Erich Honecker

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Erich Honecker
Illustration.
Fonctions
3e président du Conseil d'État de la RDA
Premier ministre Willi Stoph
Prédécesseur Willi Stoph
Successeur Egon Krenz
Secrétaire général du
comité central du Parti socialiste unifié d'Allemagne
Prédécesseur Walter Ulbricht
Successeur Egon Krenz
Président du Conseil national de défense Est-allemand
19711989
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Neunkirchen (Sarre)
Date de décès (à 81 ans)
Lieu de décès Santiago du Chili
Nature du décès Mort naturelle
Nationalité Est-allemande, puis allemande
Parti politique Parti socialiste unifié d'Allemagne (PSUA)
Conjoint Charlotte Schanuel
Edith Baumann
Margot Honecker
Enfant(s) Erika Honecker
Sonja Honecker
Profession Politicien

Erich Honecker
Liste des chefs d'État allemands

Erich Honecker, né le à Neunkirchen en Allemagne, mort le à Santiago du Chili, est un homme politique d'Allemagne de l'Est.

Erich Honecker dirigea la République démocratique allemande de 1976 à 1989. Il fut longtemps secrétaire général du Parti socialiste unifié d'Allemagne (ou SED) ainsi que président du Conseil d'État de la République démocratique allemande, ainsi que responsable du Conseil de défense nationale.

Vie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Son père, Wilhelm Honecker (1881-1969), était mineur et épousa en 1905 Caroline Catharina Weidenhof (1883-1963). Ils eurent 6 enfants : Katharina (Käthe (1906-1925)), Wilhelm (Willi, 1907-1944 mort en Hongrie), Frieda (1909-1974), Erich, Gertrud Hoppstädter (* 1917) née Honecker, et Karl-Robert (1923-1947).

Erich Honecker naquit à Neunkirchen (Sarre), rue Max-Braun, mais sa famille décida de déménager peu après dans le quartier de Wiebelskirchen au n° 88 de la Kuchenbergstrasse.

En été 1922, après son 10e anniversaire, Erich devint membre du groupe d'enfants communistes de Wiebelskirchen, puis à 14 ans, il intégra l'association des jeunes communistes d'Allemagne (Kommunistischer Jugendverband Deutschlands, KJVD), et à 17 ans, il rejoignit le parti communiste. Il fut élu en 1928 chef de groupe local du KJVD.

N'ayant pas trouvé de place d'apprentissage après sa scolarité, il travailla deux ans dans une ferme en Poméranie. De retour à Wiebelskirchen, il débuta en 1928 un apprentissage de couvreur chez son oncle qu'il arrêta pour pouvoir suivre des études en étant délégué du KJVD à l'École internationale Lénine à Moscou, appartenant à l'internationale de la jeunesse.

Début de son activité politique et résistance contre le national-socialisme[modifier | modifier le code]

Erich Honecker devint membre du parti communiste d'Allemagne (KPD, Kommunistische Partei Deutschlands) en 1930. Son parrain politique fut Otto Niebergall, qui fut plus tard député du Bundestag. De 1930 à 1931, il fréquenta l'école internationale Lénine à Moscou. Après son retour, il fut chef de circonscription du KJVD pour la Sarre. En 1933, l'année de l'arrivée au pouvoir de Hitler, le militantisme communiste fut possible seulement de manière clandestine. La Sarre n'appartenait cependant pas au troisième Reich. Honecker fut incarcéré en Allemagne pour une courte durée et fut rapidement relâché. Il rentra en 1934 en Sarre et travailla avec Johannes Hoffmann pour la campagne contre l'annexion au Reich. Avec le résultat du vote en faveur de l'Allemagne du 13 janvier 1935, cette campagne fut rendue caduque. Honecker s'enfuit, comme beaucoup d'opposants à l'annexion, et alla tout d'abord en France. Le 28 août 1935, il alla illégalement à Berlin sous le nom de Marten Tjaden, une presse d'imprimerie dans ses bagages. Dans la résistance, il travailla étroitement avec le communiste Herbert Wehner, qui entra au SPD après la guerre. En décembre 1935, Honecker fut arrêté par la Gestapo et fut, dans un premier temps, incarcéré jusqu'en 1937 à la prison de Berlin-Moabit en détention provisoire. En juin 1937, il fut condamné à dix ans de prison, peine qu'il purgea à la prison de Brandenburg-Görden. Au début de l'année 1945, il fut alloué à un commando de travail à la prison pour femmes de la Barnimstraße à Berlin en raison de sa bonne conduite. Il réussit à s'enfuir le 6 mars 1945, lors d'un bombardement, et se cacha dans l'appartement d'une gardienne de prison. Sur les conseils de cette dernière, il retourna au bout de quelques jours en prison. La fuite put être dissimulée à la Gestapo et Honecker fut retransféré dans le Brandebourg. Après la libération de la prison par l'Armée rouge le 27 avril, Honecker alla à Berlin où il se maria avec la gardienne de prison, Charlotte Schanuel[1]. Elle décéda en 1947.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Honecker lors de la rencontre de la jeunesse entre trois pays à Zittau, 1950.

