Renault

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Renault
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Logo de Renault

Création (officieuse)
(officielle)
Dates clés 1945 : Renault devient régie nationale
1994 : ouverture du capital
1996 : privatisation
1999 : Renault s'allie à Nissan[2]
Fondateurs Fernand et Marcel Renault[1]
Personnages clés Louis Renault
Pierre Dreyfus
Louis Schweitzer (intégration Nissan, Dacia, Samsung Motors, AvtoVAZ)
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : RNO
Slogan « La vie avec passion »[3] »
« Changeons de vie, changeons l'automobile[4]
« Les voitures à vivre »
« Créateur d'automobile »
« La France avance, Renault accélère »
« Drive the Change »
« French touch »
Siège social Drapeau de France Boulogne-Billancourt (Île-de-France(France)
Direction Carlos Ghosn
(jusqu'au )
Actionnaires État Français : 19,74%
Nissan : 15 %
Axa via Alliance Bernstein : 8,18 %
Norges Bank : 5,01 %
The Capital Group Companies : 5,01 %[6]
Salariés : 2,61 %
Daimler : 3,00 %
autocontrôle : 1,28 %[7]
Activité Généraliste
Produits Véhicules particuliers
Véhicules utilitaires légers
Société mère Renault-Nissan
Sociétés sœurs Nissan
Filiales Alpine
Lada-AvtoVAZ
Dacia
Renault Sport
Samsung Motors
Effectif 121 807 (2013)[5]
SIREN 441 639 465
Site web www.group.renault.com
Capitalisation 16,10 milliards € (20 octobre 2014)[8]
Chiffre d’affaires en augmentation 41,05 Md (2014)[9]
en augmentation +0,3%
Résultat net en augmentation 1,89 Md (2014)[9]
en augmentation +223%

Le groupe Renault est un constructeur automobile français. Il est lié au constructeur japonais Nissan[10] depuis 1999 à travers l'alliance Renault-Nissan qui est, en 2013, le quatrième groupe automobile mondial[11]. Le groupe Renault possède des usines et filiales à travers le monde entier. Fondée par les frères Louis, Marcel et Fernand Renault en 1899, l'entreprise joue, lors de la Première Guerre mondiale, un rôle essentiel souvent méconnu (activités d'armement, char Renault FT-17)[12]. Elle se distingue ensuite rapidement par ses innovations, en profitant de l'engouement pour la voiture des « années folles » et produit alors des véhicules « haut de gamme ». L'entreprise est nationalisée au sortir de la Seconde Guerre mondiale, en raison de la collaboration de ses dirigeants, en particulier de Louis Renault, avec l'occupant allemand. « Vitrine sociale » du pays, elle est privatisée durant les années 1990. Elle utilise la course automobile pour assurer la promotion de ses produits et se diversifie dans de nombreux secteurs. Son histoire est marquée par de nombreux conflits du travail mais aussi par des avancées sociales majeures qui ont jalonné l'histoire des relations sociales en France (à l'exemple des accords de 1955 - instituant entre autres la 3e semaine de congés payés - , de 1962 - 4e semaine de congés payés - ou de l'« accord à vivre » de 1989). Le groupe Renault a à son actif trente-huit usines dans le monde[13].

En 2014, Renault a vendu 2,71 millions d’unités, soit 3,2 % de plus qu'en 2013[14], notamment en Europe : Renault +9,4% et Dacia +24%. La Renault Zoé est la deuxième voiture électrique la plus vendue en Europe.

En 2013, Renault se situe en première position des plus faibles émissions de CO2 en Europe[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'entreprise Renault.

L'histoire de Renault démarre en 1898[16]. L'Expo-Musée Renault, situé à Boulogne-Billancourt, retrace différents aspects de cette histoire.

Fondation (1898-1918)[modifier | modifier le code]

Voiturette Renault Type D Série B de 1901

En 1898, Louis Renault est un jeune homme passionné d'automobile. Ses frères, Marcel et Fernand, ont travaillé dans l’entreprise familiale de textile. Louis convertit son tricycle De Dion-Bouton en Voiturette de ch à quatre roues Renault Type A. L'originalité de celle-ci est que Renault l'équipe d'une invention de son cru, la première boîte de vitesses en prise directe, contrairement aux chaînes et courroies de transmission utilisées jusque-là. Il réussit à la vendre à un ami de leur père qui l’essaye le 24 décembre et fut très impressionné par son comportement routier et sa puissance dans les pentes[17].

Après que Louis-Paul eut breveté la prise directe, les frères fondent officiellement le , à Boulogne-Billancourt, la Société Renault Frères avec deux amis de Louis, Thomas Evert et Julian Wyer, pour capitaliser sur ce nouveau moyen de transport. Louis est chargé du développement et de la production alors que ses frères se chargent de l’administration.

Les premières automobiles sont vendues à de riches particuliers qui peuvent se permettre de dépenser les 3 000 francs qu’elles coûtent (dix ans de salaire d'un ouvrier[18]). Devant ce marché limité, Renault se diversifie dans la production de taxis et de camions avant la Première Guerre mondiale.

Les frères Renault remarquent très tôt la publicité que leur société peut tirer de la participation aux courses automobiles, et ils engagent leurs véhicules dans des courses sur route, puis sur circuits, remportant d'emblée plusieurs succès en catégorie Voiturettes. Parmi ceux-ci citons : la Coupe des Chauffeurs Amateurs -ou Paris-Trouville- (1899)[19], Paris-Ostende (1899), Paris-Rambouillet (1899), Paris-Toulouse-Paris - en catégorie voiturettes de moins de 400 kg - lors des Sports de l'Exposition Universelle de 1900 (sur 1 448 km et hors cadre olympique proprement dit), Circuit du Sud-Ouest (Pau, 1901), Paris-Bordeaux (1901), Paris-Berlin (1901), Paris-Vienne (1902), la première étape du première étape du Paris-Arras-Paris (1902), la première édition du Grand Prix de France (alors de l'A.C.F., 1906), puis les 24 Heures de Brighton Beach (NYC) avec Louis Raffalovich et Charles Bale sur une 35HP équipée de Michelin (1909)[20], tout en terminant huitième au Grand Prix de Dieppe de 1908 avec le russe Sergey Dimitriewich derrière plusieurs constructeurs germaniques.

En 1914, lorsque la guerre éclate, la compagnie se lance dans la production de munitions, d’avions militaires et plus tard dans les chars de combat avec son Renault FT[12]. En 1918, Renault est devenu le premier manufacturier privé de France et il est honoré par les Alliés pour sa contribution à l’effort de guerre[18].

Entre-deux guerres (1919-1938)[modifier | modifier le code]

Autobus Renault TN6 de 1932
Autorail Renault VH de 1933, construit dans les usines de l'île Seguin
Berline Renault Celtaquatre de 1935

Au sortir de la guerre, Louis Renault diversifie encore plus ses activités en se lançant dans la machinerie agricole et industrielle, les matériels roulants ferroviaires. Cependant, la compagnie commence à rencontrer des difficultés à vendre sa production automobile car la concurrence introduit de petits véhicules à faible coût accessibles à chacun. Renault doit donc sortir ses propres véhicules au moment où il rencontre des problèmes avec le marché financier et ses employés.

