L'Oréal

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L’Oréal
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Création (Société française de teintures inoffensives pour cheveux)
Dates clés 1939 (nom actuel)
Fondateurs Eugène Schueller
Personnages clés François Dalle, Charles Zviak, Lindsay Owen-Jones, Jean-Paul Agon
Forme juridique société anonyme (depuis 1963)
Slogan La beauté est une valeur d'avenir[1]
Parce que je le vaux bien (L'Oréal Paris)
Siège social Drapeau de France 14 rue Royale, 75008 Paris[2] (France)
Direction Jean-Paul Agon
Actionnaires Famille Bettencourt : 33,09 %
Investisseurs institutionnels internationaux : 28,06 %
Nestlé : 23,14 %
Investisseurs institutionnels français : 8,43 %
Actionnaires individuels : 5,22 %
Autodétenues : 1,25 %
Salariés : 0,81 %
(au 31 décembre 2014[4])
Activité Cosmétiques
Effectif 78 600 (2016)[3]
SIREN 632 012 100
Site web www.loreal.fr
Capitalisation 87,93 Mds € (25 février 2016)
Fonds propres 618 M € (31 décembre 2015)
Chiffre d’affaires en augmentation 25,26 Mds € (2015)
+ 3,9 %
Résultat net en augmentation 3,297 Mds € (2015)

L’Oréal est un groupe industriel français de produits cosmétiques. La société, créée le est de nos jours devenue un groupe international, leader mondial de l'industrie cosmétique[5],[6],[7],[8].

Historique[modifier | modifier le code]

L’origine de L'Oréal remonte au , lorsque Eugène Schueller, jeune chimiste français d'origine alsacienne diplômé de l'Institut de chimie appliquée de Paris (devenue l'École nationale supérieure de chimie de Paris) en 1904, dépose à l'Office national de la propriété industrielle une demande de brevet d'invention concernant un procédé de teinture pour cheveux et poils.

À sa sortie de l'Institut de chimie appliquée de Paris, Eugène Schueller devient assistant préparateur à la Sorbonne sous la direction du Pr. Victor Auger. Il est le seul à se porter volontaire pour un problème capillaire soumis par un coiffeur. C'est à cette époque qu'il met au point une formule de teinture permettant de couvrir les cheveux blancs[9].

Grâce à son nouveau poste de chef préparateur à la Pharmacie centrale de France (dont le Pr. Victor Auger est le conseiller), il gagne 164 Frs par mois, ce qui lui permet d'économiser rapidement 800 Frs et de donner sa démission en janvier 1908. Eugène Schueller installe son entreprise dans un deux-pièces, au 3 rue d'Alger dans le 1er arrondissement de Paris, faisant à la fois office de bureau et de salon de démonstration.

La nuit, il fabrique les produits conformément à son brevet, et les vend la journée sous la marque "Oréal" qu'il a déposée le [10]. Mais le succès n'est pas au rendez-vous.

Fasciné par l'enthousiasme de Eugène Schueller, André Spéry, comptable originaire d'Epernay et employé du fabricant de spiritueux Cusenier, lui apporte les 25 000 Frs d'un récent héritage afin de fonder le la Société française de teintures inoffensives pour cheveux (sous le statut d'une société en nom collectif). La société s'installe au 7 bis rue du Louvre dans le 1er arrondissement de Paris et embauche un représentant et un démonstrateur, ancien coiffeur à la Cour impériale de Russie.

Le premier numéro de La Coiffure de Paris (publication dédiée aux coiffeurs) sort en octobre-novembre 1909, l'année même de la création de la société. En 1923, Eugène Schueller lance son magazine professionnel diffusé dans les salons de coiffure, L’Oréal Bulletin. Deux ans plus tard, il lance L'Oréal Humoristique, publication à l'attention de la clientèle pour la faire patienter. Le magazine destiné aux femmes, Votre Beauté, est lancé en 1933[11]. En 1935, Eugène Schueller regroupe l'ensemble de ces publications dans la Société d'éditions modernes parisiennes (SEMP).

1928 marque la diversification de l'entreprise avec l'acquisition de la Société des Savons français. Créée en 1920, rue Martre à Clichy et plus connue sous le nom de sa marque Monsavon, elle symbolise l'entrée de la société dans les produits de grande consommation. Monsavon est revendue en 1961.

En 1929, Eugène Schueller crée la première teinture rapide, Imedia, dont la mode des cheveux courts favorise le succès. En 1933, il lance dans les salons de coiffure le shampooing Dopal. L'année suivante, le produit est renommé Dop et est distribué au grand public. En 1935, il met au point Ambre Solaire, première crème solaire[12].

En 1936, au décès d'André Spéry, l'entreprise devient une SARL.

En 1938, Eugène Schueller met en place dans l'entreprise le « salaire proportionnel », qui suit l’évolution du chiffre d’affaires. Il met également ses moyens personnels à la formation d'un groupe d’extrême-droite, le comité secret d’action révolutionnaire (CSAR), qui sera connu sous le nom de La Cagoule, dont André Bettencourt fait partie. Le siège de L'Oréal abritera de nombreuses réunions de l'organisation[13],[14],[15].

Siège social de L'Oréal au 14 rue Royale à Paris (Classé).

Le , la nouvelle société, une SA, est constituée sous le nom de L'Oréal. Issue des apports de la société anonyme foncière Driant et de la Société française de teintures inoffensives pour cheveux, elle s'installe au 14 rue Royale, prestigieuse artère parisienne reliant la place de la Madeleine à la place de la Concorde dans le 8e arrondissement de Paris[16]. Eugène Schueller possède 62 500 des 70 000 actions de 100 Frs composant le capital 7 millions de Frs de la société.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, André Bettencourt dirigera la revue française collaborationniste, La Terre française. En 1942, Eugène Schueller l'envoie en Suisse afin d'« aryaniser » la société Nestlé dont il est devenu l'un des principaux actionnaires[17].

Après la guerre, André Bettencourt rejoint la direction du groupe. La filiale de L'Oréal en Espagne est créée par Henri Deloncle, le frère d'Eugène, elle emploiera le cagoulard Jean Filliol, condamné en tant que coresponsable du massacre d'Oradour-sur-Glane[18], lui permettant ainsi d'échapper à l'exécution de sa peine (il sera employé par la filière espagnole du groupe, comme de nombreux cagoulards le seront après-guerre dans des filiales étrangères[19]). Par ailleurs François Mitterrand est engagé comme directeur général du magazine (promotionnel des produits L'Oréal) Votre Beauté[20].

Oréol, la première permanente à froid, sort en 1945. Cette année-là, L'Oréal et Monsavon comptaient 25 chercheurs.

La Société des Savons Français et L'Oréal fusionnent en 1950, donnant la Société Monsavon L'Oréal (SMO). L'objectif est d'équilibrer les pertes de Monsavon avec les bénéfices de L'Oréal, malgré le risque d'un déficit d'image auprès des professionnels de la coiffure.