C'est un peu par hasard qu'Erich Honecker fut recueilli à Berlin en mai 1945 par Hans Mahle et qu'il fut pris dans le groupe de Walter Ulbricht. C'est Waldemar Schmidt qui présenta Honecker à Walter Ulbricht, ce dernier ne le connaissait alors pas encore. Jusqu'à l'été, la fonction future d'Honecker n'était pas encore décidée. En 1946, il fut l'un des fondateurs de la Jeunesse libre allemande (Freie Deutsche Jugend, FDJ), et il en sera le président jusqu'au 27 mai 1955. À partir de 1950, il organisa les trois rencontres allemandes de la jeunesse à Berlin, et il fut pris un mois après la première rencontre allemande au Politbüro du comité central du SED. Lors d'un séjour de formation à Moscou, Erich Honecker à assisté au XXe congrès du parti communiste de l'Union Soviétique, où Khrouchtchev avait prononcé son célèbre discours sur la déstalinisation.

Honecker joua un rôle important concernant l'organisation de la construction du mur de Berlin en tant que secrétaire de la sécurité du comité central du SED. Il fut marié de 1947 à 1953 avec Edith Baumann, une fonctionnaire des FDJ avec laquelle il aura une fille nommée Erika (née en 1950). En 1952, sa seconde femme, Margot Feist, qu'il épousera en 1953, donna naissance à sa seconde fille, Sonja.

À la tête de la RDA (1971-1989)[modifier | modifier le code]

Erich Honecker (gauche) et Léonid Brejnev.
Erich Honecker (gauche) félicite Erich Mielke pour l'anniversaire des 30 ans de la Stasi.

Alors que Walter Ulbricht avait tourné le dos à la politique économique, Honecker déclara que l'unité de la politique économique et sociale était leur devoir principal. Après s'être assuré le soutien de la direction soviétique sous Brejnev, il fut nommé le 3 mai 1971 successeur d'Ulbricht en tant que Premier secrétaire (il est à partir de 1976 Secrétaire général) du comité central du SED. Après qu'il fut aussi présenté en tant que successeur d'Ulbricht en 1971 au conseil national de défense (Nationaler Verteidigungsrat), la chambre du peuple (Volkskammer) l'élut le 29 octobre 1976 président du conseil d'État. Willi Stoph, qui occupait ce poste depuis 1973, fut de nouveau président du conseil des ministres, comme avant 1973.

Le plus proche collaborateur d'Erich Honecker était le secrétaire du comité central pour l'agitation et la propagande, Joachim Hermann. Il mena quotidiennement avec lui des discussions sur le travail des médias du parti, dans lesquels la mise en page du journal Neues Deutschland et la suite des informations du journal télévisé Aktuelle Kamera furent fixés. Honecker attribuait à la Stasi une tout aussi grande importance : chaque semaine après la séance du Politbüro, il discutait avec le ministre compétent, Erich Mielke[2]. Elli Kelm fut pendant de nombreuses années la secrétaire d' Honecker.

Durant son mandat, le traité fondamental fut négocié avec l'Allemagne de l'ouest. De plus, la RDA prit part aux négociations des accords d'Helsinki et fut intégrée aux Nations unies en tant que membre à part entière. Aussi, lors d'une visite au Japon en mai 1981, l'université Nihon lui décerna un titre de Docteur émérite (Dr. h.c.). Ces succès diplomatiques font figure des plus grandes performances politiques d'Erich Honecker dans le domaine des affaires étrangères.