À l'issue de la Première Guerre mondiale Renault subit une concurrence nouvelle, lors de la création de Citroën, un nouveau constructeur automobile qui investit massivement et qui devient le 1er constructeur français, devant Peugeot et Renault.

Renault doit également former un réseau de distribution et en 1920, la compagnie s’associe avec Gustave Gueudet, un entrepreneur du nord de la France, pour fonder les premiers concessionnaires. La gamme des modèles Renault s'étend désormais des petites automobiles aux poids lourds.

Renault ne se limite pas à la France et vend dans plusieurs pays. Le marché anglais est particulièrement intéressant, car il ouvre la porte aux colonies de ce pays. Un grand nombre de véhicules modifiés avec des suspensions surélevées, de plus puissants systèmes de refroidissement et des carrosseries spéciales partent par bateau vers les quatre coins de l’Empire britannique.

De cette période, les Grand Luxe se distinguent avec leur empattement de 3,68 mètres et de six à huit cylindres pouvant leur faire atteindre 150 km/h. La suspension est améliorée pour permettre ces vitesses et on utilise l’aluminium dans le moteur, les freins, la transmission, et plusieurs parties de la carrosserie. Toutes les Grand Luxe à partir de 1923 sont considérées comme des classiques et leurs carrosseries sont signées par des ateliers célèbres dont Kellner, Labourdette et J. Rothschild et Fils.

En sport, la marque remporte le rallye de Monte-Carlo en 1925 (sur Renault 40CV), puis 10 ans plus tard sur Renault Nervasport (1935).

Louis Renault, proche des Croix-de-feu du colonel de la Rocque puis de la Cagoule, prône l’« entente » franco-allemande et combat systématiquement l’effort de guerre qui l’avait tant enrichi durant la première guerre mondiale. Selon lui désormais "on ne peut plus gagner d’argent qu’en fabriquant des véhicules de tourisme"[21]. Il s’entretient avec Hitler le à la Chancellerie du Reich, et déclare : «  Une guerre économique entre la France et l’Allemagne n’aurait d’avantages que pour l’Angleterre et l’Amérique », puis le rencontre à nouveau en 1938 et en février 1939[22]. Selon le Journal officiel du , « les livraisons fournies par la Société Renault à l’armée française s’étaient montrées notoirement insuffisantes pendant les années qui ont précédé la guerre »[23],[24],[25].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant le second conflit mondial, la France est occupée par l'armée allemande et les usines Renault collaborent activement à l'effort de guerre allemand. La réparation des chars allemands et la conversion de chars français pour la Wehrmacht commence en août 1940. Après la libération, Louis Renault soutiendra la thèse d'une réquisition allemande. Cette réquisition est cependant issue des propositions qu'il leur formula dès juillet 1940.

Outre la réparation des tanks allemands, les usines Renault produisent dès 1941 des camions et des tanks pour la Wehrmacht[26]. Au printemps 1941, les informateurs des services de renseignements gaullistes décrivent des usines tournant à plein régime, et demandent leur bombardement pour paralyser l’appareil de guerre allemand. Ils y recensent Renault comme entreprises « travaillant pour les Allemands » et produisant voitures de tourisme, camions et tanks[27].

Les livraisons sont freinées par les bombardements de l'aviation alliée sur les usines du Mans et de Billancourt. Après le bombardement du 3 mars 1942, le Gauleiter Sauckel exprime « son admiration pour l’effort exceptionnel fourni par l'entreprise Renault ». Le coût des bombardements industriels est remboursé par Vichy au titre des frais d’occupation[28]. Pour surmonter les effets des bombardements, Renault entame la construction d'usines souterraines dans des carrières aménagées à Carrières-sous-Bois (entre Maisons-Laffitte et Saint-Germain).

Renault R8 Gordini, 1964, la première sportive, typée "GTi"[29].
Renault 16 TX. Voiture de l'année en Europe en 1966.

De 1944 à 1968[modifier | modifier le code]

À la Libération en 1944, Louis Renault est arrêté comme collaborateur et meurt en prison avant son procès. Une autopsie révèle que sa nuque a été brisée[30], laissant supposer un meurtre. Ses usines sont saisies par le gouvernement provisoire et nationalisées le sous le nom de Régie Nationale des Usines Renault[23],[24]. Pierre Lefaucheux qui était jusqu’ici l'administrateur provisoire, devient le premier directeur général.

La petite 4CV conçue par Fernand Picard et Charles-Edmond Serre, à moteur arrière relance la Régie dès 1946. Elle tira son épingle du jeu, mais seulement en France, face aux Fiat 600 italiennes, Coccinelle allemandes et Morris Minor anglaises. Renault en produit plus d’un demi million jusqu'à sa retraite en 1961 alors que ses concurrentes ont toutes dépassé les 2 millions d'exemplaires[31].

En 1951, un modèle haut de gamme, la Frégate, est lancé sur le marché. Après quelques problèmes techniques dus à une mise sur le marché trop rapide, la Frégate devient une automobile sûre, dotée d'une excellente tenue de route et d'un excellent freinage. Elle est déclinée en plusieurs versions (affaire, amiral, grand pavois) et carrosseries (berline, cabriolet et break). Elle tire sa révérence en 1960 fortement concurrencée depuis 1955 par la Citroën DS[32].

À partir de 1961, la Renault 4 à traction, couramment appelée 4L est une petite voiture populaire de grande diffusion de conception simple et pratique. En France, la Renault 4 fut en tête des ventes dès 1962[31].

En 1962, le mythique « moteur Cléon-Fonte » conçu par l'ingénieur René Vuaillat apparaît sous le capot de Renault Floride S et la Renault 8. Ce quatre cylindres aura animé des générations de modèles, passant au fil des ans de 956 cm3 à 1 565 cm3 de la Floride à la Twingo en passant par la Renault 11 Turbo et la Renault 5 Turbo 2. Ce moteur est réputé pour sa robustesse et sa longévité.

En 1962 suit la Renault 8, grande sœur de la 4CV avec son moteur à l’arrière, qui aura des succès en rallye avec la Renault 8 Gordini. La R8 - Gordini est considérée comme la première "GTi"[29]. C'est effectivement la première compacte ayant des performances sportives pour un tarif de voiture de série. La Renault 8 Gordini 1300 de 103ch, proposant des accélérations détonantes pour l'époque et atteignant 175 km/h, devance ainsi d'une douzaine d'année la sortie de ses premières concurrentes.

En 1965 sort la Renault 10, une « grosse » Renault 8.

À partir de 1965, à la suite du succès de la R4, Renault abandonne le moteur arrière pour passer à la traction avant et au hayon arrière. L'innovation de Renault consiste en effet à adopter pour la première fois le hayon sur une grande voiture avec la R16, élue 'Voiture de l'année en Europe' en 1966. Ce succès lancera une tendance qui sera adoptée par tous ses concurrents et qui reste majoritaire encore aujourd'hui en Europe.

La grève de 1968 et ses conséquences[modifier | modifier le code]

Cette grève historique est la suite logique d'une montée des luttes sans précédent en 1967.

La grève de 1968 commence le 15 mai aux usines Cléon puis le 16 mai à Billancourt. Renault est alors occupé par ses ouvriers dont de nombreux immigrés OS. La lutte dépasse le cadre strictement économique : on parle de « gouvernement populaire » et d'« autogestion »[33].

