Geely

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Zhejiang Geely Holding Group Co. Ltd
Image illustrative de l'article Geely
illustration de Geely

Création 1986
Dates clés 2010 : Geely rachète la branche automobile de Volvo à Ford
Fondateurs Drapeau : République populaire de Chine Li Shufu
Personnages clés Drapeau : République populaire de Chine Li Shufu (PDG)
Forme juridique Société privée
Action Bourse de Hong Kong (0175)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Drapeau de la République populaire de Chine Hangzhou, Zhejiang Voir et modifier les données sur Wikidata (Chine)
Direction Drapeau : République populaire de Chine Li Shufu (PDG)
Activité Automobile
Filiales London Taxi International, Emgrand, Shanghai Englon, Gleagle, SMA, Volvo Cars, Proton (entreprise) et Lotus Cars
Effectif 9 945 (2008)
Site web www.geely.com

Geely (吉利) - ou Zhejiang Geely Holding Group - est une entreprise chinoise fondée en 1986 par Li Shufu. En 2009, c'est le principal constructeur automobile chinois à capitaux privés[2]. Considéré en tant que groupe, c'est le septième constructeur automobile chinois en 2014, avec une production de près de 950.000 véhicules, dont 480.000 sous la marque Geely, et 466.000 sous celle de sa filiale Volvo[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fils de riziculteurs, né à Taizhou, dans le Zhejiang, Li Shu Fu s'est investi très tôt dans les affaires. Au printemps 1980, Li Shu Fu a 17 ans et veut croire dans la libéralisation des affaires en Chine. C'est alors la démaoïsation de Deng Xiaoping. Li Shu Fu commence dans la photo, à partir d'un simple appareil acheté 100 yuans (9 ). Puis il se lance dans le recyclage des produits électroménagers et crée même en 1986 une usine de composants de réfrigérateurs et de congélateurs[4].

En 1989, ce sont les évènements de Tian'anmen, Li Shu Fu doute de la volonté du Parti de poursuivre les réformes économiques. D'autre part, Pékin décide d'un grand nettoyage de l'industrie de l'électroménager et ordonne la disparition de nombreux acteurs privés du secteur. Li Shu Fu abandonne, il se recycle dans les matériaux de construction, et enfin décide de se lancer dans l'automobile[4].

Le 8 août 1998 (le 8 étant un chiffre porte-bonheur en Chine), Li Shu Fu présenta sa première voiture, la Merrie. Il s'agit d'une Xiali TJ7300 (elle-même dérivée de la Daihatsu Charade) redessinée et équipée d'une calandre imitant les voitures Mercedes-Benz Classe C. La première production de Geely sera de 200 véhicules, appelés légalement minivans, cette année-là[4].

En 2001, Li Shu Fu obtient la licence de constructeur d'automobiles[4].

En 2009, Geely est le premier constructeur privé de Chine, avec une production de 330 000 véhicules dont 20 000 vendus en Russie, Ukraine ou Indonésie. Le gros des ventes est aujourd'hui assuré par le modèle CK, un modèle bas de gamme. Ses principaux concurrents sont ses compatriotes FAW, SAIC ou Dongfeng, qui fabriquent en joint-venture des voitures de marques étrangères (Volkswagen, General Motors...)[4].

En 2009, la vente de Volvo Cars, filiale suédoise du groupe Ford, prévue pour 2010, à Geely Automobile, a été annoncée en décembre 2009[5].

En 2010, cette vente a été signée au siège suédois de Volvo à Göteborg par Lewis Booth, le directeur financier de Ford, et Li Shufu, le président de Geely, le dimanche 28 mars 2010. Le montant de la transaction est de 1,8 milliard de dollars[6]. Geely devient propriétaire de Volvocars le 2 août 2010.

En février 2013, Geely rachète les taxis londoniens[7].

En mai 2017, Geely acquiert une participation de 49,9 % dans Proton, constructeur automobile malaisien et une participation de 51 % dans Lotus, constructeur automobile anglais[8].

En juillet 2017, Geely annonce le rachat de la star-up Terrafugia, spécialiste de la voiture volante.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Geely Beauty Leopard au salon de Francfort 2005.
  • 1998 : première voiture, la Haoqing[9]. Production : 200 unités.
  • 2001 : Obtention de la licence chinoise de constructeur démarrage de la production en petite série dans l'usine de Hangzhou.
  • 2002 : Geely achète JMStar et le rebaptise Shanghai Maple (SMA).
  • 2003 : production : 38 888 unités. Geely lance la Beauty Leopard, premier coupé chinois. Il a été conçu par Daewoo et son principal équipement est un karaoké embarqué.
  • 2004 : production : 97 600 unités. Geely est le huitième constructeur en Chine.
  • 2005 : Geely lance la berline CK-1, également étudiée par Daewoo. Elle lance également son premier break, qui porte la désignation administrative HQ7130. Geely expose au salon de Francfort[10] et il est ainsi, avec Landwind, le premier constructeur chinois présent.
  • 2006 : Li Shu Fu et le président de la Fédération chinoise du sport automobile présentent l'Asian Formula Geely (AGF.) C'est une coupe monoplace monotype censée permettre aux meilleurs pilotes chinois d'accéder à la formule 1. Lors de la présentation, la monoplace était une formule Campus repeinte. Les voitures utilisées en course sont des Van Diemen équipées de moteurs Geely[11].
  • 2007 : production : 219 512 unités[12]. Geely tombe au neuvième rang parmi les constructeurs chinois et Chery le dépasse comme premier constructeur à part entière.
  • 2008 : production : 230 420 unités[13]. Geely lance sa citadine Panda et son taxi TX4, construit en collaboration avec London Taxi International dans l'usine SMA.
  • 2009 : production : 330 000 unités[4]. Geely présente la très controversée GE au salon de Shanghai[14]. Cette voiture basée sur le taxi TX4 possède une ligne clairement copiée sur celle de la Rolls-Royce Phantom de 2003[15].