En 1952, Rodolphe Clauteaux (1948-2013) devient l'image du shampooing Dop sous le nom du « Petit Rodolphe », parfois accompagné de son petit frère Vincent, renommé « Bébé ». Ils sont les enfants de François Clauteaux, diplômé de l'École libre des sciences politiques (l'actuelle Sciences Po) et vieil ami de André Bettencourt qui a fait appel à lui pour être le chef de la publicité de L'Oréal.

La même année, la coloration directe Régé-Color est lancée.

En 1953, Eugène Schueller et Robert Guérin reçoivent conjointement l'Oscar de la publicité. La récompense leur est remise le par Maximilien Vox (président de l'Association de l'Oscar de la Publicité) au cours d'une cérémonie qui se déroule dans le restaurant parisien Maxim's.

Cosmair devient l'agent exclusif de L'Oréal aux Etats-Unis en 1954. Jacques Corrèze en prend la direction.

La même année, L'Oréal participe à la création de la société Stafco (Statistiques françaises de consommation), à l'origine du premier panel de consommateurs. La société deviendra Secodip en 1969 et L'Oréal en restera le principal actionnaire. La participation sera cédée en 1995 à Sofres.

En 1955, le groupe acquiert les Laboratoires Industriels de Vichy. L'année précédente, L'Oréal avait conclu des accords techniques avec la Société d’Hygiène Dermatologique de Vichy (qui sera renommée), spécialisée dans les crèmes et produits cosmétiques dans le secteur de la santé. Cette acquisition lui permet d'accéder à un nouveau circuit de distribution, le réseau des pharmaciens[16].

Au décès de Eugène Schueller en 1957, François Dalle devient PDG du groupe. La fondateur avait confié vers la fin de sa vie : « Je suis un homme de petites et moyennes entreprises, mais Dalle, c'est l'homme des grandes perspectives, c'est lui qui fera L'Oréal. ». Liliane Bettencourt est alors l'unique héritière.

Deux ans plus tard, le groupe s'implante au Brésil où il crée Faproco (FAbrica PROdutos COsméticos S.A.). En juillet 1960, Elnett est lancée auprès des coiffeurs, parfumeurs, grands magasins et droguistes sélectionnés (pas en grande distribution). Elle a remplacé Oréol Net, lancée 3 ans auparavant mais pas satisfaisante dans la formulation ni le conditionnement.

En 1961, le jour même de l'acquisition de Cadoricin, L'Oréal vend Monsavon à Procter & Gamble. Il conserve toutefois l'usine de Clichy qui deviendra le siège administratif du groupe.

Les parfums Jacques Fath sont acquis en 1963 (ils seront cédés en 1992). Le , L'Oréal est introduit en bourse. Cotée pour la première fois à 830 Frs, l'action atteint 1 160 Frs le 31 décembre de la même année.

En 1965, le groupe acquiert Garnier (à l'époque leader avec sa Moelle Garnier) et Lancôme (qui permet à L'Oréal d'aborder les métiers du luxe[21]).

La même année, le groupe fait l'acquisition de 50 % du capital de la maison de couture Courrèges, participation qu'il cédera en 1983 au groupe japonais Itokin. La licence de parfums, lancée en 1970, est cédée au groupe suisse Burrus en 1992.

Le premier parfum de la licence Guy Laroche, Fidji, est lancé en 1966.

La marque Kérastase est lancée en 1967 à partir de la Recherche Avancée L'Oréal, développée 3 ans plus tôt.

En 1970, L'Oréal réalise 1,6 milliard de Frs de chiffre d'affaires. Cette année-là, le groupe acquiert Biotherm et développe les parfums Ted Lapidus (la licence durera jusqu'en 1983).

Le groupe acquiert Gemey et la majorité du capital de Synthélabo en 1973.

Par peur d'une potentielle nationalisation ou d'un rachat par Elf (qui vient d'acquérir Sanofi), L'Oréal et Liliane Bettencourt sont à la recherche d'un partenaire étranger. Le est signé l'accord de participation croisée avec le groupe Nestlé à l'issue duquel l'héritière et le groupe suisse deviennent actionnaires, respectivement à 51 % et 49 %, d'une holding, Gesparal, qui détient 53,85 % du capital et 76,66 % des droits de vote de L'Oréal. En échange, Liliane Bettencourt reçoit 115 910 actions de Nestlé (environ 4,06 % du capital)[22].

En 1975, Jean Bousquet, créateur de la marque de prêt-à-porter Cacharel, confie à L'Oréal le projet d'un parfum. Anaïs Anaïs est lancé 3 ans plus tard.

Centre Eugène Schueller, le siège international de L'Oréal à Clichy (Hauts-de-Seine).

En 1976, le groupe fait édifier à l'emplacement de l'ancienne usine Monsavon (rue Martre à Clichy) un ensemble de bureaux et les laboratoires d'un centre de recherche. Le but est de regrouper les diverses directions techniques et commerciales dispersées dans Paris.

En 1980, le groupe réalise 10 milliards de Frs de chiffre d'affaires.

En janvier 1984, L'Oréal acquiert Warner Cosmetics, filiale de Warner Communications, qui regroupe les licences Ralph Lauren, Gloria Vanderbilt et Paloma Picasso.

Initié avec le lancement en 1981 du Centre International de Recherche Dermatologique (CIRD) à Sophia Antipolis, L'Oréal et Nestlé créent la co-entreprise Galderma en 1986.

C'est en 1986 que L'Oréal devient no 1 mondial du secteur des cosmétiques avec un chiffre d'affaires de 2,6 milliards de $ (devant Avon à 1,7 Md$, Shiseido à 1,6 Md$ et Revlon à 1,1 Md$).

En 1987, le Club des Créateurs de Beauté est créé en partenariat avec le groupe 3 Suisses International. L'activité, reprise en totalité en 2008, est arrêtée en 2014.

En 1988, le groupe acquiert les Laboratoires Goupil, la licence Giorgio Armani et la marque Helena Rubinstein (dès 1983 pour les activités en Amérique Latine et au Japon). La même année, Lindsay Owen-Jones devient PDG.

Les laboratoires La Roche-Posay sont acquis en 1989, la marque Mizani (dédiée aux cheveux bouclés, frisés, crépus) est lancée en 1991 et Redken rejoint le groupe en 1993.

En 1994, la pacte d'actionnaires avec Nestlé renouvelé, L'Oréal prend le contrôle de Cosmair puis acquiert la maison Lanvin (couture et parfums). L'année suivante, la marque de maquillage Jade est rachetée.

Le , le groupe lance la première OPA de son histoire pour acquérir l'américaine Maybelline. La marque rejoint L'Oréal en février 1996 et poursuit son développement international en étant adossée progressivement aux marques déjà détenues par le groupe : en 1998 à Gemey en France et en 2000 à Jade en Allemagne et en Autriche.

Les acquisitions se succèdent : Soft Sheen Products en 1998, Matrix, Carson, Kiehl's, Miss Ylang (qui est adossée à Maybelline en Argentine) et Respons en 2000, BioMedic et Colorama (qui est adossée à Maybelline au Brésil) en 2001, Mininurse en 2003, Yue-Sai et Shu Uemura en 2004, SkinCeuticals et Delial en 2005, The Body Shop, Sanoflore et SkinEthic en 2006, PureOlogy en 2007.

