Société générale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Société générale

Description de cette image, également commentée ci-après

Logo de la Société générale

Création
Dates clés  : privatisation
Personnages clés Paulin Talabot, Eugène Schneider
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : GLE
Slogan Développons ensemble l'esprit d'équipe
Siège social Drapeau de France 29, boulevard Haussmann
75009 Paris[1] (France)
Direction Frédéric Oudéa (président directeur général)
Actionnaires Septembre 2011 :
Salariés 7,24 %
Capital Research and Management Company 5,23 %
Groupama 4,25 %
Autodétention et autocontrôle 2,85 %
Caisse des dépôts et consignations 2,25 %
Meiji Yasuda Life Insurance 1,48 %
CNP 1,46 %
Activité Banque, assurance, finance, conseil
Filiales Crédit du Nord, Rosbank, Boursorama, ALD Automotive
Effectif 157 000
Site web www.societegenerale.com
Capitalisation 19,31 mds d'€ (14 septembre 2012)
Fonds propres (Part du groupe) 42,2 mds d'€ (2009)
Chiffre d’affaires en diminution 22 8 mds d'€ (2013)
Résultat net en augmentation 2,18 milliards d'€ (2013)
Code banque (BIC) SOGEFRPP
Code établissement (IBAN) 30003
ISIN FR0000130809

La Société générale est une des principales banques françaises et une des plus anciennes. Elle fait partie des trois piliers de l'industrie bancaire française non mutualiste (aussi appelés « les Trois Vieilles ») avec LCL (Crédit lyonnais) et BNP Paribas.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines : 1864 - 1893[modifier | modifier le code]

À sa création la banque est le premier poids lourd de la banque française. Elle a été fondée par un groupe d'industriels (dont Paulin Talabot qui en fut le premier directeur) et la famille Rothschild sous le Second Empire, le , « pour favoriser le développement du commerce et de l'industrie en France ». Le premier président de la banque est l’influent industriel Eugène Schneider (1805-1875), suivi par Guillaume Deninger, dit Denière, puis par l’Écossais Edouard Blount. La banque développe alors son réseau de manière importante en France, pour posséder un total de 32 postes en province en 1870 dont 15 à Paris[réf. nécessaire]. L’année suivante, la Société générale ouvre un bureau à Londres.

La banque commence à se constituer une clientèle de PME et de particuliers grâce à son réseau. Le siège parisien suit quant à lui les grandes entreprises. Cette même année 1871, la banque accède au marché des émissions publiques françaises. La France connaît cependant une période de marasme économique entre 1871 et 1893, entraînant la faillite de plusieurs établissements bancaires. La Société générale continue son développement et possède 148 guichets en 1889[réf. nécessaire].

Début du XXe siècle : 1894 - 1936[modifier | modifier le code]

Verrière en charpente métallique du siège parisien de la Société Générale, œuvre de Jacques Hermant.

À partir de 1894, la banque se structure comme un grand établissement de crédit moderne. Le groupe ne se contente plus de la collecte des dépôts des entreprises et de particuliers, mais s’oriente de manière importante vers les crédits d'exploitation à court terme destinés aux industriels et négociants, ainsi que vers le placement des titres dans le grand public, les emprunts privés français et enfin les emprunts russes.

À la Belle Époque, c'est la 4e capitalisation de la Bourse de Paris, qui compte 4 banques parmi les 6 premières , grâce à une expansion de l’actionnariat, qui passe de 14 000 en 1895 à 122 000 en 1913, et aux bonnes performances de la banque.

Après des années difficiles lors de la Première Guerre mondiale, la Société générale devient la première banque française dans les années 1920. Elle accroît son réseau, notamment en province, qui passe de 260 guichets périodiques en 1910, puis 864 en 1930 et enfin 1 457 en 1933 (y compris ceux de la Sogenal).

L’embellie de la fin des années 1920 sera de courte durée. Les années 1930 sont marquées par un repli des affaires, que ce soit en France ou à l’international. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, le réseau a diminué au niveau de 1922.

En 1936, c'est la septième capitalisation boursière française, après la montée en puissance des sociétés industrielles françaises à la Bourse, alors que la banque était encore 3e en 1913.

Société Lyonn des eaux CP d'élect B. de France Crédit Lyonn EELM Air liquide Société générale Rhône-Poulenc Saint-Gobain Alais Froges Kuhlmann U d'élect Elect de Mar.
Capitali (mds de f)[2] 1,6 1,4 1,3 1 1 1 1 0,9 0,82 0,8 0,8 0,79 0,76

Le rôle de son directeur Henri Ardant, pendant la guerre[3], ne lui a pas porté préjudice.