À Billancourt, malgré des tentatives de débordement par des militants d'extrême gauche, la CGT parvient à mener la grève pendant un mois (33 jours, 34 nuits) en évitant les multiples provocations et dans la « dignité » avec, comme premier secrétaire du syndicat, Aimé Halbeher âgé alors de 32 ans. Les militants CGT qui animent cette grève sont pour la plupart des ouvriers qualifiés issus de l'école d'apprentissage de la Régie Renault d'après guerre et politiquement proches ou membres du PCF.

Le 17 juin, à Billancourt comme dans les autres usines du groupe, à l'appel de la CGT et de la CFDT, les ouvriers votent majoritairement la reprise du travail[34].

Les acquis sociaux et les droits syndicaux conquis en 1968 et dans les années qui suivirent sont importants et resteront une référence pour le mouvement social. La force de ce mouvement, avec les grands meetings de l'île Seguin réunissant des milliers de travailleurs, attirera pendant quelques années des groupes d'extrême gauche espérant y trouver un terrain propice pour développer leurs idées et leurs actions.

Années 1970-1980[modifier | modifier le code]

Renault 5 Turbo
Renault 9 Turbo. La Renault 9, vendue aux États-Unis sous le nom de Renault Alliance, elle fut élue Voiture de l'année au États-Unis en 1983 par Motor Trend.

Les militants maoïstes de la Gauche Prolétarienne s'installent aux usines de Flins et Billancourt et le début des années 1970 voit l'agitation continuer. Les affrontements entre la Gauche Prolétarienne et les vigiles de Renault se multiplient. En 1972, un militant maoïste, Pierre Overney, est tué par un des vigiles de l'entreprise, Jean-Antoine Tramoni. Le vigile sera jugé en 1973 et abattu par les NAPAP, réseau maoïste clandestin de la Gauche prolétarienne, le 23 mars 1977[35].

Dans les années 1980, un groupe issu de la Gauche prolétarienne participe à la création d'Action directe, qui assassinera le le président de Renault, Georges Besse, à la fois parce qu'il avait procédé à d'importants licenciements lors du désastre financier du début des années 1980 et en tant que représailles pour l'assassinat de Pierre Overney.

L’année 1972 est l’année de la commercialisation de la Renault 5. Jusqu’en 1984, son succès est inégalé : avec 5,5 millions de véhicules produits, la R5 sera la voiture française la plus vendue pendant douze années consécutives[36].

Le , Renault dépose le brevet du dispositif de répartition de freinage à adhérence totale, inventé par l'ingénieur René Vuaillat[37].

Les Renault 9 et Renault 11 sont des modèles charnières pour Renault car elles inaugurent une nouvelle base technique qui sera utilisée sur de nombreux modèles. En effet, leur châssis est réutilisé sur les Renault 19, Mégane 1 et Scénic 1 et dérivé pour les Super 5, Express, Clio 1, Clio 2, Kangoo 1 et Twingo 2. Les Renault 9 et Renault 11 sont les premières voitures à utiliser un moteur Renault en position transversale, ce qui donnera naissance aux boîtes de vitesses JB qui équiperont encore la Twingo 2. Les « moteurs F » apparus sur les Renault 9 et Renault 11 équiperont encore la Mégane 3 notamment avec le F4RT sur la Mégane 3 RS.

La privatisation[modifier | modifier le code]

En 1986, Raymond Lévy, après la mort de Georges Besse, assume la direction de Renault et prépare sa privatisation.

En 1990, la régie Renault change de statut et devient une société anonyme à capitaux d'État par l'adoption de la loi du avec des restrictions du contrôle étranger. Volvo acquiert une participation de 20 % après de tumultueux échanges. Le 17 novembre[38] 1994, Renault est effectivement mis en bourse et à cette occasion, Volvo cède 12 % du capital et l'État diminue sa part de 80 % à 53 %. Il faudra attendre pour voir Renault effectivement passer dans le secteur privé à la suite d'une cession par le gouvernement de 6 % du capital au noyau dur des actionnaires, essentiellement des banques et groupes d'assurance français, par le biais d'une vente de gré à gré[39].

Consolidation de l'industrie[modifier | modifier le code]

La Renault Twingo I (1992).
La Renault Scénic, Voiture de l'année en Europe en 1997, a proposé une version SUV nommée RX4, dès l'an 2000.

Le secteur automobile entame dans les années 1990 un mouvement de concentration. Rachats de marques, fusions : les groupes se mondialisent et cherchent à étendre leur gamme, gage d'une rentabilité plus constante. Renault a déjà une bonne assise en Europe et en Amérique latine mais l'Asie, qui commence à peine à dévoiler son important potentiel de croissance, reste son point faible. Renault et Nissan scellent un accord, socle d'une coopération profonde mêlant échange de participation et collaboration industrielle. En mars 1999, naît officiellement l'Alliance Renault-Nissan.

L'Adam, association de défense des actionnaires minoritaires, présidée par Colette Neuville, est alors intervenue pour critiquer les modalités de la fusion entre le constructeur français et Nissan, trop favorables au japonais selon elle[40].

Expansion des années 2000[modifier | modifier le code]

Renault Mégane R.S. III

Dans sa conquête des pays en fort développement économique, Renault a également investi dans Avtoframos et dans le coréen Samsung Motors qui donnera naissance à Renault Samsung Motors. Pour accroître sa présence dans les marchés émergents considérés comme porteurs, Renault envisage la construction d’usines en Iran, en Colombie et au Maroc. En 2004, la filiale de Renault en Roumanie, Dacia, présente sa « berline à 5 000 euros », la Logan, que le groupe voudrait produire à un million d'exemplaires par an à l'horizon 2010. Cette même voiture est commercialisée en France à 7 600 euros. En novembre 2004, le PDG de Renault a annoncé son intention de faire de l'implantation du groupe en Corée du Sud un point d'appui pour son expansion en Asie, notamment en Chine[41].

Un concessionnaire Renault à Colmar

Début juillet 2006, des discussions pour envisager une nouvelle alliance entre Renault-Nissan et General Motors sont engagées mais le projet est rapidement abandonné.

Le a été annoncé un accord entre Renault et le constructeur russe Lada-AvtoVAZ visant à la prise de participation de Renault à hauteur de 25 % + 1 action (via une holding commune avec l'actionnaire russe actuel, Rosoboronexport). Renault, au travers de ce partenariat, s'est engagé :

  • à accélérer la croissance d’AvtoVAZ et de renouveler et élargir sa gamme de véhicules ;
  • à développer Lada dans le respect de son identité, l'objectif étant de renforcer sa position sur le marché russe ;
  • à échanger son expertise et savoir-faire technique[42].

En outre, l'outil industriel basé à Togliatti d'une capacité d'un million de véhicules par an devrait servir à produire des Logan. La Russie devient ainsi le premier marché de Renault en nombre de véhicules, les ventes du groupe Avtovaz (720 000 unités en 2006) étant, selon l'accord, consolidées dans celles du groupe Renault.[réf. nécessaire]

Acteur international[modifier | modifier le code]

L'internationalisation de la société Renault dans les années 2000 se caractérise par l'implantation de la marque dans de nouveaux marchés, mais également par une large délocalisation des moyens de production. Entre 2005 et 2010, la production en France baisse de plus de moitié. À la suite du développement de ses ventes et de son outil de production à l'international, en 2010, la part des voitures particulières fabriquées par Renault en France est inférieure à 20 %. En 2010, les deux tiers des véhicules Renault immatriculés en France sont produits dans des usines hors de ses frontières[43].

