Vivendi

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Wiktionnaire Cet article a pour sujet la société Vivendi. Pour une définition du mot « vivendi », voir l’article vivendi du Wiktionnaire.
Vivendi
logo de Vivendi
Création 1853 : Compagnie générale des eaux
Dates clés 1998 : nom Vivendi adopté
2000 : séparation avec Veolia Environnement et création de Vivendi Universal
2006 : Vivendi
2014 : cession de SFR
2015 : Rachat de Dailymotion et de Radionomy
2016 : Rachat de Gameloft
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : VIV
Slogan Vivons ensemble.
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance
Arnaud de Puyfontaine, président du directoire,
Pierre Rodocanachi , vice-président du conseil de surveillance
Actionnaires Groupe Bolloré 14,52 %[1], salariés 3,52 %, Caisse des dépôts 3,46 %, Amundi 2,38 %[2]...
Activité Communication, télécommunications et divertissement
Filiales Dailymotion, Groupe Canal+, Universal Music Group, Digitick, Wengo, See Tickets, Watchever, Radionomy Group, Gameloft
Effectif 15 571 (2014)
Site web www.vivendi.fr
Capitalisation 31,2 milliards € (2015)
Fonds propres 6,4 Mds€ (2015)
Dette en augmentation 13 419 M€ (2012)
12 027 M€ (2011)
Chiffre d’affaires en augmentation 10,702 milliards € (2015)[3].
Résultat net en augmentation 1,932 milliard € (2015)[4]
179 M€ (2012)

Vivendi est une multinationale française spécialisée dans la communication et le divertissement.

Présent à travers le monde et coté à la Bourse de Paris où il appartient à l'indice CAC 40, le groupe est actif dans l'univers des contenus, des médias et des télécommunications. Il concentre ses activités autour du groupe Universal Music Group et du groupe de télévision payante Groupe Canal+ depuis la cession de ces activités dans les télécoms (Maroc Telecom, GVT, SFR) et de la majorité de sa participation dans le studio de jeux vidéo Activision Blizzard.

À l'origine spécialisé dans les services aux collectivités territoriales (eau, transport et environnement) sous le nom de Compagnie générale des eaux (parfois abrégé en « Générale des eaux » ou en CGE), le groupe s'est peu à peu renforcé, à la fin des années 1990, dans les nouvelles technologies sous la présidence de Jean-Marie Messier. Après avoir connu d'énormes difficultés entre 2002 et 2004, le groupe, rebaptisé Vivendi Universal en 2000 puis Vivendi en 2006, s'est redressé et a repris les opérations de croissance externe pour renforcer ses positions.

En 2014, Vivendi est le 2e groupe de divertissement au monde, derrière The Walt Disney Company. Vivendi est aujourd'hui l'un des principaux fournisseurs de contenus dans le monde.

Historique[modifier | modifier le code]

Un groupe de services plus que centenaire[modifier | modifier le code]

La Compagnie générale des eaux avait comme ancêtre la Compagnie des Eaux de Paris des frères Périer, qui fut au cœur des grandes spéculations de la fin du règne de Louis XVI.

Elle naît plus tard du décret impérial de Napoléon III, le , la ville de Lyon s'engageant à acheter de l'eau (10 000 m³) à des conditions fixées par avance (17 francs le m³), non révisables sur 20 ans. C'est la première concession d'eau de l'histoire.

À Paris, la Compagnie n'obtient pas la concession, le préfet Haussmann préférant créer un service municipal de production et de distribution de l'eau. Mais la Compagnie générale des eaux ayant racheté les compagnies des eaux de Montmartre et des Batignolles, l'extension du périmètre de Paris, en 1859, conduit l'année suivante à un accord avec la municipalité (régime dit de la "régie intéressée").

L'ère Dejouany[modifier | modifier le code]

De 1976 à 1996, la Compagnie Générale des Eaux se développe dans de nouveaux métiers sous la présidence de Guy Dejouany. Au début des années 1980, elle se diversifie en investissant dans la gestion des déchets, l'énergie, les transports, la construction et l'immobilier. Elle est alors spécialisée dans les délégations de services publics et les commandes des pouvoirs publics, proche des milieux politiques et dépendante des commandes de l'État et des collectivités territoriales.

En 1983, elle participe à la création de Canal+, la première chaîne de télévision payante en France. En 1989 elle prend le contrôle de la Société générale d'entreprises (SGE) et dans les années 1990, elle commence à investir dans les télécommunications et les médias et, en 1996, elle crée Cegetel, une société de téléphonie fixe et mobile, possédant les marques Tam Tam (pager), Le 7 (téléphone) et SFR (mobile). Elle entre dans le capital d'AOL Europe. Toutefois, au milieu des années 1990, la Générale des Eaux reste une société qui se concentre sur le marché français.

Les années J2M[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jean-Marie Messier.

En 1996, Guy Dejouany choisit comme successeur une personne extérieure au groupe : Jean-Marie Messier. Ce jeune associé de Lazard arrive à la tête de la Compagnie Générale des Eaux le . La Générale des Eaux compte alors diverses activités, dont la plus importante est la distribution d’eau. Elle est également présente dans l'électricité, les télécommunications, le bâtiment, la propreté… S'étant lui-même affublé du surnom J2M, le nouveau président décide d'investir, à un rythme effréné et sous le feu des projecteurs, dans les nouvelles technologies et les médias. Il se rebaptise ensuite J6M pour « Jean-Marie Messier, Moi-Même, Maître du Monde », appellation attribuée selon lui par l’émission de Canal+, Les Guignols de l'info.

La marche forcée vers les médias[modifier | modifier le code]

En 1997, Messier vend les cliniques de la Compagnie Générale des Eaux. Début 1998, la CGE se rapproche d'Havas[5], lui aussi plus que centenaire, renforçant ainsi sa participation dans Canal+ et acquérant du même coup des actifs dans la publicité et les jeux vidéo.

En , la Compagnie Générale des Eaux change son nom en Vivendi. Le groupe compte alors deux pôles d'activités, la communication et l'environnement[N 1] :

  • le pôle environnement, les activités sont regroupées dans « Vivendi Environnement », comprenant notamment la Générale des Eaux, le leader mondial de son secteur, Dalkia, dans l'énergie, CGIS et SGE avec CBC, pour le BTP.

Le désengagement des activités traditionnelles du groupe se poursuit : en mai 1998, Vivendi cède sa participation de 25 % dans JCDecaux. L'année suivante, il vend SGE, son pôle de construction, qui sera à l'origine de Vinci, et CGIS.

Parallèlement, le groupe continue son expansion dans les média : il prend en 1999 le contrôle de Pathé (dont il revendra la majeure partie des activités peu après), et fusionne en juin 2000 avec Seagram, maison-mère de Universal Music Group (PolyGram, MCA Music Entertainment Group) et des studios Universal, qui donne naissance à Vivendi Universal.

À cette occasion, Havas est renommé Vivendi Universal Publishing et devient un éditeur de littérature, manuels scolaires, presse et jeux vidéo ; la division jeux vidéo, qui regroupe Blizzard Entertainment et Sierra Entertainment, hérités de Havas, ainsi que Universal Interactive, apportée par Seagram, garde le nom de Universal Interactive jusqu'en 2002 puis devient Vivendi Universal Games. Les activités cinématographiques et télévisuelles de Canal+ et des studios Universal sont regroupées au sein de Vivendi Universal Entertainment (média et parcs d'attraction).

Vivendi a obtenu trois milliards de francs « d’exemption fiscale » pour sa fusion avec Pathé en 1999 puis cinq milliards de francs « d’exemption fiscale » lors de la fusion avec Universal[6].

Le pôle environnement « Vivendi environnement » est introduit en bourse en juillet 2000, Vivendi conservant plus de 70 % du capital[7]. Vivendi se désengage ensuite progressivement de « Vivendi environnement » (renommé « Veolia Environnement » en 2003 puis « Veolia » en 2005). Le désengagement complet est achevé en juillet 2006[8]. Veolia est recentrée sur l'eau et les services aux collectivités. Elle est redevenue rentable.

La chute[modifier | modifier le code]

En juillet 2002, Jean-Marie Messier est contraint de démissionner de son poste de président. Vivendi est alors proche de la cessation de paiements, perdant un milliard de dollars par mois, après avoir bénéficié du soutien de grandes banques, dénoncé lors du grand scandale autour des analystes financiers en 2002.

En mars 2003, Vivendi Universal annonce une perte comptable de 23 milliards d'euros alors qu'un an auparavant, son PDG déclarait qu'elle allait « mieux que bien ». L'évolution en bourse de CGE-Vivendi est la suivante[9]:

  • 1994 : CGE, 20€
  • 2000 : Vivendi, 120€
  • 2002 : Vivendi, 8/9€ plus bas niveau atteint
  • décembre 2008 : Vivendi, 20/23€.

Un groupe recomposé[modifier | modifier le code]

Jean-René Fourtou est nommé président pendant l'été 2002. Sous leur houlette, commence une réflexion sur la stratégie et l'avenir du groupe ainsi qu'un recentrage par des cessions d'actifs.

