Umicore

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Umicore
logo de Umicore
illustration de Umicore
L'un des sites industriels d'Umicore, sur la rive droite de l'Escaut, dans le district de Hoboken, faubourg industriel dans la banlieue sud-ouest d'Anvers.

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société anonyme (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Bruxelles
Drapeau de Belgique Belgique
Activité Exploitation minièreVoir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 14 074Voir et modifier les données sur Wikidata
TVA européenne BE0401574852[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.umicore.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Société précédente Union minière du Haut Katanga, Vieille-Montagne, Hoboken, Mechim

Umicore (anciennement Union minière jusqu'en 2001) est une entreprise belge de production et recyclage de métaux non ferreux, issue de l'Union minière du Haut Katanga, spécialisée dans la production de zinc et de produits avancés (pour les nouvelles technologies), métaux précieux, catalyseurs, etc.

Le 24 novembre 1981, l'Union Minière SA (anciennement Union minière du Haut Katanga) disparaît pour former une société nouvelle dite la "Nouvelle Union Minière S.A.". En 1985, les ACEC sont acquis par la Société Générale de Belgique et la Compagnie Générale d'Electricité. Une partie des activités est fusionnée avec l'Union minière, qui prend le nom de ACEC-Union Minière.

Le , l'ACEC-Union Minière absorbe les sociétés Hoboken, Vieille-Montagne et Mechim. Le , l'entreprise reprend le nom d'Union Minière, avant prendre sa dénomination actuelle le .

Elle est cotée sur Euronext Belgique, indice BEL20. L'entreprise a notamment été dirigée par Marc Grynberg (Directeur) et Thomas Leysen (PDG). Selon le groupe, en 2018 a réalisé cette année là des revenus (hors métal) de € 3,3 milliards (chiffre d'affaires de € 13,7 milliards), avec environ 10 400 employés [2].

Historique[modifier | modifier le code]

Ses origines remontent à 1805 dans l'actuelle Belgique près de la frontière allemande, avec un droit d'exploiter la mine de zinc Vieille-Montagne à Moresnet attribué par Napoléon Bonaparte à Jean-Jacques Dony. En 1837 est créée une Société anonyme des Mines et Fonderies de Zinc de la Vieille-Montagne. Paralèllement une Union Minière du Haut-Katanga (UMHK) créée en 1906 se développait pour exploiter le cuivre et d'autres métaux au Congo belge. Les actifs locaux de UMHK seront nationalisés par le Zaïre en 1968, UMHK devenant un sous-holding de la Société Générale de Belgique pendant que depuis l'indépendance de la Belgique, la société Vieille-Montagne s'étendait en Europe ; jusqu'à ce que, 150 ans après sa naissance elle fusionne (en 1989) avec d'autres sociétés nées avant 1914[3] et actives dans les métaux non ferreux, pour donner un groupe intégré baptisé Union Minière, dont les filiales sont alors :

Dans les années 1990, le groupe cède ses mines et d'autres actifs qu'il juge non-stratégiques, pour se concentrer sur « les métaux précieux, les produits zincifères à haute valeur ajoutée et les matériaux avancés »[4]

« En 2001, pour symboliser cette distanciation par rapport à l'exploitation minière et aux produits et métaux de base, le Groupe change de nom et devient Umicore[5]. Les deux premières lettres du nom sont les initiales d'Union Minière, allusion au passé du Groupe ». En 2003 Le groupe achète PMG, la division ‘métaux précieux’ du groupe Allemand Degussa (qui plus d'un siècle auparvant, en 1887, était l'actionnaire fondateur de l'usine Umicore d'Hoboken)[6]. Cette acquisition permet à Umicore de pénétrer le secteur des catalyseurs automobiles[6] (métaux du groupe du platine, secteur de métaux stratégiques alors en pleine expansion avec l'obligation d'installation de pots catalytiques..., qui pourrait ensuite être limité par le développement des véhicules électriques) .

En 2005, la division cuivre d'Umicore devient indépendante sous le nom Cumerio (une anagramme d’Umicore, qui évoque aussi CU, le symbole chimique du Cuivre). En 2008, Cumerio est reprise par Norddeutsche Affinerie (maintenant Aurubis AG) et disparaît de la bourse. Après la reprise de Cumerio, Aurubis AG devient le plus grand producteur de cuivre européen.

Depuis , le groupe australien Zinifex et Umicore ont fusionné leur activité zinc au sein de Nyrstar, qui devient le premier producteur de zinc international[7]. Zinifex possède 60 % de Nyrstar, et Umicore 40 %[7],[8]. Depuis, celui-ci a été coupé en deux parties indépendantes.

