Renault Espace F1

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Renault Espace F1
Renault Espace F1
Un Espace F1 exposé sur le stand Renault lors du salon Rétromobile 2014.
Renault Espace F1 Logo.svg

Marque Renault-Matra
Années de production 1994
Production 2 exemplaire(s)
Classe Prototype
Usine(s) d’assemblage Drapeau de la France Romorantin-Lanthenay
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) V10 atmosphérique à 67°
Position du moteur Centrale arrière
Cylindrée 3 500 cm3
Puissance maximale 780 ch
Transmission Propulsion
Boîte de vitesses Transversale semi-automatique à 6 rapports
Poids et performances
Poids à vide 1 300 kg
Vitesse maximale 310 km/h
Consommation mixte 60 L/100 km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) 5 portes, 4 places
Châssis En carbone, structure nid d'abeille en aluminium
Freins 4 disques en carbone ventilés

L'Espace F1 est un prototype automobile conçu en partenariat entre Renault et Matra. Présenté lors du salon automobile de Paris en 1994 pour fêter les 10 ans de commercialisation de l'Espace, il reprend les formes générales de l'Espace II tout en lui associant un moteur de Formule 1.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Espace F1 a été créé pour célébrer les dix ans de la commercialisation de l'Espace, lequel était déjà fabriqué par Matra dans son usine de Romorantin. Il est présenté lors du Mondial de l'automobile de Paris en 1994[1].

Il effectue ses premiers tours de roues l'année suivante, avec le champion du monde de Formule 1 Alain Prost à son volant pour des présentations presse[2].

En 2002, c'est cette fois le pilote de rallye Jean Ragnotti qui réalise des tours de circuits à son bord, à l'occasion du retour de Renault en Formule 1. Le véhicule n'a alors pas roulé depuis les démos d'Alain Prost sept ans auparavant[3].

Description[modifier | modifier le code]

Espace F1 roulant, au musée Matra.
Le compartiment moteur.

L'Espace F1 utilise un moteur RS5, 10 cylindres en V de 3 500 cm3 et 40 soupapes de 780 ch, identique à celui équipant la Williams FW15C. Situé en position centrale arrière, il est associé à une boîte de vitesses Williams TG3, semi-automatique à six rapports avec commandes au volant[4].

Le châssis est en carbone avec une structure nid d'abeille en aluminium et carrosserie en fibre de carbone[4]. Le freinage est assuré par quatre disques en carbone ventilés[4] et le tout repose sur des pneumatiques Michelin.

Les quatre occupants sont assis dans des sièges baquet, sanglés par des harnais à trois points de fixation. La peinture est jaune, et une bande noire englobe les flancs du véhicule. Sur le toit, on retrouve un aileron noir.

Le modèle statique a deux gyrophares orange disposés sur l'aileron arrière.

Performances[modifier | modifier le code]

L'Espace F1 peut accélérer de 0 à 200 km/h en 6,9 s et sa vitesse maxi est de plus de 300 km/h sur circuit[4].

Son freinage lui permet de passer de 300 à 70 km/h en seulement 80 mètres[4].

Production[modifier | modifier le code]

Deux exemplaires de l'Espace F1 ont été produits :

  • Le premier est conservé à l'Espace Automobiles Matra à Romorantin[5]. C'est le modèle qui a servi aux exhibitions sur piste. Les prises d'air sont plus grandes et les clips de fixation du capot sont apparents ;
  • Le second figure dans la collection Renault à Flins[6] et a servi de modèle statique. Les entrées d'air du pare-chocs avant sont entourées d'aluminium. Les jantes ont un dessin différent du premier, semblable à des roues lenticulaires. Il a des gyrophares sur les côtés de l'aileron arrière.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « Les concepts-car français présentés au Mondial de Paris depuis 1990 : Renault Espace F1 » (consulté le ).
  2. [vidéo] D4RK.50LD13R, Disponible sur YouTube, (consulté le ).
  3. [vidéo] Nouxe Productions, ESPACE RENAULT F1: Fire UP exclusive video sur YouTube, (consulté le ).
  4. a b c d et e « Photo des caractéristiques de l'Espace F1 », sur Flickr.
  5. « Le Musée », sur museematra.com (consulté le ).
  6. « L'Espace F1 à Flins », sur lefigaro.fr.