Sainte-Cécile-d'Andorge

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Sainte-Cécile-d'Andorge
L'église paroissiale
L'église paroissiale
Blason de Sainte-Cécile-d'Andorge
Blason
Sainte-Cécile-d'Andorge
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton La Grand-Combe
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Jacques Pépin
2014-2020
Code postal 30110
Code commune 30239
Démographie
Population
municipale
572 hab. (2014)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 10″ nord, 3° 58′ 37″ est
Altitude Min. 200 m
Max. 835 m
Superficie 19,09 km2
Localisation

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Sainte-Cécile-d'Andorge

Sainte-Cécile-d'Andorge est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sainte-Cécile, commune du Gard, est limitrophe de la Lozère : c'est la rivière de l'Andorge dont elle emprunte le nom qui délimite les deux départements.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Sainte Cécile d'Andorge est située au nord de l'ancienne ville minière de La Grand-Combe dans la "Vallée Longue", la vallée cévenole du Gardon d'Alès, qui commence aux sources en Lozère et qui s'achève dans la plaine d'Alès. Deux barrages y ont été construits : le barrage de Sainte Cécile en 1967 pour lutter contre les crues naturelles jugées dévastatrices, faisant suite au barrage des Camboux construit lui en 1957 afin d'alimenter en électricité la centrale thermique du Fesc, qui alimentait elle-même en énergie les puits des mines de La Grand-Combe.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Collet-de-Dèze (Lozère) Chamborigaud La Vernarède Rose des vents
Saint-Julien-des-Points (Lozère) N Portes
O    Sainte-Cécile-d'Andorge    E
S
Branoux-les-Taillades La Grand-Combe

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune compte quelques vestiges préhistoriques sous forme de tumuli et de gravures préhistoriques notamment au hameau des Ponchets.

La commune avec son habitat dispersé datant du XIIIe siècle et ses mas en schiste est encore préservée de l'urbanisation. Le clocher à tour de son église date du XIIe siècle [réf. souhaitée].

Cette commune située en pays protestant est restée fidèle au catholicisme durant la guerre des Camisards (1702 - 1705), ce qui lui a valu un épisode tragique. Le 11 octobre 1703 le village de Sainte-Cécile-d’Andorge et celui de Saint-Julien-des-Points sont incendiés par Rolland et Jouanny : 800 à 900 camisards se vengent contre le village papiste de Sainte-Cécile-d’Andorge épargné par la dévastation des Hautes Cévennes le mois précédent. Les habitants se réfugient dans leur église transformée en forteresse. Neuf habitants qui n’ont pu atteindre à temps l’église sont tués, les autres seront sauvés. Quelques jours plus tard, l'abbé Vidal, curé de Sainte-Cécile mènera une expédition punitive et meurtrière contre la paroisse voisine de Blannaves entièrement réformée. L'historien Robert Sauzet relate ces évènements dans un ouvrage qui fait place à la minorité religieuse des catholiques intitulée LES CÉVENNES CATHOLIQUES. Histoire d'une fidélité. XVIe-XXe siècle''

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Andorge-le-Gardon[1].

Durant la révolution industrielle, la commune profite du voisinage de deux compagnies houillères importantes, la Compagnie de Portes et Sénéchas, et celle de la Grand-Combe[2]. Plusieurs chemins de fer vont la traverser (et la désenclaver) dont celui de Paulin Talabot : le PLM, future ligne des Cévennes, passe en effet dès 1867 dans la commune dont la gare accueille durant leurs excursions cévenoles deux amoureux célèbres, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre comme le raconte la première dans les mémoires d'une jeune fille rangée.

Aujourd'hui la commune qui compte près de 560 habitants contre 470 il y a vingt ans, s'est tournée résolument vers le tourisme. Elle participe à la restauration partielle d'un autre chemin de fer, l'ancien CFD qui reliait Sainte-Cécile-d'Andorge à Florac (1909-1968) au sein d'une association intercommunale "le TAC" (train de l'Andorge en Cévennes) et de la future voie verte appelée dans un premier temps "Transcévenole" puis maintenant "Ligne verte".

Un chemin de fer atypique traverse aussi le territoire de la commune. Les plans inclinés de Portes et Sénéchas qui reliaient les mines de La Vernarède à la gare terminus de la Levade, à La Grand-Combe, furent construits en 1859 par le financier Jules Mirès (1809-1871) alors propriétaire de la Compagnie de Portes. Ce roulage minier qui fonctionna de 1859 à 1867 utilisait la gravité. Dans le système "bis automoteur" conçu et développé par l'ingénieur Paul-Adrien Bourdaloue dans la région de La Grand-Combe, les wagons pleins qui descendent font remonter les wagons vides grâce à un système de câbles. Ainsi étaient en partie solutionnées les difficultés de transport liées au relief cévenol[3].

La municipalité a fait restaurer en 2003-2004 les ouvrages d'art qui composaient ce système original et en a fait des sentiers de randonnée (la tour des Pinèdes et la tour du Simonet). La tour du Simonet accueille des expositions temporaires sous le nom d'écogalerie d'art du Simonet.

Les habitants de Sainte-Cécile-d'Andorge portent le sobriquet collectif de "cambaluts", en occitan "ceux qui ont de longues jambes". Ces derniers auraient en effet développé une agilité particulière en raison du relief accidenté et des nombreux cours d'eau qu'ils devaient souvent franchir à gué[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Cécile-d'Andorge Blason D'or au pal losangé d'argent et de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 2001 Gérard Bernon    
mars 2001 en cours Jacques Pépin UMP-LR Professeur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 572 habitants, en augmentation de 1,42 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
600 597 603 697 672 670 690 682 869
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
904 1 039 1 425 994 1 075 1 050 1 180 1 159 1 186
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 191 1 094 1 038 1 009 926 819 853 874 852
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
773 620 499 476 483 490 543 575 572
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. ARCHIVES NATIONALES – Paris F/12/6728 à 6832, F/12/13136 et 13137et F/14/8229 à 8234 : Compagnie des mines de la Grande-Combe (1854-1859). Soc. an. de l’éclairage au gaz, des hauts fourneaux de Marseille et des mines de Portes et Sénéchas (1855-1860)
  3. Les plans inclinés des Pinèdes par Laurent Aiglon, éditions Cévennes magazine, numéros 1065-1036, 2000
  4. André Bernardy, éditions ateliers Henri Peladan, Uzès,1962
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .