École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers

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L’Ecole Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompiers (ENSOSP) est l’école nationale qui forme les 25 000 officiers de sapeurs-pompiers français volontaires et professionnels dont ceux du service de santé (infirmiers, médecins, pharmaciens, vétérinaires). L’école est en charge de leur formation tout au long de la vie professionnelle : formations d’intégration (FIA) 56 %, formations de professionnalisation (FAE et FMA) 32 %, et formations spécialisées 12 %. Elle accueille également d’autres publics, parmi lesquels les élus, les fonctionnaires, les cadres des entreprises et des experts français ou étrangers, des sapeurs-pompiers et cadres des services de protection civile européennes et autre.

Sommaire

[modifier] Histoire

[modifier] Création de l'ENSOSP

L'Ecole Nationale Supérieure des Sapeurs-Pompiers (ENSSP) a été créée en 1977. Implantée à Nainville-les-Roches, dans l'Essonne, elle ouvre ses portes début janvier 1979. Le centre national d'instruction de la protection contre l'incendie, basé à Paris depuis 1962 (qui s'était substitué aux écoles créées en 1946 et 1954), lui est rattaché. En 1986, l'ENSSP devient l'école nationale supérieure des officiers de sapeurs-Pompiers (ENSOSP). Le décret n° 94-802 du 14 septembre 1994 crée l'institut national d'études de la sécurité civile (INESC).

C'est un établissement public national à caractère administratif placé sous la tutelle du ministre de l'intérieur qui fait partie de l'institut. L'école a des missions assez limitées. Les recettes de l'établissement comprennent essentiellement les subventions de l'Etat, les droits de scolarité et des frais de restauration et d'hébergement supportés par les collectivités ou établissements employeurs. Le décret du 7 juin 2004 érige l'école nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) en établissement public national à caractère administratif. Elle est placée sous la tutelle du ministre chargé de la sécurité civile. Ce même décret transfère l'INESC auprès de l'Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice (INHESJ).

+ photo château Nainville


[modifier] Dates clés

• 1946 : création du centre national de prévention et de protection contre l'incendie à Paris, • 1954 : l'école nationale de protection civile est créée à Nainville-les-Roches, dans l'Essonne, • 1977 : création de l'école nationale supérieure des sapeurs-pompiers (ENSSP) à Nainville-les-Roches, • 1986 : l'ENSSP devient l'école nationale Supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP), • 1994 : création de l'institut national d'études de la sécurité civile (INESC), l'école est rattachée à l'institut par décret, • 2004 : décret du 7 juin n°2004-502, qui confère à l'école un statut d'établissement public placé sous la tutelle de la direction de la sécurité civile, • 2007 : délocalisation de l'ENSOSP à Aix-en-Provence et Vitrolles, • 2010 : entrée dans les nouveaux locaux du pôle pédagogique sur l’ancienne base d’Aix les milles. • 2011 : inauguration officielle par le Président de la République


[modifier] La délocalisation

De Nainville-les-Roches à Aix-en-Provence :

- Annonce de la délocalisation de l’ENSOSP à Aix-en-Provence par Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur : le 25 juin 2002 - Création d’une antenne de l’ENSOSP à Aix-en-Provence : en 2004 - Installation des modulaires sur l’ancienne base aérienne 114 : début 2007 - 1 200 m3 de matériel déménagé de Nainville-les-Roches à Aix-en-Provence : été 2007 - Permis de construire du nouveau pôle pédagogique : fin juillet 2007 - Transfert de l’ENSOSP à Aix-en-Provence et rentrée des premières promotions : septembre 2007 - Pose de la première pierre du plateau technique de l’ENSOSP à Vitrolles : 15 septembre 2007 - Pose de la première pierre du pôle pédagogique de l’ENSOSP à Aix-en-Provence : 20 juin 2008 - Inauguration du plateau technique : 11 décembre 2008 - Entrée de l’ENSOSP dans ses nouveaux locaux : 1er février 2010 - Inauguration du pôle pédagogique : 17 mars 2011


[modifier] Une délocalisation pas uniquement géographique

La refonte des filières, l’augmentation du nombre de formations obligatoires dans le cursus de formation des officiers de sapeurs-pompiers, la création de filières de santé et de secours ont « imposé » la délocalisation de l’ENSOSP ; le site de Nainville-les-Roches n’offrant pas de possibilités pour répondre à ces demandes d’expansion.

Pour y répondre, un « programme d’orientations et d’actions stratégiques » a été voté par le conseil d’administration de l’ENSOSP, le 16 mai 2007. Il s’en est suivi une période charnière de métamorphose à la fois physique et organisationnelle ; car, au-delà de la création d’une nouvelle structure, la finalisation du pôle pédagogique marque également la volonté de créer une école d’application de haut niveau répondant aux besoins d’une sécurité civile moderne.

Outre le déménagement « physique », l’ENSOSP, dans un acte de refondation, s’est mue en un nouvel établissement public, avec la mise en place des instances (conseil d’administration, commission consultative, CTP, CHS, conseil de perfectionnement), la définition des règles et procédures (règlements intérieur, de scolarité) et la redéfinition de l’organigramme avec la volonté de le resserrer, de le clarifier et de le centrer sur le « cœur de métier » à savoir la formation.

- Un défi humain : Près de 80 % des effectifs ont été renouvelés entre le 1er juillet 2006 et le 1er juillet 2007, puis l'effectif a été presque doublé ; ce qui a nécessité à la fois un gros effort d’attention au reclassement des personnels qui n’ont pas suivi, et l’implication de chacun dans la construction d’un nouvel esprit d’équipe, cohérent et motivant.

- Un défi organisationnel et pédagogique : L'ENSOSP a connu : une restructuration pédagogique des formations, à la suite des arrêtés du 19 décembre 2006 organisant le nouveau schéma national des emplois et des activités de formation et la publication de référentiels. Elle a fait face à une multiplication par deux du volume de formation entre 2006 et 2010. Pour s'adapter à cette nouvelle donne, l'ENSOSP s'est dotée d'un nouvel organigramme correspondant aux missions et aux défis ainsi que de nouveaux outils.

- Un défi logistique : Les structures provisoires et définitives ont été construites en un même lieu et quasiment en même temps. Il a donc fallu déménager, deux fois en trois ans, 1 200 m3 de matériels, tout en poursuivant l’activité de l’établissement.


