Révolution roumaine de 1989

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Révolution roumaine de 1989
Manifestants roumains.
Manifestants roumains.
Informations générales
Date Du 16 au 25 décembre 1989
Lieu Roumanie
Issue Réussite de la Révolution
Exécution de Nicolae et Elena Ceaușescu
Disparition du régime communiste au profit d'un régime semi-démocratique en évolution
Belligérants
Drapeau : Roumanie République socialiste de Roumanie
Drapeau : Roumanie Fraction loyaliste de la Securitate
Romania flag 1989 revolution.svg Manifestants anti-Ceaușescu
Armée roumaine
Front de salut national, membres réformistes du Parti communiste roumain et de la Securitate.
Commandants
Drapeau : Roumanie Nicolae Ceaușescu †, président G-al Victor Stănculescu, G-al Vasile Milea †, Ion Iliescu, Petre Roman
Pertes
Drapeaux de la Révolution au Musée militaire de Bucarest.

La révolution roumaine de 1989 fut un coup d'État facilité par une série d'émeutes et de protestations qui se déroulèrent en décembre 1989 et qui aboutit au renversement et à l'exécution du dictateur communiste Nicolae Ceaușescu et de son épouse, et à la métamorphose du régime communiste en démocratie parlementaire, et de la nomenklatura en une bourgeoisie libérale.

La nature exacte de cette « révolution » continue à alimenter la controverse. Les interprétations divergent fortement, car les différents évènements recensés vont de la révolte populaire spontanée au coup d'État interne monté par des dirigeants du Parti communiste roumain avec l'aide de services secrets étrangers et accompagné d'une manipulation médiatique dans le but de permettre à la nomenklatura de se maintenir aux affaires, de sorte que toutes les interprétations peuvent s'appuyer sur tel ou tel fait. L'enrichissement subit de certaines personnes « bien placées » après cette révolution est un des arguments avancés.

Avant la révolution[modifier | modifier le code]

Comme dans les autres pays de l’Europe de l'Est, la grande majorité de la population souffrait de l'absence de libertés civiles et de la politique économique de Ceaușescu (remboursement de la dette extérieure par l'exportation de la production agricole combiné à des projets de constructions surdimensionnées) qui étouffaient toute vie sociale et maintenaient la population dans la misère matérielle. La pénurie alimentaire et l'ambiance de suspicion et de terreur entretenue par la police secrète (Securitate), étaient les principales sources du mécontentement.

Début à Timișoara[modifier | modifier le code]

Le 17 mars 1989, six anciens membres du Parti communiste roumain critiquent dans une lettre ouverte la politique économique de Ceaușescu. Mais peu de temps après, ce dernier obtient une victoire d'image en occident, car la Roumanie parvient à rembourser toute sa dette extérieure. Le leader communiste se fait alors réélire président par une Assemblée nationale entièrement communiste, le 26 novembre 1989.

Le 16 décembre pourtant, une manifestation spontanée a lieu à Timișoara contre l'expulsion par la Securitate d'un pasteur protestant, László Tökés, membre de la minorité hongroise de Roumanie. Pendant la manifestation, la foule entame des chants libertaires et religieux, jugés anti-communistes par le régime. Les troupes spéciales de la Securitate (USLA) réagissent par des tirs de gaz lacrymogènes et par l'usage de canons à eau, mais la manifestation reprend de plus belle le lendemain. L'armée intervient alors : des combats de rue ont lieu, des voitures sont incendiées, des coups de feu retentissent. La manifestation prend fin après l'envoi des blindés. Le 18 décembre, un groupe de 30 jeunes gens arbore des drapeaux tricolores sans l'insigne communiste et chantent l'ancien hymne national "Réveille-toi, roumain !", interdit sous le régime communiste.

Le 21 décembre, 100 000 ouvriers entrent dans la ville de Timișoara et commencent à manifester contre le gouvernement aux cris de : « Nous sommes le peuple », «  L'armée est avec nous ».