De la nationalisation à la privatisation : 1945 - 1990[modifier | modifier le code]

À la sortie de la guerre, la Société générale est nationalisée. La banque profite de la forte croissance de l’après-guerre pour se développer en France. Dans le même temps le groupe continue son expansion internationale, en Afrique, en Italie ou encore au Mexique. À partir de 1966, les groupes bancaires n’ont plus besoin d’autorisation préalable pour ouvrir des agences, ce qui favorise le développement du groupe en France.

Un changement de réglementation en 1966-1967 permet à la Société générale de se diversifier grâce à l’atténuation de la distinction entre banque de détail et banque d’affaire, et par la création d’un marché hypothécaire. Le groupe va tirer profit de cette nouvelle réglementation, en créant de nouvelles filiales spécialisées, notamment dans le crédit-bail avec ses filiales Sogelease, Sogebail, Sofinabail…

Au cours des années 1970 et 1980, la banque adopte les nouvelles techniques et évolutions du secteur comme l’informatique, les distributeurs automatiques ou les cartes bleues, notamment avec sa filiale spécialisée SG2. Dans le même temps le groupe continue son développement international et rachète des filiales spécialisées pour compléter son offre.

Le , la Société générale fait partie des trois grandes banques privatisées grâce à ses bonnes performances.

En 1988, une tentative d'OPA du groupe de Georges Pébereau conduit à l'affaire de la Société générale.

Années 1990 et 2000[modifier | modifier le code]

Agence de la filiale bulgare Expres Bank, à Plovdiv.

Le groupe va se développer autour de trois grands pôles : banque de détail, gestions d’actifs (SGAM - Société Générale Asset Management) et banque de financement et d’investissement (SGCIB - Société Générale Corporate & Investment Banking). Ce développement va se traduire par de la croissance externe et interne.

En 1995, la banque prend possession des tours jumelles Chassagne et Alicante à La Défense, et en fait son nouveau siège social. En 1997, la branche banque de détail est renforcée par l’acquisition du Crédit du Nord. Elle intègre également l'activité du réseau la Sogénal. En 1998, la Société générale crée la « Direction de la Banque de Détail hors France métropolitaine », qui est l’un des axes stratégiques majeurs de développement du groupe.

En 1999, une bataille a lieu pour la prise de contrôle de Paribas, qui finalement sera acquise par la Banque nationale de Paris. La même année, des acquisitions sont réalisées à l’international, en Roumanie, en Bulgarie (Expres Bank) et à Madagascar.

En 2001, la stratégie de développement à l’international continue surtout en Europe centrale avec l'achat de la Komerční banka en République tchèque et de la SKB Banka en Slovénie. La même année, le chef du service central de traitement et de compensation des chèques de la Société générale et le plus haut responsable de la lutte contre le blanchiment d'argent au sein de l'enseigne se voient reprocher par le juge d'instruction Isabelle Prévost-Desprez de graves défaillances dans les mécanismes de contrôle interne de la banque, en liaison avec l'affaire du Sentier II où plus de 120 personnes avaient participé à une importante cavalerie financière[4].

Fin 2007, la Société Générale signe un Protocole d'Accord avec La Banque Postale en vue de mutualiser leur monétique dans une filiale commune, Transactis

2008-2009, années de crises[modifier | modifier le code]

Construction de la 3e tour de la Société générale (dite "Granite") à La Défense

Janvier 2008 : l’affaire Kerviel[modifier | modifier le code]

Déjà affaiblie par la crise des subprimes, Société générale annonce le avoir été victime d'une fraude sur le marché des contrats à terme initiée par l’un de ses opérateurs de marché, Jérôme Kerviel. Le montant des positions secrètes prises par M. Kerviel serait de 50 milliards d’euros[5]. Le débouclement des positions engendre 4,9 milliards d'euros de perte[6], soit presque l'équivalent du bénéfice net dégagé en 2006 (5,2 milliards d'euros). Si l’on impute à Jérôme Kerviel la responsabilité de la perte de 4,9 milliards enregistrée à l'issue de la liquidation de ses positions, celle-ci serait la fraude la plus élevée de tous les temps qui ait été causée par un « rogue trader », employé d'un établissement financier[7].