Le 31 décembre 1982, un maçon de 34 ans, Paul Essling, manqua de peu d'emboutir la voiture d'Honecker, à proximité de Wandlitz, lieu de résidence des membres du Politbüro. Selon Bernd Hencker, garde du corps d'Honecker, Essling, qui était ivre et armé, se suicida sur le champ, après avoir blessé un policier avec son pistolet. D'autres sources affirment qu'il fut abattu par les gardes du corps d'Honecker. À l'Ouest, l'événement fut relaté par les médias comme un attentat[3].

En ce qui concerne les affaires intérieures, une tendance à la libéralisation se dessina avant tout dans les domaines de l'art et de la culture, mais ce relâchement était cependant plus suscité par la propagande effectuée dans le cadre du 10e festival mondial de la jeunesse et des étudiants en 1973, plutôt qu'au changement effectué à la tête de l'État. Peu de temps après, des opposants au régime comme Wolf Biermann furent déchus de leur nationalité, et la résistance intérieure fut encore plus opprimée par la Stasi. En outre, Honecker s'engagea pour la continuation de l'édification de la frontière germano-allemande avec un système de mitraillage automatique et le recours aux armes à feu pour ceux qui tentaient de franchir la frontière[4]. Il dit en 1974 à ce propos : « il y a des camarades à citer en exemple pour leur recours avec succès aux armes à feu[4] ». Concernant la politique économique, l'étatisation et la centralisation de l'économie fut accélérée. La difficile situation économique obligea la RDA à emprunter des milliards à la RFA afin de pouvoir maintenir le niveau de vie.

Erich Honecker, 1986

En 1981, il reçut le chancelier ouest-allemand Helmut Schmidt dans la maison de chasse Hubertusstock à Werbellinsee. Selon les dires de Schmidt, Honecker était un homme à la capacité de jugement restreinte et estimait que la RDA avait atteint un haut niveau économique et qu'elle faisait partie des nations industrialisées les plus importantes au monde[5].

Malgré les problèmes économiques, les années 80 apportèrent à Erich Honecker une reconnaissance internationale accrue, en particulier le 7 septembre 1987 lorsqu'il se rendit en visite en Allemagne de l'Ouest, où il fut accueilli par Helmut Kohl à Bonn. Lors de son voyage en RFA, il est allé en Bavière, à Düsseldorf, Wuppertal, Essen, et Trèves. Il retourna même dans sa ville natale en Sarre le 10 septembre. Ce voyage fut envisagé dès 1983, mais fut cependant bloqué par la direction soviétique de l'époque, car elle se méfiait de la relation particulière germano-allemande. En 1988, Honecker effectua entre autres une visite à Paris. Son plus grand rêve, bien qu'il n'y soit pas parvenu, était de faire une visite officielle aux États-Unis. C'est aussi pourquoi dans les dernières années de la RDA, il eut un comportement positif, notamment au congrès juif mondial, et se positionna en tant qu'« ouvreur de portes » possible.

Départ[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la crise politique et économique, et de la chute du mur de Berlin, le départ de Honecker fut annoncé à toutes les administrations le 18 octobre 1989. La version officielle est la suivante : « Pour des raisons de santé, le comité central a accepté, à la demande d'Erich Honecker, de le démettre de ses fonctions de secrétaire général, de président du Conseil d'État ainsi que de président du conseil national de défense de la RDA. » Ce serait soi-disant Erich Mielke, ministre de la sécurité d'État, qui serait responsable de tous les dysfonctionnements de la RDA du moment[6], et qui, lors de la séance du Politbüro du 17 octobre 1989, aurait menacé de publier des informations compromettantes qu'il possédait si Honecker ne démissionnait pas. C'est sous ces conditions que Honecker fut obligé de voter lui-même pour son retrait[7].

Le 3 décembre 1989, Erich Honecker fut exclu du SED et en 1992, il entra au parti communiste d'Allemagne (Kommunistische Partei Deutschlands - KPD) nouvellement reconstitué en RDA par d'anciens communistes « orthodoxes »[8].