En 2011, Renault est classé 9e constructeur automobile mondial (en nombre total de véhicules produits), selon l'OICA 2011[44].

En 2011, la marque Renault reste la plus vendue en France[45].

En 2013, le groupe voit ses ventes augmenter de 3,1 % grâce notamment à l'augmentation des ventes de ses voitures économiques Dacia[46].

En 2014, les dix pays où Renault vend le plus de véhicules sont :

1  - France : 577 601
2  - Brésil : 237 187
3  - Russie : 194 531
4  - Allemagne : 173 479
5  - Turquie : 133 212
6  - Italie : 130 996
7  - Espagne : 127 666
8  - Royaume-Uni : 109 014
9  - Algérie : 91 800
10 - Argentine: 84 946

La consolidation[modifier | modifier le code]

Renault ZOE, 2012, véhicule "Zéro émission", totalement électrique avec une autonomie de 210 km à 230 km.
Renault Twizy, 2011, un véhicule purement électrique biplace, décliné en version "cargo" en 2015. En avril 2015, 15 000 Twizy ont été vendus[47]
Renault Clio Estate, 2013

Alors que Renault semble être une entreprise prospère, qui a réussi ses accords avec Nissan, des difficultés apparaissent à partir des années 2000 dues à plusieurs raisons :

  • tout d'abord, on trouve une saturation du marché automobile en Europe, alors que Renault réalise la grande majorité de ses ventes sur le vieux continent ;
  • une gamme vieillissante, avec un manque dans le renouvellement de ses modèles. En effet, en 2005, elle ne sortira que la Clio III, qui fut cependant un vrai succès, mais aucun modèle en 2006[48] ;
  • trois de ses modèles conçus en vue d'un élargissement de la gamme furent un échec commercial :
    • La première est l'Avantime, un coupé monospace haut de gamme - encore appelé coupé-space par la presse - commercialisé au début des années 2000 avec plus d'un an de retard[49];
    • La seconde est la Vel Satis en 2002, une berline dont les ventes n'excéderont pas les 62 000 exemplaires. Sa production à l'usine de Sandouville cesse en octobre 2009[50].
    • enfin le Modus en 2004, un micro monospace citadin parfois accusé de cannibalisme avec la Clio qui est en dessous de ses objectifs sans toutefois être un échec de l'ampleur des deux précédents[51].

Résultat, ses ventes ne cessent de chuter partout en Europe de plus de 8 % en moyenne par an sur les trois dernières années. Renault ne fait que perdre des parts de marché sur le continent passant de 11,1 % des parts de marché en 2003 à 7,2 % en 2007 soit une baisse de près de 4 points en moins de quatre ans[52].

La Twingo II marque une étape stratégique pour le constructeur. Elle est le premier maillon du plan Renault contrat 2009 de son nouveau patron, Carlos Ghosn, qui prévoit de vendre 800 000 véhicules de plus en 2009 qu'en 2005[53]. La petite citadine est commercialisée le , accompagnée d'une grande campagne de publicité. Malgré un look critiqué par rapport à la précédente, Carlos Ghosn mise sur un succès européen, et non seulement français comme sur le modèle précédent. Sa rentabilité, sur le papier, est meilleure, ce qui ne peut être que bon pour la marque au losange, mais les chiffres de vente de la Twingo II ne cadrent pas avec les prévisions et les objectifs. La concurrence de la nouvelle Fiat 500 est très féroce. En six mois Renault a enregistré 56 684 ventes en Europe, et Fiat 37 935 en Italie et en France[54].

À Francfort en septembre 2007, sur le stand Renault, on découvre la nouvelle Laguna III. Alors que le modèle précédent s'était fait remarquer par un manque de fiabilité et des pannes à répétition et avait sérieusement terni l'image de marque Renault[réf. nécessaire], Carlos Ghosn promet une fiabilité exemplaire pour ce nouvel opus. Mais comme la Twingo, la presse critique son manque d'originalité et son manque de progrès technique par rapport à la version précédentee[55].Cela s'explique par le fait que Renault, pour pouvoir redémarrer sans trop de soucis, a décidé d'éviter l'originalité qui ne l'a pas récompensé autrefois lorsqu'elle était sans fondement[réf. nécessaire]. Par ailleurs, Renault modernise son logo, dessiné en 1972 par l'artiste peintre hongrois Victor Vasarely et fait disparaître les logos des produits de sa gamme[56].

En 2007, deux nouveaux modèles de Renault voient le jour. En 2008, Renault dévoile plusieurs nouveautés. En effet, la Modus a été restylée et rallongée (Grand Modus) en janvier, pour essayer de doper ses ventes, qui n'avaient pas atteint les objectifs de la marque. On trouve aussi, le même mois, la sortie de la Laguna III Break et la Clio Estate, qui bénéficie déjà de commentaires très élogieux dans la presse automobile, et qui vient concurrencer directement la Peugeot 207 SW, précurseur dans cette gamme de véhicules. Ainsi, pas moins de trois nouveaux modèles sortent durant un même mois, ce qui est assez rare. En juin 2008, le 4×4 Koleos sera commercialisé.

Aussi, les chiffres de ventes de 2007 montrent une amélioration avec une meilleure part de marché en France par rapport à 2006, mais les efforts restent toujours importants pour redonner à la marque une image de succès et de fiabilité.[réf. nécessaire]

À la mi-mars 2008, l'usine de Sandouville (Seine-Maritime) est en chômage technique à la suite des mauvais résultats enregistrés par la Laguna III. La direction justifie ces résultats par le fardeau des défauts de qualité de son aînée et le malus sur les émissions de CO2[57], mais la presse spécialisée parle plutôt d'un design peu innovant et d'un style vieillissant.[réf. nécessaire]

Bref, en cette année 2008, la situation devient plus compliquée que prévu pour Carlos Ghosn. La Twingo II et la Laguna III, au design trop timide[réf. nécessaire] mais avec une fiabilité qui n'a pas fait défaut, se vendent mal. Par ailleurs, le Koleos arrive dans un marché saturé et surtout en déclin depuis la mise en place d'un malus. En 2009, la courbe des ventes a baissé de 3,1 % mais elle a montré des signes positifs pour les voitures particulières (+0,7% à 2,03 millions). En effet, la marque au losange a remplacé la Mégane (fin 2008) et le Scénic (juin 2009). Ces deux modèles, de la gamme Mégane, représentent la plus grande partie des ventes de Renault et permettent à Renault de revenir sur le podium des marques automobiles en Europe occidentale[58].

En 2009 toujours, Renault a restylé la famille Clio (break, berline) et a annoncé la fin de la production de la Vel Satis qui malgré d'indéniables qualités ne rencontra pas un grand succès commercial, sans doute à cause de son style "décalé"[50].

De nouveaux développements[modifier | modifier le code]

Renault Captur 2013, le SUV du segment B le plus vendu en Europe.