En 2000, Carson et Soft Sheen Products fusionnent pour créer une nouvelle marque spécialisée dans les produits ethniques : SoftSheen-Carson.

En 2002, L'Oréal signe un accord de licence avec Viktor & Rolf pour des parfums et lance avec Nestlé les laboratoires de nutricosmétique Innéov (l'activité, trop peu rentable, est arrêté en 2014).

En 2004, la holding Gesparal fusionne avec L'Oréal, ainsi Liliane Bettencourt et Nestlé deviennent actionnaires directs du groupe, respectivement à 27,5 % et 26,4 % du capital.

En 2006, le groupe signe un accord de licence avec Diesel pour des parfums.

Depuis 2006, L'Oréal constitue, sous l'entité Salon Centric, un réseau de distributeurs américains de produits professionnels : Beauty Alliance (acquis à 30 % en 2006, en totalité en 2007), Maly's West (2007), Columbia Beauty Supply (2008), Idaho Barber & Beauty Supply (2009), Peel’s Salon Services (2010), CB Sullivan (2010), Marshall Salon Services (2010), Emiliani Enterprises (2012), Raylon Corporation (2016).

En 2008, L'Oréal signe un accord de licence pour des parfums avec Maison Martin Margiela et rachète au groupe PPR sa division Yves Saint Laurent Beauté[23], incluant la marque Roger & Gallet et les licences Yves Saint Laurent, Boucheron, Oscar de la Renta, Stella McCartney et Ermenegildo Zegna. En 2009, la licence Oscar de la Renta est reprise par la maison de couture. En 2011, la licence Boucheron est reprise par Interparfums[24] et la licence Ermenegildo Zegna est arrêtée par anticipation[25]. En 2013, la licence Stella McCartney n'est renouvelée[26].

Directeur général depuis avril 2006, Jean-Paul Agon devient PDG du groupe en 2011.

En 2012, L'Oréal rachète Vogue Cosmeticos (qui est adossé à Maybelline en Colombie) et le groupe Cadum[27]. Les marques Cadum, Cleopatra et Donge sont intégrées à LaSCAD alors que celles de l’activité entretien de la maison (Croc’Odor, Iba, Zensect et Dr. Optic) sont cédées en juillet 2012 à la société Eau écarlate.

En 2013, L'Oréal acquiert pour 635 millions d'Euros le spécialiste chinois des masques de beauté Magic Holdings[28].

Le , L'Oréal annonce une réorganisation de son actionnariat. En l'échange de sa participation dans Galderma[29], le groupe acquiert 8 % de son capital détenu par Nestlé. Après annulation des titres, Liliane Bettencourt et Nestlé détiennent respectivement 33,31 % et 23,29 % du capital de L'Oréal.

En 2014, le groupe acquiert Decléor, Carita[30], Carol’s Daughter, Coloright (recherche capillaire), NYX Cosmetics et Niely Cosmeticos[31]. Il signe également un accord de licence avec l'équipementier allemand Puma[32].

En 2015, L'Oréal acquiert Adidem (franchisé de The Body Shop en Australie depuis 1983) et signe un accord de licence pour des parfums avec Proenza Schouler.

En juillet 2016, L'Oréal annonce l'acquisition pour 1,2 milliard de dollars de IT Cosmetics, une entreprise américaine de cosmétiques spécialisés pour les personnes ayant des problèmes dermatologiques[33],[34].

Activités[modifier | modifier le code]

Activités actuelles[modifier | modifier le code]

Secteur des cosmétiques[modifier | modifier le code]

Présence au niveau mondial du groupe L'Oréal.

Organisé par circuits de distribution, L’Oréal dispose de quatre divisions opérationnelles : les produits professionnels, les produits grand public, les produits de luxe et la cosmétique active. L'activité The Body Shop est directement rattachée à la direction générale. Le groupe possède également diverses participations dans des activités telles que la chimie fine, la santé, la finance, le design, la publicité, les assurances.

Produits professionnels[modifier | modifier le code]

Cette division, représentant l’activité originelle du groupe, propose des marques au service des professionnels de la coiffure :

  • L'Oréal Professionnel, marque de premier plan, qui inclut ARTec (acquise en 2002) et Inné (marque créée par L'Oréal en 1995 et d'abord développée en propre).
  • L’Oréal Technique (L’Oréal Classic Salon Products jusqu'en 2004).
  • Kérastase, créée par L’Oréal en 1964 (sous la signature Keralogie dans les pays germanophones de son lancement en 1965 jusqu'au début des années 2000).
  • Kéraskin Esthetics, créée par L'Oréal en 2007 est spécialisée dans les soins professionnels de la peau.
  • Shu Uemura Art of Hair, marque ultra luxe de la division.
  • Redken 5th Avenue NYC, fondée par Paula Kent et Jheri Redding en 1960, et acquise en 1993.
  • Matrix Essentials, fondée par Arnie Miller en 1980, est acquise en 2000.
  • Mizani, fondée en 1991 et acquise en 2001.
  • PureOlogy Research, fondée en 2001 et acquise en 2007.
  • SoftSheen-Carson Professional, déclinaison professionnelle de l'activité grand public.
  • Essie Professional, déclinaison professionnelle de l'activité grand public.
  • Alexandre de Paris, dont le groupe diffuse les produits.
  • Cheryl’s Cosmeceuticals, fondée en 1986 par Oscar et Cheryl Pereira, et acquise en 2013[35].
  • Carita, fondée en 1946 et acquise en 2014[36].
  • Decléor, fondée en 1974 et acquise en 2014[36].
  • Baxter of California, fondée par Baxter Finley en 1965 et acquise en 2013.
  • Salon Centric, réseau de distributeurs américains de produits professionnels acquis successivement depuis 2006 :
    • Beauty Alliance (créé en 1999, acquis à 30 % en 2006 puis en totalité en 2007) ;
    • Maly's West (acquis en 2007) ;
    • Columbia Beauty Supply (acquis en 2008) ;
    • Idaho Barber & Beauty Supply (acquis en 2009) ;
    • Peel’s Salon Services (acquis en 2010[37])
    • CB Sullivan (acquis en 2010[38])
    • Marshall Salon Services (acquis en 2010[39])
    • Emiliani Enterprises (acquis en 2012[40])
    • Raylon Corporation (acquis en 2016[41])
Produits grand public[modifier | modifier le code]

Cette division, regroupant les marques les plus connues du groupe, est celle des produits de haute technologie distribués en grande distribution :