En 2017 (1er décembre) Umicore achète une partie de l'ancien Haldor Topsoe dont le département stationary catalysis et fonde Umicore Denmark (EMEA) qui complètent la production faite par Umicore Catalyst USA LLC en Amérique et Umicore Catalyst Co.,Ltd en chine (Pékin)[9]

En 1919, la Société Générale de Belgique veut construire une industrie intégrée et « nationale » des non-ferreux. Elle acquiert l’usine de désargentation créée à Hoboken par Metallgesellschaft et l’apporte à une société nouvelle, la Société Générale Métallurgique d’Hoboken (S.G.M.H.)[3]. Principal objectif : assurer en Belgique le traitement du cuivre congolais[3]. La S.G.M.H. va aussi favoriser le développement d’une industrie transformatrice nationale des non-ferreux qu’elle alimente en plomb, arsenic, bismuth, antimoine, cobalt et métaux précieux : argent, or, platine, palladium[3].

La Société Générale entre dans le secteur du zinc, en reprenant une autre entreprise allemande, la Compagnie des Métaux d’Overpelt-Lommel, et une participation dans Vieille-Montagne[3]. Dès cette époque, ses participations dans de nombreuses entreprises du secteur (Union Minière, S.G.M.H., S.G.M., Overpelt-Lommel et dans une moindre mesure Vieille-Montagn) permettent de parler d’un véritable « pôle » des métaux non ferreux[3].

Controverses et pollution[modifier | modifier le code]

Umicore a été au coeur de plusieurs polémiques concernant la pollution qu'entraînent ses activités.

En 2016, Umicore a été accusée de pollution au plomb, touchant le quartier de Moretusburg à Hoboken, pollution causée par une usine Umicore située à proximité[10].

Par ailleurs, le , le Préfet du Gard a mis en demeure Umicore de confiner les déchets abandonnés sur cinq sites dans le Gard, à proximité desquels une pollution importante, notamment au cadmium, au plomb et à l'arsenic, a été détectée. Une cinquantaine de plaintes pour mise en danger de la vie d'autrui ont également été déposées[11],[12],[13].

Activité[modifier | modifier le code]

petit lingot d'or, produit par Umicore

Une de ses unités importantes est située dans le nord de la France à Auby près de Douai, sur le bord du Canal du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, non loin du site de l'Ancien Métaleurop-Nord, aujourd'hui démantelé. Ces deux usines sont suivies comme installations classées au regard de l'environnement (par la DRIRE puis la DREAL) pour leurs pollutions, séquelles de pollution et risques d'accident.

En , le magazine Pièces à conviction diffuse le documentaire Pollutions dans les Cévennes[14] révélant une forte pollution aux métaux lourds (Arsenic, Cadmium, Plomb, Antimoine, Zinc...) qui induit une forte surmortalité dans quelques villages environnants[réf. nécessaire], le site minier désormais abandonné[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « https://amadeus.bvdinfo.com/version-2019829/ » (consulté le 4 septembre 2019)
  2. « Historique », sur Umicore.fr (consulté le 15 juillet 2020).
  3. a b c d e f et g Inventaire des archives de la société Umicore : 1848-2002, par BRION, R et HENDRICK, A - Résumé sur le site de l'Association pour la Valorisation des Archives d'Entreprises [1]
  4. Umicore. Historique, consulté le 1er janvier 2020
  5. https://www.umicore.fr/fr/a-propos/historique/#puzzle3 ; consulté le 1er janvier 2019
  6. a et b https://www.umicore.fr/fr/a-propos/historique/#decade ; consulté le 1er janvier 2019
  7. a et b Daniel Krajka, « Nyrstar : naissance officielle du numéro un mondial du zinc », sur Usine Nouvelle,
  8. « Umicore et Zinifex formalisent leur projet de coentreprise dans le zinc », sur Les Echos,
  9. « Stationary catalysts », sur Umicore.com (consulté le 15 juillet 2020).
  10. « La pollution au plomb inquiète (à nouveau) le district de Hoboken », sur Solidaire (consulté le 15 juillet 2020).
  11. « Umicore mis en demeure pour une ancienne pollution minière dans le Gard - L'Usine Matières premières », sur usinenouvelle.com/ (consulté le 15 juillet 2020).
  12. https://www.20minutes.fr/montpellier/2071839-20170520-gard-site-pollue-continue-creer-polemique-manque-transparence-autorites
  13. https://www.ouest-france.fr/region-occitanie/gard/pollution-le-prefet-du-gard-met-en-demeure-le-geant-minier-umicore-de-confiner-cinq-ex-sites-5859910
  14. Alain Renon et Bernard Nicolas, « Cévennes : révélations sur une pollution cachée », sur France 3,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brion, R., and J.-L. Moreau (2006) De la mine à Mars: La genèse Umicore. Lannoo: Tielt
  • Roome, N., & Jadot, V. (2019) A Case of Radical Reinvention: Umicore. In Managing Sustainable Business (pp. 519-548). Springer, Dordrecht([]).
  • Umicore. 2004. EHS report. Bruxelles: Umicore.