Fin 2003, Vivendi Universal revend la société d'édition Vivendi Universal Publishing (hors Vivendi Universal Games) à Lagardère SCA, pour satisfaire ses besoins de liquidités. Seule filiale cessible immédiatement, sa vente permet le rachat des parts de BT Group dans Cegetel pour devenir majoritaire dans l'opérateur de téléphonie mobile SFR.

En 2003, s'avérant un échec, Vivendi Universal Net, qui regroupe les activités internet du groupe, héritage de l'ère Messier et de la bulle Internet, est démantelé. L'essentiel des activités internationales de Canal + est aussi cédé (Italie, Benelux, Scandinavie…) ou fermé (Maroc). La même année, le groupe initie sa politique de responsabilité sociale de l'entreprise sur trois principes : protéger et accompagner la jeunesse, promouvoir la diversité culturelle, et favoriser le partage des connaissances. Ces engagements s’inscrivent dans la démarche initiée en 2000 par les Nations unies, elle s’est notamment concrétisée par la signature du pacte mondial[10].

En mai 2004, Vivendi Universal vend ses actifs médias américains Vivendi Universal Entertainment à General Electric qui possède déjà le groupe NBC. En échange, Vivendi Universal récupère 20 % du nouveau groupe NBC Universal (soit le plafond de contrôle par un actionnaire étranger d'un des grands réseaux télévisés aux États-Unis, ici NBC en l'occurrence) et 14 milliards d'euros. Cette participation résiduelle est cédée en janvier 2011, à l'occasion du rachat par Comcast de 51 % de l'entreprise[11].

En avril 2005, Jean-René Fourtou devient président du conseil de surveillance, le président du directoire étant Jean-Bernard Lévy, jusque là directeur général[réf. nécessaire].

Un nouveau départ[modifier | modifier le code]

Le , le groupe reprend le nom de Vivendi.

Après l'importante série de cessions qui a suivi le départ de Jean-Marie Messier, le groupe se renforce dans les télécommunications, la télévision, la musique et les jeux vidéo.

Ceci se caractérise entre autres par la prise de contrôle totale de SFR, détenue avant 2003 à hauteur de 44 %, et par la création de rachat de Neuf Cegetel, d'AOL France en 2006[12], de Club Internet et des activités internet de Tele 2 France en 2007[13].

Dans le domaine musical, Vivendi acquiert en 2007 BMG Music Publishing, anciennement MCA Music Publishing, entité du groupe Bertelsmann qui ne faisait pas partie de la major du disque Sony BMG[14]. Elle est renommée Universal Music Publishing Group.

Vivendi Games fusionne en juillet 2008 avec Activision pour constituer Activision Blizzard[15], le numéro un mondial des jeux vidéo avec un chiffre d'affaires de 3,330 milliards d'euros en 2010 grâce notamment aux succès de Call of Duty et World of Warcraft.

En novembre 2011, Vivendi rachète et fusionne avec UMG sa concurrente britannique EMI Group pour la somme de 1,2 milliard de livres sterling[16], renforçant sa suprématie dans le monde de la musique avec 38,9 % de part de marché mondial. Toutefois, la filiale d'EMI nommée Parlophone est cédée pour 487 millions de livres sterling (570 millions d'euros) à Warner Music Group à la suite des demandes de diverses autorités de la concurrence[17].

En juin 2012, Jean-Bernard Lévy est remplacé par Jean-François Dubos, à la suite de divergences stratégiques avec Jean-René Fourtou[réf. nécessaire].

En septembre 2012, le groupe Canal + prend le contrôle des chaînes de télévision Direct 8 et Direct Star auprès du groupe Bolloré, qui en échange, accède à une participation de 4,41 % du capital de Vivendi. Vincent Bolloré en est donc le premier actionnaire en 2013 avec 5 %[18].

En 2012, le groupe lance le site Cultures With Vivendi avec le slogan, « La culture au cœur du développement durable »[19].

Au cours du mois d’avril 2013, la plateforme The Mediashaker est mise en ligne avec l’objectif de contribuer au débat sur la création à l’heure du numérique. Conçue par l’agence Tequilarapido, elle est « ouverte à tous les acteurs et à toutes les sensibilités » et doit alimenter « le dialogue entre les experts, les universitaires et le public »[20].

En juillet 2013, Vivendi qui possédait 61 % d'Activision Blizzard, a cédé 49 % de ses actions à des actionnaires minoritaires du groupe. Dans le détail, Activision a payé 428 millions d'actions pour la somme de 5,83 milliards de dollars, le reste des parts revenant à un groupe d'investisseurs mené par Bobby Kotick lui-même (le PDG actuel d'Activision Blizzard), qui débourse 2,34 milliards de dollars pour acheter 172 millions d'actions. Une opération d'un montant total de 8,2 milliards de dollars, soit environ 6 milliards d'euros. Cette vente fait d'Activision Blizzard une compagnie indépendante intégralement contrôlée par Bobby Kotick. En octobre 2013, Vivendi ne possède plus que 12 % d'Activision Blizzard[21]. La vente d'Activision permet au groupe de multiplier par 11 son bénéfice net en 2013,à 1,967 milliard d’euros.

