Cagoule (OSARN)

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Eugène Deloncle, dirigeant de l'OSARN, photographié après son arrestation à Paris en novembre 1937.

La Cagoule est une organisation politique et militaire clandestine de nature terroriste[1], active dans les années 1930 en France.

Originellement nommé Organisation secrète d'action révolutionnaire nationale (OSARN) par ses fondateurs, puis abrégé OSAR, le groupe est devenu dans la presse Comité secret d'action révolutionnaire (CSAR) suite à une faute dans un rapport d'informateur. Il est plus connu sous le surnom « la Cagoule », sobriquet choisi par Maurice Pujo pour exprimer son dédain envers cette organisation créée par des dissidents de l'Action française.

D'extrême droite, anticommuniste, antisémite, antirépublicaine et proche du fascisme, la Cagoule commet plusieurs crimes de droit commun (assassinats, attentat à la bombe, sabotages et trafics d'armes)[2]. Parallèlement, elle tente une « intox » auprès de l'armée en ébruitant de fausses rumeurs relatives à une insurrection communiste. L'organisation est démantelée par la police en 1937-1938.

Après la défaite et l'armistice de 1940, certains anciens « cagoulards » optent pour la Résistance intérieure ou la France libre, tels le colonel Groussard ou Maurice Duclos. D'autres se rallient au gouvernement de Vichy ou deviennent des « ultras » parisiens de la collaboration, notamment l'ex-dirigeant cagoulard Eugène Deloncle qui fonde le Mouvement social révolutionnaire.

Les rapports entretenus à divers degrés avec d'anciens cagoulards par certains hommes d'affaires et hommes politiques français, tels le fondateur du groupe L'Oréal, Eugène Schueller, et le président de la République François Mitterrand, ont maintenu l'attention publique sur l'organisation après la Seconde Guerre mondiale.

Création[modifier | modifier le code]

Jean Filiol,
photographie parue dans Le Populaire, organe du Parti socialiste (SFIO), no 5448, .

Le 6 février 1934, une manifestation antiparlementaire organisée à Paris devant la Chambre des députés par des groupes de droite, des associations d'anciens combattants et des ligues d’extrême droite tourne à l'émeute.

La crise se poursuit par de nouvelles manifestations violentes organisées par les ligues. À terme, soixante-dix des principaux membres de la 17e section des Camelots du roi protestent contre l'apathie de Charles Maurras et quittent le mouvement. Parmi eux Eugène Deloncle fonde le Parti national révolutionnaire (PNR) en .

Le , lors des funérailles de l'intellectuel d'extrême-droite Jacques Bainville, la voiture de Léon Blum est interceptée fortuitement et Léon Blum agressé. Le , le Front Populaire de Léon Blum dissout les Ligues. Le même jour le PNR se dissout et laisse la place à l'OSARN (Organisation secrète d'action révolutionnaire nationale) ou Comité secret d'action révolutionnaire (CSAR). Sa tête pensante est Eugène Deloncle, son bras-droit Jean Filiol.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le docteur Henri Martin, photographie publiée dans le magazine Détective, no 483, .

Après avoir été soigneusement sélectionnés, les membres du groupe se soumettent à un rite d'initiation sur le modèle de la franc-maçonnerie, et adoptent un pseudonyme. La plupart appartiennent à la bourgeoisie ou aux milieux aisés (ingénieurs, cadres, etc)[3].

« La direction est organisée sur le modèle de l'armée, dans un état-major comprenant 4 bureaux : discipline, recrutement, organisation (responsable Deloncle), renseignements (Docteur Martin), instruction-opérations (colonel Cachier), transports-munitions (colonel Benoit puis Moreau de la Meuse). À la tête se trouve le chef, Deloncle assisté d'une sorte de conseil privé informel dont font partie Filiol, Corrèze, Jeantet et Henry Deloncle : tous proviennent de l'Action française.
Le dispositif de terrain n'est pas sans rappeler celui des dispos : petites unités de base, dizaine puis trentaine. Chaque brigade comprend deux régiments, chaque régiment deux ou trois bataillons, chaque bataillon est formé de 3 unités et chaque unité comporte 3 cellules. Tous les hommes sont armés de pistolets ou de fusils de chasse pour les échelons les plus bas. Chaque unité est pourvue d'un fusil-mitrailleur. Le fichier des adhérents est codé à l'instar de celui des Croix-de-Feu, la technique de codage étant beaucoup plus sophistiquée. Organisation militaire perfectionnée, certes, elle tient autant de l'organisation autoritaire et hiérarchisée de l'armée que de l'entreprise. C'est qu'il arrive à Deloncle, son concepteur, de traiter ses hommes comme de simples salariés[4]. »

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De gauche à droite et de haut en bas : les cagoulards Paul Renne, Robert Léger, Henri Place et Michel Harispe.

