Worldline

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Worldline
logo de Worldline
illustration de Worldline

Création 1972
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration (s.a.i.) (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Action Euronext : WLN
Slogan Payments to grow your world.
Siège social La Défense (Tour Voltaire)
Drapeau de la France France
Direction Gilles Grapinet (PDG)
Actionnaires SIX Group : 10,6 %
Bpifrance : 4,44 %
Salariés : 0,8%
Crédit agricole : 7 %
Worldline : 0,1%
Flottant : 83,9%
Activité Services transactionnels.
Produits Services de paiement pour les commerçants, traitements de transactions, mobilité et services web transactionnels.
Effectif 18 000 collaborateurs (2022)[2]
SIREN 378901946[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
TVA européenne FR01378901946[3],[4]Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web worldline.com
fr.worldline.com/fr/home.html
investors.worldline.com/fr/homeVoir et modifier les données sur Wikidata

Chiffre d'affaires en augmentation 4,36 milliards d'€ (2022)[5]
Résultat net en augmentation 299 millions d'€ (2022)[5]

Worldline est une fintech française, leader mondial de la sécurisation des paiements et des transactions. Fondée en 1972, le groupe est le 4e acteur mondial des paiements, avec plus de 18 000 employés et une présence dans plus de 40 pays.

Les offres de Worldline comprennent les services aux commerçants, les services aux institutions financières ainsi que des services transactionnels et digitaux adjacents. Ces services incluent des solutions en ligne et physiques d’acquisition commerciale aux niveaux national et paneuropéen, des solutions de traitement des transactions de paiement hautement sécurisées, ainsi que des services de billetterie électronique et des services numériques dans l’environnement industriel.[passage promotionnel]

Le chiffre d’affaires 2022 de Worldline s’élève à 4,36 milliards d’euros.

Histoire[modifier | modifier le code]

1970-2004 : débuts et diversification[modifier | modifier le code]

Les premières activités de Worldline dans le traitement des transactions de cartes de paiement remontent aux années 1970, d'abord sous le nom de Sligos – issue en 1973 de la fusion entre Sliga, filiale de la banque Crédit lyonnais, et Cegos[6] – puis, à partir des années 1980, avec Segin, spécialisée notamment dans les transactions sur Minitel. À partir des années 1990, l'entreprise se diversifie dans les paiements sur le Web avec Axime, qui donnera naissance – après sa fusion avec Sligos[7] – au groupe Atos[8].

2004-2014 : intégration au sein d'Atos[modifier | modifier le code]

En 2004, Atos intègre ses activités de services de paiement et de services en ligne dans une division appelée alors Atos Worldline.

En 2006, Atos Worldline intègre dans son périmètre les sociétés belges Banksys, responsable de la sécurisation et de la garantie des paiements électroniques en Belgique, et Bank Card Company (BCC)[9], spécialisée dans la gestion des systèmes de paiement liés aux deux plus grands réseaux de cartes de crédit du pays, Visa et MasterCard. Les deux sociétés, employant environ 1 100 salariés pour un chiffre d'affaires de 309 millions d'euros, sont rachetées auprès de leurs quatre actionnaires : Dexia, Fortis, ING et KBC[10].

En 2010, Atos Worldline acquiert l'entreprise indienne Venture Infotek pour environ 100 millions de dollars et l'intègre à Atos Worldline[11]. La société, spécialisée dans les moyens de paiement et le traitement des transactions, couvre le marché des commerçants ainsi que celui des banques et des programmes gouvernementaux[12].

En 2011, Atos acquiert les activités de SSII de Siemens, qui incluent également des activités de transactions électroniques, qui sont intégrés dans sa division Worldline. En 2012, Atos Worldline acquiert pour un montant inconnu Quality Equipment, une entreprise néerlandaise de paiement électroniques et l'intègre à Atos Worldline[13],[14].

En 2013, Atos filialise sa division Atos Worldline, lui donnant plus d'autonomie[15],[16].

En 2014, Atos introduit partiellement en bourse Worldline sur 26,59 % de ses participations pour 575 millions d'euros, valorisant Worldline à une capitalisation de 2,1 milliards d'euros[17].