Même si l'on parle de Timisoara comme la ville qui a commencé véritablement le mouvement contestataire, désormais, il est connu que d'autres villes avaient aussi bougé dans ce sens. Bien avant que le pasteur soit enfermé, à Iași, 6 personnes étaient déjà arrêtées pour "des actions anarcho-protestataires de propagande contre l'ordre socialiste". Les 13 et 14 décembre 1989, dans la ville, des tracts étaient distribués, incitant la population à participer aux manifestations. L'initiateur de cette opération était Ştefan Prutianu, économiste dans un centre de recherches, qui avait mis au point un système de type "pyramidal": chaque membre du groupe devait contacter 3 autres personnes, qui à leur tour devait contacter d'autres personnes.

Les initiateurs ont été arrêtés et mis en prison, à la suite d'une fuite à l'intérieur de l'organisation. Pour la journée du rendez-vous (16 décembre), la place centrale de Iași était bondée de militaires qui avait comme ordre de disperser tout mouvement suspect.

Chose encore plus étonnante pour ceux qui nient la réalité d'un coup d'état manipulant la "révolution", les initiateurs du mouvement, une fois libérés (le 22 décembre 1989), ont été arrêtés à nouveau 7 à 8 mois après, en 1990, par le même procureur qui avait décidé leur première arrestation. Ce procureur ne les libéra la seconde fois que lorsqu'ils eurent signé un engagement à ne jamais divulguer leur arrestation initiale[1].

La capitale Bucarest[modifier | modifier le code]

Ceaușescu, revenant d'un voyage en Iran, trouve en Roumanie une situation où le pouvoir commence à échapper au régime. Les événements de Timișoara ont été relatés par les radios étrangères (écoutées clandestinement par les Roumains) comme un massacre de masse et des charniers sont décrits (il s'agit en fait de celui de l'Institut médico-légal de la ville). Le 21 décembre 1989 à Bucarest, un rassemblement de masse organisé par la Securitate à la demande de Ceaușescu pour montrer la popularité du régime, est diffusé en direct à la télévision. Or, après huit minutes où tout se déroule selon les ordres, les haut-parleurs cessent de répéter les slogans habituels (« vive le Parti communiste », « vive le camarade Ceaușescu », « à bas l'ingérence impérialiste »...) et diffusent un enregistrement des manifestations de Timișoara, où l'on entend des coups de feu et des cris. Le rassemblement se transforme alors en manifestation de protestation contre le régime : la foule laisse tomber et piétine calicots, portraits officiels et drapeaux rouges du Parti et crie « Timișoara ! ». Les tentatives de Ceaușescu de calmer son auditoire restent célèbres : « a-lo ! a-llo ! a-llo ! allo, attendez tranquillement, chacun à sa place ! a-llo ! a-llo ! ». Les gens répliquent « changez le dictateur ! ». Ceaușescu se retire, la transmission télévisée est interrompue. Dans le même temps, de plus en plus de gens qui avaient vu cela à la télévision sortent dans la rue. Au soir, une bonne partie des Bucarestois est dans la rue et vers 2 heures du matin l'armée reçoit l'ordre de réprimer le mouvement et prend position aux carrefours, mais sans agir. Un journaliste français, Jean-Louis Calderon, est écrasé accidentellement par un char. Le lendemain, les manifestants envahissent le siège du Comité Central du Parti communiste roumain[2].

Les services secrets[modifier | modifier le code]

En 1978, le lieutenant général Ion Mihai Pacepa, vétéran de la Securitate (les services secrets roumains), qui avait fait défection et s'était réfugié aux États-Unis, a porté un coup sévère au régime en contraignant Ceaușescu à revoir toute l'organisation de la Securitate. En 1986, Pacepa devait révéler, dans son livre Red Horizons: Chronicles of a Communist Spy Chief[3], divers détails sur le régime de Ceaușescu, tels que sa collaboration avec des terroristes arabes, ses entreprises d'espionnage industriel aux États-Unis et ses efforts constants et élaborés pour obtenir le soutien des pays occidentaux.

La mort du dictateur[modifier | modifier le code]

Nicolae Ceaușescu, en novembre 1988.