  • L’Oréal Paris, marque premium, avec Elsève (Elvive, Elvital), Elnett, Studio Line, Perfection, Plénitude, Body Expertise, Dermo-Expertise, Solar Expertise, Kids, Progress Homme, Men Expert, Ombrelle (marque canadienne créée en 1990 et acquise en 1997).
  • Garnier, fondée en 1904 et acquise en 1965. Inclut les marques Ambre Solaire (créée par L'Oréal en 1936), Delial (marque de produits solaires créée en 1935 et acquise en 2005), Fructis, Ultra Doux, Skin Naturals, Grafic, Neutralia, Obao, Start, Mininurse (marque créée en 1992 et acquise fin 2003).
  • LaSCAD distribue les marques Bien-être, Cadum, Cleopatra, Daniel Hechter, Donge, Dop (avec Cadonett, P'tit Dop et Vivelle), Eau Jeune, Fluoryl, Franck Provost, Gloria Vanderbilt, H pour Homme, Jacques Dessange, Jean Louis David, Mennen, Mixa, Narta, Printil, Slava Zaïtsev, Ushuaïa et Vittel.
    • Dirigé par Emmanuel Danan depuis avril 2014, LaSCAD, dont les comptes ne sont pas publiés, est le numéro 1 français de l'hygiène-beauté en GMS (16,1 % des volumes du rayon)[42],[43].
  • Parfumeurs Créateurs (anciennement Sélective Beauté International) avec les parfums Harley Davidson, Kookaï et Puma[32].
  • Maybelline, fondée en 1915 et acquise en 1996. Pour mieux se diffuser hors des États-Unis et du Japon, la marque est diffusée avec des acteurs locaux :
  • SoftSheen-Carson, issue de la fusion de Carson (créée en 1901 et acquise en 2000) et Soft Sheen Products (créée 1964 et acquise en 1998).
  • Essie, fondée en 1981 et acquise en 2010[45].
  • EM Michelle Phan, ligne de maquillage fondée en partenariat avec Michelle Phan en 2013.
  • Magic Holdings, fabricant chinois de soins du visage acquis en 2014 pour 635 millions d'euros[46].
  • Carol’s Daughter, marque américaine créée par Lisa Price en 1993, et acquise en 2014[47].
  • NYX Cosmetics, marque américaine de maquillage fondée en 1999 et acquise en 2014[48].
  • Niely Cosméticos, marque brésilienne de coloration fondée par Daniel Fonseca de Jesus en 1981 et acquise en 2015[31].
Produits de luxe[modifier | modifier le code]

Cette division, regroupant les marques les plus prestigieuses du groupe, propose des parfums, soins et articles de maquillage en distribution sélective :

Seules les licences pour les produits cosmétiques sont la propriété de L'Oréal pour les marques Cacharel, Diesel, Giorgio Armani, Guy Laroche, Paloma Picasso, Ralph Lauren, Viktor & Rolf, Yves Saint Laurent, Maison Martin Margiela et Proenza Schouler.

Cosmétique active[modifier | modifier le code]

Cette division, regroupant des marques des soins dermocosmétiques sur conseils et prescriptions, propose des produits de haute technicité :

  • Vichy, fondée en 1931 par le docteur Haller et Georges Guérin à la suite de sa visite la même année des thermes de la ville de Vichy (le docteur Haller étant à cette époque directeur des centres thermaux de Vichy et Georges Guérin à la tête d'une unité de production mécanisée concentrée sur la parfumerie) et acquise en 1955.
    • Parmi les gammes de Vichy, on trouve les marques Dermablend, Dercos, Basic Homme, Capital Soleil
  • La Roche-Posay, fondée par le professeur René Levayer en 1975 et acquise en 1989.
    • Elle inclut notamment les activités PHAS et BioMedic.
    • En 2003, L'Oréal a acquis auprès de la famille Lesrel la source et les terrains de La Roche-Posay, son fournisseur habituel d’eau minérale pour les produits[54].
  • SkinCeuticals, fondée en 1994 et acquise en 2005.
  • Sanoflore, fondée en 1986 et acquise en 2006.
  • Roger & Gallet, fondée en 1862 et acquise en 2008 (dans le cadre du rachat de YSL Beauté à PPR)[23].
The Body Shop[modifier | modifier le code]
Article détaillé : The Body Shop.

Société britannique de produits de beauté fondée le par Dame Anita Roddick, The Body Shop a été acquise par L'Oréal en [55].

Début 2015, la société est présente dans 66 pays avec quelque 3000 magasins[56]

Le , L'Oréal annonce le rachat par The Body Shop de 51 % du capital de la société brésilienne Emporio Body Store[57].

Le , le groupe annonce l'acquisition par The Body Shop de son franchisé australien Adidem Pty Limited[56].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Ces activités ne concernent pas le domaine de la beauté et des cosmétiques :

  • Sanofi, groupe issu notamment de la fusion de Synthélabo (société créée par L’Oréal en 1970) avec Sanofi puis avec Aventis
  • Areca, studio de design créé en 1966
  • Chimex, société de développement et production de substances chimiques et biotechnologiques créée en 1938
  • Episkin, société d'ingénierie cutanée acquise par L’Oréal en 1997
  • Skinethic, société d'ingénierie cutanée acquise par L’Oréal en 2006
  • Consortium général de publicité
  • Société de développement artistique
  • SCI Socinay
  • Regefi, Finval, Sofy, Sparlys, L’Oréal USA Federal Credit Union
  • Lehoux & Jacque et L & J Re

Anciennes activités[modifier | modifier le code]

Galderma[modifier | modifier le code]

Spécialisé dans la dermatologie, Galderma a été créé à parité avec Nestlé en 1981. Parmi les acquisitions[58] : MetroGel en 1993, Basotherm en 1997, Darrow en 1998, Locery en 1999, CollaGenex Pharmaceuticals en 2008, Q-Med[59] en 2011 et Spirig en 2013.

Le , L'Oréal annonce la cession de sa participation dans Galderma à Nestlé en échange de 8 % de son propre capital[60].

Cosmétiques[modifier | modifier le code]

  • Maison de couture et licence de parfums Lanvin, cédées en 2001.
  • Méthode Jeanne Piaubert, marque acquise en 1973 et cédée en 1993[61].
  • Parfums Naf Naf, licence acquise en 1991 et cédée en 2004.
  • Parfums Laura Ashley, licence acquise en 1996 et arrêtée en 2002.
  • Parfums Ted Lapidus, licence développée en 1970 et cédée en 1983[61].
  • Parfums Jacques Fath, licence acquise en 1963[62] et cédée en 1992[63].
  • Courrèges :
    • maison de couture : acquise à 50 % en 1965 et cédée en 1983 ;
    • licence de parfums : lancée en 1970 et cédée en 1992.
  • Parfums Boucheron, licence acquise en 2008 (dans le cadre du rachat de YSL Beauté à PPR) et cédée en 2011 à Inter Parfums[24].
  • Parfums Oscar de la Renta, licence acquise en 2008 (dans le cadre du rachat de YSL Beauté à PPR) et reprise fin 2009 par la maison de couture éponyme.
  • Parfums Ermenegildo Zegna, licence acquise en 2008 (dans le cadre du rachat de YSL Beauté à PPR) puis arrêtée par anticipation en 2011[25].
  • Parfums Stella McCartney, maison fondée en 2001 et dont la licence cosmétique (créée en 2003) est acquise en 2008 (dans le cadre du rachat de YSL Beauté à PPR) mais non renouvelée à l'échéance le [26].
  • Créateurs de Beauté (ou Beauté Créateurs et anciennement Le Club des Créateurs de Beauté), société spécialisée dans le commerce en ligne et la vente à distance des produits cosmétiques exclusifs de différents créateurs (agnès b., Cosmence, Professeur Christine Poelman, Jean-Marc Maniatis, Le Clos des Oliviers, Fifi Chachnil, Christophe Felder, Ida Delam Institut) créée en 1987 à parité avec le groupe 3 Suisses International, acquise en totalité en 2008 et arrêtée en 2014[64].
  • Innéov, marque de nutricosmétique fondée à parité avec Nestlé en 2002 et arrêtée en 2015[65].
  • Monsavon, première marque de produits grand public du groupe, créée en 1920, acquise en 1928 et cédée en 1961.
  • Phytosolba / Caster, sociétés cédées au groupe Alès.
  • Laboratoires Cernep (nutrition clinique).
  • Chiminter Hymo / Laboratoires d'Anglas (division hygiène beauté).