[modifier] L’ENSOSP aujourd’hui

30 ans après son installation à Nainville-les-Roches, l’ENSOSP a été inaugurée par le Président de la république, le 17 mars 2011 sur son nouveau site d’Aix-en-Provence. L’école se déploie désormais sur 3 sites complémentaires : le pôle pédagogique (Aix-en-Provence), le plateau technique (Vitrolles) et le site parisien.

L’ENSOSP dispose aujourd’hui d’un potentiel logistique assez exceptionnel :

525 chambres individuelles, une capacité de restauration de 1 000 repas par service, des transports et navettes autonomes vers gare et aéroport proches, 450 places de parking, des lieux de détente et des installations sportives à la pointe.

Elle exploite une capacité pédagogique hors du commun :

- des simulateurs à taille réelle : le plateau technique, avec son carrefour urbain, ses immeubles et voies de communications, sur 25 ha, le SIMURGe, simulateur d’urgences extrahospitalières, un des trois en France, les salles opérationnelles tactiques, reproduction des PC opérationnels de terrain. - des simulateurs de réalité virtuelle (Risques chimique, radiologique, inondations, feux urbains…), des démonstrateurs de phénomènes physico-chimiques, - deux amphithéâtres pour 400 places au total, 34 salles de cours et 15 salles de TD.

Elle a développé son positionnement dans les réseaux nationaux ou internationaux, d’écoles de sécurité civile (RESP, EFSCA, ECM, EDIS), les réseaux d’universités, son réseau de formateurs, issus de toute la France. Elle a augmenté sa capacité à mobiliser et à partager les ressources et les savoirs, la prospective, (Portail internet National des Ressources et des Savoirs, colloques, centre de ressources documentaires).


Elle peut désormais s’appuyer sur ce potentiel pour donner une nouvelle dimension à cette école, pour renforcer ses capacités pédagogiques, pour l’ouvrir plus à l’extérieur, pour développer ses compétences d’ingénierie et affirmer ses pôles d’excellence au service des sapeurs-pompiers et de la sécurité civile, pour en faire une vitrine des savoirs faire professionnels, et pour y cultiver et y développer les valeurs humaines qui sont au cœur de la profession.


[modifier] Chiffres clés 2011

  • 5 934 officiers formés
  • 225 actions de formation
  • 71678 journées / stagiaires
  • 60 000 heures de cours
  • 1 006 intervenants dont 675 formateurs
  • 40 000 personnes transportées par les navettes
  • 200 000 repas fournis


+ photo stagiaires sur carré de cérémonie


[modifier] Formations

[modifier] Le métier d’officier de sapeur-pompier

Du major au colonel, professionnels ou volontaires, officiers du service de santé (infirmiers, médecins, pharmaciens, vétérinaires)… les 25 000 officiers de sapeurs-pompiers assurent l’encadrement des hommes et femmes engagés sur le terrain.

Le métier d’officier de sapeur-pompier revêt plusieurs dimensions :

- dimension humaine :

C’est un homme au sein d’une organisation, qui porte des valeurs (républicaines, humaines, professionnelles), une culture (histoire et comportement). Le Management, commandement, le savoir être et les comportements, la communication, la pédagogie sont également prépondérants. Officier de sapeur-pompier, c’est aussi un engagement, un état d’esprit : Responsabilité, Don de soi, engagement, exemplarité etc.

- dimension technique :

L’officier de sapeur-pompier a une double fonction administrative et opérationnelle. C’est un technicien: - Au plan opérationnel il doit maîtriser l’ingénierie des risques, la prévention, la prévision, les risques technologiques ou naturels (RAD, CHIM, FDF…) ; mais aussi la gestion opérationnelle, le commandement, les techniques opérationnelles. L’officier de sapeurs-pompiers est un commandant des opérations de secours (COS). - Au plan administratif, il doit aussi connaître les techniques administratives : gestion financière, culture administrative, droit, ressources humaines. C’est aussi un manager à côté de son rôle opérationnel. Ce qui en fait un cadre territorial atypique dans les métiers du service public.

- dimension Service Public :

L’officier de sapeur-pompier est un cadre de service public. Fonctionnaire territorial, au service de l’intérêt général, à l’interface entre plusieurs environnements (incendie et secours, sécurité civile, sécurité intérieure, sécurité nationale) et ouvert aux autres (interservices, international). Enfin, officier de sapeur-pompier est un métier pas tout à fait comme les autres : polyvalent et évolutif (Adaptabilité permanente), entre tradition et modernité, avec une dimension physique et sportive, etc.


La formation des officiers de sapeurs-pompiers doit prendre en compte ces dimensions. Elle doit coller au plus près des compétences attendues en situation professionnelle et aux caractéristiques de ce métier. C’est une formation pour cadre, pour adultes et une formation professionnalisante. Elle s’appuie sur une analyse des compétences nécessaires en situation professionnelle, converties en capacités à acquérir en formation. Elle exploite des méthodes pédagogiques actives, avec des outils comme la simulation, les études de cas, la mise en situation d’apprentissage. Elle vise à donner une « tête bien faite » aux officiers.

La sécurité civile, les services départementaux d’incendie et de secours, les missions de secours, les acteurs de ces missions et les enjeux forts qu’elles constituent, sont les raisons mêmes de l’existence et de la nécessité de l’ENSOSP.

+ photo Main de Nainville sur carré


[modifier] La formation des officiers

L’ENSOSP forme les 25 000 officiers de sapeurs-pompiers français professionnels, volontaires et du service de santé (infirmiers, médecins, pharmaciens, vétérinaires). L’école est en charge de leur formation tout au long de la vie professionnelle : formations d’intégration (FIA) 56 %, formations de professionnalisation (FAE et FMA) 32 %, et formations spécialisées 12 %.

Elle accueille également d’autres publics, parmi lesquels les élus, les fonctionnaires, les cadres des entreprises et des experts français ou étrangers, des sapeurs-pompiers et cadres de la protection civile étrangers.


Les formations dispensées ont pour objectif de répondre aux commandes des employeurs (SDIS) en termes de qualité managériale et opérationnelle et d’adaptabilité, ainsi que de la Direction de la Sécurité Civile Civile et de la gestion des Crises (DGSCGC) en termes normatifs et prospectifs. Creuset des initiatives et des démarches partenariales et institutionnelles, l’école a par ailleurs en charge la formation des conseillers techniques départementaux, zonaux et nationaux dans des domaines très spécialisés comme les risques chimiques, radiologiques, transmissions, et propose une formation de haut niveau à travers des Masters spécialisés (gestion des risques, gestion des crises, droit de la sécurité civile, NRBCe) ainsi que des formations inter-universitaires pour ces cadres du service de santé et secours médical.

