Nikolaï Boulganine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Nikolaï Boulganine
Николай Булганин
Image illustrative de l'article Nikolaï Boulganine
Fonctions
Président du Conseil des ministres de l'URSS
8 février 195527 mars 1958
Prédécesseur Gueorgui Malenkov
Successeur Nikita Khrouchtchev
Ministre de la Défense
15 mars 19539 février 1955
Prédécesseur Joseph Staline
Successeur Gueorgui Joukov
Président du Conseil des Commissaires du peuple de la RSFSR
22 juillet 193717 septembre 1938
Prédécesseur Daniil Soulimov
Successeur Vassili Vakhrouchev
Biographie
Date de naissance 18 mars 1895 (calendrier julien)
30 mars 1895
Lieu de naissance Nijni Novgorod
Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Date de décès 24 février 1975 (à 79 ans)
Lieu de décès Moscou, RSFSR
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Nationalité Drapeau de la Russie russe (de 1895 à 1917)
Drapeau de la République socialiste fédérative soviétique de Russie russe (de 1917 à 1922)
Drapeau de l'URSS soviétique (de 1922 à 1975)
Parti politique PCR(b) (1918-1925)
PCP(b) (1925-1952)
PCUS (1952-?)
Religion aucune (athéisme)

Nikolaï Boulganine Nikolaï Boulganine
Présidents du Conseil des Ministres d'URSS
Dirigeants du Parti communiste de l'Union soviétique

Nikolaï Aleksandrovitch Boulganine (en russe : Николай Александрович Булганин), né à Nijni Novgorod le 11 juin 1895 et mort à Moscou le 24 février 1975, est un militaire et homme politique soviétique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Boulganine est le fils d'un employé de bureau de Nijni Novgorod (devenu ensuite Gorki). Il adhère au Parti bolchevik en 1917. De 1918 à 1922, il travaille dans la Tchéka, puis est affecté jusqu'en 1927 au Conseil supérieur de l'économie nationale. Son ascension commence en 1931, année où il devient président du soviet de Moscou (il restera dans ce poste jusqu'en 1937). Il est nommé président de la banque du peuple de la RSFS de Russie en 1937 (jusqu'en 1941) et devient l'année suivante vice-président du Conseil des commissaires du peuple de l'Union soviétique et Président de la banque d'État.

Candidat au Comité central en 1934, il en est élu membre en 1939. Président du Conseil économique du Conseil des Commissaires du Peuple au début de la guerre, il devient membre du Conseil militaire du front de Moscou avec le grade de général. En 1944, il entre au comité d'État à la défense où il est nommé ensuite vice-commissaire. Peu après, il représente l'URSS au comité polonais de libération nationale de Lublin.

Promu maréchal et vice-premier ministre en 1947, membre de l'Orgburo à partir de 1946, il devint également membre du Politburo du PCUS en 1948 (après avoir été suppléant en 1946). Il succède à Staline au poste de ministre des Forces armées jusqu'en 1949 sous Staline et Malenkov.

Avec l'appui de Khrouchtchev, qui était alors secrétaire général du Parti communiste et qu'il avait connu au début de leurs carrières respectives, il devient une sorte de lieutenant l'accompagnant dans ses visites officielles. Il prend la présidence du Conseil des Ministres en février 1955, en remplacement de Malenkov.

Après avoir ordonné l'écrasement de la révolte de Budapest en 1956, il affronte la France et le Royaume-Uni au moment de l'intervention des deux pays à Suez.

Toutefois, en avril 1958, Khrouchtchev le fit démettre de ses fonctions pour le reléguer à la présidence de la banque d'État puis celle du Conseil économique national de Stavropol. Boulganine est accusé d'avoir soutenu le « groupe anti-parti » qui s'était opposé à lui l'année précédente. Exclu du Comité Central en septembre, il fait peu après son autocritique. Il est mis à la retraite en mars 1960, mais, signe du changement dans les modes d'élimination au sein du PCUS — on ne « liquide » plus, on met à l'écart — Boulganine peut disparaître quinze ans plus tard, oublié mais libre. Il est enterré au cimetière de Novodevitchi.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Boris I. Nicolaevski, Les dirigeants soviétiques et la lutte pour le pouvoir : essai, Paris, Denoël, Collection « Dossiers des Lettres Nouvelles », 1969.