Liste des rois de Sicile
| Roi de Sicile | |
Armoiries royales de Sicile. |
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Ferdinand III dernier roi de Sicile |
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| Création | 1062 (premier comte de Sicile) 1130 (premier roi de Sicile) |
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| Abrogation | 12 décembre 1816 |
| Premier titulaire | Robert Guiscard (comte de Sicile) |
| Dernier titulaire | Ferdinand III (roi de Sicile) |
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| Roi de Naples | |
Armoiries royales de Naples. |
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Ferdinand IV dernier roi de Naples |
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| Création | 1282 (premier roi de Naples) |
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| Abrogation | 12 décembre 1816 |
| Premier titulaire | Charles Ier (roi de Naples) |
| Dernier titulaire | Ferdinand IV (roi de Naples) |
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| Roi des Deux-Siciles | |
Armoiries royales des Deux-Siciles. |
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François II dernier roi des Deux-Sicile |
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| Création | 12 décembre 1816 (premier roi des Deux-Siciles) |
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| Abrogation | 12 février 1861 |
| Premier titulaire | Ferdinand Ier (roi des Deux-Siciles) |
| Dernier titulaire | François II (roi des Deux-Siciles) |
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Le royaume de Sicile a dans le passé recouvert plusieurs zones géographiques différentes au fil du temps. Le royaume de Sicile ne s'est pas limité à la seule île de Sicile. Il a été l'objet de convoitises de la part des plus grandes familles européennes, qui se sont battues pour s'en assurer la possession. L'histoire du royaume a été particulièrement mouvementée, marquée par des assassinats, des guerres de succession, des séparations. Les rois de Sicile n'ont donc pas tous régné sur un territoire identique. On a même pu parler, lors des périodes au cours desquelles les territoires ont été réunis de « Royaume des Deux-Siciles ». Établir la liste des rois de Sicile suppose donc de rattacher les noms des rois à la bonne entité politique.
Histoire des rois de Sicile [modifier]
- Jusqu'au XIe siècle, la Sicile était depuis quatre siècles sous domination musulmane. C'est alors que des comtes normands de la famille de Hauteville en firent la conquête et s'intitulèrent comtes de Sicile. La Maison d'Hauteville (Italien : Casa d’Altavilla) est issue de Tancrède d'Hauteville (il est impossible de déterminer parmi les trois Hauteville se trouvant dans le diocèse de Coutances lequel est le berceau de la famille) (avant 990 - 1041) ; de nombreux membres de cette famille s’établirent à partir des années 1030 dans le sud de l’Italie pour en faire petit à petit la conquête, avant de s’attaquer à la Sicile musulmane. Des douze fils de Tancrède de Hauteville, plusieurs partent progressivement s’illustrer en Méditerranée à partir des années 1030. Parmi eux : Guillaume, Drogon, qui arrive en Italie du Sud vers 1035 avec son frère Guillaume ; Onfroi, qui arrive en Italie du Sud vers 1044 ; Robert, un géant bientôt nommé « Guiscard », surnom normand donné lors de sa vie de pillard en Calabre ; Roger, surnommé « Bosso », le cadet des fils de Tancrède, arrive en Italie du Sud vers 1057. Une branche de cette famille aurait également fait souche en Angleterre après la bataille d’Hastings (1066), branche issue d’un petit-fils de Tancrède d'Hauteville.
- Le comte Roger II prit le contrôle des comtés et principautés normandes de l'Italie méridionale (Apulie, Calabre, Capoue, Bénévent) et reçut en 1130 du pape le titre de roi de Sicile, de Pouilles, de Longobardie et d’Afrique, ce terme représentant la moitié sud de l'Italie et l'île sicilienne.
- Le royaume passa ensuite par mariage à la maison impériale de Hohenstaufen.