L’école développe des pôles d’excellence et d’expertise :

• La gestion opérationnelle et commandement • La prévention et les Etablissements recevant du public • La gestion des risques et des crises • Les mises en situations opérationnelles • La formation aux gestes d’urgence médicale • Le Portail national des ressources et des savoirs • La formation des conseillers techniques NRBCe • La pédagogie de simulation et de mise en situations d’apprentissage.


[modifier] Les formations spécifiques aux sapeurs-pompiers

+ photo insigne ENSOSP

Formation d’intégration de Majors et Lieutenants : Les formations d’intégration de lieutenants sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, avec 56 % des journées stagiaires (soit 33 845 journées stagiaires en 2010) sont le cœur de métier de l’école.

- formations d’intégration de lieutenants sapeurs-pompiers professionnels (FILT SPP) - formations d’intégration de lieutenants sapeurs-pompiers volontaires (FILT SPV) - formations d’adaptation à l’emploi de majors (FAE MAJ) - formations d’adaptation à l’emploi de lieutenants (FAE-LTN)

Formation de santé : L’ENSOSP forme également les officiers des services de santé et de secours médicaux (SSSM), au sein de formation d’intégration, d’adaptation à l’emploi ou de formations spécialisées. - formations d'intégration et d'adaptation de sapeurs-pompiers professionnels du SSSM (FIA SPP SSSM) - formations d'intégration et d'adaptation de sapeurs-pompiers volontaires du SSSM (FIA SPV SSSM) - formation d'intégration des infirmiers d'encadrement de sapeurs-pompiers professionnels - formations d’adaptation à l’emploi de groupement et de chefferie - formation de Directeur des Secours médicaux - formation d’infirmier coordinateur - formations médicales et paramédicales continues en urgence extra hospitalière

Formations spécialisées : Pour répondre aux exigences du métier, l’ENSOSP a développé un panel de formations spécialisées, permettant d’acquérir une véritable expertise :

- formations de Préventionnistes dans le domaine de la sécurité incendie et risques de paniques pour les établissements recevant du public (stages de PRV1, PRV2, PRV3,mais aussi IGH, ICPE) - journées de perfectionnement en Prévention des risques bâtimentaires - formations NRBCE (Nucléaire Radiologique Biologique Chimique Explosif) comme la spectrométrie-gamma, personnel compétent en radioprotection, exposition à des toxiques. - formation APS (Activités Physiques et Sportives) - formation Transmission radio (TRS5, Antarès)

Formations supérieures : Les formations supérieures ont représenté 4 345 journées stagiaires en 2010, dont 3 024 sur les chefs de groupements, 481 sur les directeurs départementaux adjoints, 600 sur les masters et 240 autres (ACTI, RESP, etc.).

- formations de Directeur Départemental Adjoint (DDA) - formations de Chef de Groupement (CDG) - Master Gestion des Risques et des Crises de Sécurité Civile - Master de Droit et Management des Risques de Sécurité Civile - Formation à destination des élus pour le fonctionnement des commissions de sécurité - Formation pour les hauts fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur dans le domaine de la gestion de crise (CHEMI) ainsi des cadres territoriaux en relation avec el CNFPT pour la gestion et communication de crise.- Formations pour le compte du Réseau des Ecoles de Service Public (RESP) - Pôle de compétitivité de l’Arbois pour les risques auquel elle adhère.

Les formations opérationnelles : - La formation gestion opérationnelle et commandement (GOC 3) Chef de Groupe - La formation d'adaptation à l'emploi de chef de colonne (GOC 4) Chef de Colonne - La formation d'adaptation à l'emploi chef de site (GOC 5) Chef de Site

La formation de maintien et de perfectionnement des acquis (FMPA) des Directeurs Départementaux des Services d'Incendie et de Secours (DDSIS)et des Directeurs Départementaux Adjoints (DDA) existe depuis le dernier semestre 2008. Initiée par la Direction de la Sécurité Civile (DSC) à la demande de l'Association Nationale des Directeurs des Services d'Incendie et de Secours (ANDSIS), un questionnaire sur le choix des thématiques souhaitées a été envoyé à l'ensemble des DDSIS et DDA. Les objectifs sont de trois ordres : - Amener de l'information de haute qualité, - Favoriser les échanges entre générations différentes de directeurs, - Et tout cela dans un esprit de convivialité.

La formation ouverte et à distance (FOAD) La FOAD constitue un outil innovant à plusieurs titres. En matière pédagogique, c’est un outil de souplesse qui permet de mieux prendre en compte les contraintes de disponibilité et de concilier activité professionnelle et formation. Ensuite, il répond à l’individualisation des parcours de formation en offrant à chacun la possibilité de suivre des sessions spécifiques, adaptées à son parcours. Enfin, il constitue un outil d’apprentissage actif qui place l’apprenant dans une dynamique d’action, « sujet » de la formation. Elle est un des fondamentaux de la formation de cadres de santé dans le domaine de la santé publique et de l’urgence depuis plus de 10 ans.


[modifier] Les formations ouvertes à tous les publics

L’ENSOSP dispense de formations ouvertes à tous les publics, en matière de :

Formation de santé : - Les formations en urgence médicales individuelles et collectives au SIMURGe (Simulateur d’urgences extrahospitalières).

Formations spécialisées : - Les formations Prévention (attestations de prévention de niveau 1 et 2) pour les agents des services de sécurité privés et publics).

- Les journées de perfectionnement en Prévention sur des thématiques comme les tunnels, le comportement au feu des matériaux, droit de la prévention, accessibilité des ERP, etc. - Les formations NRBCE (Nucléaire Radiologique Biologique Chimique Explosif) pour le personnel compétent en radioprotection, les agents des services de polices et des douanes.

Formations supérieures : - Le Master Gestion des Risques en relation avec l’université de haute Alsace - Le Master de gestion des Crises de Sécurité Civile avec les universités et école des Mines - Le Master de Droit et Management des Risques de Sécurité Civile - Le Mastère en relation avec l’école nationale supérieure de chimie de Mulhouse (CGE). Formations ouvertes aux agents des filières administratives des SDIS L’école assure des sessions de formation et d’information pour les responsables administratifs et financiers des services départementaux mais aussi pour les secrétariats des services de santé et de secours médicaux.