Autres activités[modifier | modifier le code]

Sociétés, marques et produits[modifier | modifier le code]

Dénominations[modifier | modifier le code]

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  • Les agents nord-américains de L’Oréal créés en 1953 et filialisés en 1994 se dénommaient auparavant COSMAIR, contraction de COSMetics for hAIR
  • La dénomination de l'activité pharmaceutique SYNTHELABO (aujourd'hui incluse à Sanofi-Aventis) est l'acronyme de son histoire, la SYNTHEse de plusieurs LABOratoires
  • La marque REDKEN vient de la juxtaposition des trois premières lettres du nom de famille de ses fondateurs, l'actrice Paula KENt et son coiffeur Jheri REDding
  • L'origine de la marque KERASTASE est le mot grec Keratos, qui signifie cornée
  • La marque MAYBELLINE est l'acronyme de MAYBEL et vaseLINE (Maybel étant le prénom de la sœur de créateur de la marque (T.L. Williams) qui souhaitait grâce au maquillage l'aider à séduire l'homme dont elle était amoureuse)
  • Le dénomination française MININURSE de la marque chinoise Xiaohushi vient de sa définition : petite infirmière
  • La marque Lancôme vient de Lancosme, château situé dans l'Indre
  • La marque Cacharel vient du nom d'un oiseau de Camargue
  • La marque Mizani provient de la traduction en swahili du mot équilibre
  • La marque Roger & Gallet vient du nom de ses fondateurs: Armand ROGER et Charles GALLET
  • La marque Cadum vient du nom de l'huile de cade, utilisée dans les produits de la marque
  • BRI : Beauté Recherche et Industrie (ancien YSL)
  • CHIMEX : CHimie IMport EXport
  • CAP : Cosmétique Active Production
  • ARECA : Atelier de Recherche Esthétique Commerciale Appliquée
  • SAIPO : Société Anonyme d'Importation Produits L’Oréal
  • SOFAMO : SOciété de FAbrication MOnégasque (n'existe plus)
  • SOPROCOS : SOciété de PROduction de COSmétiques
  • SOPROREAL : SOciété de PROduction de l'OREAL
  • SOPROGEM : SOciété de PROduction de GEMey
  • SICOS : Société Industrielle de COSmétiques
  • FAPAGAU : FAbrication de PArfums à GAUchy
  • FAPROGI : FAbrication et PROduction Garnier International
  • CENTREX : CENTRe d'EXpédition
  • REGEFI : banque de REalisations, de GEstion et de FInancements
  • PROCASA : PROductos CApilares SA (Burgos, Espagne)
  • CLIR : Centrale Logistique Internationale de Roye

Industrie[modifier | modifier le code]

L'Oréal fait appel depuis fin 2013 / début 2014 à Lytess, le leader international des cosmétotextiles, pour produire des vêtements et sous-vêtements pour ses marques Garnier, Mixa, Mennen et Biotherm[66].

Les usines de production sont notamment situées à Gauchy, Rambouillet, Aulnay-sous-Bois et Ormes[67].

Politique de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Politique de recherche et d’innovation[modifier | modifier le code]

Les recherches de L’Oréal portent sur l'étude de la peau et du cheveu[68] ainsi que sur la conception et le développement de nouveaux produits dans tous les domaines de la cosmétique[69]. Le Groupe a installé ses différents laboratoires en France, aux États-Unis, au Japon, au Brésil[70] et en Chine[71]. Aujourd’hui on compte 19 centres de recherche dans cinq pôles régionaux, seize centres d’évaluation, 50 départements des « affaires scientifiques et réglementaires » [72]. Chaque année plus de 3 000 nouvelles formules sont développées par les laboratoires. En 2013, L’Oréal a été nommée pour la troisième fois l’une des « 100 entreprises les plus innovantes au monde » selon le classement de Thomson Reuters[73].

Recherche sur la peau[modifier | modifier le code]

En , L’Oréal a inauguré un nouveau centre de recherche dans la banlieue de Lyon, le centre Episkin. Il s'agit du premier centre mondial d'évaluation prédictive dédié à l'industrie cosmétique[74]. Le centre produit des tissus humains pour tester les cosmétiques de L’Oréal comme alternative aux tests sur animaux[75] et développe des outils de modélisation et plateformes d'imagerie[76] qui permettront de prédire la sécurité et l'efficacité d'une molécule avant même qu’elle ne soit synthétisée[77].

Les tests sur peaux reconstituées[modifier | modifier le code]

Les tests sur peaux reconstituées présentent de nombreux avantages par rapport aux tests sur animaux. Outre le fait d’épargner des animaux, différents types de peaux peuvent être produits (jeunes, vieilles, de couleur)[78], ce qui fait que les tests d’innocuité sont plus pertinents aux humains[79]. Les modèles de peaux reconstituées Episkin sont produits à partir des lambeaux de peau humaine récupérés lors des opérations chirurgicales[78],[79].

Recherche capillaire[modifier | modifier le code]

En , L’Oréal a inauguré à Saint-Ouen en banlieue parisienne[80], un nouveau centre de recherche capillaire accueillant près de 500 personnes[81]. Il regroupe le Centre d’évaluation Cheveux du Monde et des laboratoires de recherche et innovation pour concevoir de nouvelles formules.

Neuromarketing[modifier | modifier le code]

Selon le magazine Cash investigation, L'Oréal a utilisé le neuromarketing dans la conception de produits en 2006[82].

Engagements sociétaux et environnementaux[modifier | modifier le code]

Le programme de développement durable[modifier | modifier le code]

Le programme intitulé Sharing Beauty with All, qui rassemble les engagements du groupe L’Oréal en matière de développement durable à horizon 2020, a été lancé par Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal, en octobre 2013[83]. Il a déclaré à cette occasion : « L'Oréal dispose d'un solide héritage en matière de durabilité et d'une grande ambition pour l'avenir. Nous sommes fiers d'annoncer « Sharing Beauty With All » , notre engagement en matière de développement durable pour 2020 »[84].

Les engagements de L’Oréal en matière de développement durable sont organisés au sein du programme Sharing Beauty with All selon quatre axes : l’innovation durable, pour concevoir des produits respectueux de l’environnement[85]; la production durable pour réduire l’empreinte environnementale de sa production ; la consommation durable, pour sensibiliser les consommateurs au développement durable [86] ; et le partage de la croissance du groupe avec ses salariés, ses fournisseurs, et les communautés en difficulté sociale ou financière[83].