En novembre 2013, Vivendi annonce la vente de sa participation de 53 % de Maroc Telecom, groupe ayant des opérations au Burkina Faso, au Gabon, au Mali et en Mauritanie à Etisalat pour 4,2 milliards d'euros[22], vente conclue en mai 2014[23].

Vivendi poursuit sa stratégie de recentrage sur les activités médias autour du groupe Canal+ et de divertissement avec Universal Music Group, le 5 avril 2014, l’opérateur SFR est vendu à Numéricable, pour « une valeur totale supérieure à 17 milliards d’euros », sur lesquels le nouveau directeur financier devrait disposer de 6 milliards d’euros pour faire des acquisitions. Selon Jérôme Bonin, analyste chez Natixis, Messieurs Bolloré et de Puyfontaine voudraient ainsi « installer Vivendi parmi les géants mondiaux Disney, ABC, Fox et les autres »[24].

L'arrivée de Vincent Bolloré[modifier | modifier le code]

En juin 2014, l'assemblée générale du groupe valide l'arrivée de Vincent Bolloré à la tête du conseil de surveillance[25]. Arnaud de Puyfontaine a été nommé directeur général du groupe[26].

En septembre 2014, Vivendi annonce la vente de GVT à Telefonica pour 7,2 milliards d'euros, soit 4,66 milliards en liquide, 7,4 % de Telefonica Brasil/GVT et une participation de 5,7 % de Telecom Italia. L'accord est finalisé à la mi-2015[27],[28].

Lors de l’assemblée générale des actionnaires, du 24 juin 2014, les décisions de la nouvelle direction sont adoptées à près de 90 %, validant ainsi la stratégie du groupe[29].

En février 2015, Altice annonce son intention d'acquérir les 20 % qu'il ne détient pas et qui appartiennent à Vivendi, dans l'ensemble Numericable-SFR, pour un montant de 3,9 milliards d'euros[30]. En mars 2015, Scripps Networks Interactive acquiert 52,7 % de l'entreprise polonaise TVN pour 613 millions d'euros à ITI Group et à Vivendi[31].

Au cours du mois d'avril 2015, le groupe annonce son intérêt dans l'acquisition de la plateforme de vidéos en ligne Dailymotion, convoité également par Yahoo et le groupe hongkongais PCCW, et entre en négociations exclusives avec Orange dans l'objectif de racheter 80 % du site pour une valeur estimée à 217 millions d'euros[32]. Dans la foulée, le directoire du groupe annonce être parvenu à un accord avec les représentants de P. Schoenfeld Asset Management (PSAM). Selon un communiqué de presse publié sur le site, PSAM « approuvera les résolutions proposées par le Directoire et votera contre la résolution visant à écarter la règle de doublement des droits de vote »[33].

En septembre 2015, Vivendi acquiert les Studios de Boulogne, où sont enregistrés notamment Le Grand Journal et le Canal Football Club, pour un montant inconnu[34]. En octobre 2015, Vivendi annonce avoir acquis une participation de 19,9 % dans Telecom Italia[35]. Ce même mois, l'entreprise acquiert également une participation dans les sociétés de jeux vidéo Ubisoft (que son PDG qualifie d'agression[36]) et Gameloft à respectivement 10,39 % et 10,2 %[37] et en décembre il annonce avoir acquis 64,4 % du capital de Radionomy Group[38],[39]. Il augmente ensuite ses participations dans Gameloft à 28,2 %[40], et à 21,1 % dans Telecom Italia[41].

En janvier 2016, la participation résiduelle dans Activision Blizzard est cédée pour un montant d'environ un milliard d'euros[42]. En février 2016 Vivendi lance une OPA hostile sur Gameloft[43].

Le 8 avril 2016, un échange de participation avec Mediaset est annoncé, chaque entreprise prenant 3,5 % de l'autre, l'entreprise française reprenant également intégralement le bouquet de télévision payante Mediaset Premium (jusque là détenu par Mediaset à 89 % et Telefonica à 11 %) ; le but de l'opération est notamment de contrer Netflix, en mettant en commun leurs activités de vidéo à la demande[44]. Le même mois, Vivendi annonce une prise de participation de 15 % dans la Fnac au travers d'une augmentation du capital de cette dernière pour 159 millions d'euros[45].

