Yara International

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Yara International ASA
illustration de Yara International

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Dates clés 2004 : Création
Personnages clés Svein Tore Holsether (CEO, Leif Teksum (président du conseil)
Forme juridique Société par actions
Action Bourse d'Oslo (YAR)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Oslo, Norvège
Direction Svein Tore Holsether (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Président Geir Isaksen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires Norsk Hydro, Ministry of Trade, Industry and Fisheries (d) (36,21 %) et Government Pension Fund Norway (d) (3,8 %)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité produits chimiques
Produits Engrais azotés, nitrates
Société mère Norsk HydroVoir et modifier les données sur Wikidata
Filiales Yara (Germany) (d)
Effectif 9 759 (2013)[1]
Organisation norvégienne 986228608Voir et modifier les données sur Wikidata
TVA européenne NO986228608MVAVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.yara.com

Dette 3 379 millions NOK (2013)
Chiffre d'affaires 85 052 millions NOK (2013)[2]
Résultat net 5 748 millions NOK (2013)

Yara International ASA est une société chimique basée en Norvège. C'est le plus grand distributeur de nutriments pour végétaux sous forme d'engrais cristallisés[3]. Ses principales activités sont la fabrication et la mise en marché d'engrais azotés, tels que l'urée et des nitrates. Elle synthétise et vend également de l'ammoniac, élément essentiel pour la fabrication des engrais azotés synthétiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Yara a été officiellement fondée le lorsque la division Hydro Agri de Norsk Hydro, qui comprenait toutes les activités relatives aux engrais, a été détachée et mis en vente à la bourse. Norsk Hydro a vendu toute sa participation dans Yara.

En , Yara acquiert 30 % du capital de OAO Minudobreniya (« Rossosh »), producteur d'engrais russe[4].

En , Yara met en service d'une usine d'ammoniac à Burrup (Australie). Yara détient 35 % du capital de Burrup Holdings Limited (BHL) et est en litige avec l'autre actionnaire, Pankaj Oswal.

En , Yara acquiert une participation de contrôle dans Fertibras, société brésilienne de négoce et distribution d'engrais[5].

En , Yara achète 50 % du capital de la société Balderton Fertilisers, basée à Genève et spécialisée dans le négoce d'engrais en Europe.

En , Yara achète 30,05 % du capital de la société Kemira GrowHow, producteur d'engrais finlandais et présente avec succès une offre d'achat du reste du capital[6].

En , Yara conclut un accord pour l'acquisition de SaskFerco, producteur d'azote canadien, accord complété en octobre de la même année. L'usine d'engrais située à Belle Plaine a ensuite commencé à fonctionner sous le nom de « Yara Belle Plaine Inc »[7].

En , 50 % des parts de l'usine d'engrais de Brega (Libye) sont détenues par Yara à la suite du rachat d'actions (50 %) de la société Libyan Norwegian Fertiliser Company (Lifeco)[8] (les autres actionnaires de Lifeco sont National Oil Corporation of Libya (NOC) et Libyan Investment Authority (LIA) — chacun détenant 25 % du capital[8]).

En , la construction d'une nouvelle usine d'urée démarre à Sluiskil (Pays-Bas) d'Urea 7.

En , Qafco, producteur d'engrais qatari dans lequel Yara détient une participation de 25 %, signe une lettre d'intention pour la construction du projet d'agrandissement Qafco-6. Ce projet comprend la construction d'une usine d'urée d'une capacité de 3 850 t/j[9] ;

En , Yara acquiert les 50 % restant de Balderton Fertilisers[10].

En 2013, Yara est mêlée à un scandale impliquant de nombreuses entreprises. Le quotidien économique norvégien Dagens Næringsliv a rapporté que Yara avait payé plus de huit millions de couronnes norvégiennes à Choukri Ghanem, ancien Premier ministre libyen, ministre du Pétrole et commandant en chef de la compagnie pétrolière d'État. Ghanem avait été retrouvé mort dans le Danube autrichien en 2012.

En , la compagnie est déclarée coupable de corruption lors de contrats avec la Libye, l'Inde ainsi que la Russie. Elle a été condamnée à une amende de 295 millions de couronnes (35,5 millions d'euros à l'époque).

Lobbying[modifier | modifier le code]

Yara International mène une importante campagne de lobbying, notamment auprès de l’Union européenne, pour éviter toute régulation contraignante de son impact climatique. Selon Corporate Europe Observatory, la multinationale a dépensé près de douze millions d’euros en lobbying à Bruxelles entre 2010 et 2019, tout en bénéficiant du soutien de lobbys sectoriels comme FertilisersEurope ou le Conseil des industries chimiques Cefic[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Annual Report 2007 », Yara International (consulté le 28 mai 2008)
  2. (en) « Annual Results 2008 », Yara International (consulté le 25 mars 2009)
  3. (en) Marianne Stigset, « Yara Quarterly Profit Gains Threefold; Buys Plant », Bloomberg,‎ (lire en ligne, consulté le 25 mars 2009)
  4. (en) « Yara acquires the minority stake in Russian fertiliser plant », Gasworld.com, (consulté le 18 septembre 2012).
  5. (en) « Timeline: Fertilizer maker Yara's ambitious expansion », Reuters, (consulté le 18 septembre 2012).
  6. (en) « 2007:Yara announces Kemira GrowHow takeover », Yara, (consulté le 18 septembre 2012).
  7. (en) « Sale of Saskferco is finalized », Gouvernement de la Saskatchewan, .
  8. a et b (en) « Yara completes $225 mln Libya fertiliser deal », Reuters, (consulté le 18 septembre 2012).
  9. (en) « Yara JV Qafco signs letter of intent for expansion », Yara.com (consulté le 18 septembre 2012).
  10. (en) « Yara acquires remaining 50% of Balderton Fertiliser », Cisionwire,
  11. Olivier Petitjean, « Yara, la « multinationale viking » qui s'enrichit aux dépens des paysans et du climat », sur Bastamag,

Liens externes[modifier | modifier le code]

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