La mise en œuvre du programme est portée par Alexandra Palt, directrice de la responsabilité sociale et environnementale (Chief Sustainability Officer) du groupe L’Oréal, nommée à ce poste par Jean-Paul Agon en 2012[87].

Engagements liés à l’innovation[modifier | modifier le code]

L’Oréal s’engage à ce que 100 % de ses produits aient un profil environnemental ou social amélioré[88] à l’horizon 2020.

Les grands axes d’amélioration des produits sont :

L’Oréal s’est également engagé à ne plus avoir recours à des matières premières issues de la déforestation d'ici 2020, un engagement déjà salué par Greenpeace[89].

Fin 2014, L’Oréal a annoncé que 67 % de ses nouveaux produits avaient un profil environnemental ou social amélioré[90].

Engagements liés à la production[modifier | modifier le code]

En 2009, L’Oréal a déclaré vouloir réduire de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre, sa production de déchets et sa consommation d'eau entre 2005 et 2015[91], un objectif finalement réévalué en 2013 à 60 % à échéance 2020[92].

Dès fin 2014, avec un an d’avance[93] sur son engagement initial, L’Oréal a réussi à réduire de moitié en valeur absolue les émissions de gaz à effet de serre de ses usines et de ses centrales de distribution, alors même que sa production avait augmenté de 22 % sur la même période[94]. Le groupe a ainsi démontré pouvoir concrétiser son ambition de croissance tout en réduisant son impact[95].

À l’horizon 2020, le groupe s’est fixé de nouveaux engagements pour réduire de 60 % ses émissions de CO₂ en valeur absolue, et également faire diminuer de 60 % sa consommation d’eau et la génération des déchets par produit fini, en mettant en place de nombreuses initiatives sur ses sites industriels et logistiques[96].

Pour réduire ses émissions de CO₂, L’Oréal a mis en place des initiatives d’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments nouveaux et existants[97], de réduction de la consommation d’énergie et de recours aux énergies renouvelables[98].

Fin 2015, cinq usines du Groupe (Burgos en Espagne, Settimo en Italie, Rambouillet en France, Libramont en Belgique et Yichang en Chine)[99] et quatre centrales de distribution ont atteint la neutralité carbone[100].

Engagements pour un bilan carbone à l’équilibre[modifier | modifier le code]

Pour réduire encore son empreinte carbone et équilibrer les émissions de CO₂ résiduelles liées à son activité industrielle, L’Oréal a mis en place un dispositif de générations de gains carbone au sein de ses filières d’approvisionnement durable de matières premières, en partenariat avec ses fournisseurs[93].

L’objectif du dispositif est de générer des gains en quantité équivalente aux émissions de gaz à effet de serre incompressibles et ainsi de devenir une entreprise au bilan carbone à l’équilibre. Trois axes d’action ont été définis, en ligne avec les méthodologies développées par les standards internationaux et le protocole de Kyoto :

  • améliorer l’efficacité énergétique de la production de matières premières[101],
  • promouvoir des pratiques agricoles productives et bas carbone[101],
  • développer des projets de gestion forestière[101].

Cette ambition a été annoncée par Jean-Paul Agon le 3 septembre 2015, trois mois[102] avant la COP 21, la 21e conférence des Nations unies sur le climat qui s’est tenue en France[103]. Pour compenser ces émissions résiduelles incompressibles, « nous [L’Oréal] aurions pu simplement acheter des crédits carbone (off-setting) mais nous trouvions la démarche d'in-setting plus innovante » [104] a expliqué Jean-Paul Agon, PDG du groupe. Pour évaluer et accompagner cette nouvelle démarche, L’Oréal a constitué un comité d’experts indépendants, spécialistes du carbone, présidé par Christian de Perthuis, Professeur à l’Université Paris-Dauphine, Fondateur de la Chaire Économie du Climat[93].

Engagements liés à la consommation[modifier | modifier le code]

L’Oréal a pris des engagements dans l’objectif de donner aux consommateurs la possibilité de faire des choix de consommation durable.

La majorité de l'impact carbone des produits cosmétiques provient de l'utilisation qui en est faite par le consommateur et comme l’explique Alexandra Palt, directrice de la responsabilité sociale et environnementale du groupe L’Oréal : « nous cherchons à impliquer le consommateur et à l'engager dans une démarche de consommation durable de manière positive et non culpabilisante » [105].

Le groupe travaille à évaluer l’empreinte de chacune de ses marques, à rendre accessible les informations environnementales et sociales de ses produits et à sensibiliser les consommateurs à des modes de consommation plus durables.

L’Oréal finalise ainsi un outil d’évaluation du profil des produits qui intègre pour la première fois à la fois des indicateurs environnementaux et des critères sociaux. Ainsi, le profil environnemental et social de chaque produit pourra être évalué et amélioré, et ces informations seront mises à la disposition des consommateurs pour éclairer ses choix de consommation[100].

Engagements à partager la croissance du groupe[modifier | modifier le code]
  • L’engagement auprès des salariés du groupe : le programme L’Oréal Share & Care

Le programme Share & Care de L’Oréal lancé en 2013[106], a pour objectif de garantir les mêmes avantages sociaux à l’ensemble des collaborateurs de L’Oréal, dans les 68 pays où le Groupe est implanté. L’Oréal a mis en place un socle mondial minimal de protection sociale sur 4 piliers : la prévoyance (24 mois de salaire garantis en cas de décès), la santé (prise en charge par des mutuelles complémentaires de 75 % des frais de santé des collaborateurs du groupe[107]), la parentalité (14 semaines de congé payées à 100 % pour les congés maternité et 3 jours pour les congés paternité) et la qualité de vie au travail.

Fin 2015, toutes les filiales du groupe L’Oréal proposent les éléments essentiels de ce socle minimal de couverture sociale à l’ensemble de leurs collaborateurs[108].

Par ailleurs, en novembre 2015, le groupe L’Oréal a fait partie des 11 entreprises signataires de la nouvelle « Charte du Réseau mondial entreprise et handicap », qui a pour objectif de promouvoir l’inclusion des personnes handicapées dans le monde du travail[109].

  • Engagements auprès des fournisseurs

Les fournisseurs de L’Oréal sont associés aux engagements environnementaux et sociaux du groupe avec en premier lieu les fournisseurs stratégiques, dont la politique environnementale et sociale est régulièrement évaluée. L’Oréal met à la disposition de l’ensemble de ses fournisseurs des outils de formation et d’auto-évaluation, pour les accompagner et les aider à s’améliorer en identifiant des axes de progrès[110].

L’Oréal s’engage à évaluer la performance de tous ses fournisseurs stratégiques d’ici à 2020[111].

  • Engagements auprès des communautés en difficulté

L’objectif de ce volet de « Sharing Beauty with All » est de partager la croissance du groupe avec les communautés en difficulté sociale ou financière.

En 2010, L’Oréal a mis en place le programme d’achats solidaires appelé Solidarity Sourcing, s’engageant à ouvrir son processus d’achat à des fournisseurs faisant travailler des personnes généralement exclues du marché du travail.