+ photo NRBC (comme pour livre photos)


[modifier] Pédagogie

[modifier] L’entrée par les compétences

L’essentiel de son temps et des moyens de l’ENSOSP sont consacrés à la formation et pédagogie pour adulte. La formation des officiers de sapeurs-pompiers doit coller au plus près des compétences attendues en situation professionnelle et aux caractéristiques de ce métier. C’est une formation pour cadres, pour adultes. C’est aussi une formation professionnalisante. Elle doit s’appuyer sur une analyse des compétences nécessaires en situation professionnelle, converties en capacités à acquérir en formation. Elle vise à donner une « tête bien faite » aux officiers afin qu’ils tiennent au mieux leurs emplois opérationnels et administratifs.

C’est pourquoi depuis début 2009, l’ENSOSP s’est engagée dans une réflexion lourde pour la rénovation pédagogique des programmes de lieutenants dénommée PAAF : Profil Attendu Après Formation. Avec une représentativité de tous les acteurs institutionnels et à partir d’une conduite de projets, le groupe de travail PAAF, s’appuyant sur une démarche d’ingénierie de formation a réalisé une première étape, le descriptif des activités suivie d’un descriptif des compétences et s’est engagé vers un nouveau curriculum.

Le descriptif des activités Il ne s’agit pas d’un référentiel des activités à proprement parler mais d’un descriptif déclinant pour chacune des 66 activités retenues, les conditions de réalisation et les résultats attendus pour un lieutenant ou major dans les domaines : - de la culture générale de l’officier, - de l’ingénierie des risques, - la sécurité et santé en service.

Cette approche bouleverse les contenus et méthodes pédagogiques. Elle est basée sur la définition d’un référentiel des compétences nécessaires pour tenir un emploi. Cette méthode a été étendue récemment par la DGSCGC, à la définition de l’ensemble des emplois des sapeurs-pompiers. L’école a joué là son rôle d’expert et de pionnier.

Concrètement… Le Profil Attendu Après Formation a identifié pour construire la phase de programme axé sur une pédagogie par les situations, un certain nombre de situations d’apprentissages, qui impactent progressivement une partie du programme de FILT.

Cette logique d’intégration nécessite, entre autres, de repenser différemment la relation formateur / formé, car il faut passer d’une posture de dispensateur d’un savoir à celle d’animateur, d’accompagnateur, de facilitateur. La professionnalisation de son réseau de formateur, au sens d’une amélioration de leurs compétences comme animateur de situations d’apprentissage, est un enjeu permanent et un lourd investissement à conduire et soutenir.


[modifier] La simulation au service de l’apprentissage

Les simulations font parties intégrantes de la formation à l’ENSOSP : le plateau technique, les salles GOC, les mises en situation avec les outils de réalité virtuelle, les études de cas, les situations d’apprentissage, l’apprentissage par résolution de problèmes.

Ces techniques pédagogiques offrent deux atouts à l’école : la formation au management et l’approche humaine. En effet, même lorsque les sujets sont techniques, ils sont traités en groupe, en dynamique de groupe, et donc privilégient l’implication et l’interaction des hommes entre eux. Ces méthodes favorisent leur propre construction « humaine ».

Elles sont venues compléter les cours classiques sur le management et se sont concrétisées par : - le module « mission Centre de Secours » qui permet aux stagiaires de « vivre » la situation d’un C.I.S pendant deux jours en continu, - la prise en compte d’une « vraie garde » sur le plateau technique, avec des manœuvrant volontaires et professionnels venus de tous les services incendie et secours du territoire national.

Pour les formations de santé, le SIMURGe, le simulateur d’urgence extraprofessionnelle offre par ces 9 ateliers thématiques d’urgence, un panel de formations courtes mais très techniques en privilégiant un parcours d’apprentissage. Il se construit autour de la pratiques de protocoles puis d’ateliers thématiques avec utilisation de matériels, ensuite une immersion dans des espaces de contextualisation d’un évènement (accidents domestiques, routiers, accouchements inopinés, détresses vitales diverses, etc.), ceci en assurant par un débriefing vidéo un acte de formation participatif et réflexif sur son comportement et sa gestuelle. (Cf point 5.1)


+ photo GOC (la même que dans la frise hall d’accueil)


[modifier] Le management des hommes

L’ENSOSP formant les officiers, amenés à encadrer, sur le terrain, les 250 000 sapeurs-pompiers français, le management figure parmi les disciplines transverses dispensées par l’établissement dans le cadre de la formation initiale des lieutenants. L’ENSOSP forme au management à travers des situations aussi diverses que : - des enseignements magistraux sur les fondamentaux, - les ARP (apprentissage par la résolution de problèmes) pouvant traiter des cas relevant des disciplines financières, ressources humaines, mais aussi d’une relation sociale tendue, - des situations d'apprentissage positionnant l’officier comme un apprenant centré sur son savoir en construction.

Par ailleurs, l'approche "humaine" est aujourd’hui prise en compte par l’ENSOSP via un triptyque "sciences humaines, activités périscolaires et situations d'apprentissage". Ces dernières, rendent les apprenants acteurs dans l'apprentissage. Ces “ situations d’apprentissage ” sont, par exemple : - le module « mission CS », - la prise en compte de la garde sur le plateau technique - la conduite des projets de promotion qui permet aux lieutenants de manager un projet de sa conception à sa réalisation - le défilé du 14 juillet qui conduit à vivre des expériences de groupe. - la phase d’accueil des élèves, d’une durée de 15 jours et destinée, à la fois, à “ déconstruire les représentations ” et à leur donner les « ancrages métier » - les activités “ périscolaires ” tels que les challenges sportifs ou les conférences nocturnes.

Le management de l’engagement citoyen :

Depuis fin 2011, et après validation par la commission Ambition volontariat, l’ENSOSP propose nouveau un dispositif, visant à développer l’approche sociologique des sapeurs-pompiers volontaires, la complémentarité entre les sapeurs-pompiers professionnels et les sapeurs-pompiers volontaires ainsi que le management de l’engagement citoyen.