En avril 2010, un échange de 3,1 % des capitaux est effectué entre Renault-Nissan et Daimler (Mercedes-Benz) à la suite d'un accord de coopération.

Renault lance un projet à long terme pour le véhicule électrique dès 2006. À partir de 2011, Renault propose une gamme cohérente de véhicules électriques, avec le deux places Twizy, la citadine polyvalente Zoe, l'utilitaire léger Kangoo Z.E. et la voiture du segment C+ Fluence Z.E.. Encore en 2015, la demande pour de tels véhicules reste faible. Toutefois, elle croît et se rapproche de 1 %[59]. Renault domine le marché du véhicule électrique en France et en Europe. En France en mai 2015, La Renault Zoe constitue 61,5 % des ventes du segment électrique et le Kangoo Z.E. constitue 44,5 % des ventes d’utilitaires électriques[59]. En juin 2015, Renault a obtenu de distribuer ses Twizy électriques et étudie d'adapter ses Kangoo Z.E. électriques au Canada[60].

En 2013, Renault-Nissan et Russian Technologies finalisent l'accord de partenariat conclu avec Lada-AvtoVAZ, initié en 2007, en créant une coentreprise[61].

Début 2013 Renault commence la production d'un petit crossover le Renault Captur. Le Renault Captur est le SUV du segment B le plus vendu en France et en Europe, depuis sa commercialisation en 2013[51].

Un accord est signé avec Dongfeng Motor Corporation le pour créer une coentreprise qui sera active en 2016 et produira des voitures en Chine[62]. L'accord en question a été validé le 5 décembre 2013 par les autorités chinoises. La coentreprise créée est basée à Wuhan, et sa capacité de production est estimée à 150 000 véhicules par an.

En Inde en 2015, Renault India Private Limited commence à commercialiser le Renault Lodgy[63] à partir de mars. Puis en mai 2015, Renault dévoile son nouveau SUV citadin Renault Kwid, initié par le concept car "Kwid Concept" de 2014[64].

Le Renault annonce le nom de son nouveau SUV du segment C, le Renault Kadjar, une contraction voulant évoquer "quad" (un véhicule 4x4) et "jar" pour jaillir[65].

En avril 2015, le gouvernement français annonce la montée temporaire de sa participation dans Renault de 15% à 19,73% pour un montant estimé entre 814 millions d'euros et 1,232 milliard d'euros, afin de contrer le vote refusant le bénéfice du vote double pour les investisseurs de moyen terme (2 ans)[66]. Cette motion est refusée en assemblée générale.

Divers partenariats[modifier | modifier le code]

Recherche et développement[modifier | modifier le code]

Activités de recherches[modifier | modifier le code]

Renault mène des projets de recherche en interne et au travers de contrats de recherche menés en partenariat avec des organismes (laboratoires, établissements…) publics ou privés. Ces principaux axes de recherche sont :

  • Le design : Renault DeZir, Renault Twizy
  • Le confort (acoustique, qualité de l'air, ergonomie, vision)
  • La sécurité (prévention, correction, protection)
  • Les nouveaux moyens de propulsion
  • Le recyclage
  • La diminution des émissions de CO2
  • La voiture électrique avec la Renault ZOE
  • la conduite autonome[68].

Dans ce cadre, le groupe Renault a signé le Pacte PME, le 1er décembre 2004, au travers de GIE Regienov pour faciliter ses collaborations avec le monde des PME Innovantes.

En 2014, Renault et Nissan annoncent le rapprochement de leurs unités de R&D[69]. Les centres de recherche des pays émergents rattrapent peu à peu des responsabilités et des effectifs comparables aux centres d’ingénierie français. Ainsi, on comptait 10 000 salariés en France contre 5 800 ingénieurs répartis dans les centres roumain, coréen, espagnol et sud-américain[70].

Innovations technologiques[modifier | modifier le code]

Renault a été extrêmement actif dans le développement de nouvelles technologies au début de l'automobile, mais aussi depuis, en particulier dans le domaine de la sécurité des passagers, la répartition de freinage, le fonctionnement moteur, les technologie du véhicule électrique et le système d'info-divertissement R-Link et GPS, avec des prototypes dès les années 1980. Un aperçu des innovations Renault est proposé ci-dessous:

  • 1898 : Boîte de vitesses à prise directe[71]
  • 1899 : Voiture à conduite intérieure[71]
  • 1902 : Louis Renault dépose un brevet sur le principe de suralimentation par ventilateur ou compresseur, qu'il utilise en compétition, mais qui n'est pas encore défini comme un turbocompresseur[72]
  • 1904 : La bougie démontable[73]
  • 1905 : Le démarreur à air comprimé actionnable de la place du conducteur[73]
  • 1917 : Premier char de combat léger[71] FT-17
  • 1922 : Les servofreins (sur Renault 40CV)[74]
  • 1925 : Premiers locotracteurs à moteur essence et Diesel,
  • 1932 : Autorail VH, construction en série d'un automoteur ferroviaire à moteur Diesel,
  • 1956 : Record de vitesse des voitures de moins de 1 000 kg - 308 km/h[75]. Le , Renault bouleverse la discipline en établissant un record de vitesse avec l'Étoile Filante ; équipé d'une turbine Turbomeca développant 270 ch à 28 000 tr/min, il atteint, aux mains du français Jean Hebert, 308 km/h, avec 5 kilomètres parcourus en 58 secondes.
  • 1980 : répartition de freinage à adhérence totale[76],[77]
  • 1983 : Le synthétiseur de parole (Renault 11 Electronic)[78]
  • 1997 : Le système anti-encastrement [Quoi ?][73]
  • 2001 : La carte « mains libres » (Renault Laguna II)[79]
  • 2007 : le « 4D control », le châssis à roues directrices (Laguna III)
  • 2009 : la navigation intégrée (Clio III)
  • 2010 : l’«ETC » : système de gestion de la motricité des roues avant et arrière
  • 2011 : les véhicules électriques : Fluence Z.E, Kangoo Z.E, Twizy, ZOE
  • 2012 : R-link : tablette tactile connectée (Clio IV)[80].
Une Renault 2x6 roues MH 10CV de 1924.

Raids[modifier | modifier le code]

En 10 jours du mois de novembre 1924, la deuxième mission Gradis effectue une première traversée en voiture complète du Sahara jusqu'à Cotonou (avec notamment Gradis, d’Espèrey, René Estienne, son frère Georges, et de Kerillis), et le capitaine Delingette traverse à la même période le continent africain du nord au sud. Tous sont équipés de Renault type MH 6 roues jumelées de 10CV (quatre véhicules dans un cas[81], et un dans l'autre)... alors que débute 17 jours avant la mission Gradis la deuxième mission Haardt Audouin-Dubreuil, d'un autre constructeur français. En 1971 les frères Marreau effectuent le trajet Le Cap-Alger sur simple Renault 12 Gordini en moins de 9 jours, record toujours d'actualité.