À la suite de cette crise, la banque annonce le 17 avril 2008 le départ de Daniel Bouton du poste de président-directeur général et sa nomination au poste de président du conseil d'administration[8], Frédéric Oudéa devenant directeur général[9]. Jean-Pierre Mustier, alors responsable de la banque de financement et d'investissement (BFI) de la Société générale, quitte également ses fonctions, remplacé par un ancien dirigeant de Bear Stearns, Michel Peretié.

Le , à la suite de cette perte de 4,9 milliards d'euros, la banque annonce qu'elle va recevoir de la part de l'administration fiscale française un milliard d'euros[10], au titre d'un trop perçu d'impôt sur les sociétés[11].

Février 2008 : le procès du Sentier II[modifier | modifier le code]

Le , débute à Paris le procès du Sentier II, un important procès pour blanchiment d'argent qui met en cause plusieurs dirigeants de l'enseigne. Le , le parquet de Paris a requis la relaxe de la Société générale et de quatre de ses dirigeants, dont le président Daniel Bouton dans l'affaire du Sentier. Le , le tribunal correctionnel de Paris suit le réquisitoire du parquet de Paris en relaxant la Société générale et de quatre de ses dirigeants[12].

Évolution de l'action et de la note[modifier | modifier le code]

L'action Société générale a perdu 61 % sur l'année 2008 et 20 % depuis le début de l'année 2009. Les titres concurrents BNP Paribas et Crédit agricole ont légèrement progressé en 2009.

Sa dette long terme Senior a été abaissée à la note A+ par Standard & Poor's le , Aa3 par Moody's le et A+ par Fitch le [13].

AIG[modifier | modifier le code]

Fin 2008, l'assureur American International Group (AIG) réussit à rendre 12 milliards de dollars qu'il devait à la Société générale, qui lui avait acheté des produits dérivés[14]. Le groupe AIG a pu payer grâce à un renflouement de la Réserve fédérale américaine, à la suite duquel l'État américain est devenu propriétaire à 80 % du groupe[14].

Prêt de l’État français[modifier | modifier le code]

Le , la Société générale bénéficie d’un emprunt de l'État d’un montant de 1,7 milliard d'euros. Elle bénéficie d’un second emprunt d’un montant similaire le . Au total, l’État a prêté une vingtaine de milliards d'euros à six grands réseaux bancaires français pour les aider à reconstituer leurs fonds propres après la crise financière. Le , la Société générale rembourse l’intégralité du montant de cet emprunt, soit 3,4 milliard d'euros, plus les intérêts[15],[16].

Bonus 2008[modifier | modifier le code]

Daniel Bouton et Frédéric Oudéa ont annoncé mi-janvier 2009 avoir renoncé à leur bonus pour 2008, au même titre que l'ensemble des dirigeants des grandes banques françaises, à la demande de l'État qui s'était porté au secours du secteur bancaire[17].

Stock-options 2009[modifier | modifier le code]

Les plans de distribution d'actions gratuites de janvier et mars 2009 ont bénéficié à 4 800 collaborateurs du groupe, en France et à l'étranger. 20 % seulement de ces actions (627 000 sur 3 090 000) sont soumises à des conditions de performance (progression du cours de l'action et dividendes).

Une attribution de stock-options à quatre dirigeants de la Société générale a été projetée en mars 2009. Ces stock-options concernent Frédéric Oudéa, directeur général, Daniel Bouton, président de la banque, qui devaient recevoir respectivement 150 000 et 70 000 titres, Didier Alix et Séverin Cabannes, directeurs généraux délégués, 50 000 titres[18].

Le prix d'exercice étant fixé à 24 euros, proche des bas niveaux actuels du cours de l'action, ce procédé permettrait aux quatre dirigeants d'empocher la différence éventuelle entre ce chiffre et la valeur du titre dans trois ans, délai fixé par la Société générale pour leur exercice.

Cette attribution a suscité l'indignation du président Nicolas Sarkozy et de l'ensemble du monde politique. Les dirigeants de la Société générale ont dû renoncer temporairement à convertir leurs stock-options. Les dirigeants n'ont pas renoncé à recevoir ces stock-options mais seulement à les convertir en actions tant que la banque bénéficiera de l'appui de l'État, qui lui a déjà prêté 1,7 milliard d'euros et lui permet de bénéficier de la Société de financement de l'économie française (SFEF) pour emprunter sur les marchés. Ils pourront les convertir en actions lorsque la banque n'aura plus besoin du soutien de l'État[17].