Concrètement, l’ENSOSP organise, pour chaque FILT, une semaine spécifique consacrée au modèle français des secours, et articulée autour de cinq apprentissages : - rappeler l’évolution historique de l’organisation des secours en France, - démontrer l’importance du dispositif complémentaire SPP/SPV et de son management, - démontrer l’importance de la consubstantialité entre le monde associatif et le service public, - identifier les forces et les faiblesses de ce dispositif, - le volontariat, précieux et fragile : optimiser le management de la ressource.

Durant cette semaine, l’organisation des séquences est la suivante : - 40 % d’apports théoriques, - 40 % consacré aux situations d’apprentissage ou apprentissage par résolution de problèmes, - 20 % concernant des RETEX et témoignage.

En parallèle à ce module de formation, deux activités périscolaires sont programmées, dont une nocturne animée par la FNSPF sur un thème d’actualité avec 2 heures de débat et une rencontre sportive.


[modifier] Les intervenants de l’ENSOSP

Unique en France, l’ENSOSP accueille des stagiaires, mais aussi des formateurs de toute la France : 1 006 intervenants occasionnels, dont 675 formateurs (réalisant plus de 20 heures de cours). Ce vivier de professionnels constitue la richesse de l'ENSOSP, en totale osmose avec le terrain, et selon une répartition équitable sur le territoire national.

79 % des formateurs proviennent des Services d'Incendie et de Secours (SDIS, BSPP, BMPM), 21 % sont issus du privé, des universités, des autres administrations. L'ENSOSP compte 12 formateurs permanents. Par ailleurs, chaque cadre de l'ENSOSP a aussi une activité de face à face. L'ensemble a dispensé, en 2010, 83 000 heures de cours.

Par ailleurs, les équipes permanentes de l’ENSOSP assurent, en plus de leur mission quotidienne à l’école, 25 % de face-face pédagogique. Ils prennent ainsi en charge une partie de la formation dispensée.




[modifier] Prospective et développement

[modifier] Ressources et savoirs

La prospective et le développement sont indispensables à l’ENSOSP pour améliorer la formation et apporter un appui à tous ses usagers.

Le Centre de Ressources Documentaires (physique) et le Portail National des Ressources et des Savoirs (dématérialisé) sont les deux fers de lance du partage des ressources et savoirs, autour de réseaux animés et actifs associant des référents nationaux et des correspondants départementaux. L’organisation de colloques, de journées techniques et de séminaires métiers complète le dispositif.

Le Centre de Ressources Documentaires a pour objectif de centraliser les documents liés aux préoccupations des sapeurs-pompiers et de proposer un fonds documentaire à forte valeur ajoutée, riche et actualisé. L’objectif de l’école était de disposer d’un fonds documentaire de plus de 5 000 ouvrages, complété d’abonnements à des revues spécialisées.

Le Portail National de Ressources et des Savoirs est un site pluridisciplinaire rassemblant les matières dispensées à l’Ecole ainsi que celles relatives aux préoccupations professionnelles. Cet outil a une dimension de guide/recherche de ressources documentaires et une dimension dynamique, pratique et interactive d’échanges entre professionnels et experts. Ce portail qui regroupe 12 plateformes thématiques, a pour objectifs de créer un outil de référence au service de la formation, accessible, ergonomique et facile d’accès, pluridisciplinaire et transversale avec comme ambition forte de faire avancer la recherche et le développement.

Les 12 plateformes : juridique, activités physiques et sportives, retour d’expérience, risques et spécialités opérationnelles, gestion administrative et financière des SDIS (regroupe 4 sous plateformes : commande publique, contrôle de gestion, ressources humaines et administration finance), recherche et innovation, prévention et prévision, protocole histoire et comportement, santé et secours à personne, gestion et techniques opérationnelles, management et pilotage des organisations, formation et pédagogie.

+ photo du CRD


[modifier] Cahiers scientifiques de l’ENSOSP

Perspectives est une revue scientifique et technique, née à partir d’une réflexion conduite en 2008 sur la mise en évidence de la production de qualité que représentait l’ensemble des mémoires, réalisé par les officiers en fin de formation. Ces productions intellectuelles méritaient d’être largement diffusées aux décideurs des SDIS. Le premier numéro portant sur les mémoires primés lors des prix de l’Ensosp a été édité en décembre 2009.


4.3. Recherche et innovation Afin de structurer et de développer la recherche dans les divers champs que présente la sécurité civile, quatre laboratoires se mettent en place au sein de la division Recherche et Innovation. Les domaines qu’ils recouvrent concernent le droit, le management, les techniques opérationnelles, la santé et le secours à personne.

- Le Laboratoire d’Etudes en Droit de la Sécurité Civile (LEDeSC) Le Laboratoire d’Etudes en Droit de la Sécurité Civile (LEDeSC) prend initialement sa source dans la Plateforme Nationale juridique du PNRS (lien vers PNRS). En lien avec la formation de nos officiers, le laboratoire approfondit et développe ses recherches à partir des problématiques rencontrées par nos correspondants juridiques dans les SDIS.

- Le LAboratoire de Management et de Pilotage des organisations (LAMAP) Le LAboratoire de Management et de Pilotage des organisations (LAMAP) a pour fonction de développer de la recherche dans les domaines du management et de l’éthique adapté aux sapeurs-pompiers Le but du LAMAP, outre de produire de la recherche, est de diffuser et d’échanger sur le résultat de celle-ci afin de mettre à disposition du plus grand nombre de nos cadres des outils utiles à leurs fonctions.

- Le Laboratoire d’INgénierie des Techniques Opérationnelles (LINTO) Le Laboratoire d’INgénierie des Techniques Opérationnelles (LINTO) est un laboratoire de recherches, d’innovations et d’expérimentations appliquées à l’amélioration et à l’optimisation des méthodes, des techniques, des pratiques opérationnelles, à l’ingénierie des risques et à l’évitement des crises pour les officiers de sapeurs-pompiers et plus largement, par transfert de compétence aux acteurs de la sécurité civile.

- Le laboratoire santé et secours à personne Le laboratoire qui concerne les domaines de la santé et du secours à personne va progressivement se mettre en place à l’instar des autres laboratoires présenté ci-dessus. Il aura pour but d’initier et de développer la recherche dans l’ensemble des domaines qui concernent les missions des services de santé et de secours médical des sapeurs-pompiers. À côté de ces laboratoires internes à l’école nationale, l’ENSOSP s’inscrit dans une démarche de porteuse de projets de recherche et d’innovation en relation avec d’autres organismes publics et privés.


