Louise Colet
Louise Colet
Louise Colet.
| Nom de naissance | Louise Révoil de Servannes |
|---|---|
| Naissance | 15 août 1810 Aix-en-Provence |
| Décès | 8 mars 1876 Paris |
| Langue d'écriture | Français |
| Genres | Poésie |
Louise Colet, née Révoil de Servannes à Aix-en-Provence le 15 août 1810 et morte à Paris le 8 mars 1876, est une poétesse française.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Âgée d’une vingtaine d’années, Louise Révoil[1] épouse Hippolyte-Raymond Colet, un musicien académique, en partie afin d’échapper à la vie provinciale et de résider à Paris.
À son arrivée à Paris, Louise Colet commence à publier ses poèmes et obtient bientôt le prix de l’Académie française d'un montant de deux mille francs, le premier de quatre prix de l’Académie qu’elle obtiendra.Dans son salon littéraire elle a fréquenté nombre de ses contemporains du monde littéraire parisien, tels que Victor Hugo.
En 1840 elle met au monde sa fille Henriette, mais ni son mari ni son amant Victor Cousin n’acceptent d’en reconnaître la paternité. Elle devient ensuite la maîtresse de Gustave Flaubert, d'Alfred de Vigny, d’Alfred de Musset et d’Abel Villemain.
Après la mort de son mari à Paris, le 21 avril 1851, Louise Colet et sa fille subsistent grâce à ses écrits et à l'aide de Victor Cousin. Elle est inhumée à Verneuil-sur-Avre (Eure)[2].
Œuvres [modifier]
- Fleurs du midi, 1836
- Penserosa, 1839
- La Jeunesse de Goethe, 1839
- Les Funérailles de Napoléon, 1840
- La Jeunesse de Mirabeau, 1841
- Les Cœurs brisés, 1843
- Lui, 1859
- L'Italie des Italiens, 4 volumes, 1862
- Les derniers marquis suivi de Deux mois aux Pyrénées, 1866
Littérature [modifier]
- Francine du Plessix Gray: Mon cher volcan, ou, La vie passionnée de Louise Colet, J.-C. Lattès 1995, ISBN 978-2709615679
- Gustave Flaubert: Lettres à Louise Colet, Magnard 2003, ISBN 978-2210754621
Iconographie [modifier]
- Le musée Calvet d'Avignon possède un fonds Louise Colet, dont un médaillon en bronze de Franz Woltreck (1800-1847), un autre médaillon en bronze d’Hippolyte Ferrat, réplique de celui de la tombe de son époux au cimetière de Montmartre, Paris.
Annexes [modifier]
Notes et références [modifier]
- Son père, Antoine Révoil, fils de commerçants lyonnais, devenu Directeur des Postes sous la Révolution à Aix-en-Provence, a épousé Henriette Leblanc héritière du chateau de Servannes situé à Mouriès, au pied de l'Oppidum des Caisses de Jean-Jean. Ils auront 6 enfants dont la benjamine est Louise. Le peintre Pierre Révoil est à la fois le cousin germain du père de Louise, ainsi que le propre beau-frère de Louise quand il épouse sa sœur aînée Joséphine Révoil. Voir Joseph S. Jackson, Louise Colet et ses amis littéraires, Yale Romanic Studies XV, 1937
- Cf. Correspondance de Flaubert, la Pléiade.
Article connexe [modifier]
- Pierre Barillet, Gustave et Louise, Acte Sud, 1991.
Liens externes [modifier]
- Textes de Louise Colet en ligne sur la Bibliothèque électronique de Lisieux : Qui est-elle ? (1842) ; Diane, fragment d'un roman inédit (ca 1850) ; L'Institutrice (1840).
- Enfances célèbres texte en ligne