Par ailleurs, Geely a décidé de scinder sa gamme en 3 : Gleagle (contraction de « Global Eagle », « Aigle mondial », pour les modèles bon marché), Emgrand (contraction de « Emperor is grand », « l'Empereur est grand », milieu de gamme) et Shanghai Englon (contraction de « England London », « Angleterre Londres », premium)

  • 2010 : Geely rachète le 28 mars le suédois Volvo Cars pour 1,8 milliard de dollars à l'américain Ford Motor Company[4].
  • 2010 : le groupe Geely annonce que la marque Geely va disparaitre pour se concentrer sur les autres marques du groupe, dont Volvo Cars
  • 2013 : Geely rachète London Taxi International.
  • 2014 : La marque enterre ses différentes marques (Gleagle, Englon et Emgrand) pour à nouveau regrouper tous ses modèles sous le même label Geely. Mais certains modèles conservent les logos des marques disparues jusqu'à la fin de leur production.
  • 2017: Geely acquiert une participation de 49,9 % dans Proton, constructeur automobile malaisien et une participation de 51 % dans Lotus, détenue par Proton.
  • 2017: Geely rachète Terrafugia.

Lieux de production[modifier | modifier le code]

Export[modifier | modifier le code]

2013 : Arrivée officielle au Brésil

Modèles[modifier | modifier le code]

Geely a créé quatre nouvelles marques afin de les positionner sur un segment du marché :

Gleagle

  • Gleagle GC2
  • Gleagle Freecruiser
  • Gleagle GX2
  • Gleagle GC3
  • Gleagle GC6
  • Gleagle GC7
  • Gleagle GV5
  • Gleagle Vision

Emgrand

  • Emgrand EC8
  • Emgrand EC7
  • Emgrand EX7
  • Emgrand EX8

Englon

  • Englon King Kong
  • Englon SC5-RV
  • Englon Jingying
  • Englon TX4
  • Englon SC7

Maple(Automobiles) sous le nom de Shanghai Maple Automobile

  • Maple Marindo
  • Maple Hisoon
  • Maple Hysoul

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Chine Voiture de l'année 2016 pour le modèle Borui

Autres activités[modifier | modifier le code]

Le constructeur a annoncé en 2015 qu'il va investir 45,5 millions de dollars sur trois ans dans l'entreprise islandaise Carbon Recycling International afin de « collaborer en vue du déploiement en Chine des technologies de production de carburants au méthanol renouvelable, et de véhicules roulant à 100 % au méthanol en Chine, en Islande et dans d'autres pays »[16]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.hkex.com.hk/eng/invest/company/profile_page_e.asp?WidCoID=0175&WidCoAbbName=&Month=&langcode=e
  2. (en) Personnel de rédaction, « Small isn't beautiful », The Economist,‎ (lire en ligne)
  3. China Corp. 2015 - Auto Industry DCA Chine-Analyse, mai 2015
  4. a, b, c, d, e, f et g Yann Rousseau, « Geely, une fable chinoise », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  5. « Avec Volvo, le chinois Geely veut dominer le 1er marché automobile mondial », dhnet.be, 23 décembre 2009, reprise d'une dépêche AFP.
  6. « Ford vend Volvo à Geely », In Business, 28 mars 2010.
  7. Le chinois Geely rachète le fabricant de taxis londoniens, agefi.fr
  8. Automobile: Geely acquiert des parts de Proton et Lotus, Le Figaro, 24 mai 2017
  9. a et b « Les voitures de Wenzhou: 11. Geely Haoqing », sur joestf1.blogspot.fr (consulté le 26 mai 2017)
  10. Salon de Francfort 2005
  11. Geely GF, leblogauto, 21 avril 2008
  12. Le top 10 des constructeurs Chinois, leblogauto, 12 janvier 2008
  13. Le top 10 des constructeurs Chinois, leblogauto, 9 janvier 2009
  14. Shanghai 2009 : Geely GE, leblogauto, 31 mars 2009
  15. (en) « Rolls-Royce considers legal action against £30,000 Chinese copycat », The Telegraph, 23 avril 2009, sur telegraph.co.uk.
  16. « Geely prépare l'après-pétrole chinois en Islande », sur lepoint.fr, (consulté le 4 juillet 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]