Depuis 2014 : consolidateur des paiements européens[modifier | modifier le code]

En , Worldline fusionne ses activités de traitement de transactions financières électroniques avec Equens, une entreprise néerlandaise. Dans le cadre de cette fusion, Worldline débourse 72 millions d'euros et possède ensuite 63,6 % de la co-entreprise Equens Worldline Company ainsi créée, le restant étant détenu par des banques néerlandaises, allemandes et italiennes, actionnaires d'Equens. Dans le cadre de cette fusion, Worldline acquiert la possibilité à terme d'acquérir de manière préférentielle les participations de ces banques dans cette coentreprise[18].

En , Worldline annonce l'acquisition de la société suédoise Digital River World Payments (DRWP)[19]. L'entreprise, créée en 1997 et basée à Stockholm, génère un chiffre d'affaires annuel de 37 millions de dollars[20].

Dans la foulée, Worldline fait l'acquisition de First Data Baltics, filiale de First Data Corp en Lituanie, Lettonie et Estonie pour un montant d'environ 73 millions d'euros[21]. Ces trois filiales ont dégagé en 2016 un chiffre d'affaires de 23 millions d'euros[22], employant environ 200 personnes[21].  

En , Worldline fait l'acquisition de SIX Payment Services (Europe), division des services de paiement du groupe suisse SIX, pour un montant de 2,3 milliards d'euros[23], financés principalement par l'émission de nouvelles actions[23]. Avec l'intégration des 1600 salariés de SIX[24] et des activités et services d'acquisition commerçants servant plus de 200 000 commerçants[24] pour un revenu d'environ 530 millions d'euros[25], Worldline s'octroie une hausse de 30 % de son chiffre d'affaires[25] ainsi qu'une place de numéro un en Suisse[24], en Autriche[24] et au Luxembourg[24]. L'ambition de Worldline à travers cette opération est de créer un champion européen du paiement[26].

En , Atos, qui possède alors une participation de 50,8 %, annonce la vente par échange d'action d'une participation de 23,4 % dans Worldline à ses actionnaires[27],[28].

Depuis 2019 : Worldline devient une société indépendante[modifier | modifier le code]

En , Worldline gagne en indépendance lorsque les actionnaires d'Atos approuvent le projet de redistribution de 23,4 % d'actions Worldline à leurs propres investisseurs. Atos reste alors le principal actionnaire de Worldline à hauteur de 27 % juste devant SIX Group, mais perd la possibilité de contrôler ses finances.

En , Worldline annonce la finalisation de l’acquisition des 36,4 % d’intérêts minoritaires dans equensWorldline[29]. Worldline prend ainsi la pleine propriété d’equensWorldline.

En , Worldline annonce l’acquisition d'Ingenico, leader mondial du marché des terminaux de paiement, pour 7,8 milliards d'euros sous réserve du feu vert du régulateur de la concurrence. Les actionnaires de Worldline gardant une participation de 65 % et ceux d'Ingenico de 35 %[30]. À la suite de cette acquisition, Atos annonce vendre une participation de 13,1 %, ne gardant plus qu'une participation de 3,8 %. En parallèle, Bpifrance annonce augmenter sa participation[31].

En , Worldline est admis au sein du CAC 40[32], l’indice phare de la Bourse de Paris, ce qui reflète principalement l’évolution de la liquidité et de la capitalisation boursière du Groupe passé de 2,2 milliards d’euros en à son admission en Bourse à plus de 11 milliards lors de son entrée dans le CAC 40.

En , Worldline annonce l’acquisition de GoPay par l’achat de 53 % des parts. L’entreprise annonce également un achat de la totalité des parts pour courant 2022[33]. GoPay est un spécialiste des paiements en ligne en Europe de l’Est. Worldline compte par cette action s’installer durablement dans l’Est et le centre de l’Europe.