Selon la version officielle, Nicolae et Elena Ceaușescu prirent la fuite le 22 décembre 1989 du siège du Comité Central du Parti communiste roumain en hélicoptère, prétendument en prenant en otage son pilote menacé à l'aide d'une arme à feu. À cause de manque de carburant, le pilote posa l'hélicoptère dans la campagne, à proximité des bâtiments d'une ferme. S'en serait suivi une fuite erratique du couple présidentiel, au cours de laquelle il aurait notamment été pris en chasse par des citoyens insurgés tentant de les arrêter, avant de parvenir à trouver un répit de courte durée dans une école. Ils auraient finalement été retenus prisonniers pendant plusieurs heures dans une voiture de police, les policiers restant dans l'expectative et écoutant la radio pour deviner dans quel sens le vent allait tourner, avant d'être livrés aux forces armées.

Selon d'autres sources[4] les généraux Stănculescu (armée) et Opruță (aviation) auraient œuvré pour la partie "réformiste" de l'appareil du Parti et de la Securitate (en accord avec la CIA et le KGB qui voulaient tous deux se débarrasser d'un dictateur jugé incontrôlable et facteur d'instabilité). Le pilote de l'hélicoptère présidentiel, obéissant à leurs ordres en pleine connaissance de cause, aurait tout simplement "livré" le couple présidentiel à 50 km de Bucarest, dans une école des environs de Târgoviște tenue par des officiers et des hommes de troupe acquis aux "réformistes", où Ceaușescu et son épouse furent internés (c'étaient les vacances scolaires d'hiver) avant d'être transférés dans la base militaire de Târgoviște.

Le 25 décembre 1989, après que la quasi-totalité des forces militaires et policières a été informée du changement de pouvoir, un procès expéditif de 55 minutes a lieu dans cette base, devant un tribunal secret improvisé selon une procédure d'urgence jusqu'alors utilisée par la Securitate contre les dissidents ou les manifestants à exterminer[5]. Ce "procès" est filmé. Nicolae Ceaușescu et son épouse Elena Petrescu furent déclarés « coupables de génocide », condamnés à mort et aussitôt fusillés. L'exécution est également filmée. Le soir même, les images des corps du couple Ceaușescu furent diffusées à la télévision. Le procès filmé fut quant à lui diffusé quelques jours plus tard. L'exécution, seulement au bout de plusieurs années. Les Ceaușescu sont enterrés dans un cimetière de Bucarest.

Télédiffusion[modifier | modifier le code]

Ion Iliescu à la télévision roumaine le 24 décembre 1989

La révolution roumaine de 1989 est la première révolution de l'histoire à avoir été télédiffusée en direct. Les principaux événements ont eu lieu à Timișoara et Bucarest dans la semaine précédant Noël 1989. Le lendemain de la fuite des Ceaușescu, la télévision roumaine recommence à émettre. Le journaliste Mircea Dinescu et l'acteur Ion Caramitru y apparaissent avec notamment Ion Iliescu, Petre Roman et Victor Stănculescu qui affirment vouloir construire en Roumanie un « socialisme scientifique à visage humain », annoncent la fuite du dictateur et la formation d'un nouveau gouvernement comprenant à la fois des personnalités culturelles et des membres du parti communiste.

Répression ou manipulation ?[modifier | modifier le code]

Les manifestations ont eu un caractère d'opposition au régime mais pas nécessairement anti-communiste : on a beaucoup crié « à bas Ceaușescu et sa clique », mais ce n'est qu'à partir du 24 décembre 1989 que sont apparus les slogans « à bas le communisme » et « à bas le Parti », après que dans le centre et autour de la télévision, soient apparus de mystérieux snipers embusqués qui tirèrent sur la population. Il y eut des morts et des dégâts matériels. Dans l'après-midi du 23 décembre 1989, Ion Iliescu, Petre Roman et Gelu Voican-Voiculescu parlent à la télévision de « terroristes à la solde de Ceaușescu » et demandent à l’armée et à la population de « défendre la révolution » ; ils annoncent la création d'un « Front du Salut national »[6].