Si l'Action française sait que l'OSAR existe, c'est qu'une partie non négligeable des dirigeants sont d'anciens camelots ou simplement, d'anciens militants. C'est aussi le cas de Maurice Cochinaire, de Nancy, chef de la Cagoule d'Alsace-Lorraine ; il a été trésorier de l'Action française à Nancy en 1924[réf. nécessaire] et responsable des Camelots du Roi pour l'Est jusqu'en 1936[5]. Mais pour les membres de la Cagoule, lassés de l'attentisme de Pujo et de Maurras, l'heure est venue d'agir. En , Deloncle démissionne et fonde, dans le secret le plus absolu, l'organisme conspirateur.

La Cagoule prétend œuvrer à l’échec d'un « complot communiste » (dont le Front Populaire serait une étape) et entend pour ce faire s'emparer du pouvoir à l'occasion d'un coup d’État. De nombreux contacts sont pris dans cette optique auprès d'officiers de l'armée[3].

En raison de sa composition sociologique le groupe bénéficie de rapports privilégiés avec les milieux industriels et économiques. Ainsi, pour satisfaire ses besoins financiers, il peut compter sur les apports de la Fédération nationale des contribuables dirigée par le PDG de Lesieur, Jacques Lemaigre Dubreuil[3]. Ami intime d’Eugène Deloncle et fondateur de la société l'Oréal, Eugène Schueller met ses moyens personnels à la disposition de la Cagoule qui organise des réunions dans son propre bureau du siège de la société. En outre, il aide financièrement l'organisation[6]. Michelin financera également le mouvement à hauteur de trois millions.

Des jeunes gens, amis et étudiants pour la plupart, résidant à l’internat des pères maristes, au 104, rue de Vaugirard à Paris, fréquentent alors les chefs de la Cagoule. Sans que tous adhèrent au mouvement ou fassent état publiquement d'une quelconque approbation, il y a parmi cette bande d'amis Pierre Bénouville, issu de l'Action française, François Mitterrand, Claude Roy et André Bettencourt[7]. Le nom de Georges Loustaunau-Lacau, officier de l'armée française et fondateur des réseaux Corvignolles, apparaît également.

Action subversive[modifier | modifier le code]

Policiers et témoins autour du cadavre de Dimitri Navachine,
photographie parue dans Le Petit Parisien, no 21882, .

Anticommuniste, antisémite et antirépublicain, ce mouvement de tendance fasciste mène, à partir de 1936, des actions de déstabilisation de la République.

Gabriel Jeantet affirme au journaliste Philippe Bourdrel que Deloncle et Duseigneur rencontrent le général Giraud à Nancy en 1936[8]. D'après les souvenirs laissés par le docteur Martin, Giraud, alors gouverneur militaire de Metz, aurait promis son aide à Deloncle en cas de soulèvement communiste. Le chef de l'OSARN lui aurait annoncé que les cagoulards se rangeraient sous ses ordres en échange. Très satisfait, Giraud se serait montré « évidemment d'accord pour travailler avec les gens de l'OSARN et souhaite la meilleure réussite à l'entreprise de Deloncle et Duseigneur… »[n 1]

Le maréchal Franchet d'Espèrey accueille favorablement Deloncle et Duseigneur[11],[12] et promet son soutien à la condition qu'ils assassinent quelqu'un pour montrer leur détermination[13] ; ce sera Dimitri Navachine, journaliste et économiste russe en affaire avec l'URSS, directeur de la Banque commerciale pour l'Europe du Nord de 1925 à 1930 et ami personnel du ministre Anatole de Monzie, lequel fit reconnaître l'URSS par la France et négocia le remboursement de l'emprunt russe. Il est assassiné de six coups de baïonnette tronquée, dont un en plein cœur, par Filiol le , avenue du Parc-des-Princes, entre le Bois de Boulogne, dont il rentrait comme à son habitude à 10 h 30, et son domicile du 28 rue Michel-Ange.

L'organisation exerce aussi une répression impitoyable auprès de ses membres coupables d'indélicatesses. Sont ainsi éliminés Léon Jean-Baptiste en et Maurice Juif, le , probablement pour des malversations financières.

Le mouvement tisse des liens avec des dirigeants fascistes du gouvernement de Benito Mussolini en Italie et achemine des armes au général Francisco Franco en Espagne[14]. En échange, La Cagoule obtient un appui financier. Les frères Carlo et Nello Rosselli, deux intellectuels antifascistes italiens, sont ainsi assassinés le pour le compte des services de renseignement fascistes à Bagnoles-de-l'Orne[15]. L'OSARN reçoit des armes du gouvernement italien en contrepartie[16]. Le , le groupe organise la destruction sur l'aérodrome de Toussus-le-Noble d'avions destinés à l’Espagne républicaine[17].