[modifier] Action internationale

La stratégie de l’ENSOSP à l’international est construite sur 3 secteurs ou territoires géographiques bien identifiés : l’Europe, l’Euro-méditerranée et un ou deux points d’ancrage par continent avec lesquels l’ENSOSP développe des relations privilégiées.

Au sein de l’Europe, l’ENSOSP partage, échange, développe des partenariats dans le but d’harmoniser les pratiques opérationnelles et de valoriser nos pôles d’excellence et nos installations techniques. Dans le champ de la protection civile, l’ENSOSP travaille à l’émergence et à la construction de l’Institut européen de formation de protection civile.

L’Union pour la Méditerranée constitue un cadre politique fort ainsi que des enjeux et une ambition pour l’ensemble du pourtour méditerranéen. L’ENSOSP peut y jouer un rôle fédérateur et renforcer les actions de la Direction de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises (DSCGC) ou du Ministère des Affaires étrangères et européennes. L’ENSOSP partage et exporte les savoir-faire français.

Sur les autres continents, l’ENSOSP répond aux actions de formation demandées par les pays tiers en fonction des critères et des objectifs retenus par la DSCGC. Elle renforce ses liens avec des pays partenaires pour construire des actions durables et efficaces.

Les « actions internationales » de l’ENSOSP cherchent à valoriser les pratiques professionnelles de la sécurité civile française. Elles sont centrées sur la formation des acteurs du secours et de la protection civile. Ainsi, chaque année l’ENSOSP organise des actions de formation à l’étranger, accueille les délégations étrangères et organise leur réception, favorise les échanges de stagiaires et d’intervenants.

En 2011, 43 actions de formation à l’étranger ont été organisées par l’ENSOSP (contre 31 en 2010 et 21 en 2009, soit une activité en très forte augmentation de 33 % sur l’année N-1 et 50 % sur l’année N-2), représentant 2029 journées stagiaires (3700 en 2010 et 3000 en 2009), dont 536 se sont déroulées sur les différents sites de l’ENSOSP. L’ENSOSP a accueilli 10 délégations étrangères et participé à 5 missions d’accompagnement ou d’échange d’experts ou de conférenciers (6 en 2010 et 6 en 2009)

L’ENSOSP procède à des échanges de stagiaires avec la Roumanie, la Pologne, etc. Elle est également fortement impliquée dans les réseaux à l’international avec : CTIF (Comité Technique International du Feu), FNSP (Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers) et EFSCA (European Fire Service College's Association).

[modifier] Sites et infrastructures

[modifier] Le pôle pédagogique

Construit sur l’ancienne base aérienne 114, le pôle pédagogique de l’ENSOSP est particulièrement facile d’accès : - à 10 min de la gare Aix-en-Provence TGV - à 20 min de l’aéroport Marseille Provence - au cœur d'un réseau autoroutier, aux confluences des autoroutes A7, A8 et A51.

Le pôle pédagogique de l’ENSOSP est un complexe de 30 000 m2, permettant d’accueillir près de 525 stagiaires et 30 à 40 formateurs par jour et comprenant : 34 salles de cours de 12 à 48 places et de 15 salles spécifiques (parmi lesquelles des salles d’informatique, des salles GOC, des laboratoires, etc.).

+ photo vue du ciel

Des salles tactiques :

Les salles dites tactiques sont essentielles dans les formations à la gestion opérationnelle et au commandement puisqu’elles permettent les exercices de simulation au fonctionnement d’un poste de commandement. Enfin, toutes les salles sont équipées d’un box destiné à recevoir les outils de simulation informatique. De l’avis des intervenants qui ont déjà utilisé ces nouveaux outils, ceux-ci sont suffisamment spacieux et répondent parfaitement aux besoins de la formation. A Nainville-les-Roches, l’ENSOSP disposait d’un équivalent de 6 postes de commandement (PC), puis lors du transfert à Aix. Aujourd’hui, le pôle pédagogique permet de mettre en œuvre jusqu’à 14 PC en simultané. De plus, les aménagements permettent de mettre en œuvre 2 salles de gestion de crise.

Le SIMURGe :

Construit sur le pôle pédagogique de l’ENSOSP en septembre 2009, le SIMURGe (simulateur d’urgence extra-hospitalière) offre 600 m2 de bâtiment entièrement dédié à la simulation. Il constitue un outil d’avant-garde conçu selon le modèle des centres de simulation aéronautiques. Son principe général de fonctionnement est organisé autour de deux axes principaux : la simulation haute résolution et le débriefing vidéo. Grâce à la simulation haute résolution, le SIMURGe permet la mise en oeuvre des protocoles et des techniques de l’aide médicale urgente par immersion dans un monde virtuel reproduisant de façon réaliste (et dans un environnement totalement recréé) les multiples contraintes rencontrées sur le terrain. Il autorise ainsi, dans un temps très court, l’accumulation d’une expérience qu’il faudrait plusieurs années à acquérir, notamment grâce à la possibilité de simuler des événements rares.


+ photo avec mannequins


Des Installations sportives à la pointe :

La grande superficie du pôle pédagogique de l’ENSOSP a permis d’intégrer des infrastructures sportives à la fois nombreuses et performantes : vaste gymnase, piste d’athlétisme, terrain de foot-ball… Un dispositif à la hauteur de ses besoins et qui permet d’offrir aux stagiaires et formateurs de parfaites conditions pour la mise en œuvre de l’enseignement et de la pratique des activités physiques et sportives (APS).

L’école dispense également des formations sur la réglementation et la culture de l’activité sportive en insistant sur le rôle managérial de l’officier. En cela notamment, la collaboration des divers intervenants (DGSCGC, ENSOSP, UN, SSSM, sapeurs-pompiers et acteurs privés) favorise l’harmonisation de l’éducation physique pour une hygiène de vie mieux adaptée à la profession.

Un potentiel logistique exceptionnel :

L’ENSOSP offre, sur son site : 525 chambres de 15 m2, un espace restauration et détente (d’une surface de 360 m2) avec self pour 1 000 couverts, terrasse, foyer, salles multifonctions, de travail, associatives, un parking de 400 places.


