Renault Galion

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Renault Galion
Image illustrative de l’article Renault Galion

Marque Drapeau : France Renault
Années de production 1959 - 1965
Production 16 918 exemplaire(s)
Classe Utilitaire
Usine(s) d’assemblage Blainville-sur-Orne
Moteur et transmission
Énergie Essence
Position du moteur Longitudinal avant
Cylindrée 2 200 / 2 141 cm3
Puissance maximale 53 / 80 ch SAE
Transmission 4 × 2 propulsion, 4 × 4 intégral
Boîte de vitesses Manuelle 4 rapports
Poids et performances
Poids à vide PTC : 4 900 kg - Utile : 2 500 kg
Vitesse maximale 70 km/h
Consommation mixte 20 L/100 km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Fourgon (à partir de 9 m3)
Plateau-ridelles bâché
Benne
Châssis-cabine
Suspensions Ressorts à lames et amortisseurs hydrauliques
Direction Vis et galets
Freins 4 tambours
Dimensions
Longueur 5.240 mm
Largeur 2 200 mm
Hauteur 2 610 mm
Empattement 2 540 mm
Voies  AV/AR 1 600 mm  / 1 530 mm
Chronologie des modèles

Le Galion est un utilitaire de 2,5 tonnes de charge utile, fabriqué par Renault. Il a été commercialisé par Renault de 1959 à 1965. Il sera remplacé par le Super Galion en .

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès la Seconde Guerre mondiale terminée, il est temps de penser à la reconstruction du pays. Avec le plan Pons, le gouvernement provisoire s’emploie à répartir les productions entre les différents constructeurs français. La Régie Renault, nationalisée depuis , fait partie des sélectionnés pour le programme « 1000/1400 kg ».

Les responsables de Billancourt doivent rapidement concevoir un véhicule utilitaire solide, peu onéreux et fonctionnel. L’objectif est clair : fournir aux commerçants français l’outil dont ils ont besoin pour accomplir leur travail quotidien. À peine moins de deux années seront nécessaires pour présenter, en fin d'année 1946, le Renault 1 000 kg, connu sous le code usine 206 E1. C'est un utilitaire robuste au confort sommaire et l'équipement minimal qui n’utilise que des techniques éprouvées : un moteur latéral lancé en 1935 (10 ans plus tôt) sur la Primaquatre. Sa cabine est composée d'une structure en bois (abandonnée très tardivement) habillée d'une carrosserie en tôle. Il sera vendu à 124 570 exemplaires dans toutes ses variantes jusqu'en 1965.

L'évolution du 1 000 kg[modifier | modifier le code]

Commercialisé dès , ce petit utilitaire est prosaïquement dénommé « 1 000 kg ». Équipé du moteur dit « 85 », né en 1935 et déjà vu sur les PrimaQuatre et NovaQuatre. Il se caractérise par une course longue (105 mm) et un alésage qui lui donne son nom (85 mm).

En 1949, une version « 1 400 kg » vient seconder le « 1 000 kg » jugée trop juste. Vendu essentiellement en version bâché et plateau, il connaît enfin le succès grâce à sa polyvalence et sa robustesse. Tous les aménagements sont possibles. En 1952, il bénéficie du moteur « 85 » culbuté, l'arbre à cames latéral est positionné plus haut qui actionne des culbuteurs qui viennent ouvrir des soupapes en tête. La course a été réduite à 88 mm et la cylindrée passe à 1 996 cm3. On retrouvera plus tard ce moteur sur les Colorale et Frégate.

En 1956, les modèles « 1 000 kg » et « 1 400 kg » sont rebaptisés « Voltigeur » et « Goélette »[1]. Une nouvelle version de 4,5 tonnes nommée Galion est présentée. La Goélette reçoit le moteur Etendard de la Frégate mais avec un taux de compression abaissé, ce qui ramène sa puissance à 64 ch (SAE) à 3 300 tr/min.

En 1957, l'armée française commande une version militaire de la Goélette en version 4X4, le Renault 2087 Goélette 4x4 préparée par Sinpar ou Herwaythorn. Au passage, nombre d'administrations se dotent de ce modèle : PTT, EDF, Pompiers, etc. On en retrouve dans des mairies de communes de montagne. La version deux roues motrices est très utilisée par la Police comme « panier à salade » et en guise d'ambulance.

Il a existé au moins une version du Galion avec un moteur à huile lourde monté d'origine.

Les différentes utilisations[modifier | modifier le code]

Le Renault Galion a été commercialisé en différentes versions :

  • plateau à ridelles, destiné aux artisans et transporteurs locaux, une bâche pouvait être livrée en option,
  • fourgon tôlé, toit plat ou rehaussé, sans vitres latérales. La version avec vitres latérales a été utilisée pour des transformations en minibus de ramassage scolaire,
  • châssis cabine nu, destiné aux carrossiers spécialisés dont les principaux ont réalisé des autobus et autocars de faible capacité comme Amiot ou Heuliez. On les appelleraient aujourd'hui mini ou midibus. Les constructeurs d'équipements de lutte contre l'incendie y ont installé des échelles de pompiers et autres petites citernes, comme Drouville.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Renault Galion R2168 - Guide Automobiles Anciennes », sur guide-automobiles-anciennes.com (consulté le 7 janvier 2020).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Revue Technique Automobile,
  • Guide Automobile Anciennes,
  • Autos croisées.

Voir aussi[modifier | modifier le code]