L'attentat terroriste de l'Étoile[modifier | modifier le code]

Attentat perpétré par la Cagoule le contre le siège de la Confédération générale du patronat français, rue de Presbourg, près de la place de l'Étoile.
Photographie publiée dans Le Populaire, organe du Parti socialiste (SFIO), no 5445, .
Le cagoulard Pierre Locuty, auteur du double attentat terroriste.
Photographie publiée dans Le Populaire, .

Le , afin d’en faire accuser les communistes, l'OSARN commet deux attentats à la bombe à Paris, connus sous le nom d'« attentats de l'Étoile » en raison de la proximité de la place de ce nom. Cette manœuvre de provocation vise la confédération générale du patronat français, au 4 rue de Presbourg et l'Union des industries et métiers de la métallurgie, au 45 rue Boissière[18]. Les gardiens de la paix Victor Legnier et Maxime Trichet[19], en faction rue de Presbourg, sont tués par l'explosion. L'enquête permet d'établir la responsabilité de Pierre Locuty, membre de la cellule des « Enfants d'Auvergne » dirigée par François Méténier[20].

Pierre Michelin, fils de l'un des fondateurs de l'usine, est lui-même suspecté d'avoir aidé au financement de cette section de la Cagoule[21]. Plus encore, dans une interview accordée à l'hebdomadaire Marianne à la fin de , un enquêteur dévoile que Pierre Michelin était l'un des chefs de cette section. Plusieurs de ces membres appartiennent à l'encadrement de l'usine Michelin.

Le 11 janvier 1938, dans les journaux L'Ouest-Éclair et Excelsior, Marx Dormoy annonce l’arrestation de trois des auteurs des attentats de l’Étoile : l'ingénieur de Michelin, Pierre Jules Locuty, qui passe aux aveux, François Méténier, ingénieur, un ancien industriel à Chamalières, qui est le principal suspect et l’industriel Moreau de la Creuse. Moreau de la Creuse et Méténier nient toute participation, mais l’ingénieur Henri Vogel est arrêté à son tour[22] suite aux aveux de Locuty. Le lien avec le CSAR est ainsi établi[23].

Le putsch raté du nuit du 15 au 16 novembre 1937[modifier | modifier le code]

Deloncle et ses hommes veulent faire un gros coup en évoquant l'imminence d'une prise de pouvoir par les communistes. Considérant que le climat anticommuniste est propice, tandis que la surveillance policière envers son propre mouvement s'intensifie, Deloncle mobilise les troupes cagoulardes à Paris.

Cependant, les militaires chargés de vérifier le soi-disant soulèvement communiste s'aperçoivent du bluff et ne s'associent pas à l'aventure. Constatant son échec, Deloncle annule toute l'opération, provoquant ainsi la fureur de Filiol. À 5 heures du matin, les groupes de cagoulards reçoivent la consigne de se disperser[24].

Assassinat de Marx Dormoy[modifier | modifier le code]

Après l'échec de leur coup d’État dans la nuit du 15 au , le complot est révélé au grand jour. Le ministre de l'Intérieur Marx Dormoy fait démanteler l'organisation, le . Des caches d’armes réparties sur tout le territoire sont découvertes. En 1938, plus de cent vingt membres de la Cagoule sont arrêtés, dont le général Edouard Duseigneur et le duc Joseph Pozzo di Borgo, respectivement président et vice-président de l’Union des comités d’action défensive (UCAD), qui aurait été la couverture politique de la Cagoule[25]. Cela ne permet cependant pas de détruire complètement ses ramifications dans les milieux économiques, en particulier dans les grandes entreprises qui, selon les Renseignements généraux et la police judiciaire, ont financé le mouvement terroriste. Le Marx Dormoy sera assassiné à l'hôtel du Relais de l'Empereur de Montélimar par d'anciens membres de l'organisation terroriste, en représailles[26].

Pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les chefs des principaux partis collaborationnistes en 1941. De gauche à droite : Costantini (Ligue française), Déat (RNP), Deloncle (MSR) et Doriot (PPF),
photographies parues dans Le Matin, no 20992, .

Après l'armistice de , plusieurs anciens membres ou ex-sympathisants de la Cagoule se rallièrent au gouvernement de Vichy. Parmi eux, beaucoup d'adeptes de la « France seule » croient en un double jeu de Pétain. Cet espoir se dissipera progressivement avec l'entrevue de Montoire.

Certains cagoulards étaient de fervents nationalistes, anti-allemands et hostiles à toute compromission avec l'occupant. La lutte pour la libération de la patrie devient donc une priorité. La victoire soviétique de Stalingrad en 1943 fait comprendre que l'Armée rouge de Staline écrasera le Reich et apportera la victoire militaire aux Alliés.

