Orgon

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Orgon
Les ruines du château du duc de Guise dominent la localité. Plus en avant, sur la gauche, se dresse l'église Notre-Dame de l'Assomption
Les ruines du château du duc de Guise dominent la localité. Plus en avant, sur la gauche, se dresse l'église Notre-Dame de l'Assomption
Blason de Orgon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Arrondissement Arles
Canton Orgon
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rhône Alpilles Durance
Maire
Mandat
Guy Robert
2014-2020
Code postal 13660
Code commune 13067
Démographie
Gentilé Orgonnaises, Orgonnais
Population
municipale
3 126 hab. (2011)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 29″ N 5° 02′ 20″ E / 43.7913888889, 5.0388888888943° 47′ 29″ Nord 5° 02′ 20″ Est / 43.7913888889, 5.03888888889  
Altitude Min. 62 m – Max. 298 m
Superficie 34,78 km2
Localisation

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Liens
Site web www.orgon.fr

Orgon est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Orgonnais(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Orgon est située au nord du département, à l'extrémité orientale du massif des Alpilles. La commune est distante d'environ 6 km de Cavaillon, 25 km d'Avignon, 40 km d'Aix-en-Provence, et 72 km de Marseille. Orgon se divise en 5 parties séparées par la route départementale 7n (ancienne route nationale 7) nord/sud, la route départementale 26 nord-est/nord-ouest, et la route d'Eygalières sud-est/sud-ouest et l'autoroute A7 qui coupe la commune au niveau de la rive de la Durance.

Lieux-dits, écarts, hameaux[modifier | modifier le code]

  • Le quartier de Freiresque (Mas-Blanc),
  • Le quartier Malvoisin,
  • Domaine de Valdition,
  • Vieux quartier de Sénas,
  • La Vallée-Heureuse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Orgon
Plan-d'Orgon Plan-d'Orgon, Cavaillon Cavaillon, Cheval-Blanc
Plan-d'Orgon Orgon Cheval-Blanc
Eygalières Sénas, Eyguières Sénas

Transports[modifier | modifier le code]

Orgon est située dans le passage séparant les Alpilles du Luberon. Elle est traversée par plusieurs grandes voies de circulation : l'autoroute A7, la Nationale 7, la voie ferrée du TGV (Les gares TGV les plus proches se situent à Avignon et Aix-en-Provence). Elle dispose d'une gare SNCF légèrement à l'extérieur du centre-ville, reliant les gare d'Avignon-Centre et de Miramas[1], mais également de deux relais routiers, un en direction de Plan-d'Orgon et un autre en direction de Sénas. La ligne de bus 87 dessert également Orgon. Orgon est desservi par deux aéroports à moins de 30 minutes de route : Marseille Provence à Marignane et celui d'[Avignon].

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

On trouve à l'ouest de la commune les contreforts des Alpilles, massif constitué de strates de roches sédimentaires plissées et formant un anticlinal. C'est sur cette partie que le relief est le plus élevé.

À l'est, le relief le plus bas, avec la plaine alluvionnaire de la Durance.

Les Alpilles près d'Orgon

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Orgon est divisée en deux dans toute sa longueur est-ouest par son canal, mais également séparée par la Durance du Vaucluse où elle possède une parcelle de terrain séparé du reste de la commune aux abords de Cheval-Blanc, Orgon dispose également de 2 lacs de grande taille au sud de son territoire.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat dans les Alpilles est considéré comme méditerranéen. Les hivers y sont doux et secs et les étés chauds et secs. La température moyenne maximale est observée en juillet et août (+29 °C), la température moyenne minimale en décembre et janvier (+3 °C)[2]. Le mois le plus pluvieux est janvier avec 7 jours de pluie en moyenne, contre 2 jours en juillet[2]. La région des Alpilles reçoit davantage de précipitations que le littoral de la Méditerranée : 500 mm/an en Camargue contre 600 à 700 mm/an pour les Alpilles.