Pertes de SGAM-AI[modifier | modifier le code]

Lundi 27 avril 2009, le quotidien Libération publie un dossier sur des pertes de 5 milliards d’euros qu'aurait subi SGAM-AI, un département de la filiale de gestion d’actifs de la banque, Société Générale Asset Management (SGAM)[19]. (Voir Affaire de la SGAM-AI)

En 2009, le SGAM fusionne avec CAAM dans une coentreprise nommée Amundi (CAAM : 75 %, SGAM : 25 %). Cette fusion signifie que toutes les activités nécessaires au bon fonctionnement du groupe Société générale et de ses filiales devront être reproduites ou achetées à l'extérieur.

2010, année de rebond ?[modifier | modifier le code]

Après deux années de crise liées tout d’abord à la révélation de la fraude Kerviel, puis à l’éclatement de la crise financière mondiale, la banque semble avoir tourné la page en 2010.

Procès Kerviel[modifier | modifier le code]

Le procès de Jérôme Kerviel s’est ouvert le 8 juin 2010, au Palais de Justice de Paris, pour se clôturer le 25 juin. Société générale était partie civile du procès. L’ancien trader de la Société générale était représenté par maître Olivier Metzner, tandis que la banque était représentée par maîtres Jean Veil, Jean Reinhart et François Martineau.

Ce procès a suscité un engouement médiatique important, avec notamment un record de demandes d’accréditations de journalistes[20].

Après plus de deux semaines de débats très techniques et beaucoup tournés autour de la personnalité de Jérôme Kerviel, le procureur de la République a requis cinq ans d’emprisonnement dont trois ans ferme contre l’ancien trader, qui plaidait la relaxe[21].

Le jugement du procès a été rendu le 5 octobre 2010, à 11h00. Jérôme Kerviel a été reconnu coupable des trois chefs d'accusation requis à son encontre : abus de confiance, introduction frauduleuse de données dans un système informatique et faux et usage de faux. Jugé seul responsable de la perte record subie début 2008 par Société Générale, il a été condamné à cinq ans de prison dont trois ferme, ainsi qu'à verser des dommages et intérêts de 4,9 milliards d'euros à la banque[22]. Le jugement rendu dédouane intégralement la Société Générale de toute responsabilité alors que des carences graves du système de contrôle interne ont été confirmées à Bercy par plusieurs hauts fonctionnaires de la direction du Trésor[23].

Jérôme Kerviel a immédiatement interjeté appel d'un "jugement déraisonnable" selon son avocat, maître Metzner[24]"Le Point : Me Metzner : "C'est déraisonnable pour la justice et la vérité"". Cet appel étant suspensif, il est présumé innocent jusqu'à la tenue du procès en appel, qui aura lieu du 4 au 28 juin 2012[25].

Le montant considérable des dommages et intérêts a suscité une grande vague d’émotions dans l’opinion publique et sur Internet. La condamnation d'un homme seul à rembourser une telle somme a suscité incompréhension et colère parmi les internautes[26]. La banque a annoncé avoir renoncé à demander l’intégralité des dommages et intérêts à Jérôme Kerviel[27].

Plan de transformation en cours et évolution[modifier | modifier le code]

Côté activités, Société générale semble vouloir tourner la page et se transformer en profondeur en 2010. Le 15 juin, la banque présente aux investisseurs son programme Ambition SG 2015, dont l’objectif est de délivrer « une croissance à moindre risque » à l’horizon 2015, en tirant les leçons de la crise[28].

En 2010, les résultats financiers de l’entreprise se redressent. Au premier semestre, la banque présente un résultat net part du Groupe de 2,15 milliards d’euros[29].

Ces bons résultats sont présentés peu de temps après la publication des résultats des stress tests de résistance de 91 banques européennes, qui confirment notamment la solidité financière des quatre grandes banques françaises dont Société générale[30].

2011, la Société générale au cœur de la crise financière[modifier | modifier le code]

Durant l’été 2011, les marchés financiers, craignant un effondrement de la zone euro lié à la crise de la dette souveraine européenne, connaissent de fortes secousses. Les valeurs boursières bancaires européennes et françaises chutent alors très fortement. C’est dans ce contexte que le quotidien britannique Mail on Sunday (Daily Mail) publie dimanche 7 août un article dans lequel il annonce la faillite imminente de la Société générale. Le journal publie rapidement un démenti et des excuses[31]. Malgré cela, la rumeur enfle[32], notamment sur les réseaux sociaux, entraînant une chute du cours de la Société générale ainsi que de la spéculation à la baisse.

La Société générale a porté plainte contre Associated Press (maison-mère du Mail on Sunday) pour atteinte à son image et au bon fonctionnement de ses affaires auprès de la justice britannique[33].