Le 30 mai 2016, la réussite de sa prise de contrôle de Gameloft est annoncée, Vivendi possédant 61,71% du capital de l'entreprise[46],[47].

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Activités du groupe Vivendi[modifier | modifier le code]

Vivendi est aujourd’hui un groupe recentré sur la production de médias et de contenus, notamment numérique (télévision, musique, jeux vidéo)[48].

Médias[modifier | modifier le code]

Groupe Canal+[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Groupe Canal+.

Groupe Canal+ est le pôle Télévision et Cinéma du groupe. Il est le premier groupe de télévision payante en France. Il est leader dans l'édition de chaînes de télévision premium et thématiques et dans l'agrégation et la distribution d'offres de télévision payante. Pionnier des nouveaux usages télévisuels, il est également un acteur de référence dans la production et la distribution de films et de séries. Ainsi, la série Les Revenants s'exporte dans de nombreux pays dont les États-Unis, où elle remporte l'International Emmy Awards 2013 de la meilleure série dramatique.

Depuis le 5 novembre 2013, Vivendi a acquis auprès de Lagardère SCA sa participation de 20 % au capital de Canal+ France, devenu le Groupe Canal+ S.A[49].

Ce groupe a pour filiales à 100 % [50] :

Universal Music Group[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Universal Music Group.

Universal Music Group est une des trois majors du disque, le numéro un mondial de la musique enregistrée avec 38,9 % de parts de marché[51], avec plus d'un disque sur trois vendu dans le monde et le plus important catalogue de droits sur des œuvres musicales. Ses labels les plus connus sont :

Vivendi Village[modifier | modifier le code]

Vivendi Village est une entité opérationnelle du « nouveau Vivendi » qui emploie 750 personnes à travers le monde. Elle regroupe 4 activités de services visant à « assurer la production, l’intermédiation et la distribution de contenus » [52].

Selon le groupe, Vivendi Village vise à la fois à « bâtir la nouvelle identité de l’entreprise et à favoriser l’échange de compétences dans le but de tester des nouveaux business models » . Sur l’année 2014, ce rassemblement d’entreprises innovantes a réalisé un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros.

La principale structure de cette branche est Vivendi ticketing qui traite plus de 40 millions de billets par an et contrôle un des leaders du marché de la billetterie. Cette branche se structure autour de 4 marques[53] :

  • See tickets (États-Unis, Royaume-Uni)
  • Digitick group (France)
  • InfoConcert.Com
  • Zepass

Vivendi Village possède aussi une antenne de conseil et de mise en relation digitale entre particuliers et professionnels : My best pro[54]. Elle intervient dans cinq grands domaines « qui doivent permettre de monétiser l’audience par le service et non par la publicité » :

  • Le coaching avec Wengo
  • Le juridique avec juritravail.com
  • Les travaux à domicile avec DevisPresto.com
  • L’enseignement à domicile avec Bordas.com
  • La santé avec RDVmédicaux.com

Vivendi Village inclut également, Watchever, une filiale spécialisée dans la vidéo en ligne. En 2013, elle lance un service de vidéo à la demande par abonnement en Allemagne[55].

En juin 2015, Vivendi Village lance le site My Best Pro qui met en relation les particuliers et les professionnels. Le site revendique d'ores et déjà un réseau de 30 000 professionnels [56].

Enfin, Vivendi Village est propriétaire de l’Olympia à Paris[57]. Le bâtiment, classé au patrimoine, culturel accueille plus de 700 000 visiteurs par an.

Fnac[modifier | modifier le code]

Le 11 avril 2016, le groupe Vivendi annonce son entrée dans le capital de la Fnac à hauteur de 15 % du capital[58].

Télécommunications[modifier | modifier le code]

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L'arrivée de Vivendi dans la téléphonie date de 1987 et coïncide avec la création de SFR. Le groupe s'est ensuite diversifié dans la téléphonie fixe (Le 7 de Cegetel), la radiomessagerie (TamTam), et l'accès Internet (AOL France) et a regroupé l'ensemble de ses activités au sein de Cegetel. C'est en 2005 que l'ensemble des activités françaises a été regroupée sous la bannière SFR, qui auparavant ne concernait que la téléphonie mobile. L'activité téléphonie à l'international a démarré en 2001, avec une prise de participation de 35 % dans le capital de Maroc Telecom.

SFR[modifier | modifier le code]

SFR est le second opérateur de télécommunications en France. Deuxième opérateur de télécoms mobile et fixe en France, il était détenu à 100 % par Vivendi jusqu'en 2014 ; SFR était fortement contributeur au résultat et à la trésorerie de Vivendi (38 % du CA et 30 % du résultat net)[59].