Pour favoriser l’accès à l’emploi de personnes issues de communautés en difficulté, le groupe s’appuie également sur des programmes d’inclusion sociale, de formations aux métiers de la beauté et d’intégration de personnes en situation de handicap. À cet égard, la politique internationale de la diversité est formalisée depuis 2004, L’Oréal étant alors l’un des premiers signataires de la Charte de la Diversité en Entreprise[112].

Grâce à ces nombreuses initiatives, 54 000 personnes issues de communautés en difficulté ont pu accéder à un emploi en 2014[94].

Le dialogue avec les parties prenantes[modifier | modifier le code]

L’Oréal a intégré dans l’élaboration du programme « Sharing Beauty with All » ses différentes parties prenantes (associations, ONG, communauté scientifique, consommateurs, fournisseurs, actionnaires…) et les associe au quotidien aux différents projets menés, au travers de comités d’experts.

Evaluation des résultats par un comité externe indépendant[modifier | modifier le code]

L’Oréal s’est engagé à communiquer régulièrement sur l’avancement du programme Sharing Beauty with All et a créé un panel d’experts nommé « Panel of Critical Friends » pour l’accompagner dans sa démarche. « Nous avons mis en place un panel de "critical friends" car c’est essentiel pour nous d’avoir l’avis d’experts qui nous poussent à aller plus loin », explique Jean-Paul Agon[93].

Cette instance d’accompagnement externe du programme rassemble de grands experts environnementaux et sociétaux internationaux et indépendants. Mis en place pour se porter garant de la sincérité et de la démarche de L’Oréal, il se réunit une fois par an[93], en présence de Jean-Paul Agon, le PDG de L’Oréal, pour suivre et évaluer la mise en œuvre du programme.

Les distinctions en matière de RSE[modifier | modifier le code]

En 2013, L’Oréal a été nommé entreprise la plus responsable en France, la 4e en Europe, par l’agence de notation sociale Vigeo[113].

Le prix soutenu par L’Oréal France, « Osons la croissance responsable », vise à soutenir les initiatives en matière de Responsabilité Sociale et Sociétale d’Entreprise (RSE) des autres entreprises[114].

En 2014, selon l'Observatoire International de l'équilibre hommes/femmes mené par Capitalcom, L’Oréal arrive en tête des entreprises vertueuses en matière d’équilibre hommes/femmes[115]. Cette même année, L’Oréal a été cité dans le classement de Corporate Knights « The World’s Most Sustainable Companies Of 2014 »[116].

En 2015, pour la troisième année consécutive, L’Oréal est reconnu comme l’un des leaders mondiaux dans la lutte contre le changement climatique par le CDP(Carbon Disclosure Project) [117], qui lui décerne un « A » [117], soit le plus haut niveau de performance du Climate Disclosure Leadership Index (CDLI) sur la gestion de son empreinte carbone et sa stratégie face au changement climatique, ainsi qu’un score de 99/100 [117] pour la transparence de sa politique.

En 2015, Vigeo classe le Groupe n° 1 de son secteur en Europe. Avec 68/100, L’Oréal obtient la meilleure note tous secteurs confondus.

En 2015, L’Oréal se situe, pour la 2e année consécutive, à la 14e place dans le classement mondial de Corporate Knights « The World’s Most Sustainable Companies Of 2015 ».

Fondation L'Oréal[modifier | modifier le code]

En 2007, L'Oréal a lancé la Fondation L'Oréal. Sa mission « phare » est de promouvoir le programme « Pour les Femmes et la Science », mais la fondation travaille également sur la promotion de l’éducation et sur la création de liens solidaires en faveur de personnes vulnérables[118].

Dans le cadre de son programme « Pour les Femmes et la Science » créé en 1998 en partenariat avec l’UNESCO, la Fondation L’Oréal remet chaque année 5 prix internationaux et 230 bourses pour mettre en lumière des femmes scientifiques d’excellence et leurs travaux[119]. Deux lauréates du programme ont reçu un prix Nobel l’année suivante[119].

En 2014, la Fondation a complété ce programme avec « Pour les Filles et la Science », qui vise à susciter des vocations scientifiques chez les jeunes filles[120]. Plus de 16 000 élèves seront sensibilisés pendant l’année scolaire 2014-2015[121].

La Fondation L’Oréal s’engage également sur le volet de la beauté solidaire à travers son programme « Beauty for a Better Life ». Présent dans 20 pays[122], il offre des soins de socio-esthétique pour des femmes atteintes de cancer, des opérations de chirurgie réparatrice en partenariat avec Médecins du Monde, et des formations aux métiers de la beauté pour des personnes défavorisées[123].

Publicité[modifier | modifier le code]

Le groupe dépense une part importante (environ 30 %) de son chiffre d'affaires en publicité. En 2012, cela représentait près de 6,8 milliards d'€[124]. Il apparait régulièrement dans le haut du classement des plus gros budgets en publicité publié par les professionnels du secteur[125].

Le groupe n'a pas de slogan clairement identifié. Toutefois, des accroches accompagnent parfois sa communication institutionnelle : « La beauté est une aventure scientifique »[126], « L'Oréal, deux passions : la beauté et la recherche »[126], « N°1 mondial de la beauté », « Leader mondial de la beauté », ou plus récemment « La beauté est une valeur d'avenir »[127].

Le slogan « Parce que je le vaux bien » est attaché à l'image de la marque L'Oréal Paris depuis les années 1970 et couvre la totalité de ses produits. La publicité télévisée a compté plusieurs égéries célèbres.

Article détaillé : Parce que je le vaux bien.

Chacune des autres marques du groupe a sa propre communication en fonction de l'image qu'elle veut refléter et les valeurs qu'elle désire transmettre[128].

Controverses[modifier | modifier le code]

Le fondateur de L’Oréal, Eugène Schueller aurait été, selon certains auteurs, l'un des financiers de La Cagoule, une organisation d'extrême-droite française des années 1930. Il devient ensuite un des dirigeants du Mouvement social révolutionnaire. En 1949, il embauche Jacques Corrèze pour développer les affaires de L'Oréal en Espagne. Ancien dirigeant de La Cagoule, Jacques Corrèze est condamné en 1948 à dix ans de réclusion pour intelligence avec l'ennemi, sort de prison en 1949 pour être embauché par L’Oréal. Il est réhabilité en 1966[129].

Le , Garnier, une filiale de L’Oréal est condamnée par la justice française pour « discrimination raciale à l'embauche »[130]. Le groupe L’Oréal s'est pourvu en cassation contre ce jugement. D'autre part, une controverse s'est élevée parce que le directeur-général de L'Oréal avait indiqué que : « un candidat qui a un prénom d’origine étrangère avait plus de chance d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche.»

Depuis , l'association britannique animaliste Naturewatch organise une campagne de boycott contre L’Oréal pour dénoncer ses expérimentations sur les animaux[131]. En réponse, le groupe a rappelé avoir cessé les tests des produits sur animaux depuis 1989, mais ne pas pouvoir garantir que les ingrédients fournis par d’autres entreprises n’ont pas été testés sur des animaux[132].

La polémique des années 2000 sur les stock-options a conduit L'Oréal, dans un souci de consensus, à renoncer à ce type de rémunération à partir de l'année 2012.

