaine Rousseau http://www.panorama-cinema.com/V2/article.php?categorie=5&id=262.
  85. fiche Imdb.
  86. Ruby and Oswald article du New York Times.
  87. Charles Witbeck, Ruby and Oswald recalls darks days in november 1963 Boca Raton News, 3 février 1978, p. 33, lire en ligne.
  88. fiche Imdb.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Kaspi, "L'assassinat de John F. Kennedy" L'Histoire 170 octobre 1993 p. 20-28.
  • Philippe Le Braz, "Résumé des faits indiscutés", Historama septembre 1979 p. 22-30.
  • Thierry Lentz, Enquêtes sur l'assassinat d'un président, éditions Jean Picollec, 1995, (ISBN 2-8647-7149-7)
  • Thierry Lentz, L'affaire Kennedy, (ISBN 2130456928)
  • Luc Mary, Et si… JFK n'avait pas été assassiné en 1963 ?, éditions de l'Opportun, 2013.
  • William Reymond, Autopsie d'un crime d'état, (ISBN 2-0806-7506-0) (thèse conspirationiste)
  • William Reymond et Billie Sol Estes, JFK, le dernier témoin, (ISBN 2-08-067940-6) (thèse conspirationiste)
  • William Manchester, Mort d'un président, (ISBN B0000DOMA2[à vérifier : isbn invalide])
  • Mark Lane, L'Amérique fait appel, (ISBN B0000DOJ4V[à vérifier : isbn invalide]), 1966 (une des premières critiques du rapport Warren)
  • Pierre Nau, JFK retour sur l'assassinat, 2005, (ISBN 2748157923)
  • Pierre Nau, Lee Harvey Oswald, pour une place dans l'Histoire, 2008, (ISBN 2304023223)
  • François Carlier, Elm Street. Oswald a tué Kennedy !, 2008, (ISBN 2-7483-4096-5) (thèse du tireur solitaire)
  • Frédéric Kiesel, Dallas, un crime sans assassin, Pierre De Meyère, Bruxelles, 1966
  • Léo Sauvage, L'affaire Oswald, Paris, Éditions de Minuit, 1965. La première critique du rapport Warren dès sa sortie par un journaliste du Figaro : Oswald était innocent et Kennedy fut assassiné par des ségrégationnistes sudistes.
  • Robert Sam Anson, Ils ont tué Kennedy, Paris, Denoël, 1976.
  • Philippe Labro, On a tiré sur le Président, Gallimard, 2013
  • Vincent Quivy, Qui n'a pas tué John Kennedy ?, Seuil, 2013
  • François Forestier, JFK, le dernier jour, Albin Michel, 2013

en anglais[modifier | modifier le code]

  • (en) Vincent Bugliosi, Reclaiming History - The Assassination of President John F. Kennedy, W.W.Norton & Company, 2007, (ISBN 978-0-393-04525-3) (thèse du tireur solitaire)
  • (en) Gerald Posner, Case Closed, 1993, (ISBN 1-4000-3462-0) (thèse du tireur solitaire)
  • (en) Anthony Summers, The Kennedy Conspiracy, 1980 (révisé en 1998), (ISBN 0-7515-1840-9) (thèse conspirationiste)
  • (en) Michael L Kurtz, Crime of the Century, 1982, (ISBN 0-87049-824-X) (thèse conspirationiste)
  • (en) Robert J. Groden and Harrison Edward Livingstone, High Treason, The Assassination of Présient Kennedy and The New Evidence of Conspiracy, Berkley Books New York, 1989.

Liens externes[modifier | modifier le code]