SFR fut créée en 1987 par un ensemble d'entreprises, dont la CGE (41 %) et le Crédit lyonnais (19 %). Elle se retrouve ensuite aux côtés des activités de téléphonie fixe et internet de Vivendi au sein de la Compagnie Générale de Télécommunication (Cegetel), créée en 1996 avec comme actionnaires la CGE (44 %), Mannesmann (15 %), SBC[60] (15 %), British Telecom (26 %). Vodafone était à ce moment présent directement au capital de SFR avec 20 %, Cegetel contrôlant 80 % du capital de sa filiale.

En 2003, après s'être séparé d'AOL, Cegetel devient SFR-Cegetel et lance son propre accès internet sous le nom Cegetel. La même année, Vivendi rachète la part de British Telecom et monte à 55,8 % du capital de SFR ; Vodafone s'accapare les 43,9 % restants après l'intégration de Mannesmann et le rachat de la part de SBC.

En 2005, l'activité de téléphone fixe et internet Cegetel est rachetée par Neuf Télécom[61]. Le nouvel ensemble, rebaptisé Neuf Cegetel, est détenu par SFR et Louis Dreyfus (propriétaire de Cegetel avant le rachat). Par la suite, Neuf Cegetel lance sa propre offre de téléphonie mobile et prend le contrôle de AOL France en 2006[12], de Club Internet et des activités internet de de Tele 2 France en 2007[13].

À la suite du rachat des parts du groupe Dreyfus et du reste des actions en bourse, SFR prend le contrôle total de Neuf Cegetel en juillet 2008. Puis Vivendi, après avoir témoigné à plusieurs reprises de sa volonté de racheter la participation de Vodafone dans SFR, conclut ce rachat en mars 2011 et devient propriétaire à 100 % de SFR[62].

Le 30 avril 2013, à l’occasion de l’Assemblée générale du groupe, le président du conseil de surveillance de Vivendi, Jean-René Fourtou, déclare que « nous pourrions procéder à une mise en bourse ultérieure de SFR. La décision cependant n’est pas prise et ne saurait être réalisée à court terme »[63].

Le 11 septembre 2013, à la suite d'un accord entre Jean-René Fourtou et Vincent Bolloré qui conduit ce dernier au poste de vice-président du conseil de surveillance, il est prévu que la société SFR prenne son indépendance à l'occasion d'une introduction en Bourse[64]. En fait, le , le groupe Vivendi entre en négociation exclusives avec Altice (Numericable) pour la vente de SFR[65]. Le 5 avril 2014, le groupe Vivendi annonce avoir choisi Altice pour la vente de SFR. La finalisation de la vente est actée en novembre 2014.

GVT[modifier | modifier le code]

Racheté en 2009, Global Village Telecom (GVT) est le premier opérateur alternatif de télécommunications au Brésil. Au début de l’année 2013, le groupe tente de vendre la société dans le cadre de sa revue stratégique, mais en mai 2013, le directeur financier de Vivendi, Philippe Capron, annonce que le groupe préfère la conserver, afin de la développer et d’accroître sa valeur[66]. Cependant, en août 2014, des négociations exclusives sont engagées avec Telefónica en vue de lui céder cette filiale, en échange des 8,3 % dans Telecom Italia détenues par l'entreprise espagnole[67] ; la vente est finalisée en mai 2015[28]. La participation de Vivendi dans Telecom Italia monte à 14,9 % en juin 2015[68] puis à 19,9 % fin septembre 2015[35].

Direction de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Présidents et administrateurs du groupe[modifier | modifier le code]

Conseil de surveillance[modifier | modifier le code]

Le conseil de surveillance est composé de quatorze membres et d’un censeur[69]. Le montant annuel des jetons de présence alloués au conseil de surveillance est fixé à 1,5 million d'euros à compter de l'exercice 2008[70].

  • Vincent Bolloré (président du Conseil de surveillance, président-directeur général du groupe Bolloré)
  • Philippe Bénacin
  • Tarak Ben Ammar
  • Nathalie Bricault
  • Pascal Cagni
  • Cathia Lawson-Hall
  • Paulo Cardoso
  • Yseulys Costes
  • Dominique Delport
  • Philippe Donnet
  • Aliza Jabès
  • Alexandre de Juniac
  • Virginie Morgon
  • Katie Jacobs Stanton
  • Jean-René Fourtou (président d'honneur)
  • Claude Bébéar (censeur)