Les journalistes agitent les rumeurs les plus folles : Ceaușescu serait en train de rassembler une armée pour noyer la révolte dans le sang ; la toute-puissante Securitate aurait construit un gigantesque labyrinthe sous la ville de Bucarest, ce qui lui permettrait de se déplacer secrètement et d'intervenir par surprise n'importe où. La presse internationale relaie ces rumeurs avec complaisance : le téléspectateur occidental assiste alors à des progressions en caméra subjective dans des couloirs souterrains toujours déserts, mais susceptibles de receler des compagnies entières de jusqu'au-boutistes du régime.

En réalité, de nombreux coups de feu ont été tirés durant ces « journées sanglantes » notamment à Bucarest devant le siège du Comité Central du Parti, autour des aéroports et de la télévision. À l’aéroport Henri Coandă d'Otopeni, deux compagnies de l’armée tirent l’une contre l’autre, chacune persuadée de lutter contre les « terroristes ». Les témoignages recueillis par la suite sont unanimes : les soldats et les civils ayant mis la main sur des armes et qui ont tiré, étaient persuadés de « défendre la liberté contre les sbires du dictateur », et se sont entretués « de bonne foi » pour avoir cru aux déclarations télévisées d'Ion Iliescu. Il n'existe aucun témoignage de sniper ou de partisan de Ceaușescu. Ultérieurement (juin 2009) Iliescu a été traduit en justice sous l'accusation d'avoir ordonné à des snipers (restés anonymes) de l'USLA (troupes de la Securitate) d'accréditer le mythe des « terroristes » en tirant sur la foule, mais il a bénéficié de non-lieu soit pour prescription, soit pour absence de preuves selon les faits[7].

À partir du 24 décembre 1989, le « Front du Salut national » renonce au « socialisme scientifique à visage humain » et se convertit à la démocratie à l'occidentale, tandis que Dumitru Mazilu lance aux manifestants le slogan : « A bas le communisme, mort aux terroristes ». La capture des Ceaușescu (et, le lendemain, leur exécution) est annoncée. Le slogan « aujourd'hui nous avons reçu notre portion de liberté » tracé en grandes lettres blanches apparaît un peu partout dans le centre de Bucarest. Comme personne ne parvient à identifier les fameux « terroristes » (quelques policiers, membres présumés de la Securitate et passants sont pris à partie, tabassés et arrêtés), des journalistes répandent la rumeur qu'il s'agirait de « moudjahiddin » prêtés à Ceaușescu par Mouammar Khadafi. On ne trouve pas plus de « moudjahiddin » libyens que de « terroristes » roumains, et la question « Qui nous a tiré dessus ? » tracée en grandes lettres rouges par les étudiants sur un mur au carrefour de l'Université, restera sans réponse[8].

Bilan[modifier | modifier le code]

De tous les pays de l'Est ayant renversé les régimes en place après la chute du mur de Berlin dans la période allant de l'automne 1989 à 1991, la Roumanie est, avec la Russie, le seul où cette métamorphose coûta des vies : selon l’Office national pour le culte des héros (sic)[9] il y aurait eu 1 104 morts (dont 564 à Bucarest, 93 à Timișoara, 90 à Sibiu, 66 à Brașov et 26 à Cluj) et 3 321 blessés (dont 1 761 à Bucarest).

Le nouveau pouvoir[modifier | modifier le code]

Timbre roumain commémorant la Révolution

En 1990, Ion Iliescu, fondateur du Front du Salut national, dignitaire du régime communiste converti à la démocratie, remporte la première élection présidentielle de l'ère post-communiste. Aux yeux de l'Occident et des pays voisins, il passe pour un démocrate modéré par contraste avec le rôle assumé par d'anciens laudateurs du régime Ceaușescu reconvertis dans l'ultra-nationalisme xénophobe: Adrian Păunescu et Corneliu Vadim Tudor.

Analyse[modifier | modifier le code]

En 2010, on ne connaît toujours pas toute la vérité. Il y a plusieurs hypothèses, pas forcément contradictoires :

  • une révolution spontanée,
  • un coup d’État interne,
  • un coup d’État avec l'aide de services secrets étrangers.