En , son PDG Gilles Grapinet annonce la création de l’European Digital Payment Industry Alliance (EDPIA)[34], organisation professionnelle rassemblant les principales sociétés européennes spécialisées dans les paiements électroniques (Ingenico, Nets, Nexi et Worldline), et qui se fixe pour objectif de mieux coordonner la représentation des grands industriels du secteur auprès des autorités européennes et autres parties prenantes de l’écosystème des paiements. Gilles Grapinet en assure la première présidence.

En juillet 2021, la société de service de paiement annonce le rachat de 80 % d’Axepta Italie, une filiale de BNP Paribas pour un montant de 180 millions d’euros[35].

En février 2022, Worldline annonce entrer en négociation exclusive avec le fonds Apollo pour la vente pour 2,3 milliards d'euros de sa filiale TSS, filiale ayant reprise les activités de terminaux de paiement d'Ingenico[36]. En avril 2022, Worldline annonce l'acquisition d'une participation de 51 % dans les activités de paiements électroniques de la banque ANZ pour 925 millions de dollars australiens[37].

En avril 2023, Worldline et Crédit Agricole entrent en négociations exclusives pour créer un acteur majeur des services pour les commerçants en France. Il s’agit d’un projet de création d’une co-entreprise opérationnelle en 2025, qui s’appuierait sur l’ancrage de Crédit Agricole dans l’acquisition commerçants, sa connaissance intime du marché français et la force de frappe de ses réseaux de distribution, associés aux infrastructures globales de Worldline en termes d’innovation et d’expertise technologique[38],[39].

En octobre 2023, à la suite d'annonces de croissance plus basses que prévu (révision de croissance organique de son chiffre d'affaires de 6% à 7% en 2023, contre 8% à 10% précédemment), et d'une baisse de ses objectifs de marge et de trésorerie disponible pour 2023[40], la société perd près de 60 % de sa valorisation boursière ce qui constitue la plus forte baisse historique du CAC 40. La société clôture ainsi le 25 à 9,42 euros, son plus bas niveau depuis son introduction en Bourse, en 2014, près de neuf fois inférieur à celui de son pic de juillet 2021 (80 euros)[41].

Communication[modifier | modifier le code]

Identités visuelles[modifier | modifier le code]

Direction[modifier | modifier le code]

Présidence[modifier | modifier le code]

Direction Générale[modifier | modifier le code]

Direction générale déléguée[modifier | modifier le code]

  • Marc-Henri Desportes

Actionnaires[modifier | modifier le code]

Actionnariat du Groupe Worldline (au 15 septembre 2023)[42]
SIX Group 10,6 %
Crédit agricole 7 %[43]
Bpifrance 4,4 %
Salariés 0,8 %
Worldline 0,1 %
Flottant 83,9 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Présidence par interim - jusqu’à la nomination d’un nouveau Président dans le cadre d’un processus de sélection engagé conformément à la gouvernance de la Société dans la perspective de l’assemblée générale annuelle, ce qui a recueilli l’assentiment unanime de l’ensemble des administrateurs