Certains de ces adeptes du complot et de l'action clandestine optent pour la Résistance[28] :

André Dewavrin, qui travaillait à Londres avec Duclos et Fourcaud a été accusé par André Labarthe d'avoir fait partie de la Cagoule avec la carte no 93, sans que cette accusation puisse être fondée[29].

Pendant la guerre le réseau d'influence de la Cagoule semble donc s'étendre à la fois au cœur de la France libre et dans le régime de Vichy. C'est ainsi par exemple que le , Maurice Duclos envoyé en France par De Gaulle, peut rencontrer des proches collaborateurs du Maréchal Pétain par l'intermédiaire de Gabriel Jeantet.

L'ancien cagoulard Georges Groussard fonde les groupes de protection du maréchal Pétain mais aussi le réseau de Résistance « Gilbert » alors que Jacques Lemaigre Dubreuil, ancien financier du journal L'Insurgé (dont les locaux avaient servi préalablement de siège au Parti national révolutionnaire et social de Deloncle), soutient le général Giraud, quand Jacques Corrèze, après avoir combattu sur le front de l'Est rentre en France au sein d'un réseau de la résistance.

L'après-guerre[modifier | modifier le code]

Gabriel Jeantet et les autres anciens cagoulards inculpés durant le procès tenu en 1948.

À la Libération, Jean-Marie Bouvyer bénéficie du témoignage en sa faveur de François Mitterrand, passé à la résistance en 1942. En effet, Bouvyer a caché chez lui du matériel et fabriqué de faux papiers pour le Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés, le mouvement dirigé par François Mitterrand et Maurice Pinot. D'autres témoins, comme le capitaine FFI Maubois, ont également attesté de services rendus. Bouvyer a noué une amitié personnelle avec François Mitterrand. Lors de son procès, il affirme avoir renié ses idées des années 1930, se disant prêt à dénoncer tous les dirigeants de la Cagoule qu'il connaît et même à s'entendre avec les communistes autrefois abhorrés[30]. La mère de Jean-Marie Bouvyer devient en 1946 la marraine de Jean-Christophe Mitterrand. François Mitterrand, sans avoir jamais été cagoulard[31],[32], entretient ainsi des rapports avec certains anciens dirigeants du groupe.

Le procès de la Cagoule eut lieu en 1948. La plupart des Cagoulards sont acquittés, les plus compromis sous l’Occupation sont condamnés aux travaux forcés.

Eugène Schueller, alors patron du groupe L'Oréal, un soutien inconditionnel d'Eugène Deloncle et de Marcel Déat, collaborationnistes notoires, n'est cependant pas inquiété à la Libération, ayant donné des gages à la résistance, comme au régime de Pétain, ce qui lui permet de mettre Louis le fils de Deloncle à l'abri des poursuites.

Historiographie[modifier | modifier le code]

Annette Finley-Croswhite et Gayle K. Brunelle, deux historiennes américaines qui travaillent depuis plusieurs années sur la Cagoule, évoquent des obstacles mis par certains conservateurs aux Archives nationales, pour accéder aux dossiers qu'un jeune conservateur leur avait signalé[33]. Pour autant, il n'aborde seulement que quelques-unes des problématiques. On regrette aussi la disparition des mémoires de Pierre Mondanel, le policier qui a démantelé la Cagoule, manuscrit déposé après son décès par sa famille à la Bibliothèque nationale[34].

Les principales sources sur la Cagoule sont les archives du procès, conservées aux archives municipales de Paris, les dossiers de police et de justice, conservés aux Archives nationales, aussi bien au site de Fontainebleau qu'à celui de Pierrefite-sur-Seine, les archives de Xavier Vallat, avocat de plusieurs cagoulards, conservées aux archives municipales de Lyon. On ignore où sont conservés les carnets d'Aristide Dagore, dont Christian Bernadac a publié les principaux extraits[réf. nécessaire].