Le caractère baissier - influencé par la spéculation mais aussi la suspicion des investisseurs - reste dominant au niveau de l'action Société Générale jusqu’à fin 2011. Sur l'année, la valeur a perdu 57,22 % de sa valeur, soit la troisième pire performance du CAC 40 en 2011 (derrière Veolia et Peugeot)[34].

La Société Générale est visée en mai 2011 par une plainte pour fraude déposée par l'Agence fédérale de financement du logement (FHFA) qu'elle considère avec 16 autres établissements financiers comme responsable de la crise des subprimes[35].

2012[modifier | modifier le code]

Dans le cadre d'un plan de sauvergarde de l'emploi (PSE), la Société générale va supprimer plus de 1200 postes au sein de Banque de financement et d'investissement, dont 880 en France. En réduisant ses effectifs, le groupe suit la même voie que ses concurrents BNP et Crédit agricole. L'entreprise dans un communiqué justifie ainsi cette décision : "définir un ensemble de mesures d'accompagnement et de garanties sociales pour les salariés concernés"[pertinence contestée][36].


Au cours du 3e trimestre la Banque a annoncé avoir vendu sa filiale grecque Geniki Bank à la banque hellène Piraeus Bank, transaction qui a été finalisée en décembre, la vente se soldant par une perte d'environ 100 millions dans les comptes. Toujours dans le cadre de sa restructuration, la banque annonce en décembre la vente de sa participation de 77 % dans sa filiale égyptienne National Société générale Bank (NSGB) à la Qatar National Bank pour 1,97 milliard de dollars et la vente par sa filiale Rosbank de l'établissement bélarusse Belrosbank au russe Alfa Bank.

2014[modifier | modifier le code]

En mars 2014, la Société générale, vend sa filiale de banque privée en Asie à l'entreprise singapourienne DBS Bank pour 158 millions de dollars[37][38]. Le même mois, la Société générale annonce l'acquisition des parts minoritaires, en dehors de la part de 21 % de La Caixa, dans Boursorama[39].

En 2014, Sogecap acquiert une partie des 126 galeries commerciales du groupe Carrefour, à travers la société foncière Carmila.

Présentation du Groupe[modifier | modifier le code]

Société générale est une banque universelle. Le groupe se compose de trois grands piliers, soutenus par deux métiers[40].

Métiers[modifier | modifier le code]

Les trois piliers de Société générale, au cœur du développement du modèle de banque relationnelle, sont :

  • Les réseaux de détail en France (Société générale, Crédit du Nord et Boursorama)
  • Les réseaux de détail à l'international (BHFM)
  • La banque de financement et d’investissement (SG CIB) qui gère d’un côté la Banque de financement et les Fixed Income, le financement structuré, la dette, le forex, et de l'autre côté les Equity et les activités de conseil.

En soutien au développement de ses trois piliers, les deux autres lignes métiers du Groupe sont :

  • Services Financiers Spécialisés & Assurances
  • Banque Privée, Gestion d’actifs et Services aux investisseurs (19e mondial avec $1512 milliards d'actifs gérés sous contrats[41])

Mécénat et parrainage[modifier | modifier le code]

Le groupe pratique une politique de soutien actif et le plus souvent très discret qui s'inscrit dans la durée[42]. Si le parrainage du rugby est connu, d'autres le sont moins, tels que le golf ou le handisport (en tant que partenaire officiel de la fédération française de handisport). Le groupe est également un mécène culturel (musique classique et art contemporain) [43], ainsi qu'un acteur engagé sur le terrain de la solidarité, de l'enfance défavorisée [44] et de l'insertion professionnelle [45].

Amendes et condamnations[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (janvier 2014). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

En juillet 2008, faisant suite aux récents troubles et notamment l'affaire Kerviel, la commission bancaire attribue un blâme à Société Générale, accompagné d'une amende de 4 millions d'euros pour des carences graves dans son système de contrôle interne[46].

En 2010, Société Générale est condamnée par l'autorité de la Concurrence. Le jugement concerne 11 banques françaises pour un montant global de 385 millions d'euros. Le motif incriminé concerne la mise en place par ces institutions de frais relatifs au traitement des chèques interbancaires. La sanction selon les banques mises en cause varie selon le rôle actif estimé, Société Générale est parmi celles soumises à la plus forte amende.

En août 2013, Société Générale est condamnée par l'Autorité de Régulation des marchés financiers (AMF) a une amende de 500 000 euros pour des carences décelées dans ses systèmes d'audit concernant l'exercice 2010.