Fuite, arrestation, procès et mort[modifier | modifier le code]

En décembre 1989, les avocats généraux de la RDA entreprirent sur la base d'une procédure constitutionnelle une information judiciaire pour abus de pouvoir et haute trahison contre Erich Honecker. Il fut arrêté en janvier 1990 par des policiers est-allemands, mais fut relâché quelques jours plus tard. Avec sa femme, il trouva tout d'abord refuge à Lobetal, chez la famille du pasteur Uwe Holmer, quand la justice de Berlin prononça un mandat d'arrêt contre lui sur la base de la procédure constitutionnelle introduite avant la réunification. Sur ce, le couple s'enfuit à l'hôpital militaire des forces soviétiques à Beelitz et partit ensuite quelques mois plus tard, le 13 mars 1991, à Moscou. Comme il devenait de plus en plus évident que les anciens alliés de l'URSS ne seraient plus protégés par la direction soviétique sous Gorbatchev et encore moins après l'échec du putsch des communistes en août 1991 et l'arrivée au pouvoir du président Boris Eltsine, Erich et Margot Honecker s'enfuirent à l'ambassade du Chili, puisque, à l'époque, la RDA avait garanti l'asile à des milliers de Chiliens après la chute de Salvador Allende mais aussi parce que leur fille Sonja avait épousé un Chilien. Ironiquement, Erich Honecker fut le dernier fugitif est-allemand à se réfugier dans une ambassade étrangère, alors que dans les années 1980, un grand nombre d'Allemands de l'Est tentèrent de passer à l'Ouest en se réfugiant dans les ambassades des pays occidentaux afin d'obtenir ensuite une sortie du territoire. Selon les souvenirs de Margot Honecker, la Corée du Nord et la Syrie leur avaient aussi proposé l'asile.

À cause du mandat d'arrêt en RFA, Honecker fut arrêté à l'ambassade chilienne et livré par des soldats russes le 29 juillet 1992. Il fut accusé d'avoir donné l'ordre d'ouvrir le feu à la frontière entre les deux Allemagnes. Il souffrait déjà à cette époque d'un cancer du foie, ce que l'intéressé souligna à la justice allemande, posant la question de sa possible incarcération malgré son âge avancé et son mauvais état de santé. Honecker fut accusé d'homicide dans 68 cas, pour lesquels 12 étaient l'objet de l'administration centrale. Les 56 cas restants furent séparés et ajournés. Ses coaccusés furent Erich Mielke, Willi Stoph, Heinz Keßler, Fritz Streletz et Hans Albrecht. L'audience principale eut lieu le 12 novembre 1992 au tribunal de grande instance de Berlin. Le défenseur d'Erich Honecker était Friedrich Wolff, un avocat est-allemand connu.

Dans sa déclaration devant le tribunal, le 3 décembre 1992[9], Honecker justifia la construction du mur de Berlin : selon lui, la direction du SED a évité en 1961, pendant l'un des moments les plus tendus de la guerre froide, une « troisième guerre mondiale entraînant des millions de morts ». Il insista sur l'accord de l'ensemble des directions des pays du bloc de l'Est sur cette décision commune, avec en contrepartie l'assurance que la RDA ferait partie pendant sa période de fonction du Conseil de sécurité des Nations Unies malgré l'ordre d'ouvrir le feu au mur de Berlin. Il coupa court aux critiques concernant les persécutions de la Stasi, qui n'étaient pas le sujet du procès, en répondant que la presse à sensation des pays de l'Ouest procédait aux mêmes méthodes de dénonciation et qu'elle avait les mêmes conséquences. Aussi, il mit en avant le fait que le procès contre lui était mené par des motivations uniquement politiques, et compara les 49 personnes mortes en tentant de franchir le mur avec le nombre des soldats morts pendant la guerre du Vietnam ou avec le taux de suicide dans les pays de l'Ouest.