Tout en évoquant une supposée « omerta » des historiens français au sujet de la Cagoule[35], l'essayiste Michel Rateau propose une relecture de l'histoire de l'OSARN, selon lui émanation ultime d'un complot politico-militaire visant à une prise de pouvoir contrôlée de l'État républicain, en vue de le réformer. Cette conjuration aurait été approuvée et appuyée par les plus hauts gradés des forces armées et certains dirigeants politiques (dont le président du Conseil André Tardieu). D'après l'auteur, l'intervention armée à laquelle se préparent les troupes de l'OSARN (Deloncle) et de l'UCAD (Duseigneur) s'intègrerait ainsi aux divers plans de défense contre-insurrectionnels élaborés par les autorités militaires en cas de soulèvement communiste, non seulement à Paris mais aussi en province[36]. L'historien Jean-Marc Berlière juge cette « thèse [...] stimulante » mais considère qu'elle doit « être approfondie notamment par une recherche dans les différentes archives désormais accessibles ou en passe de l’être (DST, DGSE, SHD ?)[37]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Toujours d'après les souvenirs du docteur Martin, Pierre Péan affirme que Charles de Gaulle est l'un des deux colonels présents durant l'entretien[9]. Les biographes de Giraud ne mentionnent pas cet entretien. Par ailleurs, De Gaulle n'a jamais été accusé d'appartenir à la Cagoule hormis une évocation sans la moindre preuve par Henry de Kérillis, ancien député de Neuilly-sur-Seine dans un pamphlet publié en 1945[10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Philippet 2011, p. 51-52, n. 1.
  2. Monier 1998, p. 272.
  3. a, b et c Pierre Milza, Histoire de l’extrême droite en France, Points,
  4. Philippet 2011, p. 63-64.
  5. Charles Béné, L'Alsace Dans Les Griffes Nazies ..., Fetzer, 52, rue Jules-Ferry, (lire en ligne)
  6. Marc Mousli, « L'Oréal : la belle centenaire », Alternatives économiques, no 297, décembre 2010, p. 78.
  7. En 1945, Eugène Schueller exprimera toute sa gratitude envers Mitterrand et Bettencourt pour avoir témoigné en sa faveur lors de son procès pour collaboration en nommant le premier directeur du magazine Votre Beauté puis en finançant sa campagne électorale dans la Nièvre en 1946 et le second en le nommant à la direction de son groupe de cosmétique. Schueller aura aussi contribué au lancement de la carrière de François Dalle, autre mariste de la rue de Vaugirard [1] ; Sur les relations du trio Dalle, Bettencourt, Mitterrand, voir Une histoire sans fard - L'Oréal, des années sombres au boycott arabe par l'historien israélien Michel Bar-Zohar chez Fayard.
  8. Bourdrel 1992, p. 2014-205.
  9. Péan 1996, p. 149-150.
  10. Éric Roussel, Charles de Gaulle, Paris, éd. Gallimard, 2002 (ISBN 978-2-07-075241-6), p. 57.
  11. Bourdrel 1992, p. 195-197.
  12. Bourdrel 2009, p. 37-38.
  13. Guy Penaud, L'inspecteur Pierre Bonny – Le policier déchu de la « gestapo française » du 93 rue Lauriston, Paris, L'Harmattan, coll. « Mémoires du XXe siècle », 2011 (ISBN 978-2-296-55108-4), p. 149-156.
  14. Annie Lacroix-Riz, Le Choix de la défaite : Les Élites françaises dans les années 1930, p. 365, éditions Armand Colin : « Franco, fournisseur d’armes simultané de l'OSARN puis hôte en 1937 des cagoulards en fuite. »
  15. Pierre Milza et Serge Berstein, Le Fascisme italien : 1919-1945, Le Seuil, 1980, p. 392.
  16. Eric Brunet, Un monstre à la française, JC Lattès, coll. « Essais et documents », , 300 p. (ISBN 9782709648080, lire en ligne).
  17. Bourdrel 1992, p. 176.
  18. Bourdrel 1992, p. 118 ; 121-123.
  19. Stéphane Lemercier, Victimes du devoir, éditions du Prévôt, , 336 p. (ISBN 978-2-9536538-0-9), page 82.
  20. Bourdrel 1992, p. 123-125.
  21. Philippe Mangeon, Biographie de Robert Marchadier.
  22. Le Petit Parisien du 12 janvier.
  23. https://gallica.bnf.fr/blog/11092017/11-septembre-1937-le-complot-de-la-cagoule
  24. Bourdrel 1992, p. 222-223.
  25. Le Matin, 27 novembre 1937.
  26. « Anne Mourraille, comédienne de théâtre mais aussi complice de l’assassinat de Marx Dormoy, par Jean-Paul Perrin et Maurice Sarazin », sur vudubourbonnais.wordpress.com, (consulté le 2 avril 2017)
  27. Jean-François Colas, op. cit., t. III, notice biographique : il est capitaine de réserve en 1939, il est fait prisonnier en 1940 et emprisonné plusieurs mois dans un oflag. Il fuit en zone libre, vit d'expédients à Nice. Il est arrêté par les Allemands en 1944, emprisonné au siège de la Gestapo à Paris, condamné à mort mais sauvé par l'intervention d'un chef de la Milice. Il vit plusieurs années dans la clandestinité. Il est condamné à mort par contumace à la Libération, se rend en 1951. Il est alors condamné en septembre 1951 à 15 mois de prison pour « intelligence avec l'ennemi » ; il a bénéficié de la clémemce de la justice pour « services rendus à la résistance ». Il fonde ensuite un atelier d'art lorrain.
  28. Bourdrel 2009, p. ?.
  29. Simon Epstein, Un paradoxe français, Albin Michel, , 624 p. (ISBN 9782226213488, lire en ligne), p. 452
  30. Pierre Péan, Une jeunesse française - François Mitterrand, 1934-1947, Fayard, 1994 (ISBN 2213593000) p. 540-541.
  31. Pierre Péan, Une jeunesse française - François Mitterrand, 1934-1947, op. cit., p. 109 et 544.
  32. « La genèse d'un chef », L'Express, 8 septembre 1994.
  33. Annette Finley-Croswhite et Gayle K. Brunelle, Murder in the Metro : Laetitia Toureaux and the Cagoule in 1930s France, Baton Rouge, Louisiana State University Press, 2010.
  34. Eric Panthou, « L'Histoire de la Cagoule revisitée : Analyse critique de l'ouvrage Murder in the Metro : Laetitia Toureaux and the Cagoule in 1930s France, par Gayle K. Brunelle, Annette Finley-Croswhite-Croswhite », Hyper articles en ligne,‎ (lire en ligne [PDF])
  35. Rateau 2016, p. 254-256.
  36. Rateau 2016, p. 160 ; 215.
  37. Jean-Marc Berlière, Lettre aux amis de la police, no 1, 2017 (10e année), p. 16-17, lire en ligne.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources primaires[modifier | modifier le code]

