Eiffage

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Eiffage
logo de Eiffage
Création Fougerolle : 1844 - Eiffage : mars 1993
Personnages clés Benoît de Ruffray, Jean-François Roverato
Action Euronext : FGR
Siège social Drapeau de France Vélizy-Villacoublay (France)
Actionnaires Salariés (23,7 %), BPI (13,9 %), Autodétention (4,9%), BlackRock (6,3 %), Public (51,2 %)
Effectif + de 66 000
Site web www.eiffage.com
Chiffre d’affaires 13,9 milliards d'euros (2015)
Résultat net 312 millions d'euros (2015)

Eiffage est un groupe de construction et de concessions français, fondé en 1993 par la fusion de Fougerolle et de SAE [1] . Le groupe exerce aujourd'hui dans de nombreux domaines des Travaux Publics : Construction, Infrastructures, Concessions et Énergie. Il s'agit du troisième groupe de constructions et de concessions français, derrière Vinci et Bouygues, et est le cinquième groupe européen.

Le groupe Eiffage est composé de plus de 66 000 collaborateurs, à travers 70 pays, et réalise chaque année plus de 100 000 chantiers[2].

Eiffage a réalisé sur l'exercice 2015 un chiffre d'affaires de 13,9 milliards d'euros, dont 13,5 % à l'étranger. L'action EIFFAGE (Euronext-paris) se compose de 95 433 991 actions d'une valeur unitaire de 4€, dont 14% sont détenus par les employés[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

SAE, Fougerolle, Eiffel : aux origines du Groupe[modifier | modifier le code]

Eiffage puise ses racines dans des sociétés dont les origines remontent au XIXe siècle et au début du XXe siècle :

  • les entreprises de bâtiment et travaux publics Fougerolle, Quillery, Ballot et SAE créées respectivement en 1844, 1863, 1903, et 1924 ;
  • les industriels de la route, SCR et Gerland, fondés en 1928 et 1948 ;
  • les électriciens, Clemessy, Forclum et Norelec qui datent, pour leur part, de 1908, 1922 et 1959 ;
  • le spécialiste de la construction métallique Eiffel, né en 1866.

En 1990, Eiffel rejoint SAE. Parallèlement, Fougerolle est acquise par ses salariés (via un rachat d'entreprise par les salariés). Le rapprochement Fougerolle-SAE, qui se situent alors respectivement au 7ème et au 3ème rang des groupes de BTP français, est concrétisé en 1993 et donne naissance à Eiffage, dont le nom est issu de la contraction entre Eiffel, SAE et Fougerolle.

Lors de sa fondation en 1993, Eiffage dispose alors de nombreuses références, aussi bien en France qu'à l'international, les entreprises la constituant ayant participé à de nombreux chantiers, tels que le Port de Dakar, le Pont de Tancarville, l'Opéra de Sydney et la Pyramide du Louvre[1].

Eiffage[modifier | modifier le code]

Sous la direction de Jean-François Roverato (1993-2012)[modifier | modifier le code]

Jean-François Roverato était le directeur général de Fougerolle International avant la création du groupe Eiffage. Il à donc pris la tête du groupe en 1993, lors de la fondation du groupe. Premier dirigeant d'Eiffage, sa mission est de consolider le groupe pour uniformiser les méthodes de travail et de fonctionnement des entreprises qui composent le groupe.Après son départ de la direction, il restera néanmoins dans le groupe Eiffage, devenant directeur d'APRR.

En Août 1995, Eiffage acquiert Beugnet et ses fillales et conforte sa position dans le domaine des infrastructures, devenant le numéro deux de la route en France[3].

En 2000, SAE, Fougerolle et Quillery fusionnent pour créer Eiffage Construction.

En 2005, l'État choisit le consortium Eiffage / Macquarie pour reprendre ses participations dans APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône). En 2006, Eiffage Travaux Publics, qui réunit Appia et Eiffage TP, devient la branche routière et génie civil d'Eiffage. En 2007, Eiffel acquiert la société allemande KSH. Eiffage Concessions vend sa participation dans Cofiroute (plus-value de 667 millions d'euros).

En 2008, le conseil de communauté de Lille Métropole Communauté urbaine retient à 82 % des voix le projet proposé par Eiffage pour le Grand Stade Lille Métropole. Par ailleurs, la cour d'appel de Paris rend son jugement dans l'affaire Sacyr-Eiffage qui paralyse le capital de la société depuis deux ans. La Cour d'appel condamne Sacyr pour action de concert avec d'autres actionnaires espagnols, mais le décharge de l'obligation de déposer une OPA sur le restant du capital de la société. La même année, Eiffage achète le groupe Clemessy ainsi que Crystal à Dalkia du groupe Veolia. En 2009, Eiffage reprend l'allemand Heitkamp Rail au néerlandais Heijmans[4].

Sous la direction de Pierre Berger (2012-2015)[modifier | modifier le code]

Pierre Berger est le second Président-Directeur général du groupe Eiffage. Sous sa direction, le groupe s'ouvre fortement à l'international [5], notamment sur la conception et la construction de bâtiments, et booste son chiffre d'affaires. Entre sa prise de fonction en 2012 et 2015, l'action Eiffage s'envolera de plus de 30 euros[6],[7].

