Guerre sino-indienne
| Guerre sino-indienne | ||||||||||||
| Informations générales | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
||||||||||||
|
||||||||||||
|
|
||||||||||||
| modifier |
||||||||||||
La guerre sino-indienne est un conflit ayant opposé la République populaire de Chine et l'Inde en 1962, pour le contrôle de territoires himalayens.
Sommaire |
Première avancée chinoise en 1959 [modifier]
Après l'annexion du Tibet en 1951, la Chine a repoussé sa frontière sud-ouest au détriment de l'Inde. L'armée populaire de libération pénétra au Ladakh le 7 août 1959, dans l'Himalaya occidental, et y construisit une route reliant l'Aksai Chin à la province chinoise du Sinkiang[1].
Conflit de 1962 [modifier]
La guerre est déclenchée par la Chine, dirigée par Mao Zedong, le 20 octobre 1962 qui entend modifier la frontière héritée de la ligne McMahon en sa faveur.
Elle surprend le gouvernement indien, dirigé par Jawaharlal Nehru, qui avait, dans les années 1950, tenté de se rapprocher de la République populaire de Chine.
Les faibles garnisons des forces armées indiennes le long des 2 500 km de la frontière dont l'altitude dépasse parfois les 5 000 mètres ne sont pas préparées à répondre à cette agression et battent rapidement en retraite, 80 % des soldats défendant les postes avancés périssent ou sont faits prisonniers[2].
L'armée chinoise occupe les territoires de l'Aksai Chin au Cachemire et du futur État indien de l'Arunachal Pradesh, dans l'Assam, des zones très montagneuses revendiquées par la Chine. Le cessez-le-feu est déclaré le 20 novembre 1962, bien que l'armée chinoise ait les moyens de continuer sa progression. L'APL se retire des territoires occupés, sauf de l'Aksai Chin, qui est unilatéralement annexé et aujourd'hui toujours revendiqué par l'Inde, tandis que l'Arunachal Pradesh est revendiqué par la Chine.
Ce conflit a renforcé les tensions à la frontière sino-indienne et a causé la perte d'environ 3 000 Indiens et de 900 Chinois, essentiellement militaires[3] .
Suites et conséquences [modifier]
En octobre 1962, le Consulat général de l'Inde à Lhassa est fermé et n'a pas été rouvert depuis lors[4],[5].
Cette guerre eut une influence notable sur la rupture sino-soviétique, le gouvernement soviétique ayant pris ouvertement parti pour l'Inde, tout comme le gouvernement des États-Unis[6].
En 1965, durant la Deuxième Guerre indo-pakistanaise, la Chine a menacé d'intervenir militairement au côté du Pakistan[7].
En avril 2005, un accord sino-indien est intervenu afin de régler leur différend frontalier, accord fixant les "grands principes" pour un règlement "définitif" du contentieux frontalier qui les oppose le long de l'Himalaya depuis la guerre de 1962.
Les violations de frontière par les forces chinoises restent malgré cela fréquentes avec, en 2008, 270 cas recensés entrainant une augmentation de la présence militaire indienne sur zone[8]. En 2010, le différend frontalier n'est toujours pas réglé[9].
En 2011, la Chine renforce ses troupes le long de la ligne de démarcation, déploie des missiles balistiques et multiplie les incursions en territoire indien, provoquant ainsi un regain de tension. En réponse, l'armée indienne prévoit de recruter 100 000 soldats sur cinq ans pour les déployer aux abords de la ligne de contrôle et d'y installer des missiles de croisière[10].
Notes et références [modifier]
- (fr) Serge-André Lemaire, « L'Himalaya indien », sur http://www.zonehimalaya.net/, Zone Himalaya, 2010. Consulté le 14 mars 2010
- (fr) Claude Arpi, « LA GUERRE DE 1962 : LA POSITION DE LA FRANCE ENTREVUE DE GAULLE-NEHRU DE SEPTEMBRE 1962 », sur http://www.jaia-bharati.org/, La Revue d'Auroville, mars 2005. Consulté le 14 mars 2010
- (en) This tallies
- Claude Arpi, An Indian Consulate in Lhasa?
- India can reopen consulate in Lhasa:Chinese foreign ministry official, 25 août 2009
- (fr) Le conflit sino-indien, sur http://www.cartage.org.lb/, Le Monde, 21 février 1979. Consulté le 14 mars 2010
- (fr) Christiane Tirimagni-Hurthig, « La fin de la guerre indo-pakistanaise de 1965, épuisement ou impasse », Revue française de science politique, 1974. Consulté le 14 mars 2010
- (en) Indrani Bagchi, « Chinese incursions into Indian territory rose sharply in 2008 », sur http://timesofindia.indiatimes.com/, Times of India, 9 juin 2009. Consulté le 14 mars 2010
- (fr) Antoine Guinard, « La Chine et l’Inde continuent d’entretenir le flou frontalier au Ladakh », sur http://www.aujourdhuilinde.com/, 13 janvier 2010. Consulté le 14 mars 2010
- source : le nouvel observateur n°2454 du 17 au 23/11/2011
Articles connexes [modifier]
- Programme nucléaire indien
- Histoire de l'Inde
- Relations entre la Chine et le Pakistan
- Géostratégie de la Chine