Les grandes gelées sont très rares, alors qu'elles étaient plus fréquentes au XIXe siècle, comme en témoignent le nombreux gels du Rhône, quasiment inconnus depuis le siècle dernier.

Le mistral[modifier | modifier le code]

Le mistral y souffle violemment du nord ou du nord-ouest, particulièrement en hiver et au printemps. Le mistral souffle fortement 100 jours par an en moyenne et faiblement 83 jours, ce qui ne laisse que 182 jours sans vent par an[3].

On distingue deux types de mistral : le « mistral blanc », qui dégage le ciel en totalité et accentue la luminosité, et le « mistral noir », plus rare, qui est accompagné de pluie.

Données météorologiques[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1971-2000  :

Météo à Orgon : relevé météorologique de Salon de Provence
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,2 2 4 6,4 10,1 13,7 16,4 16,3 13,3 9,5 4,9 2,4 8,4
Température moyenne (°C) 6,1 7,2 9,7 12 16,1 19,8 22,9 22,7 19,2 14,7 9,6 7 13,9
Température maximale moyenne (°C) 10,9 12,3 15,3 17,5 22 25,8 29,4 29 25 19,9 14,2 11,6 19,4
Précipitations (mm) 59 47 44 63 42 31 16 37 64 98 58 54 623,4
Source : Météo France / Station de Salon de Provence
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
10,9
1,2
59
 
 
 
12,3
2
47
 
 
 
15,3
4
44
 
 
 
17,5
6,4
63
 
 
 
22
10,1
42
 
 
 
25,8
13,7
31
 
 
 
29,4
16,4
16
 
 
 
29
16,3
37
 
 
 
25
13,3
64
 
 
 
19,9
9,5
98
 
 
 
14,2
4,9
58
 
 
 
11,6
2,4
54
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Flore et faune[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

De nombreuses espèces animales nichent dans les Alpilles et peuvent aléatoirement être observées sur le territoire de la commune d'Orgon. La plus réputée est l'aigle de Bonelli, espèce protégée, comme le vautour percnoptère, le faucon crécerellette et le hibou grand-duc[4].

Les rochers arides abritent une espèce de lézard emblématique des Alpilles, le lézard ocellé, lui aussi considéré comme menacé et protégé[4].

Des espèces végétales protégées, comme la nivéole d’été (Leucojum aestivum) ou l'hélianthème à feuilles de Marum (Helianthemum lavandulaefolium), s'y rencontrent au fond des vallons.

Espèces chassées[modifier | modifier le code]

Le territoire d'Orgon, et notamment ses vallons, compte de nombreux mammifères. Le sanglier y abonde, sa population est en progression. Inversement, le nombre de lièvres et de lapins tend à décroître. La raison semble en être l'épidémie de myxomatose de 1953 qui a causé des ravages dans la population et, depuis la fin du XXe siècle, le VHD viral qui provoque la diminution de l'espèce. La raréfaction des rongeurs pourrait poser problème à terme pour la survie des espèces de rapaces qui s'en nourrissent.

Autres espèces animales[modifier | modifier le code]

On ne peut évoquer la faune d'Orgon sans citer des espèces telles que le renard, le blaireau européen, la fouine, ou encore le campagnol ou la musaraigne. Quantité de chauves-souris y nichent.

Flore[modifier | modifier le code]

La flore orgonnaise est, pour l'essentiel, xérique et méditerranéene. Le botaniste Bernard Girerd y a dénombré 800 espèces végétales en 1992[5]. Hormis l'olivier, caractéristique du paysage des Alpilles, on note la présence de micocouliers, de chênes kermès de petite taille, d'amélanchiers. Des espèces végétales protégées, comme la nivéole d’été (Leucojum aestivum) ou l'hélianthème à feuilles de Marum (Helianthemum lavandulaefolium), s'y rencontrent au fond des vallons.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

En Provence, à Orgon, Sénas, Trets, Lauris, Goult, L'Isle-sur-la-Sorgue et Avignon, des stèles anthropomorphes ont été datées entre - 3 000 et - 2 800 ans avant notre ère. Rattachées à la « civilisation de Lagozza », elles sont la preuve que l’agriculture était devenue prédominante dans les basses vallées du Rhône et de la Durance[6].