Pamphlets, mémoires, entretiens, archives imprimées[modifier | modifier le code]

  • Christian Bernadac (éd.), Les Carnets secrets de la Cagoule : Dagore, Paris, Éditions France-Empire, , 609 p. (présentation en ligne).
  • Émile Decroix, Complot contre la France. Sous la cagoule, qui ?, Paris, Éditions de « Paix et liberté », coll. « Paix et liberté » (no 2), , 32 p..
  • Joseph Désert, Toute la vérité sur l'affaire de la Cagoule : sa trahison, ses crimes, ses hommes, Paris, Librairie des sciences et des arts, , 111 p..
  • Henry Charbonneau, Les mémoires de Porthos, vol. 1, Paris, Éditions du Clan, , 459 p..
  • Henry Charbonneau, Les mémoires de Porthos, vol. 2 : Le roman noir de la droite française, Paris, Éditions du Clan, puis Robert Desroches, , 472 p..
  • Pierre de Bénouville, Avant que la nuit ne vienne : entretiens avec Laure Adler, Paris, Bernard Grasset, , 359 p. (ISBN 2-246-59921-0).
  • Mercédès Deloncle Corrèze, Histoire sans égoïsme, Paris, La Pensée universelle, , 297 p. (ISBN 2-214-04825-1).
  • Fernand Fontenay, La Cagoule contre la France, Paris, Éditions sociales internationales, 1938, 188 p.
  • Georges A. Groussard, Chemins secrets, Mulhouse ; Lausanne : Bader-Dufour, 1948, 331 p.
  • Loustaunau-Lacau, Mémoires d’un français rebelle : 1914-1948, Biarritz : J. et D., 1994, 345 p.-[12] p. de pl.
  • René Maublanc, La France en péril, collection paix et Liberté, n°4, mars 1938, 32 p.
  • Angelo Tasca, Vichy 1940-1944 : archives de guerre d'Angelo Tasca / sous la direction de Denis Peschanski, Paris/Milan, Éditions du CNRS / Fondazione Giangiacomo Feltrinelli, , XXII-749 p. (ISBN 2-222-03843-X).
  • Angelo Tasca, La France de Vichy : archives inédits d'Angelo Tasca / sous la direction de David Bidussa et Denis Peschanski, Milan, Fondazione Giangiacomo Feltrinelli, coll. « Annali della Fondazione Giangiacomo Feltrinelli » (no 31), , XVII-469 p. (ISBN 978-88-07-99052-6, présentation en ligne).
  • Pierre Monnier, À l'ombre des grandes têtes molles, Paris, La Table ronde, , 302 p. (ISBN 2-7103-0303-5, présentation en ligne).
  • Georges-Marc Benamou, « Jeune homme, vous ne savez pas de quoi vous parlez », Paris, Plon, , 293 p. (ISBN 2-259-18726-9).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études historiques[modifier | modifier le code]