- En 1266, le pape, alors en lutte avec les Hohenstaufen, retira le royaume à Manfred de Hohenstaufen et en investit Charles d'Anjou. Ce dernier vainquit et tua Manfred, mais Pierre III d'Aragon, gendre de Manfred, reprit la lutte à son compte et chassa Charles de la partie insulaire à l'occasion des Vêpres siciliennes (1282). En 1442, sera créé par Alphonse Ier le Magnanime le premier Royaume des Deux-Siciles qui durera jusqu'à la division du royaume en 1458. Il y eut alors deux royaumes qui s'intitulèrent alors royaume de Sicile, chacun des deux rois se considérant comme le seul roi légitime :
- la partie insulaire, aussi appelée par les sources médiévales royaume de Sicile au-delà du Phare [di là dal Faro] : le Faro étant la pointe extrême de la Sicile au Nord de Messine et dont la capitale fut Palerme. Il arrive que, pour désigner ce royaume, on parle de royaume de Sicile ;
- la partie péninsulaire, ou royaume de Sicile en deçà du Phare [di qua dal Faro] et dont la capitale fut Naples. L'historiographie médiévale parla également de royaume de Pouille [regnum Apuliae ou regno di Puglia], tandis que l'historiographie moderne emploie volontiers le terme inapproprié de royaume de Naples, déjà utilisé au Moyen Âge, par exemple au XVe siècle par Philippe de Commines. Cette dernière appellation fut cependant officielle pendant le début du XIXe siècle, sous le règne des deux rois installés par Napoléon Bonaparte.
- Par la suite, les deux royaumes furent réunis et l'on parle alors de royaume des Deux-Siciles. Cette réunion n'est devenue une réalité qu'en 1442 avec Alphonse Ier le Magnanime et ce jusqu'en 1458. À sa mort en 1458, le royaume fut à nouveau divisé entre son frère Jean II d'Aragon, qui conserva la Sicile, et son fils bâtard Ferdinand qui devint roi de Naples.
- En 1501, le roi Ferdinand II d'Aragon conquit Naples et réunifia les deux royaumes sous l'autorité de la monarchie espagnole naissante. Le titre de « roi de Sicile des deux côtés du détroit » fut alors porté par tous les monarques espagnols jusqu'à la Guerre de Succession d'Espagne.
- Le traité d'Utrecht de 1713 détermina l'abandon de la Sicile insulaire au duc de Savoie puis le traité de Rastatt de 1714 laissa Naples et la Sicile péninsulaire à à l'empereur Charles VI. Celui-ci annexa la Sicile en 1720.
- En 1735, à la suite des conquêtes de l'infant Charles de Bourbon, les deux Siciles réunies furent confiées à une branche des Bourbons d'Espagne.
- Ce double royaume, moyennant deux intermèdes pour sa partie péninsulaire (la République parthénopéenne en 1799 et le royaume de Naples de 1806 à 1815 avec Joseph Bonaparte puis Joachim Murat), perdura jusqu'en 1816.
- En 1816, Ferdinand Ier donnera un fondement juridique à cette réunion en procédant à une fusion officielle des deux royaumes en un royaume des Deux-Siciles qui ne disparaîtra qu'en décembre 1860, lors de l'unification de l'Italie.
- En 1861, l’expédition des Mille menée par Garibaldi rattacha les Deux-Siciles à ce qui allait devenir le royaume d’Italie. Les dernières villes à résister à l’expédition furent Messine (qui capitula le 13 mars 1861) et Civitella del Tronto (qui capitula le 20 mars 1861). Le bouleversement de l'aristocratie sicilienne face à l'expédition de Garibaldi est raconté dans le roman Le Guépard de Giuseppe Tomasi di Lampedusa et le film qui en est tiré ; ainsi que dans Les Vice-rois de Federico De Roberto. Après l'annexion du royaume au nouvel État italien, l'économie florissante des Deux-Siciles fut anéantie au profit de l'Italie du nord, ce qui provoqua un désastre économique sans précédent, dont les régions du sud ont encore du mal à sortir actuellement. Il y eut une grande révolte du peuple contre les Piémontais, une « guerre civile » sévèrement réprimée par les autorités. Les acteurs de cette révolte furent appelés injustement les « brigands » alors qu'il s'agissait de la résistance contre les Savoie (voir film de Pasquale Squitieri Li chiamarono... briganti!, 1999). Les Bourbons et l'idée d'un royaume de Sicile indépendant de l'Italie conservent toujours quelques partisans dans le pays (movimento neoborbonico, Comitati delle Due Sicilie, Movimento di insorgenza civile, partito del sud); certains ont d’ailleurs manifesté à Naples en 2004 contre le retour des descendants des Savoie.
Armes des rois de Sicile [modifier]
- Les premiers rois de Sicile portaient les armes de la maison de Hauteville dont ils étaient issus.
- La division du royaume en deux entités distinctes se traduisit par l'adoption d'armes distinctes reflétant les origines des rois :
- maison capétienne d'Anjou pour la Sicile péninsulaire ;
- maisons de Hohentsauffen et d'Aragon pour la Sicile insulaire ;
- Le royaume des Deux-Siciles créé en 1816 adopta les armes de la maison de Bourbon-Siciles.