Plateau de Notre-Dame de Beauregard.

Les traces d'habitat sont très anciennes sur le territoire d'Orgon. On y a retrouvé des vestiges de la période néolithique, comme la Baume Rousse, considérée comme un abri du Néolithique final au Bronze ancien[7]. Cette grotte domine la vallée de la Durance. Lors du Bronze récent, la grotte s'effondre ce qui provoque son évacuation définitive[8]. Orgon possède aussi des sites perchés de la même période, comme Notre-Dame de Beauregard et les Calades – massifs du Crétacé inférieur de type urgonien, nom formé depuis le mot « Orgon » – qui sont des stations chasséennes. Mais d'autres sont situés sur le piémont des Alpilles, comme celui de Malvoisin, des Passadouires 2 et de Valdition[9]. Dans ce dernier site, des dépôts d'objets de bronze ont été découverts ; il s'agissait vraisemblablement de fragments destinés à être refondus[9].

Au premier âge du fer, les habitats préhistoriques continuent d'être habités pour la plupart, notamment au vallon Sous-le-Fort et au vallon de Lavau[10], qui sont des quartiers périphériques au castrum[11]. Lors de la seconde partie du premier âge du Fer (VIIe ‑ VIe siècles av. J.-C.), la population, jusqu'alors essentiellement nomade, se sédentarise et se met à construire en dur. Le castrum se structure à la manière d'un village avec ses rues et ses maisons adossées[12]. Le processus d'installation permanente est à mettre en parallèle avec l'intensification des échanges économiques avec les commerçants méditerranéens[12]. En échange de produits de luxe, les habitants des Alpilles produisent des céréales et passent d'une état d'autarcie à une véritable économie d'échange[12].

Notre-Dame de Beauregard, bâtie sur le site d'un oppidum protohistorique.

Lors du second âge du fer, le territoire d'Orgon, comme l'ensemble des Alpilles, est peuplé de Ligures, de Celtes et de Celto-Ligures. Orgon fait alors partie du territoire des Caenicenses, qui vivent aussi à Eyguières[10]. Il s'agit d'un peuple largement tourné vers l'agriculture, à la différence des habitants de l'intérieur du massif, davantage tournés vers le pastoralisme et l'élevage. On trouve pourtant d'autres formes d'activité à Orgon, ainsi qu'en témoigne l'existence, vers 100 av. J.-C., d'une production artisanale de céramiques domestiques[11]. La présence du site de Notre-Dame de Beauregard s'explique par sa position privilégiée, à l'extrémité de la chaîne des Alpilles et dominant la vallée de la Durance. Le piémont est alors parcouru de voies protohistoriques, aménagées ultérieurement par l'armée romaine[13].

Lampe à huile d'Orgon, exposée au musée judéo-comtadin de Cavaillon

Au cours des siècles suivants, la population des Alpilles diminue de façon conséquente : le comptoir grec d'Arles attire de nombreux habitants venus de toute la région. Mais dès la fin de l'Âge du fer (IIe ‑ Ier siècles av. J.-C.), plusieurs sites commencent à être occupés, comme l'oppidum de Sous-le-Fort. Le village se développe et des monuments sont construits dans un style tardo-hellénistique. On retrouve notamment sur place des dalles de toiture en calcaire tendre scié, preuve de cette influence grecque[12].

Les oppida des Alpilles, dont ceux d'Orgon, sont démantelés avec l'installation romaine en Provence. Certains subsistent et deviennent des lieux de culte : Notre-Dame de Beauregard évolue ainsi jusqu'à devenir un sanctuaire marial[14].