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières à base comparable, en millions d’euros
Années 2014 2013 2012 2011 2010 2009 2008 2007 2006 2005 2004
Chiffre d’affaires 22 135 22 577 28 813 28 878 27 132 25 392 21 657 20 044 19 484 17 883
· SFR - 10 199 11 288 12 183 12 577 12 425 11 553 9 018 8 678 8 687
· Universal Music 4 557 4 886 4 544 4 197 4 449 4 363 4 650 4 870 4 955 4 893
· Groupe Canal+ 5 456 5 311 5 013 4 857 4 712 4 553 4 554 4 363 3 630 3 452
· Maroc Telecom - - 2 689 2 739 2 835 2 694 2 601 2 456 2 053 1 860
· Vivendi Games/Activision Blizzard - - 3 768 3 432 3 330 3 038 2 091 1 018 804 641
EBITDA 2 433 3 163 5 860 5 726 5 390 4 953 4 721 4 370 3 985 3 504
Résultat net part du groupe 999 1 967 179 2 681 2 198 830 2 603 2 625 4 033 3 154 3 767

Présentation, Chiffres clés 2005 [PDF]
Présentation, Chiffres clés 2007 [PDF]

Rapport financier 2013 du groupe. [PDF]

Vivendi bénéficie du régime fiscal du bénéfice mondial consolidé, accordé en par Bercy[71], renouvelé pour une durée de trois ans le [72].

Actionnariat[modifier | modifier le code]