À cause de son mauvais état de santé, les médecins prédisaient qu'il ne vivrait probablement pas jusqu'à la fin de l'audience principale. Ainsi, Honecker sollicita la séparation et la mise au point de la procédure contre lui. Sa requête fut refusée le 21 décembre 1992, les juges ne voyant pas sa maladie empêcher la procédure. Un recours contre cette décision auprès de la cour d'appel fut rejeté le 28 décembre 1992. Par contre, le recours constitutionnel effectué le 12 janvier 1993 eut plus de succès[10], à la suite de quoi la procédure ainsi que le mandat d'arrêt contre Honecker furent abrogés le jour même par le tribunal de grande instance de Berlin[11]. Ensuite, le 13 janvier 1993, un second mandat d'arrêt en rapport avec un détournement de fonds publics fut lui aussi abrogé et Honecker fut libéré, ce qui souleva une vague de protestations de la part des victimes du régime de la RDA. Le jour même, Honecker s'envola pour le Chili rejoindre la famille de sa fille Sonja qui habitait avec son mari chilien Leo Yáñez et leur fils Roberto.

Le 29 mai 1994, Erich Honecker meurt à l'âge de 81 ans à Santiago du Chili d'un cancer du foie et y fut incinéré.

Ordres et décorations[modifier | modifier le code]

Honecker reçut toutes les décorations importantes de la RDA, dont l'ordre de Karl-Marx, le titre honorifique de Héros de la RDA avec la médaille d'or correspondante, l'ordre du mérite patriotique avec l'Ehrenspange (bracelet d'honneur), la Bannière du Travail, le titre de Héros du Travail ainsi que l'ordre de Lénine, la récompense la plus importante d'URSS. Il est aussi Héros de l'Union soviétique.

Par ailleurs, en mai 1981, lors d'une visite à Tōkyō, il reçut le titre de docteur honoris causa de l'Université Nihon. En 1985, le CIO le décora de l'Ordre Olympique en or.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Toujours en avant, jamais en arrière ! »
  • « Le mur existera encore dans 50 et même dans 100 ans si les causes de son existence ne sont pas encore éliminées. » (Berlin, 19 janvier 1989)
  • « Le socialisme – c'est ce qu'on dit chez nous – ne peut être arrêté dans sa course ni par un bœuf, ni par un âne. Cette vieille connaissance du mouvement ouvrier allemand trouve parmi la grande initiative des actifs de la RDA sa confirmation actuelle. » (août 1989, en citant à cette occasion le social-démocrate August Bebel)
  • « Un champ de tir impeccable doit être garanti partout. » (3 mai 1974, à propos du mur de Berlin)

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Reden und Aufsätze. Zwölf Bände. Dietz, Berlin 1975–1988
  • Aus meinem Leben. 14. Auflage: Dietz, Berlin 1989, ISBN 3-320-00744-0
  • Die Rolle der Arbeiterklasse und ihrer Partei in der sozialistischen Gesellschaft. Verlag Marxistische Blätter, Frankfurt am Main 1974. ISBN 3-88012-292-X
  • Für eine weltweite Koalition der Vernunft und des Realismus. Dietz-Verlag, Berlin 1989 ISBN 3-320-01418-8
  • Durch das Volk und für das Volk wurde Großes vollbracht. Festansprache von Erich Honecker, Generalsekretär des ZK der SED und Vorsitzender des Staatsrates der DDR. In: Neues Deutschland. 9. Oktober 1989 (Auszug)
  • Erich Honecker zu dramatischen Ereignissen. Runge, Hamburg 1992
  • „... da brauche ich nichts zu korrigieren“. Ein Gespräch mit Paul Oestreicher in der Haftanstalt. In: epd-Dokumentation. H.6a (1. Februar 1993), S.1-12
  • Persönliche Erklärung von Erich Honecker vor dem Berliner Landgericht am 3. Dezember 1992. In: Blätter für deutsche und internationale Politik, 38 (1993), 1, S. 118–126 (siehe auch Weblinks)
  • Moabiter Notizen. Letztes schriftliches Zeugnis und Gesprächsprotokolle vom BRD-Besuch 1987 aus dem persönlichen Besitz Erich Honeckers. Edition Ost, Berlin 1994, ISBN 3-929161-14-1

Films sur Erich Honecker[modifier | modifier le code]