Mascarade mondaine singeant la Cagoule après les révélations du gouvernement en 1937.
  • M. W. Attignies (alias Pierre Broué), « Complot « franquiste » en France : la Cagoule », Cahiers Léon Trotsky, no 31,‎ , p. 79-102 (ISSN 0181-0790, lire en ligne).
  • Michel Bar-Zohar (trad. Serge Moran), Une histoire sans fard : L'Oréal, des années sombres au boycott arabe [« Bitter Scent : the Case of L'Oreal, Nazis, and the Arab Boycott »], Paris, Fayard, , 268 p. (ISBN 2-213-59508-9).
  • Jean-Louis Bertrand, La Cagoule : le C.S.A.R., Comité secret d’action révolutionnaire, mémoire maîtrise histoire sous la dir. de Jean-Baptiste Duroselle, Université Paris I, 1973, 133 f.
  • (en) Joel Blatt, « The Cagoule Plot, 1936-1937 », dans Kenneth Mouré et Martin S. Alexander (dir.), Crisis and Renewal in France, 1918-1962, New York, Berghahn books, , VII-312 p. (ISBN 1-57181-146-X, présentation en ligne), p. 86-104.
  • Gérard Bourdin, « L'affaire Rosselli et l'Orne : de l'aveuglement à l'oubli », Cahier des Annales de Normandie, no 29 « Les Italiens en Normandie, de l'étranger à l'immigré : Actes du colloque de Cerisy-la-Salle (8-11 octobre 1998) »,‎ , p. 209-224 (lire en ligne).
  • (en) Gayle K. Brunelle et Annette Finley-Croswhite, Murder in the Métro : Laetitia Toureaux and the Cagoule in 1930s France, Baton Rouge, Louisiana State University Press, , XVII-266 p. (ISBN 978-0-8071-3616-4, présentation en ligne).
    Recension : Éric Panthou, L’histoire de la Cagoule revisitée. Critique de Murder in the Metro : Laetitia Toureaux and the Cagoule in 1930s France, par Gayle K. Brunelle, Annette Finley-Croswhite, 2010, 8 p., lire en ligne.
  • (en) Valerie Deacon, The Extreme Right in the French Resistance : Members of the Cagoule and Corvignolles in the Second World War, Baton Rouge, Louisiana State University Press, , 240 p. (ISBN 978-0-8071-6362-7, présentation en ligne), [présentation en ligne].
  • Frédéric Freigneaux, Histoire d'un mouvement terroriste de l'entre-deux-guerres : « la Cagoule », , 435 p.
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  • Frédéric Monier, Le complot dans la République : stratégies du secret, de Boulanger à la Cagoule, Paris, La Découverte, coll. « L'espace de l'histoire », , 339 p. (ISBN 2-7071-2871-6, présentation en ligne), [présentation en ligne], [présentation en ligne], [présentation en ligne].
  • Frédéric Monier, « L'imagerie d'une conspiration : l'invention de la « Cagoule » (1936-1939) », dans Frédéric Monier (éd.), Complots et conspirations en France du XVIIIe au XXe siècle : actes de la journée d'études organisée le 4 mai 2001 à l'université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, Valenciennes, Presses universitaires de Valenciennes, coll. « Lez Valenciennes » (no 32), , 150 p. (ISBN 2-905725-52-4), p. 91-105.
  • Frédéric Monier, « Secrets de parti et suspicion d'État dans la France des années 1930 », Politix, no 54,‎ , p. 119-138 (lire en ligne).
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  • Jean Philippet, « Ultima ratio regis. La « Cagoule » : un mouvement terroriste d’extrême droite », dans François Audigier et Pascal Girard (dir.), Se battre pour ses idées : la violence militante en France des années 1920 aux années 1970, Paris, Riveneuve éditions, coll. « Actes académiques », , 244 p. (ISBN 978-2-36013-076-4, présentation en ligne), p. 51-70.
  • Marc Pottier, « Le crime du 9 juin 1937 et l'opinion normande de l'époque : l'émotion d'une ténébreuse affaire », Matériaux pour l'histoire de notre temps, Paris, Association des amis de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) et du musée, no 57 « Carlo et Nello Rosselli : antifascisme et démocratie »,‎ , p. 36-41 (lire en ligne).
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  • Éric Vial, « Carlo Rosselli et la situation de l'antifascisme italien à la veille de sa mort », Matériaux pour l'histoire de notre temps, Paris, Association des amis de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) et du musée, no 57 « Carlo et Nello Rosselli : antifascisme et démocratie »,‎ , p. 50-54 (lire en ligne).
  • Éric Vial, La Cagoule a encore frappé ! : l'assassinat des frères Rosselli, Paris, Larousse, coll. « L'histoire comme un roman », , 319 p. (ISBN 978-2-03-584595-5, présentation en ligne).
  • Nicolas Violle, « La réception de l'assassinat des frères Rosselli dans la presse populaire parisienne », Matériaux pour l'histoire de notre temps, Paris, Association des amis de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) et du musée, no 57 « Carlo et Nello Rosselli : antifascisme et démocratie »,‎ , p. 42-49 (lire en ligne).