En décembre 2013, Société Générale est condamnée par la Commission Européenne a une amende de 446 millions d'euros. Cette condamnation intervient dans un jugement concernant 6 banques pour avoir manipulé les taux interbancaires. Le montant total exigé est de 1,7 milliards d'euros. Ce montant cumulé constitue, pour l'heure, un record pour un cas d'entente et d'abus de position dominante.

Dispositifs de contrôle contre le blanchiment d'argent[modifier | modifier le code]

La société générale présente en 2009 d'après la FED des "déficiences" en matière de blanchiment d'argent et lui a adressé un rappel à l'ordre[47]. Fin septembre 2011, l'Autorité de contrôle prudentiel a décidé d'ouvrir une enquête portant sur les dispositifs de contrôle de conformité et les dispositifs de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme[48]. Cette enquête a révélé que la majorité des établissements examinés n’était pas en conformité avec les obligations issues de l’ordonnance du 30 janvier 2009[49].

Paradis fiscaux[modifier | modifier le code]

D'après une enquête réalisée par Alternatives Économiques, la Société générale possédait 57 filiales dans des paradis fiscaux en 2008 soit 17 % du nombre total de sociétés dans le groupe[50]. Néanmoins le nombre de ses filiales sur le site de la Royale Bank of Scotland change constamment d'après une étude menée par CCFD-Terre Solidaire[51].

Direction de l’entreprise[modifier | modifier le code]

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ?

Membres du conseil d'administration[53] :

Anciens présidents[modifier | modifier le code]

Anciens directeurs généraux[modifier | modifier le code]


Données financières et boursières[modifier | modifier le code]

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières en millions d'euros
Années 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Produit net bancaire 14 573 15 637 16 390 19 170 22 417 21 923 21 866 21 730 26 418 25 636
Résultat brut d’exploitation 4 000 5 069 5 328 7 014 8 714 7 618 6 338 5 964 9 873 8 600
Résultat net part groupe 1 397 2 492 3 281 4 446 5 221 947 2 010 678 3 917 2 385

La Société générale répond aux exigences de conformité au standard financier MSI 20000.

Données boursières[modifier | modifier le code]

  • Actions cotées à la Bourse de Paris
  • Membre de l'indice CAC 40
  • 6e capitalisation boursière française
  • Code valeur ISIN = FR0000130809
  • Valeur nominale au 31 décembre 2009 = 49,00 euros
  • Nombre d'action au 31 décembre 2009 : 739 806 265 titres
  • Capitalisation au 31 décembre 2009 : 36,2 Md€
  • Nombre de transactions quotidiennes : --- titres
  • Transaction courante

Responsabilité sociale[modifier | modifier le code]

La Société générale a pris en compte sa responsabilité sociale et environnementale mais ne semble néanmoins pas certifiée respectant la norme ISO 14001[54].

Le salaire de son dirigeant représente 520 fois le salaire médian français[55], ce qui ne lui permet pas l'obtention de l'agrément "entreprise solidaire[56]".

Dans le monde[modifier | modifier le code]