Depuis 2013, Eiffage uniformise l'ensemble des entreprises, afin de créer une image de marque forte. Ces dernières arborent toutes le logo rouge Eiffage. Par ailleurs, l'ensemble des collaborateurs du groupe ont désormais les mêmes tenues, à l'exception du nom de leurs entreprise qui varient. L'ensemble des entreprises sont regroupés en "pôles" : Travaux Publics, Démolition, Energie, etc.[8][pertinence contestée]

En juin 2015, Eiffage annonce une restructuration de son activité dans la construction métallique avec plus de 200 suppressions de postes en France et la fermeture de deux usines[9]. Le 27 août 2015, Pierre Berger, le président-directeur général d'Eiffage, confirme la fermeture de trois sites de construction métallique en France : Maizières-les-Metz (Moselle), Étupes (Doubs), et Martot (Eure). Plus de 250 postes seront supprimés sur ces trois sites[10]. Parallèlement, la marge opérationnelle augmente et les résultats du groupe progressent.

Dans la nuit du 22 au 23 octobre 2015, Pierre Berger meurt d'une crise cardiaque [11].

Sous la direction de Benoit de Ruffray (2016 - Aujourd'hui)[modifier | modifier le code]

Le 18 janvier 2016, Benoit de Ruffray devient le troisième Président-Directeur général d'Eiffage. Il poursuit le travail de son prédécesseur, continuant l'ouverture à l'international du groupe[5].

En juin 2016, Eiffage rachète, à quelques jours d'intervalle, les entreprises Yerly, entreprise suisse spécialisée dans la thermie, et MDM, entreprise allemande produisant des dispositifs anti-bruit.

Activités[modifier | modifier le code]

Eiffage exerce ses activités à travers les métiers de la construction et de l’immobilier, du génie civil, du métal et de la route, de l’énergie et des concessions, par le biais de ses entreprises rachetées (Clemessy, Forclum, Forézienne d'Entreprises, etc) et ses filières (Eiffage Thermie, Eiffage Immobilier, etc).

Le groupe Eiffage couvre l'intégralité des corps de métiers des Travaux Publics : Énergie, Réseau Routiers, Démolition, Terrassement, Construction, Immobilier, Désamiantage, etc.

Implantations[modifier | modifier le code]

En dehors de ses activités d'exportation, Eiffage est également implanté de façon permanente dans plusieurs pays hors de France[12] :

  • Europe : Benelux, Allemagne, Pologne, Espagne...
  • Afrique : Sénégal, Mali, Angola, Maroc...
  • Autres : Canada, Colombie...

Réalisations notoires[modifier | modifier le code]

Condamnations[modifier | modifier le code]

  • Eiffage a été condamné en 2013 à une amende de 960 000 euros par l'Autorité de la concurrence pour entente dans le cadre de l'acquisition d'un marché de reconstruction des miradors de la prison de Perpignan.

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Présidents directeurs généraux[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Roverato : de 1992 à 2012, président-directeur général d'Eiffage puis vice-président administrateur référent du Groupe ;
  • Pierre Berger (1968-2015) : de 2012 à 2015, président-directeur général d'Eiffage ;
  • Benoît de Ruffray : à partir du 18 janvier 2016.

Données financières et actionnariat[modifier | modifier le code]

Le groupe comptait 64 093 collaborateurs au 31 décembre 2015 (hors intérimaires). Selon le rapport annuel de 2015, Le chiffre d’affaires consolidé du groupe Eiffage s’est établi sur l'exercice 2015 à 13,9 milliards d’euros. Selon ce même rapport, le résultat opérationnel courant s'est monté 1,4 milliard d'euros en 2015 et le bénéfice net, part du Groupe, à 312 millions d'euros en 2015.

L'actionnariat du groupe Eiffage au 31 décembre 2015 se répartissait comme suit : public : 51,2 % ; salariés : 23,7 % ; BPI : 13,9 % ; BlackRock : 6,3 % ; Autodétention : 4,9 %. Eiffage est une entreprise cotée au premier marché Euronext Paris. Elle est membre des indices du CAC Mid 60, du SBF 120 et du Euronext FAS IAS. Le capital social est fixé à 392 329 060 euros divisé en 98 082 265 actions de 4 euros de nominal chacune, entièrement libérées (mai 2016).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Histoire du groupe », sur eiffage.com,‎ (consulté le 22 juin 2016)
  2. a et b « Rapport Annuel 2015 - EIFFAGE », sur eiffage.com,‎ (consulté le 22 juin 2015)
  3. « Rapport Annuel 2012 », sur eiffage.com,‎ (consulté le 29 juin 2016), p. 3
  4. Le Moniteur no 5533 du 11 décembre 2009.
  5. a et b « Synergie n°23 », sur eiffage.com,‎ (consulté le 22 juin 2016)
  6. « Document de référence 2014 », sur eiffage.com,‎ (consulté le 22 juin 2016)
  7. Isabelle Rey-Lefebvre, « Le PDG d’Eiffage, Pierre Berger, est mort », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  8. « Nos métiers », sur www.eiffage.com (consulté le 22 juin 2016)
  9. Eiffage va supprimer plus de 200 postes dans la branche métal, Le Monde, 9 juin 2015.
  10. « Eiffage s’attend à une marge opérationnelle record en 2015 » (consulté le 27 août 2015).
  11. (fr) « Le PDG d'Eiffage Pierre Berger est mort, annonce le groupe de BTP », sur Le Point, https://plus.google.com/+LePointfr (consulté le 23 octobre 2015).
  12. Eiffage, Rapport annuel 2012
  13. « Le Viaduc de Millau - Site officiel », Le logo du groupe apparaît en haut de page., sur http://www.leviaducdemillau.com/fr (consulté le 22 juin 2016)
  14. « Autoroute Norscut au Portugal », sur www.eiffage.com (consulté le 22 juin 2016)
  15. « La route des Tamarins à la Réunion », sur www.eiffage.com (consulté le 22 juin 2016)
  16. « Le pont Faidherbe à Saint-Louis du Sénégal », sur www.eiffage.com (consulté le 22 juin 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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