Enquêtes journalistiques, essais, historiographie militante[modifier | modifier le code]

  • Philippe Bourdrel, La Cagoule : histoire d'une société secrète du Front populaire à la Ve République, Paris, Albin Michel, (1re éd. 1970), 404 p. (ISBN 2-226-06121-5).
  • Philippe Bourdrel, Les Cagoulards dans la guerre, Paris, Albin Michel, , 282 p. (ISBN 978-2-226-19325-4).
  • Frédéric Charpier, « La Cagoule, l'école du pouvoir », dans Benoît Collombat et David Servenay (dir.), Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours, nouvelle édition, Paris, La Découverte, 2014, p. 31-38.
  • Gérard Chauvy, Le drame de l’armée française : du Front Populaire à Vichy, Paris, Flammarion, coll. « Pygmalion », , 694 p., 15x24 (ISBN 978-2-7564-0291-8), chap. XV (« L'armée face… au putsch communiste : La Cagoule et Annexe : La Cagoule d'après le juge Béteille »), p. 228-238 et 242-244.
  • Brigitte et Gilles Delluc, Jean Filliol, du Périgord à la Cagoule, de la Milice à Oradour, Périgueux, Pilote 24 édition, , 171 p. (ISBN 2-912347-53-X).
  • Cécile Desprairies, Paris dans la Collaboration, Paris, Le Seuil, 2009, préface de Serge Klarsfeld (ISBN 978-2-02-097646-6).
  • François Gerber, Mitterrand, entre cagoule et francisque (1935-1945), Paris, éd. L'Archipel, 2016, 350 p.
  • Ian Hamel, Les Bettencourt : derniers secrets, Paris, l'Archipel, 2013, 299 p.
  • William A. Hoisington, Jacques Lemaigre Dubreuil de Paris à Casablanca : Vingt ans d’engagements (1935-1955), Paris, L’Harmattan, 2009.
  • Annie Lacroix-Riz, Le choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, , 2e éd. (1re éd. 2006), 679 p. (ISBN 978-2-200-35111-3).
  • Annie Lacroix-Riz, De Munich à Vichy : l'assassinat de la Troisième République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, , VIII-408 p. (ISBN 978-2-200-35111-3, présentation en ligne).
  • Jacques Marseille, L'Oréal : 1909-2009, Paris, Perrin, , 351 p. (ISBN 978-2-262-02953-1).
  • Jean-François Miniac, Les grandes affaires criminelles de l'Orne, Paris, de Borée, 2008, (ISBN 978-2-84494-814-4).
  • Jean-Émile Néaumet, Les Grandes enquêtes du commissaire Chenevier : de la Cagoule à l'affaire Dominici, Paris, Albin Michel, , 347 p. (ISBN 2-226-07985-8).
  • Pierre Péan, Le mystérieux docteur Martin (1895-1969), Paris, Fayard, , 500 p. (ISBN 2-213-02784-6).
    réédition : Pierre Péan, Le mystérieux docteur Martin (1895-1969), Paris, Librairie générale française (LGF), coll. « Le livre de poche » (no 13935), , 535 p. (ISBN 2-253-13935-1).
  • Pierre Péan, Une jeunesse française : François Mitterrand, 1934-1947, Paris, Fayard, , 615 p. (ISBN 2-213-59300-0).
  • Michel Rateau, Les faces cachées de la Cagoule : enquête et réflexion sur une conjuration politico-militaire dans la France de l'entre-deux-guerres, Amiens, auto-édition, , 286 p. (ISBN 978-2-9558403-0-6).
  • Jean-Raymond Tournoux, Secrets d'État, vol. 1 : Dien Bien Phu, les paras, l'Algérie, l'affaire Ben Bella, Suez, la cagoule, le 13 mai, de Gaulle au pouvoir, Paris, Plon, , II-499 p.
  • Jean-Raymond Tournoux, L'Histoire secrète : la Cagoule, le Front populaire, Vichy, Londres, 2e bureau, l'Algérie française, l'O.A.S., Paris, Plon, , 384 p.
  • Jean-Claude Valla, La Cagoule : 1936-1937, Paris, Éditions de la Librairie nationale, coll. « Les Cahiers libres d'histoire » (no 1), , 143 p. (ISBN 2-911202-31-7).

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Perrin et Maurice Sarazin, Biographie : Annie Mourrailles, actrice de théâtre, mais aussi complice de l'assassinat de Marx Dormoy, lire en ligne.
  • « 11 septembre 1937 : Le Complot de la Cagoule », par Clélia Guillemot, 11 septembre 2017 dans Collections, Gallica.
  • « La grande conspiration de la Cagoule », Le dossier d'Alain Decaux, 16 avril 1986, site de l'INA.