En Europe[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Albanie Société Générale Albania (anciennement Banka Bopullore) rachetée en 2007 et dont le nom change en 2010.
  • Drapeau de la Bulgarie Société Générale Expresbank rachetée en 1999
  • Drapeau de Chypre Société Générale Bank Cyprus
  • Drapeau de la Croatie SG Splitska Banka, Split, Croatie : rachetée en 2006 à Bank Austria Creditanstalt pour 1 milliard d’euros, la banque possède 9 % de part de marché en Croatie avec 121 agences et 1 500 employés. C’est le 4e réseau du pays.
  • Drapeau de la Géorgie Bank Republic : en septembre 2006, la SG rachète 60 % du capital de cette banque qui possède 30 agences autour de Tbilissi et 180 000 clients. Bank Republic représente 11 % des dépôts, 8 % des crédits et 30 % des cartes de crédit.
  • Drapeau du Luxembourg SGBT Luxembourg (Société générale Bank & Trust Luxembourg) : établissement bancaire de droit luxembourgeois, filiale à 100 % de la Société générale. Implantée depuis 1893 au Grand-duché (plus ancienne implantation bancaire étrangère au Luxembourg), SGBT Luxembourg a accompagné dès son origine le développement de l'industrie luxembourgeoise et a contribué ainsi à l'émergence de la place financière du Grand-duché.
  • Drapeau de la Macédoine Ohridska Banka, Ohrid, Macédoine
  • Drapeau de la Moldavie Mobiasbanca : cinquième banque moldave en termes d'actifs. La Société générale a fait l'acquisition de 70,57 % de son capital en janvier 2007 pour 18,4 M €.
  • Monténégro Société Générale Monténégro (anciennement Podgorička Banka a.d.), Podgorica, Monténégro[57],[58],[59],[60].
  • Drapeau de la République tchèque Komerční banka : avec 399 agences en 2012, 1,6 million de clients et 8200 employés, la Komerční banka est la première banque pour les entreprises et la seconde pour les particuliers en République tchèque. La Société générale a repris 60 % de la banque en 2001 pour 1,186 milliard €, en devenant ainsi actionnaire majoritaire. Le groupe opère également en Slovaquie sous le nom KB-Bratislava.
Le bâtiment historique de la Komerční banka, filiale tchèque de la Société générale, à Ostrava.
  • Drapeau : Roumanie BRD : fondée en 1923, la BRD est la seconde banque de Roumanie en termes de dépôts. Elle possède 915 agences pour 2,5 millions de clients et 8 800 employés. C’est en 1998 que la Société générale entre à son capital pour y monter jusqu’à près de 60,00 % en 2009.
  • Drapeau de la Russie Rosbank: filiale russe dont la Société générale contrôle 92.4 % du capital[61]. Rosbank avec 600 agences a le premier réseau à capitaux privé de banque de détail en Russie et compte environ 3 millions de clients particuliers, 60 000 PME et 7 000 grandes entreprises et couvre l'ensemble du territoire avec une présence dans 90 % des villes de plus de 500 000 habitants. En 2011, Rosbank fusionne avec la Bank Sossiété jénéral vostok / Банк Сосьете женераль восток, filiale à 100 % de la Société générale et spécialisée dans tout le spectre des opérations bancaires depuis 1993.
  • Drapeau de la Russie DeltaCredit : filiale russe à 100 % de la Société générale, spécialisée dans le crédit immobilier.
  • Drapeau de la Russie Rusfinance : filiale russe à 100 % de la Société générale, spécialisée dans le crédit à la consommation.
  • Drapeau : Serbie Société Générale Srbija qui compte 90 agences en Serbie.
  • Drapeau de la Slovénie SKB : c'est la quatrième banque de Slovénie avec ses 59 agences.

En Afrique[modifier | modifier le code]

Dans les DOM[modifier | modifier le code]

En Asie[modifier | modifier le code]