On trouve également des traces d'occupation romaine (statues, monnaies, sépultures...). De plus, la présence de juifs est attestée dès la fin du Ier siècle par des vestiges archéologiques tels qu'une lampe à huile ornée du chandelier à sept branches découverte en 1967 à Orgon[15],[16].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le lieu Urgonum est attesté dès l'année 1183. Un bac permettant de traverser la Durance existait à l’époque gallo-romaine, puis au Moyen Âge, où il est attesté en 1171[17].

Son château joua un rôle important au XIIIe siècle, place forte et prison, alors résidence des Templiers. Puis au fil des siècles et des seigneuries qui s'y succèdent, le château d'Orgon, puis l'église sont tour à tour démolis puis reconstruits, puis redémolis malgré les fortifications.

Entre 1340 et 1341, Jacques Baxiani est vice-châtelain d'Orgon au service du châtelain et chevalier Raybaud Bayssani[18]. En 1367 et 1370, Hugues de Mauconseil fut châtelain royal d'Orgon[19].

Renaissance[modifier | modifier le code]

En 1562, le baron des Adrets saccage l’église paroissiale, profane le sanctuaire de Notre-Dame-de-Beauregard et précipite la Madone vénérée dans le vide. Elle sera retrouvée intacte.

En 1653, la communauté d’Orgon reçoit d’Henri de Guise « les îles, accréments et atterrissements » de la Durance, et le 15 janvier 1660, lors du passage de Louis XIV, bénéficie d’un allègement des impôts.

Période moderne[modifier | modifier le code]

La période révolutionnaire est très agitée. Jean-Charles Soulier, président du club « La Liberté et l’Égalité » est assassiné le 16 février 1795.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle le 27 juillet 1923 après 50 ans de démarches la commune de Plan-d'Orgon se détache d'Orgon car l'ensemble était trop important à gérer. Fin août 2012, un important feu de forêt a ravagé plus de 400 hectares dans la commune, mobilisé 900 pompiers et détruit 2 maisons[20].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La forme la plus ancienne est de Orgono, attestée en 1114 qui représente Orgus, nom d'un homme gaulois, et le suffixe -onem[21].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armoiries de la ville évoquent la ferveur qui, au cours des siècles, animera les Orgonnais pour Notre-Dame-de-Beauregard. Le blason porte en exergue : « Castrum de Orgone virgini votum ».

Armes de Orgon

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'azur, à une Notre-Dame d'argent, entourée d'un cercle ovale rayonnant, d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie d'Orgon
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1878 1888 Jacques Trinquier    
         
mars 1977 mars 1984 Paul Tell PCF  
         
Juin 1995 mars 2008 Jean-Louis Ollivier    
mars 2008 en cours Guy Robert    

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Orgon en 2009[22]
Taxe part communale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 11,69 % 9,19 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 11,70 % 10,85 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 31,62 % 9,80 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 10,63 % 7,08 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 126 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 900 1 829 2 100 2 036 2 584 2 641 2 748 2 932 3 089
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 060 3 174 2 984 3 160 2 789 2 816 2 818 2 637 2 616
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 624 2 610 2 703 2 439 1 315 1 421 1 461 1 383 1 512
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 874 2 049 2 285 2 339 2 453 2 642 2 913 2 976 3 055
2011 - - - - - - - -
3 126 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2004[24].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sociologie[modifier | modifier le code]

La population défavorisée se trouve dans le quartier Saint Gervais mais également en centre ville, Le salaire annuel moyen de la population serait entre 13 000 € à 15 000 € par foyer avec une très forte disparité.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 14 227 €, ce qui plaçait Orgon au 28 688e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[25].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Orgon dispose d'un grand nombre de cultures fruitières, avec une majorité de pommiers, poiriers, cerisiers et vigne. C'est la première source d'emplois de la commune, qui fait travailler aussi beaucoup d'étudiants l'été. Les zones de culture sont situées à l'extrémité sud et nord de la commune, sauf pour les cerisiers qui sont cultivés à l'est vers freiresque et à côté de Malvoisin et le raisin au nord, aux abords de l'autoroute A7 et de la Durance.