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Système national d'identification et du répertoire des entreprises et de leurs établissements, (base de données)Voir et modifier les données sur Wikidata
  2. « Worldline, qui sommes-nous ? », sur Worldline
  3. « https://amadeus.bvdinfo.com/version-2019829/ », sous le nom WORLDLINE (consulté le )
  4. data.gouv.fr, (site web), consulté le Voir et modifier les données sur Wikidata
  5. a et b « Worldline : l'activité services aux commerçants fait bondir le chiffre d'affaires de 18% en 2022 », sur Le Figaro, (consulté le )
  6. « Henri Pascaud PDG de Sligos », Les Échos, (consulté le )
  7. « Axime prend le contrôle de Sligos et devient le « poids lourd » de l'informatique bancaire », Les Échos, (consulté le )
  8. « Atos a enregistré une hausse de 68,7 % de son résultat en 1997-1998 », Les Échos, (consulté le )
  9. (en) « Ce qu’il faut savoir pour réussir à absorber ses concurrents », sur www.dynamique-mag.com (consulté le )
  10. « Atos Origin : rachète BCC et Banksys, pour devenir un leader européen des services de paiement », sur Boursier.com, (consulté le ).
  11. Europe’s card services company to buy Venture Infotek for $100 million, Mayur Shetty et M Sabarinath, The Economic Times, 27 août 2010
  12. « Atos rachète un spécialiste des moyens de paiements en Inde », sur Reuters, (consulté le ).
  13. « Paiement électronique : Atos rachète Quality Equipment », Les Échos, .
  14. Atos avale son partenaire Quality Equipement, Olivier Robillart; Clubic, 13 juin 2012
  15. Atos va filialiser son activité de paiement à la mi-2013, Solveig Godeluck, Les Échos, 22 février 2013
  16. Atos va filialiser ses activités de paiement et de transactions, Joël Antoine, L'Express, 22 février 2013
  17. Atos : succès de l'introduction en bourse de Worldline, Figaro, 26 août 2014
  18. « Worldline s'allie avec Equens pour se renforcer dans le paiement », L'Usine nouvelle, .
  19. « Worldline achète le suédois Digital River World Payments » Accès libre, sur Reuters,
  20. « Paiement : Worldline promet de multiplier les acquisitions », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. a et b « WORLDLINE : acquisition de First Data Baltics », Le Figaro Bourse,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. « BREF - Worldline rachète des filiales de First Data dans les pays baltes », Investir,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. a et b « Worldline (Atos) va acquérir le suisse Six Payment pour €2,3 mds », Investir,‎ (lire en ligne, consulté le )
  24. a b c d et e « Le français Worldline acquiert le suisse Six Payment pour 2,3 milliards d'euros », La Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le )
  25. a et b « E-paiement : Worldline va s'offrir le suisse Six Payment Services pour 2,3 milliards d'euros », usine-digitale.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. « Worldline crée avec Six un champion des paiements », L'Essentiel,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  27. Lucie Ronfaut, « Atos se désengage partiellement de sa filiale Worldline », Le Figaro, .
  28. « Atos to pay investors with 23.4 percent stake in subsidiary Worldline », sur Reuters, .
  29. « Finalisation de l’acquisition des 36,4% d’intérêts minoritaires dans equensWorldline » (consulté le ).
  30. Sudip Kar-Gupta et Gwénaëlle Barzic, « Worldline's $8.7 billion Ingenico deal to create European payments leader », sur Reuters, .
  31. « Atos to sell a 13% Worldline stake via private placement », sur Reuters,
  32. « Worldline intègre le CAC40 » (consulté le )
  33. (en) « Worldline reinforces its E-Commerce position in Eastern Europe with the acquisition of GoPay » (consulté le ).
  34. « De grands spécialistes des paiements numériques, dont le siège social est basé au sein de l’Union européenne, lancent un nouvel organisme professionnel : l’Alliance européenne de l’industrie des paiements digitaux (The European Digital Payments Industry Alliance ou EDPIA) » (consulté le ).
  35. « Paiement : Worldline achète à BNP Paribas des activités en Italie », Les Échos (consulté le ).
  36. (en) « French company Worldline in talks to sell TSS unit to Apollo in possible $2.6 billion deal », sur Reuters, .
  37. (en) « Worldline takes controlling stake in ANZ's commercial acquiring business » Accès libre, sur Reuters,
  38. « Crédit Agricole et Worldline unissent leurs forces dans le paiement » Accès libre, sur Capital,
  39. « Paiements : pourquoi Crédit Agricole et Worldline signent un partenariat stratégique » Accès libre, sur latribune,
  40. « La Bourse de Paris monte légèrement, Worldline dégringole », sur Boursorama, (consulté le )
  41. Danièle Guinot, Worldline dernière victime d’une vague d’effondrements inédite à la Bourse de Paris, lefigaro.fr, 25 octobre 2023
  42. « Activités WORLDLINE | WLN | FR0011981968 | Bourse Paris - Investir - Les Echos Bourse », sur investir.lesechos.fr (consulté le ).
  43. Ingrid Vergara, « Le Crédit agricole devient actionnaire à hauteur de 7% de la fintech française Worldline », (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]