Comtes de Sicile (1062-1130) [modifier]
Maison de Hauteville [modifier]
| Rang | Portrait | Nom | Règne | Dynastie | Notes | Armoiries |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Robert Ier l'Avisé (vers 1020 – 17 juillet 1085) mort à 65 ans environ |
1062 – 1085 | Hauteville | Duc d'Apulie et de Calabre, est l'un des plus célèbres aventuriers normands issus du duché de Normandie qui s'illustrèrent en Méditerranée. À partir de 1057, il continua la conquête de l'Italie méridionale sur les Byzantins avant d'entamer celle de la Sicile musulmane à partir de 1061 en compagnie de son frère cadet Roger. Ensemble, ils jetèrent les fondations du futur royaume de Sicile. | ||
| 2 | Roger Ier le Grand (vers 1031 – 22 juin 1101) mort à 70 ans environ |
1085 – 1101 | Hauteville | Dit le « Bosso »2 puis, le « Grand Comte », est un aventurier normand du XIe siècle ; conquérant de la Sicile musulmane, il est à l'origine du futur royaume de Sicile. | ||
| 3 | Simon Ier (1091 – 1105) mort à 14 ans environ |
1101 – 1105 | Hauteville | Simon de Sicile est un prince normand de Sicile appartenant à la famille Hauteville. Né probablement à Mileto en Calabre en 1091 ou 1093, il est le fils aîné du comte Roger Ier de Sicile dit le « Grand comte », et de Adélaïde de Montferrat. Il succède à son père le 22 juin 1101, devenant comte de Sicile mais meurt prématurément à Mileto, en 1105 alors qu'il est adolescent. Son frère cadet Roger, encore enfant, lui succède sous la régence de leur mère. | ||
| Régence (1105 -1112): Adélaïde de Montferrat, épouse de Roger Ier. | ||||||
| 4 | Roger II (22 décembre 1095 – 26 février 1154) mort à 59 ans |
1105 – 1130 | Hauteville | Il est le fondateur du royaume de Sicile (1130), souvent qualifié de Sicile normande ou de Royaume normand de Sicile. | ||
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- En 1130, il reçoit l'investiture royale de l'antipape Anaclet II
Rois de Sicile (1130-1282) [modifier]
| Rang | Portrait | Nom | Règne | Dynastie | Notes | Armoiries |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 4 | Roger II l'Avisé (22 décembre 1095 – 26 février 1154) mort à 59 ans |
1130 – 1154 | Hauteville | C’est à Roger II que revient la tâche d’unifier les possessions normandes en un royaume, depuis la Sicile. Pour la première fois, l’unité politique de toutes les possessions normandes en Italie est réalisée derrière un prince normand de Palerme à Ancône. À ce titre, Roger II peut être considéré comme le promoteur d’un nouveau modèle politique. Synthèse d’éléments féodaux normands, italo-lombards et arabes, le pouvoir de Roger II s’inspire de formes orientales et plus particulièrement de la monarchie et de l’administration byzantine. Roger II puise aussi dans les traditions fatimides qui prévalaient alors en Sicile. | ||
| 5 | Guillaume Ier le Mauvais (vers 1125 – 7 mai 1166) mort à 41 ans environ |
1154 – 1166 | Hauteville | Si Guillaume hérite d'un royaume puissant et en plein apogée, il semble mal préparé et son règne s'annonce difficile et tumultueux. En effet, la majeure partie des barons normands contestent un pouvoir qu'il jugent trop centralisé à leur goût, de la part de la cour royale palermitaine et haïssent le personnage le plus puissant du royaume, l'« Émir des Émirs » Maion de Bari, qualifié par ses détracteurs de « diabolique », de « corrompu » et de « comploteur ». | ||
| Régence (1154 -1171): Marguerite de Sicile, épouse de Guillaume Ier. | ||||||
| 6 | Guillaume II le Bon (1154 – 1189) mort à 35 ans environ |
1166 – 1189 | Hauteville | Né en 1154, il est le fils et successeur du roi Guillaume le Mauvais. À la mort de ce dernier, il est placé sous la régence de sa mère Marguerite de Sicile jusqu’à sa majorité en 1171. Élevé à l'orientale, très cultivé et polyglotte, c'est un roi « bon » mais peu attiré par la guerre. Cependant, le qualificatif de « bon » peut également cacher un manque certain d'autorité, notamment face aux barons normands continentaux d'Italie méridionale. | ||
| 7 | Tancrède (vers 1138 – 20 février 1194) mort à 56 ans environ |