Compétition et sport automobile[modifier | modifier le code]

Renault Sport R.S. 01
Renault-Alpine A110, première voiture Championne du monde des rallyes FIA.
Renault Fuego (1980) a remporté 8 fois consécutivement le Championnat TC2000
Renault a gagné les 24h du Mans en 1978 avec la Renault Alpine A442
Moteur Renault de formule 1, champion du monde en 1995. Les moteurs Renault cumulent 12 titres de Champion du monde de F1 et 11 titres de Champion des pilotes de F1.
F. Alonso fut deux fois Champion des pilotes F1 avec l'écurie Renault, elle-même championne de Formule 1 en 2005 et 2006.
Renault Mégane Trophy 2009 des World Series by Renault

Renault a un rôle historique dans le sport automobile. En effet, Renault a gagné le premier grand prix de l'histoire automobile en 1906 et a remporté le premier Championnat du monde des rallyes FIA avec la Renault Alpine A110 en 1973. Renault a introduit le turbo en Formule 1 en 1979 et a gagné douze Championnats de F1 comme motoriste ou comme équipe de F1. Depuis 2014, Renault fournit toutes les monoplaces courant le championnat de Formule E. Renault a aussi gagné les 24h du Mans avec sa Renault Alpine A442 en 1978.

Renault organise les World Series by Renault, des courses ouvertes au public gratuitement. Les World Series by Renault sont des compétitions qui font émerger de nouveaux pilotes utilisant les mêmes voitures de course, des versions Renault Sport "Trophy" des voitures de séries Renault ou des monoplaces mises au point par Renault Sport, comme la Renault Sport RS.01 de 2014. Les World Series by Renault ont révélé les champions de F1 Fernando Alonso, Sebastian Vettel, Kimi Räikkönen[82] et Lewis Hamilton[83], mais aussi le champion d'IndyCar Will Power[84], ou encore le pilote de F1 et de WTCC Tiago Monteiro.

Renault a permis de grandes avancées avec les simulations numériques, notamment aérodynamiques, grâce à son ingénieur Pierre Bézier[85], dont le logiciel Unisurf est à la base de tous les logiciels créés depuis pour décrire des surfaces[86], comme le logiciel CATIA, qui est utilisé par les industriels de l'automobile et de l'aéronautique. Les logiciels et langages pour dessiner utilisent les courbes de Bézier[87].

Renault possède un important palmarès aussi bien en rallyes avec Alpine et Renault Sport, qu'en Formule 1 avec l'écurie Renault F1 Team, et les moteurs Renault F1 construits par l'entité Renault Sport F1. Michael Schumacher, Alain Prost, Fernando Alonso, Sebastian Vettel, Nigel Mansell furent champions du monde de Formule 1 avec des moteurs Renault F1[88].

Rallyes[modifier | modifier le code]

Renault a remporté le premier Championnat du monde des rallyes avec la Renault-Alpine A110.

Outre les succès de la Renault Alpine A110, Renault a remporté le rallye de Monte Carlo en 1981 avec une Renault 5 Turbo et le Rallye du Tour de Corse en 1985 avec une Renault Maxi 5 Turbo.

Renault a remporté le titre constructeur du championnat FIA Intercontinental Rally Challenge en 2012.

Renault a remporté trois fois le Championnat d'Europe des rallyes, en 1999, 2004 et 2005.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Renault a gagné huit fois consécutivement -de 1986 à 1993- le championnat TC2000 (es) pour voitures de tourisme 2 Litres, avec la Renault Fuego, dont 6 titres remportés par Juan María Traverso (es) (1986, 1988, 1990-1993).

Les World Series by Renault consacrent aussi une parties de leurs compétitions aux voitures de tourisme, telles que les Renault Clio ou Renault Mégane Trophy.

Endurance[modifier | modifier le code]

En 1974, l'Alpine-Renault A441 gagne la totalité des sept épreuves européennes et remporte le Championnat d'Europe des voitures de sport, avec Alain Serpaggi comme champion d'Europe des conducteurs[89].

En 1978, Renault a gagné la prestigieuse compétition des 24 heures du Mans avec sa Renault Alpine A442.

En 2013 et 2014, Renault-Alpine a remporté le championnat d'endurance European Le Mans Series avec son partenaire Signatech.

Formule 1[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Renault Sport et Renault F1 Team.

Après plus de 75 ans de succès glanés sur tous les fronts de la compétition[90], en 1975, Renault s'engage en Formule 1, en choisissant un moteur V6 de 1 500 cm3 suralimenté par un turbocompresseur pour défier les spécialistes de la F1 et leurs moteurs V8 ou V12 atmosphériques de 3 000 cm³. Tout le monde est sceptique, notamment les ingénieurs de Porsche, et pourtant Renault signe quinze victoires entre 1979 et 1983 et impose le turbo en Formule 1.

Bien que le titre échappe de peu à Alain Prost en 1983, de deux points, et que les Lotus Renault remportent cinq Grands Prix au cours des saisons 85 et 86, des difficultés économiques conduisent l'entreprise à suspendre ses activités en Formule 1 à la fin de l'année 1986.

Bernard Dudot, responsable des moteurs, obtient l'autorisation de maintenir une cellule de veille technique qui aboutira à l'élaboration d'un moteur V10 à angle fermé (67°) de 3 500 cm³.

En 1988, Renault Sport signe un accord de partenariat avec Williams pour la fourniture de son moteur V10, cette association Williams-Renault s’avérera couronnée de 10 championnats, pilotes et constructeurs, étant donné la supériorité de la combinaison des moteurs Renault et des châssis Williams dessinés entre autres par Adrian Newey. Entre 1992 et 1997, Renault gagne tous les championnats de Formule 1 : cinq titres avec Williams-Renault (1992, 1993, 1994, 1996, 1997) et un titre avec Benetton-Renault (1995)[91]. En 1993, Renault compte 50 succès en formule 1, notamment grâce aux 7 victoires d’Alain Prost. En 1995, Renault fournit Benetton et participe ainsi à la victoire du pilote Michael Schumacher, champion du monde pour la deuxième année. En 1996, Damon Hill est le tenant du titre pour l’équipe Williams Renault. En 1997, après la victoire de Jacques Villeneuve au Championnat des pilotes de F1 et son sixième titre consécutif de champion motoriste de F1, Renault cesse son activité en Formule 1 en tant que motoriste[92].

Suite à cette domination, Renault suspend son activité en Formule 1 pour consacrer ses ressources à la création d'un nouveau moteur d'avion au sein de la société SMA Engines. Une fois ce projet réussi et ce moteur homologué en Europe, puis aux États-Unis[93], Renault a revendu ses parts de SMA Engines à Safran et est revenu progressivement en Formule 1 à partir de 2003 avec sa propre écurie.

Dès 2005, Renault retrouve son statut de leader en Formule 1 en remportant à la fois le titre pilotes Fernando Alonso et le titre constructeurs du championnat du monde de Formule 1.

En 2006, Renault remporte de nouveau les deux titres du championnat du monde de formule 1.

Après quatre années en demi-teinte, Renault remporte les championnats de Formule 1 2010, 2011, 2012 et 2013 avec l'écurie autrichienne Red Bull Racing et son pilote Sebastian Vettel[92].

Modèles Renault[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Véhicules Renault.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Voiture de l'année aux États-Unis[modifier | modifier le code]

La Renault Alliance obtient une bonne critique du magazine Car and Driver, faisant sa liste des dix meilleures automobiles de l'année 1983, et décroche la palme de la meilleure voiture de l'année du magazine Motor Trend.