L’identité des « terroristes » est resté un mystère jusqu'à présent, ainsi que leur relation avec le régime du Front du Salut national. Aucun « terroriste » n’a jamais été retrouvé ou condamné. D’après certaines recherches[10], il s'agissait principalement d'un coup d’État interne (mais en accord avec Moscou et l'Occident) durant lequel le général Stănculescu aurait créé des scénarios avec des tireurs d'élite, pour maintenir la peur et faire passer les ex-communistes pour des « défenseurs de la Révolution », afin d'empêcher l'émergence d'un « pouvoir des dissidents ». C'est aussi pour éviter pareille évolution que les ex-communistes passèrent d'eux-mêmes du marxisme à la démocratie, au libéralisme, au nationalisme et au christianisme. Quant au slogan : « Aujourd'hui nous avons reçu notre portion de liberté » tracé le 25 décembre 1989 dans Bucarest, à la peinture routière au latex, il serait l'œuvre et exprimerait l'état d'esprit de la branche "réformiste" de la nomenklatura, pour qui la liberté s'octroie par portions, comme du fromage[11].

Les monographies, les manuels scolaires d'histoire et les émissions télévisées présentent des opinions divergentes sur la révolution de 1989. Avec le temps qui passe, les choses deviennent de plus en plus floues pour les nouvelles générations, bien que les recherches historiques apportent aux spécialistes de plus en plus de détails. Le seul point d'accord est le culte des « victimes de la Révolution », dont la mémoire est unanimement honorée, sans que nul ne doute que toutes soient mortes au nom du désir de liberté et de justice du peuple, et du fait des agissements du pouvoir... quel qu'il soit.

Références[modifier | modifier le code]

  • Liens Vidéos :
    • Înregistrare video din 20 décembre 1989 de la Timișoara
    • Faceți culoarul liber să treacă tovarășul Bălan! - înregistrare video din 22 decembrie 1989 de la Timișoara
    • Înregistrarea video cu ultimul discurs al lui Nicolae Ceaușescu în Piața Republicii
    • Eseu foto anonim despre Revoluția Română din 1989

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Interview avec les initiateurs du mouvement (ro), http://www.evz.ro/detalii/stiri/iasi-si-timisoara-revolutia-a-inceput-acolo-unde-iliescu-a-fost-secretar-de-partid-957601.html
  2. Radu Portocală, Autopsie du coup d'etat roumain, Calmann-Levy, 1990, 194 pages, ISBN 978-2702119358.
  3. publié en France en 1988, sous le titre Horizons rouges (Paris, Presses de la Cité. 323 p.)
  4. Radu Portocală, Autopsie du coup d'état roumain, Calmann-Lévy, Paris, 1994 - 194 pages
  5. http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=CAB02036560 Journal télévisé d'Antenne 2 du 26 décembre 1989 qui relate l'exécution des Ceaușescu (Archive INA)
  6. Jean-Marie le Breton, La fin de Ceausescu, histoire d'une révolution, l'Harmattan, Paris, 1996 (JM Le Breton était ambassadeur à Bucarest au moment de la Révolution et raconte ce qu'il a vu).
  7. Conseil scientifique pour l'investigation des crimes du communisme et Association 21 Décembre, Vladimir Tismăneanu, Juin 2009 ; voir sur [1] consulté le 24 janvier 2014.
  8. Jean-Marie le Breton, La fin de Ceausescu, histoire d'une révolution, l'Harmattan, Paris, 1996 et Radu Portocală, Autopsie du coup d'etat roumain, Calmann-Levy, 1990, 194 pages, ISBN 978-2702119358.
  9. Données de l’Office national pour le culte des héros sur [2]
  10. Radu Portocala: « Roumanie, le pays du mensonge triomphant », Calmann-Lévy, 1994
  11. Mircea Dinescu, Pamflete vesele și triste (Pamphlets gais et tristes), Ed. Seara, Bucarest, 1996

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