Oliviers de la vallée des Baux
Vincent van Gogh, novembre 1889

Le vin de pays des Alpilles est un vin de pays de zone, au nord des Bouches-du-Rhône qui a vocation à labelliser, après dégustation, les vins ne pouvant postuler à l'appellation d'origine. Jusqu'en 2000, il portait le nom de vin de pays de la Petite Crau. La production est d'environ 6 000 hectolitres par an. Son vignoble, installé sur un plateau caillouteux, est limité, au nord, par la Durance et au sud, par les Alpilles[26].

La commune produit de l'huile d'olive de la vallée des Baux-de-Provence est protégée par une appellation d'origine contrôlée (AOC) depuis un décret pris par l'INAO, le 27 août 1997. Les variétés d'olives qui entrent dans son élaboration sont la salonenque, la beruguette, la grossane et la verdale des Bouches-du-Rhône[27]. Elle produit aussi des olives cassées et des olives noires qui relèvent du même décret de l'INAO. Les variétés d'olives cassées proposées à la commercialisation sont la salonenque et la beruguette. Pour les olives noires la seule variété acceptée est la grossane[28] ,[29].

Industrie[modifier | modifier le code]

Usine Omya à Orgon

L'industrie est également implantés à Orgon avec la carrière OMYA d'extraction de calcaire industriel, créée en 1955 par la reprise de carrières artisanales. Il s'agit d'un des établissements d'une société d'origine suisse. Cet établissement a employé 150 personnes, mais depuis la mécanisation de ses installations ramené l'effectif à 63 personnes. L'usine d'Orgon extrait jusqu'à 900 000 tonnes de carbonate de calcium par an OMYA est une importante source de financement au budget communal.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Hormis l'agriculture, l'économie la plus facilement identifiable autour du massif des Alpilles est liée au tourisme. Même les producteurs viticoles et oléicoles semblent tenir compte du développement du tourisme et de plus en plus de domaines proposent de la dégustation, voir dans certains cas de véritables cours d'initiation à l'œnologie.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme dans les Alpilles. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche (les Baux-de-Provence, Glanum, etc.) ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le massif et ses environs.

On trouve sur la commune d'Orgon un camping,un hotel ***, divers gites et locations saisonnières.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école maternelle et d'une école primaire, ainsi que d'un collège.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un skate-park, d'un city stade et d'un gymnase. Le club de football local, le FAVD Val-Durance, est une union sportive regroupant les communes d'Orgon et de Sénas. L'équipe Séniors première évolue en Promotion d'honneur A[30].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose des services de plusieurs docteurs et d'une pharmacie. L'hôpital le plus proche est sur la commune de Cavaillon.

Cultes[modifier | modifier le code]

Catholique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La porte de l'Hortet avec ses créneaux et ses archères

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château de Malvoisin ;
  • Ruines du château du duc de Guise.
  • Plusieurs portes fortifiées :
    • porte de l'Ange ;
    • porte de l'Hortet ;
    • porte Sainte-Anne.
  • Pont ferroviaire traversant la Durance long de 335 mètres pour 9 700 tonnes, c'est le plus long et imposant pont ferroviaire de France. Depuis 1993, l'ancien pont qui reliait les Bouches-du-Rhône au Vaucluse, datant du XIXe siècle, était devenu insuffisant, et c'est une imposante construction en acier qui le remplace. Le chantier débute en avril 2007, puis, après une phase de préparation qui dure 18 mois, la véritable opération est achevée en avril 2009.
  • L'entreprise OMYA, grand complexe minier visible de nombreux points de la commune.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption, datant du XIVe siècle.
  • Statue en bois de la Vierge.
  • Plusieurs chapelles :
    • chapelle Notre-Dame-de-Beauregard (construite de juillet 1638 à avril 1660) qui, comme son nom l'indique, est un édifice perché en hauteur. Il est visible d'assez loin, notamment de l'autoroute A7 ;
    • chapelle Saint-Gervais ;
    • chapelle Saint-Roch ;
    • chapelle Saint-Véran.
  • Plusieurs oratoires :
    • oratoires du XVIIe siècle ;
    • oratoire de la Madeleine ;
    • oratoire Saint-Michel