[modifier] Le plateau technique

Inauguré fin 2008 sur le plateau de l’Arbois, le plateau technique de l’ENSOSP s’étend sur 25 hectares et recrée l’intégralité de la chaîne d’intervention : les sites de terrain (feu, secours à personnes, risques technologiques), un centre de secours de 4 000 m² et un centre de gestion des opérations. Dédié aux chefs de groupe et à la formation au commandement, cet outil se situe à la pointe de la pédagogie et de la technologie en reproduisant de multiples combinaisons d’interventions dans différents milieux.

Jusqu’à 8 manœuvres de chef de groupe simultanées sont possibles et plus de 300 scénarios d’intervention rédigés.


La tour de contrôle : Elle domine les lieux, permet de visualiser l’ensemble du site, accueille les dispositifs de sécurité et de pilotage des installations techniques, notamment tous les simulateurs de mise à feu, permet de coordonner et de superviser des exercices. Elle joue le rôle de CODIS et de centre de traitement de l’alerte.

La remise du plateau technique : Elle contient 62 véhicules et joue le rôle de centre de secours : 6 CIS y sont aménagés.

Atelier pavillon : Un pavillon a été reconstitué de façon à permettre la simulation d’un feu d’habitation individuel (feux domestiques) ou généralisé (cuisine, chambre, garage, toiture, etc.).

Atelier urbain : La modularité des façades (magasins, appartements, réseaux de gaz factices, etc.) et des intérieurs (appartements modulables) permet une variété de scénarii, reproduisant des interventions en milieu urbain.

Atelier voie de circulation : Ont été reproduits deux ateliers « secours routiers et transport de matières dangereuses » sur une longueur de 400 mètres d’autoroute et sur un tronçon de route départementale de 280 mètres.

Atelier immeuble : Un immeuble de quatre étages est destiné à mettre en oeuvre des exercices de sauvetage et de mise en sécurité, feu d’appartement, de chaufferie, de parking souterrain et feu de cave. Y sont recensés, au total, cinq points feu.

Atelier caisson feu réel : Cet atelier reproduit une montée en température très rapide pouvant aller jusqu’à 600°. Il permet la pratique des techniques d’extinction et la compréhension du phénomène du feu par la stratification des fumées.

+ photo tour de contrôle avec « opérateurs » vus de dos (marquage ENSOSP)


[modifier] Le site parisien

Etabli sur 1 200 m², le site parisien de l’ENSOSP dispose de 5 salles de cours où sont dispensées des formations :

- Aux responsables de sécurité des établissements publics, - Aux officiers de sapeurs-pompiers et autres salariés, chargés de la sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les immeubles de grande hauteur et dans les établissements recevant du public.

Il accueille certains colloques et formations de directeurs départementaux d'incendie et de secours, de nombreuses réunions en raison notamment de son positionnement géographique aisé dans la capitale ;


[modifier] L’ouverture clients

Fidèle à son esprit d’ouverture et porteuse de la culture et des valeurs du monde sapeur-pompier, l’ENSOSP propose diverses formations à destination de clients privés :

Formations de prévention contre les risques d’incendie et de panique au travers de ses sites d’Aix et de Paris : - Formations certificatives : agent de prévention niveaux 1 et 2 - Formations complémentaires et approfondissement des dispositions réglementaires - Formations de perfectionnement et de maintien des acquis sur des thématiques particulières Formations pouvant s’adapter aux besoins particuliers des entreprises autour des thèmes : - Secourisme - Incendie.

Parfaitement située, facile d’accès et dotée d’un potentiel logistique d’envergure, l’ENSOSP est un lieu idéal l’organisation de congrès et séminaires. (Cf point 5.1)


+ photo amphi 300  

[modifier] Administration de l'école

[modifier] Direction de l’école

Le Colonel Philippe Bodino est le Directeur de l’ENSOSP depuis le 1er septembre 2006. Depuis son entrée en fonction, le colonel Bodino a su : - redonner une dimension pédagogique à l’ENSOSP et la formation est au coeur de l’ensemble de ses préoccupations actuelles. - mener avec succès la délocalisation et le transfert de l’école depuis Nainville-les-Roches vers Aix-en-Provence, mettre en place le nouvel établissement public, gérer la construction du plateau technique et du pôle pédagogique, et faire face à une refondation pédagogique suite à la parution de l’arrêté du 19 décembre 2006 et au doublement du volume de formation.

Le colonel BODINO pilote actuellement deux groupes de réflexion nationaux concernant la formation ouverte et à distance et le profil attendu après formation pour les fonctions de majors et de lieutenants. Ces résultats vont moderniser profondément la formation par la mise en oeuvre d’un système innovant et d’une une entrée en formation par les compétences requises pour exercer son métier.

Depuis près de trente-trois années, le Colonel BODINO s’investit activement dans le Corps des Sapeurs-pompiers professionnels tant par ses actions et réalisations spécifiques que par ses nombreuses formations qui lui ont valu la qualité d’expert évaluateur de protection civile de l’union européenne.

A l’occasion de la cérémonie du baptême 2011 des promotions de l’ENSOSP, le Colonel Philippe BODINO s’est vu remettre l’insigne de Chevalier de la Légion d’Honneur par le Ministre de l’intérieur, de l’Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration. Cette nomination au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur est une reconnaissance des valeurs professionnelles de son récipiendaire.

+ organigramme fonctionnel


[modifier] Instances

Le Conseil d’Administration :

Placée sous la tutelle du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, l’ENSOSP est un établissement public national administré par un Conseil d’Administration (CA).

Le CA a notamment pour mission de délibérer sur le contrat d’établissement, le programme annuel des formations, des recherches, des études et des actions de coopération, la création des départements, le budget et le rapport annuel d’activité. Il comprend 24 membres, ventilés en 3 collèges : - 8 représentants de l’Etat - 8 représentants des collectivités territoriales et leurs établissements publics - 8 représentants des usagers et personnels de l’Ecole.

Le Conseil de Perfectionnement :

Instance de proposition et de réflexion de l’école en matière pédagogique et de recherche, il a pour rôle d’émettre des avis sur le contenu des formations, les modalités d’évaluation, le contrôle de la scolarité, le contrat d’établissement, le programme annuel des formations, des études, recherches et actions de coopération ainsi que sur les propositions du directeur en matière de formation. Il comprend 22 membres : ministères, zones de défense, CNFPT, personnels d’encadrement, enseignants, chercheurs, médecins, etc.