1189 – 1194 | Hauteville | Décrit comme étant un bon chef militaire malgré sa petite taille, brave et intelligent, mais laid selon son principal détracteur Pierre d'Éboli, il prétend au trône normand à la mort sans postérité de son cousin le roi Guillaume II (novembre 1189), soutenu par la noblesse contre les prétentions de sa tante la princesse Constance de Hauteville et de son époux Henri Hohenstaufen. Il parvient à se faire couronner roi à Palerme au début de l'année 1190 mais son pouvoir reste cependant très fragile et le roi Tancrède de Sicile doit lutter contre des bandes de rebelles musulmans réfugiés dans les montagnes du centre de la Sicile et soumettre les révoltes de ses vassaux dans ses domaines du continent tout en résistant aux pressions et aux attaques des forces impériales germaniques.Il associe à son règne successivement ses deux fils : | ||
| - | Roger III (vers 1175 – 24 décembre 1193) mort à 18 ans environ |
1190 – 1193 | Hauteville | Nommé par son père duc d'Apulie en 1189/1190, Roger est ensuite associé au trône, Tancrède voulant probablement légitimer son pouvoir et assurer la continuité dynastique face aux prétentions de l'Empire germanique dont la puissante famille impériale des Hohenstaufen réclame l'héritage du royaume sicilien depuis la mort sans postérité du roi Guillaume II de Sicile en 1189. En 1193, il épouse la princesse byzantine, Hélène Ange (en), fille du Basileus Isaac II Ange.Il meurt précocement avant son père, le 24 décembre 1193. | ||
| 8 | Guillaume III (1185 – 1198) mort à 13 ans environ |
1193 – 1194 | Hauteville | Associé au trône dès 1193, après la mort de son père Tancrède le 20 février 1194, il hérite du royaume malgré son jeune âge. Cependant, la mort de Tancrède livre également le royaume aux Hohenstaufen qui s'en emparent sans difficulté. À Noël 1194, Guillaume doit céder sa couronne à Henri Hohenstaufen, époux de la princesse sicilienne Constance, fille posthume du roi Roger II de Sicile, et prétendant légitime depuis 1189. | ||
Maison de Hohenstaufen [modifier]
| Rang | Portrait | Nom | Règne | Dynastie | Notes | Armoiries |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 9 | Henri Ier le Cruel (novembre 1165 – 28 septembre 1197) mort à 32 ans |
1194 – 1197 | Hohenstaufen | En mai de cette année 1194, Henri VI retourne en Italie. Tancrède de Lecce vient de décéder. L'armée d'Henri IV ne rencontre guère de résistance. Le 25 décembre 1194, il est couronné roi de Sicile. Quelques jours plus tard, il fait crever les yeux au fils de Tancrède, Guillaume. Les nobles et les évêques ayant assisté au couronnement de Tancrède sont brûlés vifs dans un champ près de Palerme, à cinq cents pas du palais royal. Henri fait ensuite déterrer les restes de Tancrède et de son fils Roger. On leur arrache leurs couronnes d'or avant de les décapiter. | ||
| 10 | Frédéric Ier (26 décembre 1194 – 13 décembre 1250) mort à 56 ans |
1197 – 1250 | Hohenstaufen | Dernier empereur de la dynastie des Hohenstaufen, il devint une légende. De ses contemporains, il reçut les surnoms de Stupor Mundi (la « Stupeur du monde ») et de « prodigieux transformateur des choses »3, au point qu'on attendit son retour après sa mort. Dans la conscience collective, il devint « l'Empereur endormi » dans les profondeurs d'une caverne, celui qui ne pouvait avoir disparu, celui qui dormait d'un sommeil magique dans le cratère de l'Etna. ::Il associe à son règne son fils aîné :
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| 11 | Conrad Ier (25 avril 1228 – 21 mai 1254) mort à 26 ans |
1250 – 1254 | Hohenstaufen | En tant que seul fils survivant et légitime de Frédéric II, Conrad hérite à la mort de son père en 1250 du royaume de Sicile4 tandis que son frère illégitime, Manfred5 est fait prince de Tarente. Toutefois, Conrad ne fut pas reconnu et dut passer en Italie afin de se faire reconnaître roi de Sicile : il prit Naples, Capoue, Aquino ; mais il mourut au milieu de ses conquêtes, 1254. On accusa son frère naturel Manfred, qui convoitait sa succession, de l'avoir empoisonné. | ||
| 12 | Conrad II (25 mars 1252 – 29 octobre 1268) mort à 16 ans |
1254 – 1258 | Hohenstaufen | Conradin, fils d'Élisabeth de Bavière, alors tout juste âgé de deux ans, devient roi de Sicile. Après avoir été nommé vicaire de Conradin, Manfred décide alors de faire passer le jeune garçon pour mort auprès des barons (chose aisée, le petit se trouvant auprès de sa mère en Bavière) et se fait couronner roi de Sicile. Il mène ensuite une politique digne de celle de son père, d'opposition totale à l'Église et d'appui aux forces gibelines du Nord de l'Italie. | ||