La commission fédérale du commerce aux États-Unis a épinglé L'Oréal en juin 2014, au sujet de publicité mensongère, concernant ses gammes pour la peau "Lancôme Génifique" et "L'Oréal Paris Youth Code", qui affirmaient des propriétés antivieillissement "scientifiquement prouvées", ce que L'Oréal ne put prouver devant la commission. L'Oréal s'est donc vu notifier l'interdiction de revendiquer les propriétés antivieillissement de certains de ses produits haut de gamme de soin de la peau, sur le territoire américain, aux termes d'un accord signé avec les autorités américaines, ce qui évite au groupe des poursuites judiciaires pour publicité mensongère[133],[134].

Le jeudi 18 décembre 2014, l'Autorité française de la concurrence inflige à L'Oréal (ainsi qu'à plusieurs autres grands groupes de produits d'hygiène et de beauté comme Gillette) une amende collective de 605,9 millions d'euros pour s'être entendu sur les prix avec ses concurrents entre 2003 et 2006[135].

Organisation[modifier | modifier le code]

Direction[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, le groupe a eu pour dirigeants :

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Au 17 avril 2012[137]

Données financières[modifier | modifier le code]

Données Financières en millions d'euros[138],[139],[140],[141]
Année 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Ventes 13 740 14 288 14 029 14 534 14 533 15 790 17 063 17 542 17 473 19 496 20 343 22 463 22 977
Résultat net - part du groupe 1 229 1 456 1 653 1 656 1 972 2 061 2 656 1 948 1 792 2 240 2 438 2 868 2 961
Dette nette 360 -400 147 2 217 3 329 2 373 3 700 1 958 41 -504 -1 575
Effectifs 49 150 50 491 50 500 52 081 52 403 60 851 63 358 67 662 64 643 66 619 68 886 72 637 77 451

Les chiffres depuis 2005 sont basés sur la norme IFRS. L'Oréal répond aux exigences du standard financier MSI 20000

Le dividende versé par action était de 1,80 € pour 2010[142].

Informations boursières[modifier | modifier le code]

  • Répartition du capital au 31 décembre 2012 :
    • Liliane Bettencourt et sa famille : 33,31 %
    • Nestlé : 23,29 %
    • Investisseurs institutionnels non résidents : 24,5 %
    • Investisseurs institutionnels résidents : 8,27 %
    • Actionnaires individuels : 4,99 %
    • Auto-détenu : 1,72 %
    • Salariés : 0,72 % (dans le cadre du plan d'épargne d'entreprise)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les mots de la publicité qui ont le plus progressé en 2010, Le Blog des Slogans, 17/01/2011
  2. Statuts de l'entreprise - à jour au 31 décembre 2015, L'Oréal Finance, 31/12/2015
  3. Chiffres clés du Groupe selon le site de L'Oréal
  4. Répartition du capital selon le site de l'Oréal
  5. Guillaume Errard, « La croissance organique de L'Oréal ralentit », Sociétés, sur lefigaro.fr, Le Figaro,‎ (consulté le 15 juin 2013) : « Le leader mondial des cosmétiques affiche une croissance […] »
  6. Yvan Letessier, « Inde : L'Oréal à la conquête des classes moyennes », Sociétés, sur lefigaro.fr, Le Figaro,‎ (consulté le 15 juin 2013) : « Le leader mondial des cosmétiques a créé une filiale […] »
  7. Jean-Michel Bélot, « L'Oréal reste confiant malgré le ralentissement de l'économie chinoise », sur usinenouvelle.com, L'Usine nouvelle,‎ (consulté le 15 juin 2013) : « du numéro un mondial des cosmétiques […] »
  8. Thiébault Dromard, « Les pays émergents deviendront le premier marché de l’Oréal dès cette année », Entreprise, sur challenges.fr, Challenges,‎ (consulté le 15 juin 2013) : « […] du leader mondial des cosmétiques. »
  9. Béatrice Collin, Daniel Rouach, Le modèle L'Oréal : les stratégies clés d'une multinationale française, Pearson Education France, (lire en ligne), p. 7
  10. L'Oréal (1908), INPI, 28/07/2011
  11. Le monde de la beauté de Mark Tungate (Ed. Dunod, 2012)
  12. Bernard Andrieu, La peau : enjeu de société, CNRS, , p. 91
  13. Philippe Bourdrel, Les Cagoulards dans la guerre, Albin Michel, 2009
  14. Ian Hamel, L'affaire Bettencourt : derniers secrets, Archipel, 2013, p. 23
  15. Compte-rendu de l’ouvrage de Michel Bar-Zohar « Une histoire sans fard. L'Oréal, des années sombres au boycott arabe » dans Libération, 04/11/2007 [1]
  16. a et b Marc Durin-Valois, « Il était une fois... L'Oréal », sur Le Figaro Magazine,‎
  17. L’autre affaire L’Oréal, Europe 1, 23 août 2010
  18. Delluc B. et G., 2005, Jean Filliol, du Périgord à la Cagoule, « de la Milice à Oradour », Pilote 24 éd.
  19. Jean-Marc Berlière, Policiers français sous l'occupation, Éditions Perrin, coll. « Tempus », , 468 p. (ISBN 9782262029784), p.103.
  20. L'Oréal, l'arme de la mémoire par Eric Conan, L'Express, 16 février 1995
  21. Béatrice Collin, op. cité, p. 4
  22. Béatrice Collin, op. cité, p.121-123
  23. a, b et c L'Oréal rachète YSL Beauté pour 1,15 milliard d'euros, Investir, 23/01/2008
  24. a et b Les parfums Boucheron passent chez Interparfums, ABC Luxe, 22/12/2010
  25. a et b YSL Beauté et Ermenegildo Zegna anticipent la fin de leur contrat de licence parfums, L'Oréal Finance, 01/04/2011
  26. a et b YSL Beauté (L'Oréal Luxe) et Stella McCartney décident de ne pas renouveler leur contrat de licence L'Oréal, 17/05/2013
  27. Vente de Cadum par Milestone à L'Oréal, Milestone Capital, 27/04/2012
  28. L'Oréal acquiert le Chinois Magic Holdings, Nicole Vulser, Le Monde, 8 avril 2013
  29. Galderma, pépite de l’esthétique raflée par Nestlé, L'Usine Nouvelle, 20 février 2014
  30. Rachetées par L'Oréal, Carita et Decléor repassent dans le giron français, La Tribune, 20 février 2014
  31. a et b L'Oréal s’offre le brésilien Niely Cosmeticos, Les Echos, 8 septembre 2014
  32. a et b Puma et L’Oréal signent un accord de licence pour la cosmétique, Premium Beauty News, 30 septembre 2014
  33. L'Oreal buys IT Cosmetics for $1.2 billion, Reuters, 22 juillet 2016
  34. L'Oréal s'offre l'américain It Cosmetics pour 1,2 md de dollars, Pascale Denis, Capital, 22 juillet 2016
  35. L’Oréal India acquiert Cheryl’s Cosmeceuticals, leader dans les produits professionnels de soins, Zone Bourse, 20 septembre 2013
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages
Presse

Article connexe[modifier | modifier le code]

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