[modifier] Textes fondateurs

Le décret du 7 juin 2004 a érigé l’École Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompiers (ENSOSP) en établissement public national à caractère administratif, placé sous la tutelle du ministre chargé de la sécurité civile.

Article 2 du décret fondateur du 7 juin 2004 ; l’école est en charge de :

1. La mise en oeuvre de la formation initiale et continue des officiers de sapeurs-pompiers professionnels et volontaires 2. L'organisation, en matière d'incendie et de secours, de formations destinées notamment aux élus, aux fonctionnaires, aux cadres des entreprises et aux experts français ou étrangers 3. L'animation du réseau des écoles de sapeurs-pompiers, et notamment la coordination, en liaison avec les préfets de zone, des formations, des recherches et des actions de coopération assurées par ces écoles 4. La recherche, les études, l'évaluation, la prospective, la veille technologique ainsi que la diffusion de l'information y afférente dans les domaines relevant du champ de compétence des services départementaux d'incendie et de secours 5. Le développement d'actions de coopération internationale, notamment en matière de formation et de recherche, dans ses champs de compétence.


[modifier] EVALUATION PILOTAGE QUALITE

L’ENSOSP met en œuvre une démarche d’évaluation, pilotage, qualité. Il s’agit d’une part, de doter l’école des outils de pilotage et d’évaluation nécessaires à la conduite de l’établissement et d’autre part, de mettre en œuvre et d’animer la démarche d’amélioration continue.

L’évaluation et le pilotage

La démarche « indicateurs » a été initiée en 2009 puis intégrée, en octobre 2010, dans les plans d’action relevant de l’amélioration continue. Fin 2011, les indicateurs ont été classés afin de dissocier les chiffres clefs, des indicateurs de service et des indicateurs relevant du tableau de bord de la direction générale. Une nouvelle organisation, afférente à cette classification, a également été définie. Elle sera déployée courant 2012 avec la première analyse du tableau de bord de la direction générale en comité de direction stratégique.

Le manuel interne de fonctionnement (MIF)

Pour la troisième année consécutive, le manuel interne de fonctionnement (MIF) sera diffusé à l’ensemble des personnels de l’ENSOSP. Document structurant, le manuel a pour vocation de permettre à chacun de disposer des repères sur « qui fait quoi ». Il présente l’évolution historique de l’ENSOSP ; ses principales missions ; son cœur de métier, la formation ; ses sites et infrastructures ; son organisation ; ses orientations 2011-2016, qui intègrent les éléments du projet d’établissement, du contrat d’établissement et de la démarche d’amélioration continue ; ses objectifs généraux annuels ; les objectifs et missions propres aux départements et divisions pour l’année en cours. Le MIF est un outil partagé qui constitue la feuille de route de l’établissement et de ses services. Il fait l’objet de 2 évaluations : l’une en milieu d’année qui permet de disposer d’une tendance à mi-parcours, l’autre en fin d’année afin de dresser le bilan de l’année écoulée.


La démarche d’amélioration continue

La démarche d’amélioration continue, initiée en 2010, a deux finalités : - Améliorer notre fonctionnement interne en entrant dans une logique d’amélioration continue. Il s’agit de prendre en compte nos faiblesses et de les corriger de manière à progressivement améliorer notre fonctionnement - Obtenir une reconnaissance externe participant au rayonnement de l’école

L’ENSOSP a choisi le cadre méthodologique donné par l’EFQM (European foundation for quality management) pour déployer sa démarche d’amélioration continue. Elle a mis en place, fin 2010, un comité de direction élargi amélioration continue composé des membres traditionnels du COMDIR et de volontaires qui est chargé de participer à la mise en œuvre et au suivi de la démarche. Il a, par ailleurs, procédé à l’autoévaluation de l’établissement sur la base des 9 critères du référentiel EFQM (leadership, stratégie, le personnel, les ressources…), ce qui a permis de dégager des points forts et des pistes d’amélioration.

Les pistes d’amélioration identifiées ont fait l’objet d’un regroupement en 7 grands axes stratégiques (management, outils/procédures/processus, système de mesure, agents de l’école, transversalité, finances, gestion des intervenants) déclinés en 15 plans d’action. Parmi les 15 plans d’action, 4 feront l’objet d’une évaluation externe, par un auditeur AFNOR, en avril 2012, pour prétendre à la certification « engagement vers l’excellence ». Les 6 autres ont été intégrés dans les objectifs 2011 des services.

Les 4 plans d’action retenus portent sur le management, la gestion documentaire, les indicateurs et la satisfaction des employeurs (SDIS) vis-à-vis des activités de l’ENSOSP. Ils ont été déployés tout au long de l’année 2011 selon la feuille de route définie.

En 2012, la démarche d’amélioration continue a pour objectif de : - Poursuivre le déploiement et le suivi des plans d’action de l’auto-évaluation 2010 - De conduire une 2ème évaluation interne (février 2012) afin d’identifier de nouvelles pistes d’amélioration, qui feront l’objet d’une hiérarchisation, d’un arbitrage puis qui seront ensuite mises en œuvre - De préparer l’évaluation externe d’avril 2012 réalisé par l’AFNOR qui nous portera candidat pour l’obtention d’une reconnaissance externe : « EFQM engagement vers l’excellence ».


[modifier] Événements annuels

Défilé du 14 juillet :

Chaque année depuis 2006, l’ENSOSP participe au défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées. En 2011, l’école a également eu l’honneur de défiler à Marseille, simultanément.

+ photo avec le DENSOSP en chef d’unité

Baptême des promotions :

La cérémonie du baptême des promotions de l’Ecole Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs- Pompiers rassemble, sur le pôle pédagogique d’Aix-en-Provence, le 21 juin 2011, l’ensemble des stagiaires officiers de sapeurs-pompiers, professionnels et volontaires, ayant accompli une formation d’intégration ou une formation d’adaptation à l’emploi au cours de l’année. Considérée comme un moment fort de l’année pour l’ensemble des officiers, cette journée est l’occasion pour l’ensemble des promotions concernées de recevoir leur nom de baptême ainsi que leur insigne de promotion.

Cérémonie de la Sainte-Barbe

Temps fort de l’année fêté par l’ensemble de la profession, la cérémonie de Sainte-Barbe est organisée chaque année par l’ENSOSP, au début du mois de décembre.


+ photo du dépôt de gerbe avec Pascal Pertusa

[modifier] Liens externes

[modifier] Articles connexes

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