  • Thomas Grimm: Honeckers Flucht. Film, 2002.
  • Thomas Grimm: Die Honeckers. Deux DVD, Berlin 2002.
  • Thomas Grimm: Hier lebt auch Margot Honecker. Auf deutschen Spuren durch Chile, Film (DEFA) 2002.
  • Wilma Kottuck: Skizze eines Verfalls. Auf den Spuren von Erich Honecker, Süddeutscher Rundfunk, VHS, Stuttgart 1990.
  • Harald Lüders, Peter Boultwood: interview télévisé „Erich Honecker – Das Interview“. VHS, Frankfurt am Main 1991.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Heinz Lippmann: Honecker. Porträt eines Nachfolgers. Verlag Wissenschaft und Politik, Köln 1971, ISBN 3-8046-8439-4
  • Institut für Marxismus-Leninismus beim ZK der SED (Hrsg.): Erich Honecker - Skizze seines politischen Lebens, Dietz Verlag Berlin 1978
  • Dieter Borkowski: Erich Honecker. Statthalter Moskaus oder deutscher Patriot? Eine Biographie. Bertelsmann, München 1987, ISBN 3-570-02453-9
  • Reinhold Andert & Wolfgang Herzberg: Der Sturz. Honecker im Kreuzverhör. Aufbau-Verlag, Berlin/Weimar 1990, ISBN 3-351-02060-0
  • Peter Przybylski: Tatort Politbüro. Rowohlt Berlin, Berlin
  • Uwe Wesel: Der Honecker-Prozess. Ein Staat vor Gericht. Eichborn, Frankfurt 1994, ISBN 3-8218-0435-1
  • Iwan Kusmin: Die Verschwörung gegen Honecker. In: Deutschland-Archiv. Zeitschrift für das wiedervereinigte Deutschland, 28. Jahrgang, März 1995, Verlag Wissenschaft und Politik Berend von Nottbeck, Köln 1995, S. 286–290
  • Jochen Staadt (Hrsg.): Auf höchster Stufe. Gespräche mit Erich Honecker. Transit, Berlin 1995, ISBN 3-88747-099-0
  • Reinhold Andert: Nach dem Sturz. Gespräche mit Erich Honecker. Faber und Faber, Leipzig 2001, ISBN 3-932545-80-X
  • Thomas Kunze: Staatschef a. D. Die letzten Jahre des Erich Honecker. Links, Berlin 2001, ISBN 3-86153-247-6
  • Jan N. Lorenzen: Erich Honecker. Eine Biographie. Rowohlt-Taschenbuch-Verlag, Reinbek 2001, ISBN 3-499-61181-3
  • Norbert F. Pötzl: Erich Honecker. Eine deutsche Biographie. Deutsche Verlags-Anstalt, Stuttgart/München 2002, ISBN 3-421-05585-8
  • Ulrich Völklein: Honecker. Eine Biographie. Aufbau-Taschenbuch-Verlag, Berlin 2003, ISBN 3-7466-1921-1

Liens[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

  1. Ed Stuhler : Margot Honecker. Eine Biografie, Ueberreuther, Wien 2003, pages 59-61, Faksimile der Heiratsurkunde page 60.
  2. Günter Schabowski, Der Absturz, Rowohlt, Berlin 1991, page 115f
  3. http://de.wikipedia.org/wiki/Paul_E%C3%9Fling
  4. a et b Protokoll der 45. Sitzung des Nationalen Verteidigungsrates der DDR, 3. Mai 1974
  5. 20 Jahre Honecker-Sturz: Uneinsichtig bis zum Schluss. Merkur online vom 19. Oktober 2009
  6. d'après The East German Transition Game de Kurt-Henning Tvedt (document Word ; 447 ko)
  7. Günter Schabowski : Das Politbüro. Ende eines Mythos. Eine Befragung. Reinbek 1990. S. 104 ff. ; Günter Schabowski : Der Absturz. Berlin, 1991. S. 267 ff.
  8. Die DDR im WWW. Personen. Erich Honecker.
  9. http://www.glasnost.de/db/DokZeit/92honerkl.html#Erkl%E4rung
  10. Verfassungsgerichtshof des Landes Berlin, décision du 12 janvier 1993, Az. VerfGH 55/92
  11. Landgericht Berlin, décision du 12 janvier 1993, Az. 572-10/92 ; NStZ 1993, 298.
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