Umicore

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Umicore
logo de Umicore
illustration de Umicore
L'un des sites industriels d'Umicore, sur la rive droite de l'Escaut, dans le district de Hoboken, faubourg industriel dans la banlieue sud-ouest d'Anvers.

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société anonyme (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 14 074Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.umicore.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Umicore est une entreprise belge de production de métaux, anciennement appelée Union minière, spécialisée dans la production de zinc et de produits avancés (pour les nouvelles technologies), métaux précieux, catalyseurs, etc. Elle est cotée sur Euronext Belgique, indice BEL20.

Historique[modifier | modifier le code]

Ses origines remontent à 1805, à la suite de l'exploitation de la mine de zinc de Moresnet par Jean-Jacques Dony. Après l'indépendance de la Belgique, la société Vieille-Montagne s'étendit en Europe pendant 150 ans avant de fusionner en 1989 avec d'autres sociétés actives dans les métaux non ferreux pour donner l'Union Minière.

En 2005, la division cuivre d'Umicore devient indépendante sous le nom Cumerio (une anagramme d’Umicore). En 2008, Cumerio est reprise par Norddeutsche Affinerie (maintenant Aurubis AG) et disparaît de la bourse. Après la reprise de Cumerio, Aurubis AG devient le plus grand producteur de cuivre européen.

Depuis février 2007, le groupe australien Zinifex et Umicore regroupent leurs productions de zinc au sein de Nyrstar qui devient le premier producteur de zinc international[1]. Zinifex possède 60 % de Nyrstar, et Umicore 40 %[1],[2]. Depuis, celui-ci a été coupé en deux parties indépendantes.

Umicore est le produit du regroupement de Vieille-Montagne avec d’autres sociétés de métaux non ferreux nées avant 1914[3]. Citons l’Usine de Désargentation d’Hoboken, fondée en 1887 par les groupes allemands Metallgesellschaft et Deutsche Gold- und Silberscheideanstalt (Degussa) ; la Société des Métaux et Produits Chimiques d’Overpelt, fondée en 1898 et qui s’intéresse aussi à la désargentation du plomb ; la Société Métallurgique de Lommel, fondé en 1904 et spécialisée dans la production de zinc[3], l'Union minière du Haut Katanga, fondée en 1906 pour exploiter les mines de cuivre du Congo.

En 1919, la Société Générale de Belgique veut construire une industrie intégrée et « nationale » des non-ferreux. Elle acquiert l’usine de désargentation créée à Hoboken par Metallgesellschaft et l’apporte à une société nouvelle, la Société Générale Métallurgique d’Hoboken (S.G.M.H.)[3]. Principal objectif : assurer en Belgique le traitement du cuivre congolais[3]. La S.G.M.H. va aussi favoriser le développement d’une industrie transformatrice nationale des non-ferreux qu’elle alimente en plomb, arsenic, bismuth, antimoine, cobalt et métaux précieux : argent, or, platine, palladium[3].

La Société Générale entre dans le secteur du zinc, en reprenant une autre entreprise allemande, la Compagnie des Métaux d’Overpelt-Lommel, et une participation dans Vieille-Montagne[3]. Dès cette époque, ses participations dans de nombreuses entreprises du secteur (Union Minière, S.G.M.H., S.G.M., Overpelt-Lommel et dans une moindre mesure Vieille-Montagn) permettent de parler d’un véritable « pôle » des métaux non ferreux[3].

Controverses et pollution[modifier | modifier le code]

Umicore a été au coeur de plusieurs polémiques concernant la pollution qu'entraine ses activités.

En 2016, Umicore a été accusée de pollution au plomb, touchant le quartier de Moretusburg à Hoboken, pollution causée par une usine Umicore située à proximité[4].

Par ailleurs, le 2 juillet 2018, le Préfet du Gard a mis en demeure Umicore de confiner les déchets abandonnés sur cinq sites dans le Gard, à proximité desquelles une pollution importante, notamment au cadmium, au plomb et à l'arsenic, a été détectée. Une cinquantaine de plaintes pour mise en danger de la vie d'autrui ont également été déposées[5],[6],[7].

Activité[modifier | modifier le code]

petit lingot d'or, produit par Umicore

Une de ses unités importantes est située dans le nord de la France à Auby près de Douai, sur le bord du Canal du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, non loin du site de l'Ancien Métaleurop-Nord, aujourd'hui démantelé. Ces deux usines sont suivies par la DRIRE pour leurs pollutions et risques d'accident.

En janvier 2016, le magazine Pièces à conviction diffuse le documentaire Pollutions dans les Cévennes[8] révélant une forte pollution aux métaux lourds (Arsenic, Cadmium, Plomb, Antimoine, Zinc...) qui induit une forte surmortalité dans quelques villages environnants[réf. nécessaire], le site minier désormais abandonné[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]