Voiture de l'année en Europe[modifier | modifier le code]

Voiture de l'année 'Autobest'[modifier | modifier le code]

Le trophée Voiture de l'année 'Autobest' est décerné par les membres du jury Autobest, issus de 15 pays : Bulgarie, Croatie, République tchèque, Chypre, Macédoine, Hongrie, Pologne, Roumanie, Russie, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Turquie, Ukraine et Malte. Les quinze membres du jury Autobest désignent un gagnant du trophée, après notation de 13 critères dont la consommation en carburant, la polyvalence, l’habitabilité ou encore le design.

Voiture de l'année en Espagne[modifier | modifier le code]

Le prix de la voiture de l'année en Espagne est voté par plus d'une trentaine de journaux et magazines espagnols.

(*) : la Citroën Xantia fut aussi élue gagnante du trophée en 1994

Voiture de l'année en Irlande[modifier | modifier le code]

Le prix de la voiture de l'année en Irlande est voté par l'association irlandaise des journalistes automobile.

Fiabilité[modifier | modifier le code]

En 2012, la fiabilité est bonne. Au classement réputé de l'ADAC pour l'année 2011 (publié en 2012), Renault place ses véhicules dans le Top 10 de chaque catégorie où il est classé. La Twingo II est même 2e de la catégorie "mini-citadines", derrière la Ford Ka. En "petites voitures", les Sandero et Clio III sont respectivement 4e et 8e et en "voitures moyennes", les Scénic III et Mégane III sont respectivement 7e et 9e[95]. De son côté, l'UFC Que Choisir classe la marque économique de Renault, Dacia, en 1re position, la Sandero et la Twingo II dominant la catégorie des citadines dans le classement des modèles[96].

En 2012, le classement de L'Automobile Magazine (publié en janvier 2013) confirme ces progrès. La presse comparera le constructeur aux allemands ou japonaise. Dans leur catégorie, la Twingo et la Mégane sont premières, le Scénic, la Laguna et la Laguna coupé sont deuxièmes, sur plus de vingt voitures dans chaque catégorie. Seul l'Espace, vieux de 10 ans est moins bien noté[97]. Le leadership de Renault et Dacia a été confirmé par la même étude pour 2014, publiée en 2015.

Organisation du groupe Renault[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, l'entreprise Renault fait partie de Groupe Renault, qui regroupe également diverses filiales telles que DIAC, Dacia, Renault Sport. Renault détient 80 % de la branche automobile du coréen Samsung, à partir duquel elle a fondé la filiale Renault Samsung Motors (RSM).

L'Alliance Renault-Nissan a été créée au début des années 2000 afin de faire face à des géants comme General Motors ou Toyota[98].

Alliance Renault-Nissan et ses partenaires stratégiques[99]

Cette alliance a permis aux deux marques de garder leurs identités propres tout en proposant des véhicules basés sur les mêmes plates-formes, comme la Clio III et la Nissan Micra.[réf. nécessaire] En 2012, Renault est classé 10e constructeur automobile mondial (en nombre total de véhicules produits), selon l'OICA 2013[100].

L'actuel PDG de Renault est Carlos Ghosn. Carlos Tavares a été directeur général de juillet 2011 à août 2013[101]

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration (au ) est composé de dix-neuf membres :

Comité exécutif au 1er janvier 2015[modifier | modifier le code]

Le comité exécutif est composé de dix membres :

  • Carlos Ghosn (président directeur général)
  • Thierry Bolloré (directeur délégué à la Compétitivité)
  • Jérôme Stoll (directeur Délégué à la Performance et Directeur Commercial Groupe)
  • Bruno Ancelin (directeur Produit, Programmes Groupe)
  • Marie-Françoise Damesin (directeur des Ressources Humaines Groupe)
  • José-Vicente de los Mozos Obispo (directeur des Fabrications et de la Logistique Groupe)
  • Gaspar Gascon Abelan (directeur Ingénierie, Qualité et Informatique Groupe)
  • Stefan Mueller (directeur des Opérations de la région Europe)
  • Mouna Sepehri (directeur Délégué à la Présidence de Renault)
  • Dominique Thormann (directeur Financier Groupe, Président-Directeur Général de RCI Banque)
  • Christian Vandenhende (Directeur de la Qualité et de la Satisfaction Client)[103]

Comité de direction au 1er juillet 2014[modifier | modifier le code]

Le comité de direction est composé des membres suivants :

  • Carlos Ghosn (Président-Directeur Général)[104]
  • Bruno Ancelin (Directeur Produit et Programmes Groupe)[105]
  • Denis Barbier (Directeur des opérations de la région Amériques)[106]
  • Thierry Bolloré (Directeur Délégué à la Compétitivité)[107]
  • Philippe Buros, depuis le 10 juillet 2014 (Directeur Commercial France)[108]
  • Bernard Cambier (Firecteur des Opérations de la région Afrique-Moyen-Orient-Inde)
  • Marie-Francoise Damesin (Directeur des Ressources Humaines Groupe)[109]
  • Jacques Daniel (Directeur du projet de la DRAC (Dongfeng Renault Automotive Company)[110]
  • Clotilde Delbos (Performance et Contrôle Group)
  • Christian Deleplace (Expert « fellow »)[111]
  • Jean-Christophe Kugler (Directeur des Opérations de la région Eurasie)[112]
  • Thomas Lane (Directeur du Produit)[113]
  • Nadine Leclair (Directeur Ingénierie Projets)[114]
  • Jose-Vicente de Los Mozos Obispo (Directeur des Fabrications et de la Logistique Groupe)[115]
  • Christian Mardrus (Managing Director de la Direction Déléguée à la Présidence de l’Alliance)[116]
  • Stefan Mueller (Directeur des Opérations de la région Europe)[117]
  • Gilles Normand (Directeur des Opérations pour la région Asie-Pacifique)[118]
  • Jacques Prost (Directeur Général au Maroc)[119]
  • Mouna Sepehri (Directeur Délégué à la Présidence de Renault)[120]
  • Jérôme Stoll (Directeur Délégué à la Performance et Directeur Commercial Groupe)[121]
  • Dominique Thormann (Directeur Financier Groupe, Président-Directeur Général de RCI Banque)[122]
  • Laurens van den Acker (Directeur du Design Industriel)[123]
  • Christian Vandenhende (Directeur des Achats et Président de RNPO)[124]
  • Michael van der Sande (Directeur du Marketing monde)[125]
  • Nicolas Wertans (Directeur des ventes monde)

Répartition du capital[modifier | modifier le code]

Nom
Parts[126]
Public 62,72 % 58,25 %
État français 15,01 % 15,01 %
Nissan Finance 15 % 15 %
Norges Bank 4,57 %
Daimler 3,1 %
Salariés 3,6 % 3,09 %
Autodétention 3,35 % 0,98 %

Participations 2013 (En % des actions émises)[modifier | modifier le code]

Nom[127] Parts[128]
Renault SAS 100 %
RCI Banque[129] 100 %
Dacia 99,40 %
Renault Samsung Motors 80,10 %
Nissan Motor[130] 43,40 %
Lada-AvtoVAZ 50,01 % en juin 2014[131]
Daimler (entreprise) 1,55 %