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Réseau des TER en région PACA
  2. a et b Climat à Maussane-les-Alpilles, commune limitrophe, holidaycheck.fr.
  3. « Le climat », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, H. Bruneton, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, p. 23-24.
  4. a et b La patrimoine naturel des Alpilles, parc-alpilles.fr.
  5. « La flore des Alpilles », in Les Alpilles..., op. cit., B. Girerd, p. 52.
  6. S. Gagnière et J. Granier, Stèle anthropomorphe trouvée à Avignon (Vaucluse), « Ogam », t. XIII, fasc. 6, 1961, et Catalogue raisonné des stèles anthropomorphes chalcolithiques du musée Calvet d'Avignon, Avignon, 1976.
  7. G. Sauzade, « La Préhistoire des Alpilles », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, op. cit., p. 136.
  8. « Les Alpilles et la Montagnette », Carte archéologique de la Gaule, t. 13/2, 1999, p. 232, 233.
  9. a et b G. Sauzade, « La Préhistoire des Alpilles », op. cit., p. 137.
  10. a et b P. Arcelin, « Le peuplement des Alpilles durant l'âge du Fer », in Les Alpilles, encyclopédie d'une montagne provençale, op. cit., p. 142.
  11. a et b P. Arcelin, « Le peuplement des Alpilles durant l'âge du Fer », op. cit, p. 143.
  12. a, b, c et d Y. Marcadal, « Les oppida des Alpilles », in Les Alpilles, op. cit, p. 146.
  13. Y. Marcadal, « À la périphérie de la chaîne », in Les Alpilles, op. cit., p. 145.
  14. Y. Marcadal, « À la périphérie de la chaîne », in Les Alpilles, op. cit., p. 147.
  15. Hirsch Graetz, Histoire des Juifs, éd. François-Dominique Fournier, éd. orig. parue de 1853 à 1875, 1re part., ch. 1
  16. Michel Mayer-Crémieux, « Nos cousins les Juifs du Pape », Los Muestros, la voix des sépharades (consulté le 28 octobre 2007)
  17. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, ISBN 2-906162-71-X, p 55
  18. AD du 13, série B1520f.74v
  19. AD du 13, série B2033f66 et B1525f139
  20. Le Parisien : Orgon cerné par les flammes
  21. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1873.
  22. (fr) « Impots locaux Orgon », Taxes.com
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  25. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  26. Louis Menjucq, président de l'ANIVIT (sous la direction de), Vins de pays de France,  éd. Romain Pages, Saint-Cloud, 1991, (ISBN 2908878151), p. 86.
  27. Huile d'olive de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  28. Olives cassées de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  29. Olives noires de la vallée des Baux-de-Provence AOC
  30. Site Internet officiel du FAVD Val-Durance.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Alpilles. Encyclopédie d'une montagne provençale, divers auteurs, éd. Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2009, (ISBN 978-2906162976).
  • « Les Alpilles et la Montagnette », Carte archéologique de la Gaule, t. 13/2, 1999, p. 203-207, (ISBN 978-2877540599).
  • Orgon, monographie de René Fagès et Louis Tertrian (parue en mars 1989)
  • Orgon, de Sylvie Delhome, édition C.lacour (2005)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]