| 13 | Manfred Ier (vers 1232 – 26 février 1266) mort à 34 ans environ |
1258 – 1266 | Hohenstaufen | En 1258, profitant d'une rumeur annonçant la mort de Conradin, Manfred se fit couronner roi de Sicile à Palerme, le 10 août de cette année. La rumeur était infondée, mais le nouveau roi, soutenu par la voix populaire, n'abdiqua pas, et précisa aux envoyés de Conradin la nécessité d'un chef local. Mais le pape, pour qui l'alliance avec les sarrasins était une offense grave, déclara l'annulation du couronnement de Manfred et l'excommunia. Manfred mourut le 26 février 1266 à la bataille de Bénévent, vaincu par son rival Charles Ier d'Anjou. |
Maison d'Anjou [modifier]
| Rang | Portrait | Nom | Règne | Dynastie | Notes | Armoiries |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 14 | Charles Ier (mars 1227 – 7 janvier 1285) mort à 57 ans |
1266 – 1282 | Anjou-Sicile | Il réussit en effet à s'emparer du royaume de Naples en battant Manfred qui est vaincu et tué lors de la bataille de Bénévent en 1266. L'an 1282, tous les Français qui se trouvaient dans Palerme, à l'exception notable de Guillaume des Porcellets (Chambellan de Charles d'Anjou) en considération de sa droiture et de sa vertu, furent massacrés le lundi de Pâques, à l'heure des vêpres, ce qui a fait nommer ce massacre la révolte dite des Vêpres Siciliennes. Seul le Château de Sperlinga n’a pas participé à la rébellion de 1282 contre les soldats de Charles d’Anjou. Les documents historiques témoignent de la présence de soldats "angevins" dans le château et que les habitants fournissaient de la nourriture pendant le long siège duré presque 13 mois. Finalement, en 1283, les soldats "anjevins" guidé par Pierre de Lemanon ont quitté le Château de Sperlinga, ils ont eu la vie sauve. Il paraît que Charles ait offert des fiefs pour leur fidélité quand ils ont atteint la Calabre. |
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- En 1282, les Vêpres siciliennes le chassent de la partie insulaire du royaume
Séparation des royaumes (1282-1442) [modifier]
Royaume de Sicile [modifier]Capitale : Palerme Barcelone-Aragon [modifier]
La succession passe à la belle-famille de Marie, les Aragon. Maison de Trastamare [modifier]
En 1442, Alphonse d'Aragon conquiert le royaume de Naples. |
Royaume de Pouilles [modifier]Capitale : Naples Première dynastie d'Anjou [modifier]
Branche d'Anjou-Durazzo [modifier]
Rois titulaires - Seconde dynastie d'Anjou [modifier]
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Royaume des Deux-Siciles (1442-1458) [modifier]
Séparation des royaumes (1458-1504) [modifier] |
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Royaume de Sicile (insulaire) [modifier]Royaume de Sicile [modifier]
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Royaume de Sicile (péninsulaire) [modifier]Royaume de Naples [modifier]
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Royaume de Sicile Réunifié (1504-1714) [modifier]
Maison de Habsbourg [modifier]
Maison de Bourbon [modifier]
Séparation des royaumes (1713-1720) [modifier] |
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Royaume de Sicile (insulaire) [modifier]Maison de Savoie [modifier]
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Royaume de Sicile (péninsulaire) [modifier]Maison de Habsbourg [modifier]
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Royaume de Sicile (insulaire et péninsulaire) (1720-1759) [modifier]
Maison de Bourbon [modifier]
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Royaume de Sicile (insulaire et péninsulaire) (1759-1806) [modifier]
Séparation des royaumes (1806-1815) [modifier] |
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Royaume de Sicile (insulaire) [modifier]
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Royaume de Naples [modifier]
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Royaume des Deux-Siciles (1815-1860) [modifier]
En 1860, le royaume est conquis par Garibaldi et réuni au royaume d'Italie. Rois Titulaires des Deux-Siciles - Chefs de la Maison Royale des Deux-Siciles [modifier]
Voir aussi [modifier] |
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