Principaux actionnaires mi 2015[73] 
  1. Bolloré : 14,40 %
  2. Caisse des dépôts et consignations/Fonds stratégique d'investissement : 3,41 %
  3. Employés Vivendi : 3,07 %
  4. The Baupost Group (en) : 2,94 %
  5. Norges Bank Investment : 1,96% %
  6. Amundi : 1,77 %
  7. The Vanguard Group, Inc : 1,63 %
  8. Qatar Holding LLC : 1,54 %
  9. Newton Investment Management Ltd. : 1,43 %
  10. Lyxor International Asset Management SAS : 1,08 %
Principaux actionnaires mars 2016[74] 
  1. Bolloré : 14,52 %
  2. BlackRock : 4,82 %
  3. Caisse des dépôts et consignations/Fonds stratégique d'investissement : 3,45 %
  4. Amundi : 3,44 %
  5. Employés Vivendi : 3,11 %
  6. The Baupost Group (en) : 2,98 %
  7. State Street Corporation : 2,24 %
  8. Southeastern Asset Management (en) : 2,02 %
  9. Norges Bank Investment 1,98 %
  10. Newton Investment Management Ltd. 1,55 %
  11. Crédit Suisse Securities : 1,48 %
  12. DNCA Finances : 1,08%
  13. First Eagle Investment Management (en) : 1,08 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette nouvelle dénomination plus internationale permet de se défaire de l'ancien nom, très lié aux activités dans l'eau.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Challenges..
  2. [1].
  3. [2].
  4. Résultat opérationnel ajusté de 5 283 M€ au .
  5. Article paru dans L'Humanité du 26 février 1998.
  6. Roger Lenglet dans le livre L’industrie du mensonge chez Agone en 2004, également cité sur apinc.org.
  7. Histoire Vivendi environnement.
  8. Vivendi se désengage de Veolia.
  9. Source Boursorama et rapport d'assemblée générale de Vivendi.
  10. Pacte mondial des Nations unies, 12 juin 2014.
  11. [3]
  12. a et b Neuf Cegetel s'offre AOL France, article du 22 septembre 2006 sur Le Journal du Net.
  13. a et b Neuf Telecom seul en lice pour le rachat de Club Internet, article du 17 avril 2007 sur le Journal du Net.
  14. (en)Universal to buy BMG publishing, BBC, 6 septembre 2006.
  15. Vivendi et Activision vont créer Activision Blizzard, un leader mondial du divertissement interactif.
  16. AFP, « Universal rachète EMI Music - Le groupe met la main sur l'activité de musique enregistrée de sa concurrente », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  17. « Universal Music détient enfin EMI et cède Parlophone à Warner Music », sur pcinpact.com,‎ .
  18. Bolloré 1er actionnaire en 2013.
  19. Stratégies.
  20. Électron libre.
  21. Vivendi cède presque toutes ces parts dans Activision Blizzard, LeMonde.fr, 12 octobre 2013.
  22. Vivendi to sell Maroc Tel stake to Etisalat for $5.7 billion, Matt Smith, Reuters, 5 novembre 2013.
  23. Vivendi boucle enfin la vente de Maroc Telecom, LeMonde.fr, 8 mai 2014.
  24. Challenges.
  25. Boursier.
  26. Article de Miroir Social du 28/11/2013.
  27. Vivendi, Telefonica seal $9.3 billion Brazilian broadband deal, Dominique Vidalon et Tracy Rucinski, Reuters, 19 septembre 2014.
  28. a et b (en)Vivendi completes sale of GVT to Telefonica; assumes 8.3% stake in TI telegeography.com, le 29 mai 2015
  29. [4].
  30. Numéricable-SFR : Vivendi accepte de céder ses 20% à Drahi, La Tribune, 27 février 2015.
  31. (en) « U.S. Scripps buys control in Polish TVN for $613 million euros »,‎ .
  32. Article de la Tribune du 17/04/2015.
  33. CercleFinance.
  34. Vivendi acquiert les Studios de Boulogne, Le Monde, 11 septembre 2015.
  35. a et b Vivendi augmente sa participation dans Telecom Italia, Le Monde, 6 octobre 2015.
  36. Sandrine Cassini, « Y. Guillemot (Ubisoft) : « Vincent Bolloré se comporte avec nous comme un activiste » », Les Echos,‎ (lire en ligne)
  37. Vivendi se renforce dans les jeux vidéo avec Ubisoft et Gameloft, Le Monde, 22 octobre 2015.
  38. Vivendi : Acquisition de 64,4 % du capital de Radionomy
  39. VIVENDI : se déploie dans la distribution de contenus en prenant le contrôle de Radionomy
  40. [5]
  41. [6]
  42. Vivendi solde son aventure avec Activision Blizzard, Le Monde, 15 janvier 2016.
  43. « Vivendi lance une OPA sur Gameloft », sur Jeuxvideo.com (consulté le 16 juin 2016)
  44. Vivendi et Mediaset unis pour contrer Netflix, lemonde.fr, 8 avril 2016.
  45. Vivendi va entrer au capital de la Fnac à hauteur de 15 %, Le Monde, 11 avril 2016
  46. http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/021973581945-vivendi-sort-vainqueur-de-son-opa-hostile-sur-gameloft-2002244.php
  47. http://www.nextinpact.com/news/100076-gameloft-vivendi-en-mesure-dobtenir-617-capital-selon-amf.htm
  48. Référencement Google.
  49. [PDF] Rapport financier 2013.
  50. Actionnariat du groupe Canal +.
  51. André Nicolas, « Les marchés de la musique enregistrée », sur cite-musique.fr, Cité de la musique,‎ (consulté le 12 avril 2013), p. 13.
  52. BFM.
  53. Vivendi Village.
  54. ZoneBourse.
  55. Les Echos.
  56. Vivendi crée une offre de mise en relations avec les pros pour le grand public].
  57. Le Figaro.
  58. « Vivendi prend une participation de 15 % dans la Fnac », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  59. Rapport annuel 2012 de Vivendi.
  60. A Wireless Stake in France For SBC Communications, The New York Times, 12 octobre 1994, consulté le 24 juillet 2013.
  61. Neuf Cegetel, nouveau poids lourds de l'ADSL, article du 12 mai 2005 sur Le Journal du Net.
  62. Le Figaro.fr.
  63. Vivendi.
  64. Vivendi va se scinder en deux pôles d'activité, Le Monde.fr, 11 septembre 2013.
  65. SFR : Vivendi a choisi Numericable.
  66. Reuters.
  67. Vivendi entre en négociations exclusives avec Telefonica pour céder sa filiale brésilienne GVT, Le Monde.fr, 28 août 2014. Consulté le 30 août 2014.
  68. Vivendi prend 14,9 % de Telecom Italia, Le Figaro, 24 juin 2015
  69. Liste du conseil.
  70. Avis de convocation des actionnaires 2008, 14e résolution, p. 14.
  71. Article de la Tribune du .
  72. Article de la Tribune du .
  73. Vivendi - Actionnaires zonebourse.com, consulté le 30 septembre 2015
  74. Actionnaires principaux abcbourse.com, consulté le 14 mars 2016


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie indicative[modifier | modifier le code]

  • Daniel Fortin, Comment Jean-Marie Messier est devenu le patron le plus puissant de France, Éditions Assouline, Paris, 1999 ISBN 2-84323-183-3
  • Liliane Franck, Eau à tous les étages l'aventure de l'eau à domicile à travers l'histoire de la Compagnie Générale des Eaux, 410 pages, 1999.
  • Roger Lenglet et Jean-Luc Touly, L'eau des multinationales - Les vérités inavouables, éditions Fayard, 2006.
  • Roger Lenglet et Jean-Luc Touly, L'eau de Vivendi, éditions Patrick Lefrançois, 2004

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Le whisky et l'eau - Les Bronfman et Vivendi Universal (version française de Whisky and Water), Handel Productions Inc et Arte France, 2006

Liens externes[modifier | modifier le code]