  • Drapeau : Jordanie Société Générale de Banques Jordanie
  • Drapeau du Liban SGBL (Société Générale de Banques au Liban) : filiale libanaise de la Société générale depuis 1969 (à 25 % puis à 50 % en 1991), aujourd'hui la Société Générale s'est partiellement désengagée et ne possède plus que 16 % de la SGBL. Elle compte près de 66 agences réparties sur l'ensemble du territoire libanais en 2011[62].
  • Drapeau de la République populaire de Chine Société Générale (China) Limited créée en 2008.
  • Drapeau de l'Inde SG Mumbai créée en 1985.
  • Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Seabank, Hanoi, banque locale dans laquelle la Société Générale contrôle 20 % du capital. La banque possède un réseau de plus de 100 agences dans le pays.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Document de référence 2013 », sur Site institutionnel Société Générale, Société Générale (consulté le 21 octobre 2013), p. 33
  2. "LE MARCHÉ BOURSIER ET LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES FRANÇAISES (1890-1939) Thèse de doctorat de Pierre-Cyrille HAUTCŒUR sous la direction de Christian de Boissieu (1994), page 50 [1]
  3. (aryanisation des banques)
  4. Beau linge et argent sale, Jean-Pierre Thiollet, p. 111, Anagramme éd., 2002
  5. [Communiqué de la SG du 27 janvier 2008, page 4]
  6. Informations LCI du 24 janvier 2008
  7. (en) « Rogue traders », Financial Times,‎ 24 janvier 2008 (consulté en 28 janvier)
  8. Dissociation des fonctions de président et de directeur général, Communiqué interne Société générale, 17 avril 2008
  9. . Ce mouvement est effectif le 12 mai 2008 Société générale - Daniel Bouton n'est officiellement plus DG
  10. Société générale : Bercy va rembourser 1 MdE d'impôts
  11. Lorsqu'un évènement exceptionnel survient avant la clôture définitive de l'exercice précédent, une société doit, par obligation légale, l'imputer sur cet exercice, en l'occurrence, 2007.
  12. http://www.20minutes.fr/article/567253/Économie-Daniel-Bouton-et-la-Societe-Generale-relaxes-dans-l-affaire-Sentier-II.php
  13. Notations de la Société générale
  14. a et b A.I.G. Lists Firms It Paid With Taxpayer Money, New York Times, publié le 15 mars 2009.
  15. http://www.lepoint.fr/archives/article.php/383181
  16. .http://www.lepoint.fr/archives/article.php/393169
  17. a et b Les dirigeants de la Société générale renoncent temporairement à convertir leurs stock-options, Le Monde, 20 mars 2009
  18. L'attribution de stock-options à des dirigeants de la Société générale provoque une polémique, Le Monde, 20 mars 2009
  19. Le nouveau fiasco à 5 milliards de la Société générale, Libération, 27 avril 2009
  20. Bloomberg BusinessWeek
  21. Quatre ans ferme requis contre Jérôme Kerviel
  22. Le jugement intégral en pdf
  23. L'express, Jérôme Kerviel et les carrences de la société générale, Thomas bronnec, 5 octobre 2010
  24. name="Le Point : Me Metzner : "C'est déraisonnable pour la justice et la vérité
  25. "L'Express, L'ancien trader Jérôme Kerviel sera rejugé du 4 au 28 juin 2012"
  26. "RTLinfo.be, Des internautes prennent fait et cause pour Kerviel, victime du système"
  27. " La Société Générale n'obligera pas Kerviel à s'endetter sur 177.000 ans "
  28. La Société générale veut rebondir
  29. Communiqué de presse, résultats T2 2010
  30. SocGen : Tier One à 10 % au stress test, Le Figaro
  31. Démenti et excuses du Mail on Sunday (Daily Mail)
  32. Le Figaro : Le trajet fou de la rumeur qui a secoué la Société Générale
  33. Zonebourse : Société générale porte plainte contre Associated Newspapers
  34. L'AGEFI : Bilan annuel du CAC40
  35. "Subprimes : la Société Générale poursuivie" Anne-Hélène Pommier Le Figaro publié le 03/09/2011
  36. [2]
  37. La banque DBS rachète la filiale banque privée de la Société générale en Asie, Le Monde, 17 mars 2014
  38. Singapore's DBS agrees to buy SocGen's Asian private bank: sources, Saeed Azhar, Reuters, 14 mars 2014
  39. SocGen to buy out Boursorama online bank minorities, Reuters, 18 mars 2014
  40. [3] Site SG-Stratégie de groupe
  41. Classement WORLD'S 50 BIGGEST BANKS 2011 par Global finance
  42. [4]
  43. [5]
  44. [6]
  45. [7]
  46. Bulletins de l'année 2008 de l'Autorité de Contrôle Prudentiel
  47. "Blanchiment : la Société Générale rappelée à l'ordre par la Fed" Lepoint.fr- Publié le 17/03/2009 à 17:16
  48. "Lutte contre le blanchiment : la Société générale visée par une procédure du régulateur" Le Monde.fr 16.03.2012
  49. Blanchiment : le rappel à l’ordre du régulateur français" CAROLINE LECHANTRE Les Échos 8 mars 2012
  50. "Enquête exclusive : la présence des entreprises du CAC 40 dans les paradis fiscaux" Christian Chavagneux et Marie-Salomé Rinuy Alternatives économiques, 11 mars 2009
  51. "Les paradis fiscaux, enquête sur les ravages de la finance néolibérale" Nicholas Shaxson, André Versaille éditeur, 2012]
  52. http://www.edubourse.com/remuneration/societe-generale.php
  53. Composition du CA sur le site officiel.
  54. socgen
  55. Chiffre référencé par la SARL de presse Transnationale & Compagnie
  56. au sens de l'article L.443-3-1 du code du travail
  57. Njegoskij|org :: la Société générale prend le contrôle de Podgoricka Banka a.d
  58. Njegoskij|org :: Diplomatic clippings on the acquisition of Podgoricka Banka a.d. (en)
  59. Njegoskij|org :: Official report on the privatization of Podgoricka Banka a.d. (en)
  60. Njegoskij|org :: Podgoricka Banka will not suffer from the "Société générale affair" in France (en)
  61. La Société Générale est entrée au capitald e Rosbank en 2006. En octobre 2013, elle a racheté à VTB les 10% que celle-ci détenait dans Rosbank, passant de 82.4% à 92.4% du capial. « Société générale va monter à 92,4% dans Rosbank », sur LesEchos.fr, Les Échos,‎ 07/10/2013 (consulté en 14/10/2013)
  62. « Présentation de la SGBL » (consulté le 27 juin 2011)