Principales filiales[modifier | modifier le code]

Nom Spécialités
Renault S.A.S. Automobile
RCI Banque et Diac C'est la filiale financière de Renault. Elle met à disposition des clients des marques de Renault, Nissan (dont Dacia, Infiniti) différentes solutions de financement pour les acquisitions de leurs véhicules.
RRG Renault Retail Group (RRG) est le groupe de distribution de Renault, Nissan, Dacia.
Mobiliz Invest Mobiliz Invest finance et conseille les entreprises proposant de l'autopartage et de la mobilité sociale.
Renault Tech Renault Tech, anciennement SOMAC, conçoit, produit et commercialise des transformations de véhicules. Pour personnes à mobilité réduite notamment.
Renault Consulting Renault Consulting, anciennement Institut Renault, propose conseil et formation aux entreprises dans les domaines d'excellence opérationnelle de Renault.
RSM Renault Samsung Motors est la filiale de Renault en Corée-du-Sud.
Avtoframos Filiale de Renault en Russie.
Dacia Filiale de Renault en Roumanie.
Renault Algérie SPA Filiale de Renault en Algérie.
Renault Argentina Filiale de Renault en Argentine.
Renault do Brasil Filiale de Renault au Brésil.
Renault Belgique Luxembourg Filiale de Renault au Luxembourg.
Renault Deutschland Filiale de Renault en Allemagne.
Renault España Filiale de Renault en Espagne.
Renault Med usine Renault-DACIA installée au port Tanger Med au Maroc, détenue à 52 % par Renault-Nissan
Renault Maroc Renault Maroc Commercial. Filiale de Renault au Maroc
Oyak-Renault Otomobil Fabrikalari Filiale de Renault en Turquie.
Renault Italia Filiale de Renault en Italie.
REVOZ Filiale de Renault en Slovénie.
Renault Finance Filiale de Renault en Slovénie.
Renault UK Filiale de Renault au Royaume-Uni.

Filiales cédées[modifier | modifier le code]

Nom Spécialités Date de vente
Renault Véhicules industriels Autobus Après avoir fusionné avec la branche européenne d'Iveco Bus dans Irisbus,

Renault a cédé à Fiat-Iveco toutes ses participations en 2001[132].

Renault Agriculture Tracteurs Vendue à Claas en 2003[133].
Renault Trucks,
anciennement RVI
Camions Vendue à AB Volvo en 2001[134].
Renault Automation Cette filiale a été créée en 1982 par le regroupement de l'ensemble des sociétés du groupe actives dans le domaine des biens d'équipements (Acma Robotique, SEIV, SOFERMO, SERI, RMO).

Elle a développé et déployé pour des usines, des chaînes d'assemblage, incluant des robots.

Renault a vendu cette société, en 1999, à Comau S.p.A., filiale spécialisée du groupe Fiat et leader mondial dans ce domaine[135].

Les sites du constructeur[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Le siège, 13-15 quai le Gallo, Boulogne-Billancourt.

Reste du monde[modifier | modifier le code]

En gras les sites d'assemblages.

Pays dans lesquels Renault possède des usines
Édifice Renault à Madrid (Espagne).
Europe 
Asie 
  • Usine OYAK-Renault de Bursa (Turquie) filiale OYAK-Renault, fabrication de Clio IV, Clio IV Estate, Mégane Génération, Fluence, moteurs et boîtes de vitesses, piéces de chassis
  • Usine Renault de Téhéran (Iran) filiale Renault Pars, deux usines, fabrication de Tondar (appellation locale de Logan)
  • Usine Renault Samsung Motors de Busan (Corée du Sud) filiale Renault Samsung Motors, fabrication de SM3 (pour RSM et pour Nissan), SM5 et SM7 et Renault Koleos.
  • Renault a annoncé la création d'un centre de recherches en Inde pour étudier un futur véhicule au prix de vente de 3 000 euros[138].
  • Usine de Chennai (Madras) (Inde)[139].
  • Usine Renault Samsung de Busan (Corée du Sud). fabrication de SM3, SM3 ZE, SM5/Latitude, SM7/Talisman, QM5/Koleos et Nissan Rogue.
Amérique 
Afrique 

Effectifs du groupe Renault[modifier | modifier le code]

Années Effectif du groupe Renault
1992 146 604
2000 ...
2001 140 417
2002 132 351
2003 130 740
2004 130 573
2005 126 584
2006 128 893
2007 130 179
2008 129 068
2009 121 422
2010 122 615
2011 128 322
2012 127 086
2013 121 807[140]

En 2002, la baisse des effectifs correspond principalement à la déconsolidation d'Irisbus (- 3 810 personnes) et à la réduction des effectifs chez Dacia (- 4 663 personnes).

Controverses[modifier | modifier le code]

  • Au printemps 2011, Renault licencie trois de ses cadres en les accusant d'espionnage industriel au profit d'une filière internationale organisée, sur son projet de voiture électrique. Une lettre anonyme serait à la base des accusations portées par le constructeur. La DCRI se saisit de l'affaire, mais les accusations apparaissent rapidement peu fondées, avec notamment la découverte d'un enregistrement où les dirigeants semblent bien embarrassés de ce "faux scandale". L'entreprise a proposé aux cadres licenciés une réintégration, mais ceux-ci ont déposé plainte[141]. Le 11 mars 2013, le responsable de la sécurité de Renault, à l'origine de la plainte pour espionnage industriel est mis en examen pour escroquerie[142]. À la suite de cette affaire, Patrick Pélata démissionne de son poste de directeur général.
  • Ces dernières années, plusieurs suicides ont eu lieu dans différents sites de l'entreprise, notamment au Technocentre[143].

Activités et résultats[modifier | modifier le code]

Données chiffrées[modifier | modifier le code]

Années Chiffre d'affaires
(en millions d'euros)
Part du chiffre d'affaires en France
(en %):
Endettement financier net de la branche automobile
(en milliards d'euros) :
Ventes mondiales du groupe
(en unités):
Production mondiale du groupe Renault
(en unités)
2000 40 175 4,793
2001 36 351 39,2% 3,927 2 413 038 2 375 084
2002 36 336 38,3% 2,495 2 404 977 2 343 954
2003 37 525 35,5% 1,748 2 388 958 2 385 087
2004 40 292 34,7% 1,567 2 489 401 2 471 654
2005 41 338 2,252 2 553 000
2006 41 528 2,414 2 433 604
2007 40 682 2,088
2008 37 791 7,944
2009 33 712 5,921 2 309 188[144]
2010 38 971 32,6% 1,435 2 625 796
2011 42 628 2 722 062[145]
2012 40 720 0,818[134] 2 548 622 2 433 332
2013 40 932[146] 2 628 208[147] 2 518 045[148]

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dates-clés, sur le site officiel Renault
  2. L'alliance Renault-Nissan, sur le site renault.com, consulté le 26 avril 2013
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Loubet Jean-Louis, Renaut Histoire d'une entreprise, Etai, 2000
  • Picard Fernand, L'épopée de Renault, Albin Michel, 1976
  • Saint-Loup, Renault de Billancourt, Amiot-Dumont, 1955
  • Toussaint Didier, Renault ou l'inconscient d'une entreprise, L'Harmattan, 2004

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]